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 I never told a lie, and that makes me a liar w/ freya

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Sujet: I never told a lie, and that makes me a liar w/ freya   Dim 17 Avr - 21:29

Caleb était immobile, tel un félin dans l'instant précédant l'attaque. Il ressemblait à une statut de pierre, jusqu'à ses pupilles qui frémissaient à peine dans leur orbite. Il prit une grande inspiration, concentré sur sa cible, avant de se lancer dans une nouvelle série de coups de poings dans le punching-ball. Il donna un dernier grand coup, précis, mortel, avant de s'arrêter et de laisser échapper un souffle de satisfaction. Il défit ses bandelettes d'entraînement puis s'étira et, attrapant son sac au passage, se dirigea vers sa chambre afin de prendre une douche. Les couloirs de l'institut étaient complètement déserts, ce qui était à la fois surprenant, et pas complètement impossible à cette heure de la journée. Il était déjà neuf heures passé, et sans sortie justifiée, la plupart des membres de l'institut restaient soit dans leur chambre, seuls ou avec leurs amis, leur famille, soit dans la salle commune. Caleb aimait cette période de la journée, le soir, quand, après une longue journée, il avait la possibilité de se changer la tête à coup de poings (ou d'arc). A présent il n'avait plus qu'à prendre une bonne douche, et, avec un peu de chance, il pourrait aller voir sa sœur et passer la soirée avec elle. Il avait l'impression que ça faisait des années qu'il ne l'avait pas vue. Il fronça les sourcils. Elle était distante, depuis un certain temps. Elle lui cachait quelque chose, il pouvait le sentir. Le problème, c'est qu'il n'avait pas la moindre idée de quoi, et qu'il ne savait pas comment affronter ça. Freya ne lui avait jamais rien caché auparavant, rien de bien sérieux en tout cas. Certes, elle ne lui avait jamais parlé en détail de toutes ses frasques, et il savait qu'elle avait brisé les règles plus de fois qu'il ne pouvait compter. Mais il avait le sentiment que cette fois, il s'agissait de quelque chose de plus profond, de plus grave, et il ne savait comment  gérer le fait que, apparemment, sa jumelle et parabataï ne lui faisait pas suffisamment confiance pour lui parler de ce qui lui arrivait. Il s'inquiétait, et ne savait comment lui en parler. Il avait peur qu'elle se braque, se défende, ou pire, lui mente sans hésitation. Il ne savait pas ce qui serait pire, et ne voulait pas le savoir. Mais il avait conscience qu'il ne pouvait pas rester dans cette situation d'incertitude éternellement. Ne serait-ce parce qu'il était mort d'inquiétude, et qu'il craignait que ces secrets et cachotteries mèneraient à une catastrophe. Il ne pouvait pas protéger sa famille s'il ne savait pas ce qu'il leur arrivait. Il ne pouvait pas protéger Freya si elle ne lui disait pas ce qu'il se passait.

Se sentant soudain épuisé, il se pinça l'arrête du nez et s'arrêta un instant de marcher. Être un Lightwood n'avait jamais été simple, mais depuis quelques semaines, il lui semblait que ça n'avait fait que se complexifier, et il savait que ça n'irait pas en s'arrangeant. Je dois juste trouver un moyen de nous maintenir unis pensa-t-il en ouvrant les yeux. Il était sur le point de recommencer à marcher quand un bruit sourd le retint. Il fronça les sourcils et tendit l'oreille, ses instincts en alerte. Ici, au cœurs de l'institut, ils couraient toujours moins de risque, mais on ne pouvait savoir. Pourtant, quand la personne qui avait fait ce bruit passa le croisement entre les deux couloirs, il manqua d'en tomber à la renverse. « F... Freya ? » murmura-t-il, trop bas pour qu'elle l'entende. Il pinça les lèvres. Il se doutait qu'elle sortait de l'institut, l'avait surprise parfois. Mais à cette heure ? Et alors que, depuis quelques temps, il était évident qu'elle vivait avec un lourd secret ? C'était louche. De fait elle marchait le plus doucement possible, furtivement, comme elle l'aurait fait en mission. Quelque chose n'allait pas, il pouvait le voir. Il se mordit la lèvre, hésitant. Il voulait l'arrêter et lui demander ce qu'elle faisait. Il voulait exiger des explications. Mais il avait le sentiment, amer, que s'il le faisait maintenant, elle ne lui dirait pas la vérité. Il serra le poing, le cœur battant à la chamade. Il avait peur de ce qu'il était sur le point de faire. Depuis quand doutait-il de sa sœur ? Il détestait ça. Mais en même temps, il avait horreur de ne pas savoir. Alors, il pris une décision qui, il le craignait, leur coûterait à tous les deux. Il se décida à la suivre.
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Sujet: Re: I never told a lie, and that makes me a liar w/ freya   Lun 18 Avr - 21:25


