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 What do you need [Jazz & Lehr]

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COMINUS ET EMINUS
COMINUS ET EMINUSLehr O'Siodhachain
Je suis à Chicago depuis le : 25/01/2016 et j'ai déjà payé : 1447 factures et gagné : 347 gains. Il paraît que : Jamie Campbell Bower On m'appelle : Luiyna et pour mon profil je remercie : Wiise pour l'avatar, Tumblr pour les gifs.

Je suis : fiancé à Thyia, même si aucun de nous ne l'a vraiment choisi
Sujet: What do you need [Jazz & Lehr]   Jeu 5 Mai - 1:20


❝Life’s not a spectator sport.❞
- Jazz & Lehr -
If watchin’ is all you’re gonna do, then you’re gonna watch your life go by without ya.
En bon immortel, Lehr avait vite appris à ne pas trop s’appesantir sur le passé. Rien de bon n’en sortait jamais. Néanmoins, il arrivait des jours où il se demandait ce qu’aurait été sa vie si Tara n’avait pas été assassinée sous ses yeux. Qu’aurait-elle pensé de sa vie à Chicago ? Qu’aurait-elle pensé de son entêtement à ne pas choisir de camp ? D’aider les deux camps comme si ça n’avait rien d’étrange ? Ou encore, que penserait-elle de son implication dans ce qu’il s’amusait à appeler parfois la « BCOD – Brigades des Créatures Obscures en Détresse » ? Elle s’amuserait probablement à lui pointer l’ironie de sa situation. Le sourire de Tara lui manquait.

Lehr tourna son visage vers le tableau qui trônait au-dessus de la cheminée où brûlait un feu magique –en même temps une cheminée Terrestre, où brûlerait un feu Terrestre, recrachant de la fumée en plein milieu du parc depuis le sol… cela éveillerait les soupçons du plus stupide des humains. C’était une représentation d’eux, comme une photographie, que la sorcière avait créée. Ils étaient tous les deux sur la plage où ils avaient pris l’habitude d’aller se promener certains soirs, cette même plage où elle avait perdu la vie quelques jours après. Ils y étaient assis, les fesses au sec, les pieds dans l’eau, riant aux éclats. L’Irlandais ne se souvenait même plus de quoi ils riaient ce soir-là. Sûrement d’une des conquêtes du faerie.

Tiens… que penserait-elle de sa vie sexuelle actuelle ? Ç’avait toujours beaucoup amusé la sorcière son côté libertin. Le fait qu’il s’attachait d’une certaine manière à toutes les personnes sans vraiment s’y attacher. Il y avait toujours un petit lien avec les gens qui passaient dans son lit –façon de parler, on n’a pas vraiment besoin d’un lit pour ça– un lien plus ou moins fort, parfois légèrement affectif, parfois plus, parfois moins, juste ce plan baise quand on a rien à faire mais qui vous envoie au septième ciel à chaque fois. Mais il n’avait jamais eu vraiment le lien. Ou peut-être qu’il l’avait eu au fond, avec Tara. Ils avaient souvent comparé leur lien à celui qui unissait les Parabatais Nephilim. Peut-être était-ce pour ça qu’il n’avait jamais pu trouver la bonne personne, parce que la sorcière prenait déjà toute la place, toute son affection, et depuis sa mort ce lien s’en trouvait idéalisé, mystifié voire même déifié… Aller trouver quelqu’un pouvant concourir contre ça ? L’image de Meira s’imposa à lui sans qu’il ne demande rien. L’Irlandais secoua la tête, il ne voulait pas y penser pour l’instant. Ces liens avec la meute étaient déjà bien assez compliqué comme ça, merci bien.

Les dieux soient loués, une diversion à ses pensées n’allait pas tarder à arriver. Sentant une présence s’approchant de sa demeure, Lehr se posta près d’une des ouvertures sur le monde Terrestre. Il constata quelque peu étonné, que son invité surprise n’était autre que Jazz McCoy. Le Faerie était tombé sur elle il y a quelque temps maintenant, alors qu’il allait voir Elias pour un problème –encore un– avec des Créatures Obscures. Il avait été stupéfié de sa ressemblance avec Jessamine Lovelace qu’il avait connu… il y a longtemps. Lorsqu’elle lui avait demandé s’il se sentait bien, il avait secoué la tête avant de répondre un « Oui, oui, désolé. Vous me rappelez quelqu’un que j’ai bien connu. » avec un sourire avenant, avant de la laisser pour retrouver Elias. Il n’avait pas mis longtemps à faire le lien avec une de ses –trop– nombreuses connaissances chez les Nephilims. Ses parents la pensait morte tout comme l’était son frère et pourtant il l’avait vue, en cher et os, plus vivante que jamais. Cela dit… d’un certain point de vue, leur fille était morte, ou du moins elle ne serait plus jamais la jeune femme qu’ils avaient perdue. En tant que Créatures Obscures, difficile d’en manquer une lorsqu’on en croise… Surtout quand on a cinq cents ans de vie derrière soi. Il savait que ses parents donneraient tout pour la revoir, encore fallait-il savoir si c’était ce qu’elle désirait elle ? Et eux… l’accepteraient-ils comme elle était à présent ? Il avait réussi à trouver où l’un et l’autre vivait et leur avait donc envoyé un courrier, courrier qu’il avait scellé avec l’aide d’un sorcier –non pas Magnus cette fois– pour que seul les destinataires puissent ouvrir les enveloppes. Il attendait leur retour. Achetant même un de ses téléphones Terrestres exprès… Plusieurs décennies qu’il se refusait à acheter un de ses choses… Si c’était pas malheureux…

Sortant de ses pensées –il faut dire que l’alpha se trouvait presque à sa porte à présent– Lehr ouvrit un portail magique à la surface du lac pour laisser entrer l’inspectrice dans sa demeure. Si certains faeries avaient tendance à laisser la nature plus ou moins garder ses droits sous terre, l’Irlandais lui avait façonné son intérieur à son image : à la fois classy, cosy et excentrique. Les murs étaient dans une sorte de marbre magique qui se teintait des mêmes roses et bleus de ses yeux et ailes qu’il gardait généralement dissimulées. Le mobilier quant à lui était plutôt dans le style nid douillet, tout était en rondeur quand c’était possible. Difficile de louper l’influence que Magnus avait eu sur le faerie toutes ses années… « Jazz, je ne m’attendais pas à te voir. Que me vaut l’honneur de cette visite ? » s’enquit-il circonspect. Il s’était rapidement bien entendu avec la jeune femme, mais ils avaient généralement plutôt l’habitude de se croiser au commissariat où elle bossait, soit parce qu’il venait la voir, soit quand il rencontrait Elias. « Pas que je sois mécontent de te voir, cela va de soi, mais ta présence ici m’étonne. » précisa-t-il avant de lui faire signe de s’installer sur le canapé crème qui trônait dans le salon.
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@Jazz McCoy





Dernière édition par Lehr O'Siodhachain le Mar 10 Mai - 0:48, édité 1 fois
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Sujet: Re: What do you need [Jazz & Lehr]   Jeu 5 Mai - 17:00

