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 conversation with the past (james)

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Battle cry
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PRO MUNDI BENEFICIOSéléné Talwar
Je suis à Chicago depuis le : 20/02/2017 et j'ai déjà payé : 26 factures et gagné : 103 gains. Il paraît que : Neelam Gill est mon double. Schizo je joue aussi : personne. On m'appelle : dioscuri et pour mon profil je remercie : ahiṃsā.

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Sujet: conversation with the past (james)   Ven 24 Fév - 21:01

Conversation with the past
Vous êtes vous déjà demandé pourquoi l’Homme s’entête à se faire du mal ? Pourquoi malgré les mauvaises expériences, la douleur et le dégoût, il finit invariablement par revivre ce cycle en retournant encore et encore à la source de ce mal, et ce quelle qu’elle soit ?

C’est avec ces pensées philosophiques en tête que Séléné s’éloigne lentement de la ville et de ses habitants, se maudissant de vouloir s’obstiner à devenir une meilleure guerrière car tout bon Obscur se doit d’être un bon combattant. C’est ce qu’on lui a martelé depuis son plus jeune âge, alors forcément, les mots sont rentrés ; elle-même le sait, ils peuvent laisser de plus profondes traces que n’importe quel coup. Alors malgré son aversion pour le combat, la jeune femme a persévéré, subissant coups et remarques acerbes, et bien qu’elle soit encore loin de l’excellence, elle peut survivre en cas d’affrontement, ce qui est à ses yeux l’essentiel. Mais la séance d’entraînement à venir n’est pas simplement une autre séance de torture non, elle est également un moyen de renouer avec un passé effacé.

Un léger sourire se dessine sur ses lèvres à cette dernière pensée. Elle est encore incertaine quand au retour de James à Alicante, ayant été prise de court ; la jeune femme avait tiré un trait sur son ami d’enfance et le revoir en face d’elle a donc été une grande surprise. Mais il est toujours agréable, parfois, de retomber dans l’innocence de l’enfance, de se laisser aller à la douceur de la nostalgie. Le jeune homme avait été une part assez importante de l’enfance de Séléné, bien qu’elle doute de l’inverse ; elle avait été la petite nouvelle, un peu pénible mais recherchant seulement de la compagnie. Et bien qu’ayant tous les deux grandis, des liens amicaux étaient restés, ayant cependant perdu la ferveur du jeune âge.

Le claquement sec du cuir sur le pavé a maintenant laissé place à un bruissement plus mélodieux, celui de l’herbe se plissant à chaque pas. Le paysage paraît flou, recouvert d’une fine couche brillante à la limite de la rosée du matin et du givre. Malgré de douces pensées, la réalité reste dure ; la perspective de passer les prochaines heures à l’extérieur, dans ces températures loin d’être agréable, à s’entraîner à une chose encore moins agréable, est loin d’être réjouissante. Peu importe la compagnie, rien ne pourrait rendre cela meilleur. Et pourtant, l’idée même de s’entraîner venait de la jeune femme ; proposition lancée sans vraiment réfléchir, et acceptée avant même d’avoir réalisé son implication. L’Homme est son propre bourreau, et Séléné ne pouvait en vouloir à personne si ce n’est sa propre stupidité. Elle adoucit néanmoins le tout en se disant que cette matinée ne serait pas une perte totale et qu’au contraire, il s’agit d’une bonne chose, qu’elle pourrait progresser.

Les derniers bâtiments s’éloignent de plus en plus derrière elle, et sans leur présence encadrant son chemin, Séléné ressent le froid d’autant plus vivement, seul compagnon encore présent. Sa cadence s’accélère peu à peu, non seulement pour se réchauffer mais aussi parce que malgré les années, elle déteste toujours autant être seule, cette sensation de n’être entouré que de soi, d’entendre sa respiration au plus près de son oreille, de sentir son cœur battre au plus profond de sa poitrine ; elle déteste cette hyper conscience d’elle-même, la ramenant à des temps plus vulnérables. C’est pour cette raison qu’elle tâche toujours d’occuper ses pensées, c’est pour cette raison qu’elle a ardemment cherché à se faire des amis  plus jeune.