   
    i never told a lie, and that makes me a liar w/ Cal

C’est à pas de loup qu’elle se glisse hors de sa chambre, sa crinière couleur de jaie virevoltant derrière elle, jetant un rapide coup d’oeil à gauche, puis à droite. Elle ferme la porte derrière elle, faisant le moins de bruit possible. Caleb devait sans doute être enfermé dans sa chambre et elle ne se voyait très mal lui dire ce qu’elle s’apprêtait à faire. Blouson en cuir, habillé d’une tenue exagérément sexy, elle se mit alors en tête de rejoindre Gaël. Étrangement, elle se soir elle avait d’autre chose en tête que d’embrasser son corps d’Apollon. Elle n’avait qu’une chose en tête, elle voulait des explications. Elle se sentait trahie par cet homme en qui elle avait aveuglément partagé une partie d’elle-même. Elle était blessée intérieurement, mais ça, elle ne l’avouerait certainement jamais. Préférant cacher sa peine derrière un masque de guerrière. Garder se masque froid pour se protéger des autres, des personnes qui pourraient tenter de l’atteindre d’une quelconques manière, aussi sournoise soit-elle. Dehors, ne jamais montraient votre faiblesse, vos émotions. Vous concentrez sur votre mission. C’était une des premières règles des shadowhunters et Freya avait bien du mal à la respecter quand il s’agissait de son coeur.* Pourquoi je me mets dans des états pareils ? Il n’est qu’une distraction, je suis qu’une distraction pour lui *** Pense-t-elle alors que doucement elle s’imagine déjà lui tomber dessus et lui faire regretter ce qui lui était arrivée. Heureusement pour lui Syrielle et elle avaient réussi à sortir seine et sauve. Légèrement amoché, mais c’était le lot de tous les jours, la « routine ». Mais au-delà de ça, il fallait l’avouer cette situation lui faisait beaucoup plus mal qu’elle ne l’aurait souhaité.

Ce soir, il ne s’y attendrait surement pas qu’elle le menace avec son épée. Depuis cette nuit, où elle s’était fait attaquer par des Raveners, elle n’avait pas eu l’occasion de lui reparler et de s’expliquer. Après tout elle méritait des explications non ? Il l’avait envoyé droit dans un piège et elle n’était pas prête à lui pardonner. Il lui faudrait surement du temps pour qu’elle puisse de nouveau avoir confiance en lui c’était certains, enfin… ça c’était seulement dans le cas ou la réponse allait convenir à la jeune femme, dans l’autre cas il allait surement finir six pieds sous terre. Il avait beau être à son goût, il l’avait mis devant le faite à complice, par sa faute, elle avait entrainé sa cousine dans un piège et ça, elle ne pouvait lui pardonner aussi facilement.

Doucement, lentement, la jeune femme parcouru les longs couloirs faiblement éclairés de l’institut avec une seule idée. Comment allait-elle gérer la situation une fois qu’elle serait en face de lui ? Perdue dans ses pensées, elle descendit les escaliers concentré, se répétant en boucle ce qu’elle allait lui dire et ce qu’elle allait lui faire. C’est à un détour d’un couloir, incognito, qu’elle prit la décision de passer à l’armurerie. Arrivée devant un mur elle posa sa main sur le panneau latéral, déclenchant ainsi l’ouverture automatique de l’armurerie, elle s’y engouffra l’espace de quelques minutes prenant en main son épée séraphique déterminée à lui faire mordre la poussière. Énervé une femme Lightwood n’était jamais une bonne initiative surtout si vous teniez un tant soit peu à vos bijoux de famille. Elle prit rapidement la direction des sous-sols, descendant rapidement les nombreux escaliers. Depuis le temps, elle commençait à connaître les passages secrets menant vers l’extérieur. Un sourire machiavélique sur le visage elle poussa la porte devant elle et s’engouffra à l’extérieur, ce mettant à marcher en direction du repaire d’Ashen et des loups.