(n°2) what do you need
Lehr O'Siodhachain & Jazz McCoy
Il y a des journées où l’on se réveille avec l’assurance qu’on aurait mieux fait de rester au lit, caché sous la couette. Alors que j’ouvre les yeux, c’est exactement ce que je pense. J’ai cette certitude que je ferais mieux de ne pas bouger de là que j’ai des obligations ou non. Malheureusement, ces dernières font que je finis par céder, par repousser ma couette au pied du lit pour ensuite me lever. Dans la cuisine, je retrouve Eowyn en train de manger un bol de céréales pas franchement réveillée. Elle fixe un point droit devant elle et ne se rend même pas compte de ma présence. Loup ou non, lorsqu’on est à moitié endormi on l’est, point. C’est la même chose pour moi même si j’ai tendance à être en alerte H24 - oui, même lorsque je dors ce n’est pas complètement. Mon café servit, je m’adosse au plan de travail, sur le point de faire en sorte que la jeune fille redescende sur terre mais la sonnette de l’appartement le fait à ma place. Je fronce les yeux et me concentre pour deviner s’il s’agit d’un ennemi ou non. C’est le facteur, ce qui me détend aussitôt. « Je m’en charge. » Dis-je alors que j’ai déjà pris la direction de la porte que j’ouvre une fois celle-ci déverrouillée. C’est une fois le colis réceptionné, de nouveau dans la cuisine et le paquet ouvert que je sais que j’aurais vraiment dû rester dans mon lit. Ce sont les effets personnels de Gideon, je le sais avant même de verser le contenu de l’enveloppe sur le comptoir - ce que je ne fais pas. Je reconnais son odeur et j’en ai déjà les larmes aux yeux. « Jazz, ça va ? » Me demande Eowyn. J’ai sans doute pâli d’un coup, ce qui ne me surprendrait pas outre mesure. Je lève les yeux vers cette dernière et opine. « Je … j’ai juste besoin d’un moment seule. » J’empoigne l’enveloppe et je file directement dans ma chambre. Je m’appuie contre la porte de cette dernière et me laisse glisser jusqu’au sol, en larmes. J’essaye toujours de penser le moins possible à mon frère. C’est trop récent, trop frais pour que je sois capable d’encaisser lorsque sa mort me revient en pleine face. Je regarde l’enveloppe que je n’ai pas osé lâcher et j’en verse le contenu au sol. Sa gourmette que nous lui avions offert pour ses dix-huit ans, un collier que je lui avais offert lorsqu’il avait réussi sa première année de médecine et une photo. Je plisse légèrement le nez tandis que je m’en empare.

La jeune femme m’est familière même si je ne saurais dire où je l’ai aperçu, peut-être lors d’une soirée à thème étant donné la robe qu’elle porte et qui semble venir d’une autre époque. Je retourne l’image au dos de laquelle se trouve des inscriptions faites par mon frère dont je reconnais l’écriture. Jessamine. Demander des informations à Magnus Bane. Si je n’étais pas devenue un loup-garou je n’aurais pas eu la moindre idée de qui peut être cet homme. Toutefois, j’ai entendu Andrea Belson y faire référence et de ce fait je sais qu’il s’agit d’un sorcier introuvable et que, malheureusement, je ne peux le retrouver pour lui poser des questions. Néanmoins, un autre nom s’impose à moi comme une évidence. Lerh. Il m’a déjà rendu service et je sais que je peux tenter d’en savoir plus avec lui. Il ne m’en faut pas plus pour trouver le courage de me relever et de quitter l’appartement après un passage express dans la salle de bain pour m’y laver. Eowyn est déjà partie pour ses cours ce qui m’évite d’avoir à m’expliqué. Même si j’ai plus l’habitude de voir le faerie au commissariat, je connais son adresse et c’est là-bas que je me rends ayant besoin de plus d’intimité cette fois-ci. Le portail m’étant ouvert, je devine qu’il sait que j’arrive ce qui me surprendra toujours et j’arrive enfin à la porte de son domicile. « Jazz, je ne m’attendais pas à te voir. Que me vaut l’honneur de cette visite ? » Me demande-t-il tout en me laissant entrer chez lui. Je ne peux m’empêcher de regarder la décoration qui a tout de confortable et de rassurant avant de reporter mon attention sur Lerh. « Pas que je sois mécontent de te voir, cela va de soi, mais ta présence ici m’étonne. » Je me racle la gorge, un peu mal à l’aise. « Je ne savais pas comment te joindre et pour être franche je suis venue sans même réfléchir. » J’avoue ne prenant place sur le canapé. « J’ai … j’aurais besoin de te demander quelque chose. J’ai reçu des objets appartenant à mon frère ce matin. » De nouveau je me racle la gorge mais cette fois pour tenter de ravaler les larmes qui viennent titiller mes yeux. « J’ai trouvé une photo dedans et le nom de Magnus Bane inscrit derrière, je me demandais si tu en serais plus. » Dis-je en fouillant dans mon sac pour me rendre compte que, dans ma précipitation, j’ai oublié la photo chez moi. Je soupire d’agacement et me rends compte que malgré mes efforts, je suis déjà en train de pleurer. Parler de Gideon est toujours aussi difficile. Qu’importe le temps qu’il passe, sa mort reste ma faiblesse.

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COMINUS ET EMINUS
COMINUS ET EMINUSLehr O'Siodhachain
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Je suis : fiancé à Thyia, même si aucun de nous ne l'a vraiment choisi
Sujet: Re: What do you need [Jazz & Lehr]   Mar 10 Mai - 1:45


❝Life’s not a spectator sport.❞
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If watchin’ is all you’re gonna do, then you’re gonna watch your life go by without ya.
Chaque fois que Lehr est en présence de Jazz, il ne peut s’empêcher de voir les ressemblances avec Jessamine, aussi infimes soient-elles, un geste, une mimique. Que penserait-elle de savoir qu’une de ses descendantes est devenue une louve-garou ? Elle qui ne supportait déjà pas d’être une Chasseuse d’Ombres, qui faisait même tout ce qu’elle pouvait pour nier sa propre nature… S’il y avait bien une chose qu’il ne pourrait jamais pleinement pardonner au Nouvel Ordre c’est d’avoir détruit l’Institut de Londres, et avec lui les derniers souvenirs de la jeune femme. Certes, son esprit avait enfin été libéré de son devoir de protection envers l’Institut, mais la peine de la savoir définitivement partie restait présente. Oh il n’y avait jamais rien eu entre le faerie et la jeune femme, n’allez rien vous imaginer. Néanmoins il appréciait son caractère affirmé et sa naïveté en amour l’avait toujours attendri, même si c’était ce qui avait fini par causer la propre perte de la Nephilim.

Il fut incapable de retenir le sourire qui vint étirer ses lèvres en remarquant que l’alpha n’avait pu s’empêcher d’observer rapidement son intérieur, comme son ancêtre l’aurait très certainement fait, à la différence que Jessamine se serait probablement mise à tout critiquer et suggérer un certain nombre de modifications. Le faerie devait bien admettre qu’il n’était pas mécontent que ce trait de caractère soit absent chez Jazz, ça l’amusait beaucoup quand la jolie Lovelace critiquait les autres, c’était loin d’être le cas quand c’était lui le sujet des remarques.

L’Irlandais vint prendre place sur le canapé, laissant tout de même son espace vital à la louve, lorsque cette dernière lui expliqua la raison de sa venue. Il fronça tout d’abord les sourcils en l’entendant mentionner des affaires de son frère avant de se rappeler qu’il était relativement courant pour les Terrestres de garder les affaires des défunts le temps des enquêtes policières. Merci Elias pour ce genre d’informations finalement pas aussi inutiles que Lehr l’avait pensé au départ. Le blond préféra ne pas interrompre la louve, il savait parfaitement ce que c’était que de perdre quelqu’un. Sans le vouloir son regard se porta une seconde sur le tableau de Tara et lui avant de se tourner à nouveau vers la jeune femme lorsque celle-ci mentionna Magnus. De plus en plus étrange, il espérait néanmoins qu’elle n’était pas venue en sachant qu’il avait une connexion avec le sorcier, sinon cela voulait dire que le Nouvel Ordre pouvait tout aussi bien être au courant. Il se rassura en se disant qu’elle était peut-être tout simplement venu parce qu’il lui avait déjà offert son aide par le passé. Cette fois sa curiosité était clairement piquée et il observa Jazz fouiller dans son sac, sans doute à la recherche de ladite photo. À son soupir il comprit qu’elle l’avait sans doute oubliée chez elle.