Elle aperçoit enfin une silhouette au loin, déjà en mouvement. Ses pas se font moins amples, la jeune femme se détend légèrement, sans pour autant se laisser aller à l’insouciance : les temps sont troubles et les ennemis nombreux, la prudence n’est pas un accessoire. Elle pense d’abord à une approche discrète, histoire de ménager un certain effet, mais elle abandonne bien vite l’idée : les capacités qu’elle désirait étaient bien loin de la réalité et même avec ses meilleurs efforts elle doute pouvoir surprendre un Obscur tel que James. Elle opte donc pour une approche moins ambitieuse, lui épargnant un embarras possible ainsi qu’une bonne quantité d’énergie. « Bien talentueux collègue, prêt à s’ébahir devant mes capacités ? » La prétention n’est qu’un moyen de cacher ses faiblesses ; Séléné le sait et pourtant ne trouve rien de mieux à dire. Elle essaie de faire passer sa phrase avec un rire, mais ce dernier résonne d’une manière plutôt pathétique. « Non en réalité, ma langue est mon muscle le plus développé, mais la vie est faite de challenge n’est-ce pas. » En effet, la vie est compétitive et c’est justement pour cela qu’elle se doit de devenir meilleure, et ce même dans les domaines qu’elle est loin d’apprécier.

Et même sans cela la journée aura au moins été utile. Elle sait pourquoi les gens s’obstine à sa faire du mal : l’Homme est stupide.

© 2981 12289 0 830 mots @James Whitehall


x x x
you were young, and you were so god damn excited, telling lies you never thought would come to bite you; but darling, blood is thicker than you think it is, take it on the chin and turn around.©️ by anaëlle.

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PRO MUNDI BENEFICIOJames Whitehall



Je suis à Chicago depuis le : 21/02/2017 et j'ai déjà payé : 63 factures et gagné : 136 gains. Il paraît que : William Moseley est mon double. Schizo je joue aussi : la sexy Demetria. On m'appelle : Meg', ou Poupi et pour mon profil je remercie : viceroy (vava).

Je suis : célibataire
Sujet: Re: conversation with the past (james)   Mer 1 Mar - 2:24


Conversation with the past

James Whitehall & Séléné Talwar

M onkey, je te laisse la boutique quelques heures. A moins que tu veuilles venir t’entraîner avec nous… Un rire rempli d’ironie lui parvint de l’arrière boutique. Dans tes rêves, Jamie. James rit légèrement, n’en attendant pas moins de sa sœur, et s’empara de son sac avant de quitter la boutique, s’engageant dans le froid hivernal qui paralysait Idris depuis déjà quelques temps.

Jusqu’à ses onze ans, James n’avait connu qu’Idris ou en tout cas, c’est ce que ses souvenirs trafiqués lui disaient. Alicante était sa maison, et les plaines d’Idris un immense terrain de jeu pour le garçon qui avait de l’énergie à revendre. Parfois, il regrettait que sa famille ne soit pas assez fortunée pour vivre en dehors d’Alicante. Pas pour les vastes manoirs qui perturbaient ça et là le paysage immaculé, non. James n’avait jamais été du genre à réclamer un confort démesuré. Ce qui le faisait rêver, c’était l’espace. La forêt, les plains à perte de vue, le Lac Lyn… Depuis un an, la solitude de la campagne du pays qui avait vu naître sa race d’origine était devenue son refuge. Quand il voulait être seul, laisser tomber les masques et faux semblants, il quittait l’agitation de la ville pour le calme de la campagne. La boutique de son père avait survécu un an sans lui, elle pouvait se passer de lui quelques heures de temps à autres.