Elle n’avait jamais rien eu contre eux, au contraire elle avait appris à les apprécier. Sauf exception, Jesse Starkweather était l’une de ces personnes en qui elle n’avait absolument pas confiance et - accessoirement ne pouvait s’empêcher de lui faire comprendre qu’il n’était qu’un traitre. Ex-shadowhunter, il avait finalement eu ce qu’il méritait. Tout le monde se portait mieux sans lui. Sincèrement.

Trop occupée avec ses idées sombres, elle finit par arrivée après de nombreuses minutes devant ce bar, prête à pousser la porte de celui-ci lorsque soudain, elle se mit à ralentir le pas, une étrange sensation vint la chatouiller dans l’estomac, comme une sorte de sixième sens. Elle accéléra alors le pas, jusqu’à une interception, elle disparue alors tournant vers la droite, elle vint s’installer contre le mur, son épée dans la main, prête à se défendre. Trois, deux… Elle sortit de sa cachette tombant ainsi sur la personne qui la suivait depuis plusieurs minutes maintenant, elle arrêta juste au bon moment son geste, l’épée à quelques centimètres de la gorge de son frère, elle recula rapidement, puis revint vers lui, le bousculante d’une main.  « J’aurais pu te tuer espèce de crétin ! » Elle prit une profonde respiration, la présence de son frère et Parabatai vint à la calmer instantanément.  « Me refait plus jamais ça ! » Elle le toisa un instant avant de poursuivre. « Je peux savoir ce que tu fiches ici ? Tu me suis ou je rêve ? ».


Chanson: Castle- Halsey
MOTS: 876/ WILDBIRD
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Sujet: Re: I never told a lie, and that makes me a liar w/ freya   Mar 19 Avr - 16:56

Caleb avait pris sa décision. Pour la première fois de sa vie, il choisirait de ne pas faire confiance à sa sœur. Pour la première fois de sa vie, il serait son ombre, mais dans le mauvais sens du terme. Il n’y avait plus à tergiverser. La mâchoire serrée, il sorti son traceur de rune et s'inscrivit une rapide rune d'invisibilité sur l’avant-bras. Elle ne durerait pas très longtemps, mais elle lui permettrait de la suivre sans trop de problèmes pendant quelques temps, et surtout, de ne pas se faire prendre alors qu'il quittait l'institut. Il se demandait, d'ailleurs, pourquoi sa sœur n'en avait pas utilisé une. Ou si, au contraire, elle en avait utilisé une, mais que, pour une raison quelconque, celle-ci ne fonctionnait pas sur Caleb. Et si c'était le cas, pourquoi ? Était-ce parce qu'il était non seulement son parabataï, mais aussi son frère jumeau, rendant leur connexion tellement forte que ces runes étaient inefficaces sur lui ? Il avait, après tout, par le passé, déjà surpris sa sœur en train d'essayer de se faufiler hors de l'Institut. Et il avait été le seul à le faire. Jamais personne d'autre n'avait pris Frey la main dans le sac. Était-ce dû uniquement à cela ? Ou était-ce aussi lié au fait qu'il était en train de penser à elle au moment même où elle était passé devant lui, brisant l'illusion par la seule force de leur lien activé par ses pensées ? C'était possible, après tout. Mais dans ce cas, sa rune à lui marchait elle ? Il semblait que oui, pour le moment. C'était inexplicable. Mais il est vrai qu’encore aujourd'hui, l'étendue de la magie des runes restait un mystère que les Chasseurs d'Ombres étaient loin d'avoir complètement expliqué. Il lui semblait impossible que sa sœur ait été négligente au point de ne pas prendre de précautions. Certes, elle aimait le danger, et adorait par-dessus tout quand leurs missions étaient... épicées, mais elle n'était pas complètement imprudente pour autant. Surtout si elle tenait à garder ses activités secrètes. Il ne pouvait pas imaginer qu'elle soit inconsciente au point de penser qu'elle pouvait quitter l'Institut sans autorisation, alors qu'entrer et sortir de là était particulièrement compliqué, sans être protégée par une rune de dissimulation.