C’est alors qu’il les remarqua, les gouttes d’eau salées roulant sur ses joues. Pendant un instant il ne sut pas quoi faire. Comme tout homme qui se respecte il ne pouvait pas supporter de voir une femme pleurer. Mais il n’était pas certain non plus qu’elle le laisserait tenter de la réconforter. Après tout, Jazz est une louve alpha et ils ne sont pas spécialement proches tous les deux, ils se côtoient régulièrement mais souvent pour des raisons plutôt « professionnelles » si on peut dire… Il opta pour un compromis, en posant sa main sur l’épaule de la brunette, pour lui faire comprendre qu’il était là, qu’il comprenait, qu’il ne lui demanderait pas d’explications, il était là, juste là si elle en avait besoin. « Jazz, décris-moi la photo, je pourrais peut-être t’aider quand même. » proposa-t-il doucement. Il savait très bien qu’elle ne pleurait pas parce qu’elle avait oublié cette stupide photo, il l’avait parfaitement compris, mais il savait aussi que la dernière chose qu’elle avait envie d’entendre c’était quelqu’un lui dire que ce n’était rien, que tout irait bien, qu’elle s’en remettrait. Car non. Non on ne s’en remet pas, non ce n’est pas rien, et non tout n’ira pas bien. Il était bien placé pour le savoir et de plus un faerie est incapable de mentir effrontément, quand bien même cela serait pour lui remonter le moral. Tout ce qu’il pouvait lui offrir était une présence réconfortante et un éventuel exutoire avec le sujet qui avait amené l’inspectrice jusqu’ici au départ. Surtout qu’avec un peu de chance c’était quelque chose qui concernait sa famille, et ils n’auraient même pas besoin de contacter Magnus pour cela. Un peu de chance ne serait pas de trop ce soir…
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Sujet: Re: What do you need [Jazz & Lehr]   Mar 10 Mai - 22:00

(n°4) what do you need
Lehr O'Siodhachain & Jazz McCoy
Je n’ai plus pleuré depuis la mort de Gideon. Depuis ma transformation. Je me refuse à être faible ou, tout du moins, à faire preuve d’une toute petite faiblesse comme celle-ci. Néanmoins, je pense que si je n’ai plus pleuré depuis autant de mois c’est uniquement parce que j’ai vidé mon stock le soir où j’ai perdu mon frère et ceux qui ont suivi ma transformation. La haine que j’ai éprouvé pour ce que je suis devenue était telle que je ne pouvais que pleurer encore et encore. Abandonner les personnes que j’aimais pour les protéger du monstre en moi m’avait également détruit. De ce fait, j’avais beaucoup trop versé de larmes pour être capable de le faire par la suite. Il y a probablement le fait que je n’ai fais que m’endurcir aussi. Entrer dans le monde obscur n’est pas chose aisée, encore moins en tant que louve, en tant que créature obscure. Si les lois sont bien plus souples envers les miens que ça n’a pu être le cas du temps où l’Enclave régnait, les loups entre eux en sont devenus que plus cruels. Je n’ai pas seulement dû me faire une place, j’ai dû apprendre à survivre, à cacher mes faiblesse autant que nécessaire. Pleurer m’est donc interdis, d’autant plus maintenant avec ma position. Etre alpha signifie n’avoir aucun défaut, à moins de vouloir être destitué de sa place ce qui, dans mon cas, signifierait la mort. Alors non, je n’ai pas pleuré depuis des mois jusqu’à aujourd’hui, jusqu’à ce que je me retrouve avec les affaires de mon défunt petit frère et son odeur que j’avais presque oublié. Ca m’a retourné. Ca m’a détruit en un temps record. La douleur et la culpabilité sont revenues s’attaquer à moi trop brusquement pour que je sois capable de me reprendre. Mais malgré ça, la curiosité est également ce qui m’a permis de réagir. Ce pourrait-il que mon frère ait eu connaissance du monde obscur sans que je le sache ? Si c’est le cas, pourquoi ne m’avoir rien dis ?

Je pensais qu’il me faisait plus confiance que ça mais peut-être avais-je eu tord … et puis que voulait-il savoir sur cette femme qui me semble être sortie tout droit d’un autre siècle et qui portait le même prénom que moi ? Puisque mettre la main sur Magnus Bane est impossible, il n’y a qu’une autre personne de confiance vers qui me tourner et cette personne est à présent assise à côte de moi sur son canapé alors que je pleure et que je me déteste pour ça. Lorsque Lehr pose sa main sur mon épaule, mon instinct est de rejeter cette preuve de soutien. Instinct primal. Instinct animal. Qu’importe ce que c’est, je le déteste, surtout durant des situations comme celles-ci. J’ai parfois le sentiment de ne plus être moi, de ne plus avoir le contrôle sur ma personnalité et que la louve prend le dessus. Pas aujourd’hui ! Je parviens à ne pas bouger et à accepter le réconfort que le faerie m’adresse. Je souffle pour tenter de me reprendre. Il n’y a pas besoin de paroles puisque de toute manière elles seraient inutiles. J’ai entendu tellement de fois que les choses allaient s’arranger que j’ai ces quelques mots en horreur parce que, non, rien ne s’arrange. Ca ne fait que empirer tout le temps. « Jazz, décris-moi la photo, je pourrais peut-être t’aider quand même. » Je relève la tête et pose mon regard rougis par mes larmes sur le blond. J’humidifie mes lèvres et tâche de me rappeler la photo. Avec la bonne mémoire que j’ai ce n’est pas vraiment un problème. « Elle était blonde et vu la photographie je dirais qu’elle date du 19ème. Son ombrelle était vraiment magnifique. Mais je ne vois pas pourquoi mon frère avait cette photo, ni même pourquoi il voulait voir Magnus Bane. En fait … je ne sais même pas comment il le connaissait. Gideon et moi sommes nés de parents terrestres, on a jamais rien connu de ce monde. » Alors comment était-il entrer en possession de cette image ? Et pour quelles raisons voulait-il en savoir plus ? Je commence à avoir une migraine à force de trop réfléchir au pourquoi du comment. « Je ne veux pas te déranger. Je pense qu’en plus de la curiosité j’ai … je cherche du réconfort. » Ces mots me coûtent à cause cette arrogance que j’ai développé ces derniers mois. Je parviens néanmoins à la ravaler, à la mettre de côté et à laisser parler celle que j’étais avant tout ça.

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COMINUS ET EMINUSLehr O'Siodhachain
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Sujet: Re: What do you need [Jazz & Lehr]   Mer 11 Mai - 21:54


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L’Irlandais sait à quel point c’est dur pour la louve de ne pas se dérober à son contact, il sait que si Jazz ne bouge pas c’est parce que sa part d’humanité a besoin de ce contact, de cette marque de réconfort. La jeune femme a perdu son frère et est entrée dans le monde obscur presque dans la foulée, elle n’a pas vraiment eu le temps de faire son deuil. Il a fallu des années à Lehr pour faire le sien après Tara. Et sans l’aide de Magnus il n’aurait peut-être même pas réussi… Il lui a fallu des décennies avant de ressortir le tableau d’eux deux et de l’afficher, alors il imaginait bien ce qu’elle avait pu ressentir en recevant les affaires de son frère. C’était comme mettre du sel sur une plaie ouverte… ça faisait un mal de chien, si vous lui passiez l’expression.