Cependant, ce jour-là ce n’était pas seul qu’il allait passer quelques heures au vert. A sa demande, James devait rejoindre une vieille amie pour un petit entraînement. Lui et Séléné s’étaient connus enfants, avant que James ne soit envoyé à Chicago et ne disparaisse pendant douze longues années sans donner de nouvelles. Aujourd’hui, les deux jeunes gens étaient tous deux soldats du Nouvel Ordre mais si James comptait parmi les meilleurs, on ne pouvait en dire autant de sa jeune amie. Lorsqu’elle lui avait proposé de s’entraîner ensemble, le jeune Whitehall avait accepté sans même réfléchir, ni laisser le temps à la jeune femme de se rétracter. Il avait bien besoin de se défouler, et sa sœur adoptive était rarement partante pour ce genre de prouesses, bien qu’il arrive parfois à la persuader, ce qui relevait du miracle.

James était parti avec un peu d’avance, si bien que c’est sans grande surprise qu’il découvrit leur point de rendez-vous totalement désert. Il déposa dans l’herbe le sac qu’il avait emmené avec lui et s’arrêta un instant pour profiter de la solitude et du silence, luxe dont il avait peu le temps de profiter à Alicante. Il respira à plein poumon l’air glacial et soupira, s’accordant quelques secondes pour se vider l’esprit, oublier son masque de soldat modèle et dévoué, oublier ses doutes, ses regrets… Lui qui s’était dit, en quittant Chicago, que tout serait plus simple pour lui, il s’était mis le doigt dans l’œil. Un an plus tard, les mêmes questionnements tournaient toujours en boucle dans sa tête. Il ne s’était confié qu’à sa sœur, sachant pertinemment qu’il n’y avait personne au monde en qui il pourrait avoir plus confiance. Elle passait aux yeux de beaucoup pour une belle idiote, tête en l’air et je m’en foutiste au possible, mais personne ne la connaissait comme lui. Cecilia était intelligente, elle analysait et comprenait les choses comme personne. Seulement, elle se moquait royalement de cette guerre ancestrale dans laquelle ils étaient tous plongés, si bien qu’elle préférait laisser les autres la prendre pour une idiote, histoire d’avoir la paix.  

Après quelques secondes passées les yeux fermés à écouter le silence, James rouvrit les paupières et alla s’emparer de l’une des bo staff qu’il avait emmenées avec lui. Quitte à devoir attendre sa partenaire d’entraînement du jour, autant le faire de manière productive. Cela lui éviterait aussi de se transformer en esquimau géant, immobile dans le froid hivernal. Il était en train de s’échauffer, manipulant habilement le long bâton de bois, lorsqu’il vit du coin de l’œil une silhouette approcher. Il ne s’arrêta pas pour autant, la laissant le rejoindre.

Bien talentueux collègue, prêt à s’ébahir devant mes capacités ? lança-t-elle en approchant. S’en suivit un rire qui n’avait rien de très convaincu. James sourit en coin, arrêtant de faire tournoyer le bâton, le calant derrière son dos.  Non en réalité, ma langue est mon muscle le plus développé, mais la vie est faite de challenge n’est-ce pas, corrigea-t-elle. James rit légèrement, reprenant une posture plus naturelle. Il est vrai que tu as toujours eu la langue bien pendue. C’était déjà le cas à ton arrivée ici, se remémore-t-il sans se départir de son sourire en coin. Mais ta langue n’est pas le seul muscle que tu aimes utiliser, si je ne m’abuse. Pour appuyer son commentaire, James tapota sa tempe de son index. On a des runes pour la force, mais aucune ne peut te rendre intelligente. Et un combat, ça se gagne aussi dans la tête. S’il était loin d’être une asperge, des Obscurs plus forts physiquement et plus musclés que James, il y en avait un paquet. Ce n’était pas ses muscles qui faisaient de lui un bon combattant. C’était ses capacités d’observation, cette habitude qu’il avait d’analyser la manière sont se battaient ses adversaires, leurs points forts et leurs points faibles. Seule, la force brute ne menait à rien. Et c’est pour cette raison qu’il pensait que Séléné pourrait se révéler meilleure combattante qu’elle ne le pensait. Je te laisse une dernière chance de te défiler. Si elle n’avait pas l’envie, après tout, ils n’avanceraient à rien.

© POUPI
Poste 2 - 920 mots


 
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