Une fois sa rune tracée, il rangea son instrument et sorti sa dague, la tenant fermement dans sa main, avant de s'élancer à la suite de sa parabataï. Il la vit s'arrêter à l'armurerie, et fronça des sourcils, encore plus inquiet à présent. Si elle avait besoin d'armes, cela voulait dire qu'elle était dans une situation dangereuse... Et ça ne lui plaisait pas du tout. Quand elle en sortie, il se remit à la suivre, l'estomac noué par une anxiété sourde. Ils marchèrent longtemps, même si leur rapidité supérieure à celle des humains rendit le trajet beaucoup plus cours qu'il n'aurait dû l'être, jusqu'à ce que les bâtiments délabrés de l’ouest de Chicago soient tout ce qui les entourât. Caleb serra les poings. Il avait un mauvais pressentiment, qui se trouva confirmé quand il aperçut l'enseigne élimée du bar du Golden Wolf. Il grinça des dents, sentant l'inquiétude, mélangée à une sourde colère, roder en lui. Il n'aimait pas particulièrement les loup-garous, ou plutôt, il ne leur faisait pas confiance. Et l'idée que sa sœur puisse avoir des affaires avec eux, si horribles qu'elle n'ait même pas le courage de lui en parler, à lui, le rendait presque fou, au point qu'il ne remarqua même pas que l'effet de la rune se dissipait. Alors, quand elle continua son chemin au lieu de s'y arrêter, son soulagement fut tel qu'il ne pensa même pas un instant que cela pouvait être une ruse. Et qu'il se retrouva avec une épée sous la gorge, jurant intérieurement à cause de sa propre stupidité. « Je peux savoir ce que tu fiches ici ? Tu me suis ou je rêve ? ». Caleb la toisa à son tour, lui rendant regard pour regard, la mâchoire tendu dans cette expression familière qu'il prenait à chaque fois que les jumeaux se disputaient (ce qui était fréquent). Cela signifiait "j'ai raison, tu as tort, non, je ne changerai pas d'avis". Les deux Lightwood n'étaient rien si ce n'est particulièrement têtus. « Je n'aurais pas besoin de te suivre si tu m'expliquais ce qu'il t'arrive au lien de me cacher des choses » murmura-t-il sèchement en guise de réponse, déterminé à ne pas la laisser se défiler cette fois.
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Sujet: Re: I never told a lie, and that makes me a liar w/ freya   Sam 23 Avr - 16:37


   
    i never told a lie, and that makes me a liar w/ Cal



« Je n'aurais pas besoin de te suivre si tu m'expliquais ce qu'il t'arrive au lieu de me cacher des choses » murmura-t-il sèchement en guise de réponse, déterminé à ne pas la laisser se défiler cette fois. Il plonge ses yeux dans les siens comme s’il espérait déceler la vérité dans ceux de sa jumelle et parabatai. Elle se laisse submerger et baisse son arme, elle n’a pas envie de lui mentir, mais n’a pas non plus envie de lui dire la vérité. Il fallait l’avouer, il prendrait surement très mal le fait qu’elle lui est caché une aventure avec une créature obscure, et qui plus est un loup-garou. Créatures qu’il détestait peut-être plus que les vampires… vont savoir pourquoi .Peut-être avait-il succombé autrefois à un loup ?  « alors c’est donc ça… J’ai quand même le droit d’avoir une vie privée non ? Est-ce que je t’espionne lorsque tu passes du temps avec tes nombreux Mundane ? » S'était sortie tout seul, sur la défensive, elle n’avait pu s’empêcher de se braquer. Chose qui voulait clairement dire qu’il venait de toucher un point sensible. Étrange pour elle, ce n’est que lorsqu'elle avait finit par prononcer ces quelques mots quelle s’était rendu compte que Nathanaël avait bien plus d’emprise sur elle qu’elle ne l’aurait souhaité. « Désolé… je me suis laissé emporter… Je suis à crans en ce moment... »