Alors plutôt que de débiter des phrases de réconfort qui n’auraient pas le moindre effet ni même le moindre sens de toute façon, le faerie avait choisi de l’amener à parler de cette photo qu’elle avait oublié. Il l’écoute lui décrire la photo, et il fronce les sourcils. Se pourrait-il… ? Evidemment lui non plus ne voit pas comment son frère aurait pu être en position d’une photo de Jessamine, si elle était bien la blonde de la photographie comme il le soupçonnait. Il fallut à l’Irlandais toute sa concentration pour ne pas réagir quand elle mentionna qu’ils étaient elle et Gideon nés de parents Terrestres. Ne savait-elle donc vraiment rien des origines de sa famille ? Il se mordit l’intérieur des joues, il n’avait pas encore eu de retour de la part de la famille de Jazz, il n’avait même pas reçu de retour magique comme quoi ils n’avaient ne serait-ce qu’ouvert la lettre, mais après tout, cela ne serait peut-être pas plus mal qu’elle en sache plus avant... Il était resté vague dans sa première missive à ses parents, indiquant qu’il l’avait retrouvée sans rien précisé d’autre, ni même dans quelle ville ils se trouvaient elle et lui.

Il balaya d’un geste de la main les paroles de la jeune femme lorsque celle-ci affirma ne pas vouloir le déranger. Avant de lui offrir un sourire bienveillant à la fin de sa phrase. « Tu ne me déranges pas, Jazz. Jamais. » affirme-t-il d’une voix douce mais ferme et sincère. Il est toujours ravie d’avoir de la compagnie, encore plus quand il s’agit de quelqu’un qui lui rappelle des souvenirs heureux de son passé. « J’ai une petite idée de ce que tu traverses. » soupire-t-il en tournant machinalement sa tête vers le portrait de Tara et lui souriant sur la plage, c’est plus fort que lui, un de ses quatre il va chopper un torticolis. Il reporte son attention sur la jeune femme, avant de la prendre dans ses bras, prenant sans doute sa louve intérieure par surprise, mais la part d’humanité de Jazz avait besoin de cette sensation de ne pas être seule dans sa tourmente. « Chaque fois que tu auras besoin de laisser tomber le masque de l’Alpha, ma porte te sera toujours ouverte. Et ce qui se passe ici, ne sortira jamais d’ici, tu as ma parole de faerie. » lui promet-il solennellement en venant caresser les cheveux de la jeune femme. Il reste quelques secondes silencieux avant de la lâcher et de se lever du canapé. « Pour ce qui est de ta photo… j’ai peut-être une idée de l’identité de la jeune femme. Ne bouge pas. » dit-il avant de quitter la pièce pour aller fouiller dans les tiroirs de sa chambre à la recherche d’une photo. Il revient à peine une minute plus tard, photo en main et se rassoit aux côtés de l’Alpha. « Est-ce que c’était elle, sur ta photo ? » s’enquit-il en pointant son doigt vers une jeune femme blonde sur la photo avec laquelle il vient de revenir. Jessamine Lovelace. On la voit, son air hautain habituel, l’air de celle qui n’a pas la moindre envie d’être là et préfèrerait sans doute être en train de faire du shopping dans les plus grandes boutiques de Londres, au milieu d’un groupe de Chasseurs d’Ombres dont les runes plus qu’apparentes ne laissent pas le moindre doute sur leur nature et, inclus dans le groupe, Magnus Bane et Lehr, tous deux vêtus à la mode de l’époque, plus ou moins en ce qui concerne le sorcier. Tous, presque sans exception ont le sourire aux lèvres, certains sont même clairement en train de rire aux éclats. Tous, sauf Jessamine, évidemment. Sans doute après que le sorcier ait sorti une blague plus que douteuse au sujet d’une de leur connaissance mutuelle. Ça serait bien son genre…
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Sujet: Re: What do you need [Jazz & Lehr]   Jeu 19 Mai - 18:54

(n°5) what do you need
Lehr O'Siodhachain & Jazz McCoy
Cette photographie … elle semble me hanter depuis que j’ai reconnu l’écriture de mon frère derrière celle-ci. Qui est cette femme ? Pour quelles raisons cherchait-il à en savoir plus sur elle ? Qu’est-ce que ça pourrait bien lui apporter ? Sans non plus empiéter sur la vie de mon cadet, je connaissais toutes les personnes qu’il côtoyait, toutes les femmes plus exactement puisque j’adorais le taquiner sur cette tendance qu’il avait de croire au grand amour alors que j’étais - et suis toujours - tout l’inverse. Cette femme je sais ne l’avoir jamais vu et pourtant elle a cet air familier que je ne parviens pas à situer. Ca m’a suffit pour finir obséder par cette dernière, sans doute une façon comme une autre de ne pas trop penser au fait qu’il s’agit des effets personnels de mon frère décédé. Ca ne m’empêche pas de craquer, de pleurer devant le faerie en prétextant que c’est à cause de cette maudite image que j'ai stupidement oublié chez moi. J’apprécie sincèrement le fait qu’il n’essaye pas d’avoir la moindre parole agréable à mon égard, ça m’aurait mis en colère plus que ça ne m’aurait réconforté. J’ai mon caractère et un orgueil décuplé depuis que je suis devenue louve. Me mettre en colère peut se faire avec une facilité quelque peu déconcertante que ce soit pour moi ou pour autrui. Je n’ai pas la moindre envie de m’emporter contre Lehr, pas alors qu’il fait de son mieux pour me remonter le moral. Je suis dans un tel état que je n’entends même pas les brefs battements de coeur paniqués du blond lorsque je fais référence à mes parents tous les deux Terrestres. Les entendre aurait sans nul doute éveillé ma curiosité ou ma méfiance. Je ne parviens même pas à sourire alors qu’il me dit que je ne le dérange pas. De toute manière sourire est une chose qui m’est étrangère hormis lorsqu’il faut le forcer pour prétendre aller bien … ou juste par pur sarcasme. Quant au fait qu’il a une idée de ce que je traverse je n’en doute pas. Je le sais être immortel et rien que pour ça je suis certaine qu’il a dû connaitre bien plus de pertes que ça n’a pu être le cas pour moi. Discuter ce point serait vraiment stupide. Puis nous nous concentrons sur la photo dont je lui ai parlé. Je la décris comme je le peux. Je n’ai pas une mauvaise mémoire en temps normal, mais pour le coup je suis un peu à côté de la plaque avec toutes ces émotions. Lerh se lève après m’avoir affirmé qu’il a peut-être une idée concernant l’identité de la jeune femme dont je lui parle. Je ne bouge pas mais je suis curieuse d’en savoir plus et inquiète à la fois. Il revient et me tend une image sur laquelle il pointe une jeune femme un peu trop fière à mon goût et qui est la copie conforme de celle que j’ai vu quelques heures plus tôt dans mon appartement. « Je … » C’est vraiment très développé, bravo Jazz ! J’attrape délicatement le cliché qui me semble vieux et je l’examine plus en détail. Je reconnais sans mal le faerie dessus ainsi que mon inconnue et pour les descriptions que j’ai pu avoir du sorcier Magnus Bane, je le reconnais aussi. « Oui, c’est elle. » Je réponds enfin en regardant Lerh, sourcils froncés. « Pourquoi est-ce que mon frère recherchait des renseignements sur elle ? Vu vos habits, elle doit être morte depuis un moment … » Gideon n’a jamais été très intéressé par l’Histoire. C’était une pur scientifique qui avait la littérature et l’Histoire en horreur. Mes neurones s’agitent à tel point que je sens la migraine poindre. « Qui est-elle ? Tu l’as connu, alors dis-moi s’il te plait. » J’en suis presque au point de le supplier. Seulement j’ai cette petite alarme dans ma tête qui semble vouloir me prévenir d’un danger bien que je sache pas pourquoi. C’est comme si cette alarme me hurlait de ne pas m’aventurer sur ce chemin alors que tout ce que je veux sais savoir afin de comprendre.

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COMINUS ET EMINUS
COMINUS ET EMINUSLehr O'Siodhachain
Je suis à Chicago depuis le : 25/01/2016 et j'ai déjà payé : 1447 factures et gagné : 347 gains. Il paraît que : Jamie Campbell Bower On m'appelle : Luiyna et pour mon profil je remercie : Wiise pour l'avatar, Tumblr pour les gifs.

Je suis : fiancé à Thyia, même si aucun de nous ne l'a vraiment choisi
Sujet: Re: What do you need [Jazz & Lehr]   Sam 18 Juin - 20:47


❝Life’s not a spectator sport.❞
- Jazz & Lehr -
If watchin’ is all you’re gonna do, then you’re gonna watch your life go by without ya.
À la réaction de l’Alpha lorsque celle-ci prend doucement la photo des mains du faerie, ce dernier devine aisément ses prochains mots avant même qu’elle n’ouvre la bouche. Jazz relève les yeux vers lui, les yeux froncé en lui confirmant que la photo qu’elle avait trouvé était bien une photo de Jessamine Lovelace. Il soupire doucement. Il n’a vraiment pas envie d’être celui qui lui révèlera tout, ça ne devrait pas être à lui de le faire. Le père de Jazz aurait dû être celui à tout lui avouer, il y a des années de ça… Peut-être que la vérité aurait pu éviter les événements tragiques qui ont frappé cette famille… Lehr n’a jamais compris pourquoi M. Lovelace-Frye leur a toujours caché sa véritable nature, c’était leur droit de réclamer leur héritage Néphilim, d’avoir le choix, un choix qui leur avait été nié par son mensonge. « Pourquoi est-ce que mon frère recherchait des renseignements sur elle ? Vu vos habits, elle doit être morte depuis un moment … Qui est-elle ? Tu l’as connu, alors dis-moi s’il te plait. » le supplie-t-elle presque de répondre. Le blond vint se pincer l’arrête de nez.  « Ça ne devrait vraiment pas être à moi de te parler de ça. » soupire-t-il encore une fois. Lehr n’a aucune envie d’être celui qui détruira le passé de la jeune femme. Ses souvenirs, lui dire ce qu’elle aurait pu être en lui révélant en même temps qu’elle ne pourra jamais l’être. Il pose son doigt à nouveau en montrant le visage de Jessamine Lovelace. « Regarde-la vraiment attentivement, Jazz » dit-il en insistant sur le vraiment. « Attache-toi aux détails de son apparence. Elle ne te semble pas familière ? Comme si tu l’avais déjà croisée, disons presque tous les jours ? » souligne-t-il comme pour obliger la jeune femme à faire la lumière toute seule. Bien sûr, elles n’auraient jamais pu passer pour des jumelles. Malgré la ressemblance plus qu’évidente elles n’ont rien de copies identiques, mais si elles avaient pu être l’une à côté de l’autre en cet instant, personne n’aurait pu nier leur apparenté.

Il la laissa observer un instant de plus la photo avant de reprendre. « Tu ne sais vraiment rien de qui est ton père, n’est-ce pas ? » lui demande-t-il plus théoriquement qu’autre chose, puisqu’il n’attend même pas sa réponse avant de continuer. « C’était une amie à moi au début du dix-neuvième siècle, et comme tu peux le voir, une Chasseuse d’Ombre même si elle détestait cette partie de sa vie. Elle aurait probablement donné n’importe quoi pour naître Terrestre. » raconta-t-il, le regard fixé sur le visage si délicat de la jeune femme disparue il y a des décennies aujourd’hui. « Je ne sais pas comment ton frère a mis la main sur une photo d’elle, peut-être a-t-il retrouvé des vieux albums photos de ton père, je n’en sais rien. Ou alors tout simplement en faisant des recherches sur votre famille, sur vos ancêtres. » finit-il par avouer presque à regret. Il secoua la tête. « Ton père aurait être dû celui qui t’en parle, pas moi. » répèta-t-il, comme si ces mots avaient le pouvoir d’invoquer le père de la jeune femme assise à ses côtés, le soulageant de ce fardeau. « Tu te rappelles de notre rencontre ? » s’enquit-il en arquant un sourcil. « Je t’ai dit que tu m’avais fait penser à quelqu’un que j’vais bien connu autre fois. » lui remémora-t-il inutilement car il ne doutait pas que l’Alpha s’en souvenait. « C’est à elle que je pensais. La jeune femme sur cette photo et sur la tienne, Jazz, est celle à qui tu dois ton prénom. Elle s’appelait Jessamine Lovelace, c’est une des ancêtres de ton père, une de tes ancêtres. » assène-t-il en soulignant la dernière partie de sa phrase, n’imaginant pas qu’il aurait pu exister un autre moyen de lâcher cette bombe dans tous les cas. Il lui laissa cependant le soin de faire le lien entre le fait que si son père descendait d’une Chasseuse d’Ombre il en était probablement un aussi et, par la même occasion, qu’elle avait du sang de Nephilim qui coulait dans ses veines. « Magnus était très proche d’eux, il a toujours eu un faible pour les Chasseurs d’Ombres. » ajouta-t-il en se perdant une fois de plus dans ses souvenirs, et essayant sans doute de détourner l’attention de la louve, même s’il n’y croyait pas vraiment lui-même… quoiqu’il arrive, elle allait très certainement le bombarder de question. À moins que cette révélation ne lui fasse péter un câble et qu’il essaye de tuer le messager. Avec les loups on n’était jamais à l’abri de rien… Mais Lehr savait se défendre et ne s’en inquiétait pas vraiment au final. Sans doute aurait-il dû, mais au fond, il faisait confiance au self-control de la jeune femme, et au fait qu’après tout ce n’était pas de sa faute à lui si M. Lovelace avait caché à sa fille la vérité sur ce qu’il était, et elle aussi par conséquent.
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Sujet: Re: What do you need [Jazz & Lehr]   Jeu 23 Juin - 22:11