Elle recula, secouant la tête, espérant lui faire comprendre que ce n’était peut-être pas la meilleure solution. Peut-être pouvait-elle ne pas complètement lui mentir ? Oui, c’était ça la solution. Faire comme les faeries, ne pas mentir mais simplement esquiver, contourner la vérité, jouer avec le sens des mots. Elle fit mine d’hésiter pendant quelques secondes, histoire de lui faire croire qu’elle avait fini par craquer. Elle lâcha un petit soupiré tout en levant les mains, comme si elle venait de capituler…mais c’était mal la connaître.  « Syrielle et moi on est partie chercher Tahlia il y a deux, trois jours (…) c’est pour ça qu’on est rentrée légèrement….amoché. Dit-elle avant de prendre une petite pause et de continuer.  «  On a préféré impliquer personne. ça a mal tourné à cause d'une mauvaise information donnée par un de ces crétins de loups. » Lui dit-elle en montrant l’entrée du bar du nom de quantum. « maintenant je vais aller le voir pour avoir des explications et toi, tu rentres. Et… prends ça aussi. » dit-elle en lui tendant son arme, se mordant discrètement l’intérieur de la joue  « si je le garde je vais surement faire une bêtise et tuer ce crétin (…) Un accident diplomatique serait la cerise sur le gâteau et n'ont peu pas se le permettre, pas maintenant. »


Le crétin en question était Nathanaël, l’homme dont Freya s’était amouraché. Rien n’était simple, tiraillé entre sa famille et cette aventure aussi rocambolesque soit-elle. Elle ne savait plus qui croire et que faire pour ce sortir de là. Plus les jours passé, plus l’homme lui manqué, alors qu’au fond elle lui en voulait terriblement. Sentiment de trahison.  « Tu vois… la routine, tu n’as donc pas à t’inquiéter. Je vais régler ça à ma manière et si tu as la gentillesse de me laisser y allez seule. Ce sera vite régler. » Autrement dit, la personne avec qui Freya allait devoir demander des explications aurait tout intérêt à coopérer et surtout, à avoir une réponse satisfaisante à lui donner. Il est vrai que la jeune femme n’était pas reconnue pour sa patience et encore moins sa « diplomatie ». Elle avait, elle-même horreur qu’on lui mente et qu’on se joue ouvertement d’elle, surtout lorsque ses sentiments étaient en jeu. Par le passé elle avait bien trop souffert pour se laisser une nouvelle fois berner par un homme.  « Fais- moi confiance pour cette fois Cal… s’il te plaît. Je ne veux pas envenimer la situation. Elle est bien assez compliquée comme elle est actuellement. »

Un ordre voilé, elle savait qu’elle était en train de parler à un mur, qu’il n’abandonnerait pas la partie aussi facilement. Comme une sorte de pressentiment. Elle se doutait bien que ce n’était finalement peut-être pas la première fois qu’il l’avait vu se faufiler la nuit hors de l’institut - qui plus sans autorisation de ses supérieurs- se fit sentir. Il la connaissait par coeur, sentait lorsqu’elle était mal. Et là, clairement elle cachait quelque chose.

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Sujet: Re: I never told a lie, and that makes me a liar w/ freya   Dim 1 Mai - 16:46