(n°7) what do you need
Lehr O'Siodhachain & Jazz McCoy
Oh tu ne veux pas savoir Jazz … Tu ne veux rien savoir. Me répétait une petite voix dans ma tête. C'était probablement la vérité. Je ne voulais sans doute pas savoir. Je sentais au plus profond de mes entrailles que je n'allais pas apprécier ce que j'allais entendre. Pourtant … pourtant il le fallait ! Ce n'était pas seulement un moyen de m'accrocher à mon frère, c'était aussi comprendre la raison pour laquelle il faisait ces recherches et comprendre ce qu'il tenait à découvrir, ou ce qu'il avait découvert. Peut-être serait-ce la clé à cette question que je me posai depuis que j'avais appris qui nous avait attaqué cette fameuse nuit où tout avait dérapé ? Je n'avais jamais saisi la raison pour laquelle des loups solitaires rattachés au Nouvel Ordre nous avait attaqué Gideon et moi. Nous n’étions que des Terrestres et loin d'être une menace pour eux. Mon frère avait peut-être découvert l'existence du monde obscur, seulement ce n'était pas suffisant pour le tuer. Malheureusement, dans ma rage je les avais éliminés sans même poser de questions. Je leur avais ôté la vie comme ils avaient ôté celle de mon petit frère sans essayer de comprendre. Désormais, je le regrettai. J'aurais sans doute eu plusieurs réponses aux nombreuses questions qui se bousculaient dans mon esprit. Mais là, c'était à Lehr de me les donner. Il semblait très bien connaître cette jeune femme sur laquelle Gideon avait fait des recherches. Ce n'était pas seulement le fait d'avoir une photo de celle-ci qui le prouvait, mais bien qu'il posait avec cette dernière sur ce papier glacé. Je mourrais d'envie de savoir, de comprendre tout en ne le voulant pas. C'était un tiraillement désagréable que je devais faire taire. Néanmoins, je le devais à mon frère. S'il avait commencé ces recherches, je me devais de continuer voire de terminer pour lui. A défaut d'avoir été capable de le sauver, je pouvais bien faire ça quand bien même n'allais-je pas aimer ce que j'allais apprendre. Lorsque le faerie me demanda de regarder plus attentivement l'image après m'avoir dit qu'il ne devrait pas être celui qui devait m'annoncer ça, je m'exécutai. J'avais déjà trouvé quelque chose de familier chez elle sans parvenir à mettre le doigt sur le pourquoi et fixer encore et encore le cliché ne m'aidait pas. En fait, j'avais l'impression que ça m'embrouillait encore plus qu'autre chose. Puis les paroles du blond s'enchaînèrent. Il fut question du dix-neuvième siècle, de Chasseurs d'Ombres, de mon frère, de mon père … de nos ancêtres. Et un nom tomba. Jessamine Lovelace. Mon cerveau se déconnecta à cet instant précis. Jessamine. Un nom que mon père avait à tout prix tenu à me donner. Ma mère n'avait jamais su m'expliquer le pourquoi cette obsession et mon père n'avait pas été plus bavard. Il n'avait jamais été bavard sur bien des choses à vrai dire. Bien que très aimant et toujours prêt à nous aider lorsque nous en avions besoin, il ne nous avait jamais parlé de sa famille voire même de son travail. Sans m'en rendre compte, je me levai la photo toujours dans ma main. Jessamine Lovelace. Une ancêtre. Quel était le nom de mon père déjà ? Celui qu'il avait tenu à effacer au profit de celui de ma mère ? Frye … Lovelace-Frye. Mes jambes se mirent à trembler. « C'est pas possible. » Soufflai-je en me retournant brusquement vers Lerh. « CE N'EST PAS POSSIBLE ! » Hurlai-je finalement ! « Tu dois faire une erreur ! Pourquoi nous aurait-il caché un truc pareil ? Pourquoi ?! Est-ce qu'il pensait qu'on lui ferait honte ? Il nous a menti toutes ces années et pourquoi ? » Continuai-je de crier alors que des larmes m'assaillaient de nouveau. Douleur et colère s'y mélangeaient. « C'est à cause de ça que Gideon est mort ! Il a découvert la vérité et … » Et quoi Jazz ? Je ne savais même pas à quel camp appartenait mon père. Etait-il de la Rébellion ? Si c'était le cas, les loups auraient été envoyés pour le blesser. Si en revanche il était du Nouvel Ordre … peut-être avait-il fait quelque chose qui ne leur avait pas plu ? Dans les deux cas il était le fautive et … j'étais complètement perdue. Je regardai une nouvelle fois la photo brouillée par les larmes dans mes yeux et mes jambes ne tinrent plus. Je m'écroulai au sol. « Ce n'est pas possible. » Dis-je pour la énième fois, recroquevillée par terre.

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COMINUS ET EMINUS
COMINUS ET EMINUSLehr O'Siodhachain
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Sujet: Re: What do you need [Jazz & Lehr]   Sam 9 Juil - 10:59


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Lehr hésita un peu avant de dire ce qu'il savait à Jazz, il n'aurait pas dû être celui qui lui faisait de telles révélations. Il essaya de lui faire deviner par elle-même et son sens de l'observation, mais sans doute ne voulait-elle pas le voir. Alors il avait fini par lui dire ce qu'il savait de sa famille et de son père. Et c'est lorsqu'il lui dit de nom de la Chasseuse d'Ombres en photo qu'elle réalisa. Elle partageait le prénom de son ancêtre. Jazz s'était levée, les jambes tremblantes, sous le choc des révélations. « C'est pas possible. » souffla-t-elle, refusant d'y croire, avant de se tourner vers Lehr et de lui répéter la même chose en hurlant. « Tu dois faire une erreur ! Pourquoi nous aurait-il caché un truc pareil ? Pourquoi ?! Est-ce qu'il pensait qu'on lui ferait honte ? Il nous a menti toutes ces années et pourquoi ? C'est à cause de ça que Gideon est mort ! Il a découvert la vérité et … » avait-elle poursuivit toujours en criant. Le faerie n'avait rien dit, la laissant hurler sa frustration tout son saoul, de toute façon elle ne l'aurait pas écouté. Les yeux de l'Alpha était empli de larmes, et cela fendait le cœur de l'Irlandais, il aimait bien Jazz. Cette dernière finit par s'effondrer au sol, comme si son corps ne supportait plus son propre poids. Encore une fois elle répéta que ce n'était pas possible, comme si, le répéter le rendrait vrai.

Le blond se rapprocha de la louve, s'agenouilla à sa hauteur, venant essuyer de ses doigts les larmes qui roulaient sur son visage. « Jazz... Je suis désolé d'avoir été celui à t'annoncer tout ça... C'est avec ton père que tu aurais dû avoir cette discussion. » murmura-t-il avant de doucement la prendre dans ses bras pour tenter de la réconforter, comme s'il craignait que parler plus fort ou avoir des gestes trop brusques ne réveille la colère de la jeune femme. « Je ne peux pas parler pour ton père mais... Si tu avais été à sa place, aurais-tu vraiment voulu que tes enfants fassent parti de ce monde ? Maintenant que tu en fais partie, que tu connais ses travers, souhaiterais-tu réellement que tes enfants grandissent dedans ? Ou préférerais-tu tenter de les en protéger aussi longtemps que possible ? » lui demanda-t-il doucement, en desserrant légèrement son étreinte pour pouvoir la regarder dans les yeux. « Je ne dis pas que ton père a pris la bonne décision en vous cachant tout ça, de toute évidence ça ne l'était pas, mais peut-être pensait-il bien faire. Je ne peux pas te donner toutes les réponses à tes questions Jazz, pour certaines de tes interrogations tu devras directement t'adresser à ta famille. » poursuivit-il d'un ton égal avant de se pincer les lèvres nerveusement. Il n'avait pas fini les révélations sur la famille de la jeune femme, mais cela concernait les Nichols, et il était toujours un peu réticent à les mettre dans la ligne de mir du Nouvel Ordre, même s'il savait que Jazz ne l'était surtout que par défaut.

Pourtant elle avait le droit de savoir, et il le savait parfaitement. Il soupira avant de se lancer. « Ce n'est pas tout... » souffla-t-il en baissant les yeux un instant. Il détestait ça. Mais cela faisait trop longtemps que la jeune femme se pensait seule. « Ton père avait une sœur, Chasseuse d'Ombres elle aussi, c'est... c'est en partie parce que je la connais que j'ai pu si facilement relié les points... La famille de ta tante, les Nichols, ont longtemps vécu auprès des faeries, et plus particulièrement avec moi... » révéla-t-il avant de relever les yeux sur le visage de l'Alpha. « Tu as des cousins, et... je crois savoir que ton père était également avec une Chasseuse d'Ombres, ils ont eu des enfants ensemble. Mais je ne les connais pas eux... » compléta-t-il en haussant les épaules. Il ne pouvait pas connaitre tout le monde non plus. « Je pourrais, si tu le souhaites, te mettre en lien avec les Nichols, mais je te préviens, c'est une faveur que je te fais à toi, Jazz McCoy, pas à l'Alpha du Nouvel Ordre. Cela devra rester entre toi & moi. Et je demanderais la même chose de la part des Nichols à ton encontre, je veillerais à ce qu'il ne t'arrive rien, tu as ma parole de Faerie. » Lehr n'utilisait pas souvent cette phrase, comme le Petit Peuple ne pouvait mentir, il veillait toujours à manipuler la vérité à son avantage, la détourner en sa faveur, mais là, il voulait qu'elle ait confiance en lui, qu'elle sache qu'elle pouvait compter sur lui et se fier à lui. Sinon, il ne la mettrait de toute façon pas en contact avec ses protégés, une rencontre Nouvel Ordre / Rébellion c'était toujours un pari risqué, il fallait que pour cette réunion, chaque parti y aille en tant qu'individu et pas en tant que camp opposé. Heureusement pour Jazz, elle était liée à une des familles de Nephilim les plus tolérantes que la Terre ait portée, même si, vu le statut de la louve, les Chausseurs d'Ombres resteraient quand même sur leur garde.
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Sujet: Re: What do you need [Jazz & Lehr]   Sam 9 Juil - 19:02

(n°9) what do you need
Lehr O'Siodhachain & Jazz McCoy
C'était comme si le monde s'était arrêté brutalement de tourner, tout du moins c'était le cas pour le mien. Tout ce que j'avais cru être vrai, tout ce que j'avais pensé connaître sur ma vie, sur mon passé, sur ma famille se révélaient être erronés. Qu'étais-je supposée croire et penser maintenant ? Lehr ne pouvait pas me mentir, il ne pouvait littéralement pas. J'étais obligée de le croire même si je n'en avais pas la moindre envie. De plus, trop de choses tendaient vers cette vérité, vers ce que je ne voulais absolument pas croire. Mon prénom, ce nom que je n'avais jamais porté, les voyages incessants de mon père … la raison pour laquelle Gideon et moi avions été attaqués cette fameuse nuit. Il fallait que j'extériorise ma frustration, ma haine et mon incompréhension. Je savais qu'il n'avait rien fait pour mériter mes hurlements et ma colère, seulement j'en avais besoin, autant besoin que les larmes qui roulaient le long de mes joues. J'en avais autant besoin que mes jambes qui avaient eu besoin de lâcher prise, de cesser de me porter. J'étais tombée au sol sans chercher à me rattraper. Je m'étais laissée attirer par ce dernier parce que pleurer recroquevillée sur moi-même me semblait plus simple que de pleurer debout. Je me balançai sans m'en rendre compte, par réflexe, par besoin de m'auto-consoler. Je devais avoir l'air si fragile ainsi, loin de la louve que j'étais devenue, loin de l'Alpha que j'étais supposée être. Mais je n'étais plus qu'une petite fille dont toute l'enfance et les souvenirs volaient en éclats. J'étais cette enfant qui se rendait compte combien les adultes pouvaient mentir sans même se préoccuper de savoir si ça allait briser quelqu'un d'autre. Je laissai Lehr m'approcher sans vraiment être consciente de notre proximité. Je senti à peine sa peau toucher la mienne pour essuyer mes larmes. J'entendais à peine ses paroles réconfortantes. Je savais toutefois qu'il était désolé, je pouvais le ressentir. Il aurait probablement préféré ne jamais être celui qui allait m'annoncer une telle chose, celui qui allait briser mon monde, mes croyances. Je ne lui en voulais pas, comment le pourrais-je ? J'étais venue ici pour avoir des réponses à mes questions et je les avais.

Le blond était tout sauf fautif. Je fus un peu plus consciente des paroles qui suivirent. Mon père avait voulu nous protéger et je n'en doutais pas un instant. Néanmoins ça n'atténuait pas la sensation de trahison qui me torturait. Oh si j'avais des enfants un jour il était plus que certain que je les protégerai de ce monde auquel j'appartenais malgré moi, mais sûrement pas de la même manière que mon père l'avait fait avec Gideon et moi. Je redressai la tête, posai mon regard rougit par les larmes sur le faerie. Ma famille ? Pourquoi étais-je étonnée ? Evidemment que j'avais encore de la famille puisqu'elle m'avait été cachée mais aurais-je le courage d'aller vers eux ? Je pouvais être imprudente, audacieuse parfois, mais je n'étais pas aussi courageuse que ce que je laissai paraître. Je continuai de l'écouter en silence et si un trou vers les profondeurs du monde avait pu s'ouvrir sous moi, je serais tombée dedans sans même chercher à me rattraper à quoi que ce soit. C'était comme recevoir un énième coup de couteau mais sans que la blessure ne soit pas fatale, juste affreusement douloureuse. Des cousins, des cousines mais aussi des demi-frères et demi-soeurs. J'avais le cœur au bord des lèvres et je sentais tout mon corps trembler. « Je ... » Débutai-je pour finalement m'arrêter. Il fallait que je réfléchisse sérieusement à ma réponse. Il se proposait de me mettre en contact avec ma famille. Il me faisait cette faveur à moi et non plus à l'animal que j'étais devenue. C'était pour moi, pour Jessamine McCoy, cette pauvre fille qui pensait jusqu'à présent ne plus avoir la moindre raison de se battre mais qui allait s'en découvrir de nouvelles. Je mordis ma lèvre inférieure et expirai doucement pour me calmer. « D'accord. Et tu as ma parole que je ne ferais rien contre eux. » De toute manière ce serait bien idiot de ma part. Il faisait ça pour m'aider, j'avais un peu de sa confiance et il avait un peu de la mienne, je n'étais pas prête à briser ça pas plus que je ne voulais faire voler en éclats la mince chance que j'avais de me retrouver une vraie famille. « Je crois que j'ai besoin d'un verre. » Lâchai-je en passant un index sous chaque œil pour chasser mes larmes. J'avais besoin de noyer toutes ces informations avec de l'alcool. J'avais besoin d'oublier ce que j'avais appris pour l'instant. Je n'étais pas capable d'encaisser, de m'y faire maintenant. Je voulais juste faire taire la douleur, la sensation de trahison et la peur qui me dévoraient de la seule manière que je connaissais. « Et de m'envoyer en l'air ! » Ca en revanche, j'aurais peut-être mieux fait de le garder pour moi même si je le pensais. Il n'y avait rien de mieux qu'une partie de jambes en l'air pour me changer les idées. C'était devenu mon remède depuis que j'étais devenue une louve, le meilleur moyen de chasser mes idées noires et de ne pas penser à ce que j'avais perdu et que j'étais persuadée ne jamais récupérer.
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Sujet: Re: What do you need [Jazz & Lehr]   Dim 14 Aoû - 3:17


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Si on avait pu laisser le choix à l’Irlandais, jamais il n’aurait choisi d’être dans cette position. Ce n’était pas son rôle de faire ces révélations ni de réparer les erreurs des autres. D’autant qu’il était bien conscient du mal que toutes ces nouvelles au sujet de sa famille faisaient à la louve. Il n’était pas Unseelie, il ne prenait pas particulièrement de plaisir à faire du mal aux autres, à moins que ceux-ci ne l’aient mérité, ou l’aient mis un peu trop en rogne… enfin bref, dans tous les cas ce n’était pas le cas de la jeune femme, il ne voulait pas lui faire de mal. Elle ne méritait pas tout ça, elle avait déjà vu son monde chamboulé en devenant une louve, qui plus est une alpha lorsqu’elle avait fini par tuer l’ancien, et maintenant elle apprenait qu’elle avait, dès le départ, eu un pied dans le monde Obscur. Il se demandait si elle avait déjà réalisé qu’elle aurait pu être de l’autre côté, d’être une chasseuse d’Ombre elle aussi, d’être une Rebelle. Et son frère aussi. Peut-être l’avait-il découvert avant de se faire assassiner d’ailleurs… Qui sait.