Caleb n’avait jamais rien caché à sa sœur. Il n’en avait jamais éprouvé le besoin. Partager ses doutes, ses secrets, avec elle, lui était toujours venu naturellement, bien qu’il ne soit pas enclin, par nature, à parler de lui et de ses problèmes. Néanmoins, quand il avait besoin de parler, de se confier, il savait à qui s’adresser. Il n’avait pas à hésiter. S’ils ne s’entendaient pas sur tout, loin de là, du moins partageaient-ils une complicité telle qu’ils savaient toujours, avec certitude, que l’autre était là pour eux. Elle était sa jumelle et sa parabataï, sa meilleure amie, avec Emma bien sûr. Il n’avait besoin de personne d’autre que des deux jeunes filles dans sa vie. Il aimait ses parents, évidemment, sa famille. Il défendrait la Rébellion et les Shadowhunters avec sa vie. Mais Freya et Emma avaient une place particulière dans son cœur. C’était pour ça qu’il avait eu tant de mal à accepter l’idée que sa sœur ait pu lui mentir, lui dissimuler des choses. Elle ne lui avait jamais menti directement. Certes, il lui était arrivé d’enfreindre les règles sans lui en parler, mais dans ce cas, il avait suffi qu’il la confronte à ce sujet pour qu’elle lui en parle. Elle ne cherchait pas à lui cacher des choses per se, et, du fait de leur lien, elle ne le pouvait pas réellement, de toute façon. C’était la première fois qu’elle lui mentait comme ça, effrontément, les yeux dans les yeux. Et ça lui faisait mal. Il ne pouvait pas mentir. Ça faisait mal, là, dans son cœur. Il se sentait trahi, perdu. Plus encore, il était mort d’inquiétude. Si elle en était au point de lui raconter des mensonges éhontés quand il la confrontait directement, alors elle devait être dans de sérieuses ennuies. Ne venait-elle pas de lui crier dessus ? Il était resté silencieux alors qu’elle lui faisait une remarque désagréable sur ses "Mundane", comme elle disait. Il s’était contenté de pincer des lèvres, conscient qu’elle était sur la défensive, et qu’elle cherchait à l’énerver afin de détourner la conversation. D’ailleurs, elle s’en était excusé immédiatement. « Ce n’est pas grave » répondit-il. Il comprenait. Il désirait juste savoir pourquoi elle était à cran, et ce qu’il pouvait faire pour l’aider. Il aurait fait n’importe quoi pour elle ; elle aurait dû le savoir à présent. Alors pourquoi ne se confiait-elle pas à lui ? Pourquoi évitait-elle de lui répondre ? Pourquoi mentait-elle, encore ? Il ne la croyait pas à propos de cette histoire sur Tahlia. Du moins, ne croyait-il pas que c’était là l’exacte vérité. Il avait le sentiment qu’elle lui disait la vérité, mais sans la lui dire vraiment. Un peu comme si elle avait laissé leur sang de Faerie devenir sa voix, un instant, débitant des paroles qui évitaient le mensonge mais n’aboutissaient pas à la vérité. Il pouvait le voir dans la façon dont elle essayer de se débarrasser  de lui. Elle n’agissait pas normalement, et la voir lui tendre son arme de la sorte ne fit que confirmer ses soupçons. Sans armes… dans un repère de loup-garous ? Ce n’était pas normal. Et Caleb ne pensait pas ça uniquement parce qu’il ne faisait pas confiance aux loups, loin de là, mais aussi parce qu’il avait conscience des risques qu’elle encourait. Les loups étaient – du moins pour l’instant, et pour la majorité d’entre eux – du côté de la Rébellion. De fait leur repère était une cible potentielle pour le Nouvel Ordre. Se rendre dans un lieu aussi dangereux sans protection relevait de la folie. Et si ça sœur était aventureuse, si elle aimait l’imprévu et le grand spectacle, elle était néanmoins loin d’être stupide. Elle était une excellente shadowhuntress, compétente et talentueuse. Jamais elle n’aurait agi de la sorte. Quelque chose n’allait pas, et il pouvait le sentir. Alors quand elle lui ordonna de lui faire confiance, avant de souligner elle-même à quel point la situation dans laquelle elle se trouvait était compliqué, quand elle lui ordonna de partir, de se détourner et de prétendre que rien n’arrivait, il ne put obéir. Il serra la mâchoire, une mimique qui apparaissait fréquemment sur le visage des Lightwood et qui soulignait à quel point cette famille avait tendance à se montrer… bornée. « Hors de question » répondit-il entre les dents, sans appel, le regard froid. « Tu es ma sœur, Frey, ma parabataï. Tu crois vraiment que je vais t’abandonner comme ça alors que tu es en train, littéralement, de te jeter dans la gueule du loup ? » Il ferma les yeux et secoua la tête, dans un signe de refus absolu. Quand il les rouvrit, ce fut pour les planter droit dans ceux, d’un brun aussi sombre que leurs cheveux, de sa sœur. « Alors maintenant, tu vas me dire ce qu’il se passe, au lieu de me raconter des bobards comme si tu venais de passer les trois dernières semaines à développer tes talents de comédienne chez les fées » ajouta-t-il en croisant les bras. Il ne la laisserait pas se défiler, pas cette fois. Quoi que ce soit, il pouvait le supporter. Il n’était pas faible, il n’était pas idiot. Si sa sœur avait besoin d’aide, il serait là. Il ne l’abonnerait pas.
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Sujet: Re: I never told a lie, and that makes me a liar w/ freya   Dim 1 Mai - 19:59


   
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« Hors de question » lui avait-il glissé entre ses dents. Elle se mordit l’intérieur de la lèvre, il ne lâcherait pas. Rien du tout. C’était son jumeau après tout non ? elle devait s’y attendre un peu non . Ils étaient liés qu’ils le veuillent ou non. Elle devait faire avec et tentait de reprendre le contrôle de ses émotions.  « Tu es ma sœur, Frey, ma parabataï. Tu crois vraiment que je vais t’abandonner comme ça alors que tu es en train, littéralement, de te jeter dans la gueule du loup ? » en réalité, elle avait peur de la façon dont il réagirait, elle savait parfaitement l’opinion qu’il avait face aux loup-garous. Bien que la plupart d’entre eux étaient du côté de la rébellion, personne n’était à l’abri d’un quelconque retournement de situation non. Mais Freya, aventureuse dans l’âme, avait choisi d’ignorer les paroles d’avertissement de son frère. Et bien voilà qu’elle en payé désormais le prix. Elle venait d’être trahis, encore une fois.  « arrête ça d’accord ? j’ai plus six ans, j’ai plus besoin que tu me protèges. Caleb je t’aime, tu es tout pour moi. Tu le sais. Mais là… c’est entre moi et Na…» Elle n’eut pas le courage de terminer, voire de prononcer son prénom. Le regard fuyant, la bouche qui s’ouvre et qui se ferme. Aucun mot n’arrive à sortir d'entre ses lèvres. Ce prénom qu’elle avait susurré de nombreuses fois depuis deux mois maintenant lui donner désormais le haut-le-coeur.

Pourquoi devait-elle subir ça encore une fois ? Une fois n’avait-il pas été suffisant ? Et pourquoi arrivait-elle à se laisser autant submerger par ses émotions ? Elle qui d’habitude contrôlé parfaitement ses émotions ? Elle avait déjà perdu patience, avec l’obscur la dernière fois. Et voilà qu’elle se laissait avoir une nouvelle fois. Pourquoi se mettait-elle dans des états pareils ? et surtout pour lui ? Il ne le méritait pourtant pas. « alors maintenant, tu vas me dire ce qui se passe, au lieu de me raconter des bobards comme si tu venais de passer les trois dernières semaines à développer tes talents de comédienne chez les fées » ajouta-t-il en croisant les bras alors que Freya releva la tête, auparavant perdue dans ses pensées lointaines. Ouvrant puis fermant aussitôt la bouche. Comme offusquée des paroles de son frère. Finalement, il venait de marquer un point. « Seigneur, je déteste quand tu fais ça ! » finit-elle par lui dire, les mains levé vers le ciel.  « comment est-ce que tu fais ? Tout savoir… deviner… tu... tu es… tu es chiant et exaspérant voilà ! » Il l’énerve, mais elle ne pouvait plus longtemps lui cacher la vérité. Elle avait bien fini par cracher le morceau à Syrielle non . Bon, elle l’avait moyennement bien pris. Lui avait faits la gueule pendant deux heures au moins. Autant dire dans leur monde de filles une éternité. Eden revanche, elle appréhendait la réaction de Caleb. Comment allait-il réagir face à tout ça ?

Ses bras à présent baisser, elle déglutit rapidement, fuyant légèrement le regard de son frère.  « Je n'ai jamais voulu te mentir ou quoi que ce soit. C’est juste que… j’ai peur de ta réaction, de celles de nos parents - s’ils l’apprennent. Je me rends compte que… c’était complètement idiot. que j’aurais dû t’écouter depuis le début… » Chose rare, elle finit par admettre son erreur  « Tu avais raison sur toute la ligne. Je n'aurais pas dû lui faire confiance. Il m’a trahi, il nous a tendu un piège. À Syrielle et à moi. Il a pris comme prétexte Tahlia … et…» et rien du tout. La douleur, le chagrin. Ça recommençait encore une fois. Elle ferma les yeux un instant, laissant échapper un soupir.  « j’aurais dû le savoir. Isabelle puis Meliorn… puis … » encore une phrase en suspend. Les images d’Allan, son premier amour devenu Obscur, sa trahison, puis le fait qu’il avait tenté de la tuer alors qu’elle essayait de lui venir en aide lui revint en mémoire. Il s’était joué d’elle tout comme Nathanaël l’avait fait.  « Je croyais que j’y arriverai, mais je ne suis pas comme toi. J’ai joué avec le feu et je me suis brûlé. » les yeux qui brille, pour la deuxième fois. Elle n’était pas enclin à montrer ce qu’elle ressentait à qui que se soit d’habitude. Johanna Lightwood, leur mère avait été assez claire sur ce sujet, mais voilà parfois on n’arrive pas à contrôler ce qu’on ressent et elle finalement le seul remède et de parler. Parler à son frère, son jumeau et Parabatai. Le seul être qui pouvait finalement la comprendre. Du moins, elle l’espérait au plus profond d’elle.

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