Bien sûr, il aurait pu s’arrêter à dire qu’elle devait parler avec sa famille, la laisser chercher, et au diable vauvert de cette histoire. Mais devant ces larmes il ne pouvait résister, il voulait l’aider, essayer de lui faciliter la tâche dans ses recherches. Cependant il était hors de question de mettre en danger les Nichols, et si la menace restait sous-jacente, il était clair qu’il exterminerait la louve si elle touchait un cheveu des Nephilims. « D'accord. Et tu as ma parole que je ne ferais rien contre eux. » lui avait-elle répondu, d’un ton qui laissait clairement entendre qu’elle lui faisait confiance, autant qu’il lui faisait confiance. Cela dit, même avant qu’elle lui donne sa parole, il se doutait déjà qu’elle ne comptait pas leur faire de mal. Il n’avait eu aucune certitude, juste un pressentiment. Il n’aurait jamais promis un tel arrangement sinon. Mais depuis leur premier rencontre, il avait senti qu’il pouvait lui faire confiance, peut-être que son jugement était biaisé par son amitié avec l’ancêtre de la jeune femme, sans doute un peu, il espérait juste que cela ne serait pas fatal à ses proches.

Il la regarda reprendre doucement contenance. « Je crois que j'ai besoin d'un verre. » annonça-t-elle alors qu’elle effaçait les dernières vestiges que les gouttes salées avaient tracé. Pour se saouler elle avait frappé à la bonne porte, très clairement, c’était d’ailleurs ce qu’il s’apprêtait à lui répliquer. « Et de m'envoyer en l'air ! » avait-elle ajouté, avant même que le faerie n’ait pu ouvrir la bouche. Pardon ? Avait-il bien entendu ce qu’il venait d’entendre. Il la regarda un instant, muet de surprise, avant de reprendre contenance. « Question alcool, je pense qu’il y a de quoi faire dans mon bar, sans compter certains produits pas forcément très légal même pour le monde Obscur. » murmura-t-il sur le ton de la confidence en se rapprochant doucement pour venir souffler le reste à son oreille, même si de toute façon ils étaient seuls ici. « Quant à ta seconde requête, là aussi je peux t’aider si tu le désires… » susurra-t-il doucement avant de se reculer légèrement pour lui faire face à nouveau.

C’était sans peut-être profiter un peu d’elle dans un moment de faiblesse, mais premièrement, elle avait demandé, et deuxièmement il n’était qu’un homme et elle une femme aux magnifiques courbes, que voulez-vous qu’il fasse devant ça ? Il se leva lestement, avant de se diriger vers le mini-bar –pas si mini que ça d’ailleurs– pour y fouiller dedans, et sortir les trésors d’alcools qu’il recélait. Il sortit tout d’abord plusieurs verres, de tailles diverses, des verres à shot, à whisky, à cocktail, etc. L’irlandais il était comme ça, il aimait faire les choses bien, donc en fonction de ce que la louve demanderait, il verserait la boisson dans le verre adéquat. Maniaque vous avez dit ? Oué, peut-être. « J’ai plus ou moins tous les alcools existants sur Terre et ailleurs, tu veux quoi ? » s’enquit-il en se servant lui –dans un verre à cocktail– ce qui ressemblait plus ou moins à un Sex on the Beach –peut-être très à propos dans les minutes à venir, la plage en moins– mais version faerie. Donc très déconseillé aux Terrestres, et relativement mal vu par l’Enclave, ou du moins ce qu’il en restait –de l’Enclave, pas des Terrestres. Et après on lui demande encore pourquoi il préfère ne pas choisir de camp ? Outre le fait qu’il n’est pas vraiment très pressé de désobéir aux directives des deux Reines, au moins au Nouvel Ordre ils savent faire la fête.

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Sujet: Re: What do you need [Jazz & Lehr]   Mar 6 Sep - 22:55

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Lehr O'Siodhachain & Jazz McCoy
Je le sais, demain je vais me coller une sacrée paire de claques pour avoir complètement perdue le contrôle. Ca ne devrait pas être une honte de pleurer, pas même devant quelqu'un, quelqu'un de confiance qui plus est, mais moi je n'aimes pas ça. J'ai toujours eu l'impression que c'était une signe de faiblesse au point de m'évertuer à ne pleurer que vraiment si je suis incapable de faire autrement. Sans doute que suis-je arrivée à ce genre de situation ? Pourquoi serait-ce surprenant lorsqu'on sait que mon frère est un sujet difficile pour moi. J'ai beau avancé la tête haute, prétexter que je vais bien, j'ai toujours pas fait mon deuil et me connaissant je ne le ferais jamais pleinement. Gideon c'était un peu toute ma vie. Nous n'étions pas jumeaux pourtant c'était tout comme. Nous avions une relation fusionnelle et nous étions toujours là l'un pour l'autre. Il ne m'avait jamais jugé, pas même sur mes pires actes et me confier à lui me manquait atrocement. Que ce que je pensais être une blessure cicatrisée se rouvre était douloureux et j'avais complètement perdue les pédales, m'énervant et pleurant devant le faerie. Quelque part, heureusement qu'il s'agissait de Lehr et que j'avais confiance en lui. D'ailleurs, je ne savais pas bien pourquoi, c'était naturel depuis le début. Il dégageait quelque chose, une sorte d'aura qui faisait que je ne pouvais pas douter de lui. Forcément, lorsqu'il proposa de m'aider à entrer en contact avec les Nichols, je savais qu'il le ferait, tout comme je savais qu'il serait capable de m'anéantir si je leur faisais du mal – ce qui n'était pas du tout mon intention. Peu importe que j'appartiennes maintenant au monde obscur et que j'ai des capacités surnaturelles, il était bien plus âgé et expérimenté que la misérable petite louve alpha que he pouvais être.

Finalement, je parviens à me ressaisir, à arrêter de pleurer. Mine de rien, ça m'a fais un bien fou cette crise. Ca m'a permis d'extérioriser toute cette colère, cette douleur et cette incompréhension qui me bouffaient depuis trop longtemps maintenant. J'ai laissé place à mon franc parlé, à mon habitude de dire tout haut tout ce que je penses alors que parfois je ferais mieux d'avoir un filtre. Je me moques qu'il me prenne pour une folle alors que je ne dis pas seulement avoir besoin de boire mais aussi de m'envoyer en l'air, c'est ce dont j'ai besoin parce que je me connais et puis … que peut-il y avoir de choquant dans des choses aussi naturelles ? Après m'avoir affirmé que son bar contient sans doute tous les alcools terrestre en plus d'autres petites choses pas très légales, il ajoute en me chuchotant à l'oreille pouvoir également satisfaire ma seconde requête. Malgré moi, je sens un frisson agréable parcourir toute mon échine. « Je vais me laisser tenter. » Je débutes alors qu'il se lève pour gagner son bar d'où il sort plusieurs verres comme si nous nous trouvions subitement dans un bar. « Par les deux. » Je prends soin d'ajouter, que ça soit ses petites choses illégales ou qu'il soit mon partenaire d'une nuit. Au point où j'en suis j'en ai vraiment besoin, comme une droguée mais j'assumes, je ne suis pas parfaite et je n'ai jamais cherché à l'être. Finalement, je me lèves et le rejoins près de son bar où je regardes d'abord ses verres puis lui. « Surprends-moi. » Je souffles avec ce petit sourire malicieux au coin des lèvres. Ca y est maintenant que j'ai quelque chose en tête, je vais tout faire pour l'obtenir. Il n'y a pas que ça ceci dit ; je n'ai jamais rien bu provenant du monde obscur et qui soit illégal. Très sincèrement, même en étant louve je suis restée au niveau des boissons que je connais et là, oui, je me laisserai volontiers tenter … en fait que ça soit par ses breuvage ou par lui.
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What do you need [Jazz & Lehr]
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