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 The past is never dead (ft. Cameron)

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Sujet: The past is never dead (ft. Cameron)   Mer 18 Jan - 1:17


The past is never dead, it's not even past

Demetria I. Lightwood & Cameron D-Osborn

L e moins que l’on puisse dire, c’est que la fin de l’année avait été perturbées pour la population obscure de Chicago. Pour Demetria, tout avait commencé par une mission de routine en compagnie de Dimitri, Megara et Sebastian. La mission n’avait pas tout à fait tourné comme prévu, puisqu’après un petit voyage interdimensionnel, aux frais des enfants de Lilith, elle avait fini dans le corps de son double d’un autre monde, fraichement transformée en louve et avec quelques soucis pour se contrôler. Du lot des malchanceux qui l’avaient accompagnée dans son voyage, elle ne comptait pas parmi les plus traumatisés. Pas qu’elle n’ait fait aucune erreur, elle n’avait aucune expérience pour ce qui était du contrôle des instincts lycanthropes, mais d’un sens, sa détermination à retrouver les membres de son équipe, à trouver un moyen de retrouver leur monde, l’avait certainement empêchée de faire pas mal de dégâts. Dans tous les cas, elle en avait fait moins que son double, Kendra, n’en aurait fait. Entre son frère, le vampire nouveau qui lui donnait envie de lui coller des claques juste par plaisir et Megara, épouse bafouée par les infidélités d’un mari qui n’avait plus toute sa tête, Demetria avait eu de quoi se distraire, et moult raisons de lutter contre la louve et cette Kendra qui mourrait envie de planter ses crocs dans à peu près tout ce qui bougeait.

De ce petit voyage, Demetria ne ressortait donc pas particulièrement traumatisée, ou armée d’une tonne de regrets prêts à lui pourrir la vie. Cependant, la plupart des gens semblaient plus perturbés par cette escapade imprévue qu’elle. Demetria, elle, y trouvait surtout matière à réfléchir, mais pas de quoi la tenir éveillée la nuit. Ce qui la titillait était bien différent et n’avait rien à voir avec les cafouillages magiques des warlocks. Voilà quelques semaines, elle avait combattu un Obscur. Rien d’inhabituel en soi, elle en avait combattu bon nombre depuis qu’elle avait officiellement pris ses fonctions de Shadowhunter à l’Institut de Chicago. Ce n’était pas non plus la première fois qu’elle se faisait botter les fesses, ni qu’elle passait à deux doigts de la mort. Elle était chasseuse d’ombre et pire encore, membre de la Rébellion, la mort et elle étaient de vieilles amies, elles se côtoyaient quotidiennement et Demetria avait parfaitement conscience que chacune de ses sorties pourrait être la dernière.  Pourtant, ce combat en particulier l’avait marquée et pour cause. Alors que son adversaire aurait pu lui assener le coup fatal et débarrasser son clan d’un membre actif et dévoué de la Rébellion, il avait hésité.

Demetria n’avait pas vu dans ce blocage l’attitude d’un homme réticent à donner la mort. Jusque là, leur combat avait été acharné et il n’avait pas retenu ses coups, jamais manqué une opportunité de l’affaiblir un peu plus, pas plus qu’elle ne l’avait elle-même fait. Ils n’étaient rien de plus que deux adversaires, jamais elle n’avait même croisé sa route auparavant, ou c’était en tout cas ce qu’elle pensait. Pourtant, alors qu’il aurait pu la tuer, ajouter son nom à la liste des Lightwood ayant donné leur vie pour cette cause, il avait comme bloqué. Demetria ignorait si elle n’avait imaginé ou non, mais elle aurait juré voir apparaître dans le regard de l’homme une soudaine confusion, qu’elle en pouvait s’expliquer.

Depuis cette fameuse nuit, elle n’avait de cesse de retourner tout cela dans son esprit, tentant d’y trouver un sens. Pourquoi un parfait inconnu l’épargnerait ? Prendrait le risque de la voir se relever et profiter de son hésitation à la tuer pour porter elle-même le coup fatal ? Elle n’en avait parlé à personne, pas même à Dimitri. Son frère et parabataï n’avait pas participé à cette mission, restant à l’Institut auprès d’une Megara enceinte et qui aurait pu donner naissance à ses jumelles d’une minute à l’autre. Elle avait vaguement justifié ses blessures, appliqué quelques iratze et avait volontairement omis de mentionner ce détail dans son rapport. Elle voulait tirer tout cela au clair, et elle voulait le faire seule. La seule personne auprès de qui elle avait fait allusion à cet incident était une autre Nephilim qui était réputée pour avoir un bon coup de crayon et avait réussi à lui tracer un dessin assez ressemblant de son adversaire. Ce serait plus facile que de s’amuser à décrire l’homme à tous ses contacts dans le monde obscur. Depuis, armée de ce portrait-robot, elle arpentait la ville, questionnant les créatures obscures aux allégeances plus ou moins acceptables, à la recherche de cet homme. Elle se moquait pas mal que cela lui revienne aux oreilles et qu’il décide de lui mettre la main dessus, cela ne ferait que faciliter ses recherches.  

Ses nombreux contacts lui avaient permis de retrouver la piste de l’Obscur. Un Osborn, un assassin, lui avait révélé un vampire peu scrupuleux et loin d’être incorruptible quand on savait quoi lui offrir. Paradoxalement, l’homme était pompier en plus de son poste au sein du Nouvel Ordre, ce qui n’avait pas manqué d’intriguer encore un peu plus la Nephilim. C’est donc du côté de la caserne qu’elle se rendit au petit matin, environ une demi-heure avant la relève de la garde en cours. Sa peau était marquée de runes diverses – dont une lui permettant de lutter contre le froid qui glaçait la ville sans s’encombrer d’un épais manteau – et elle s’était équipée d’armes plus ou moins visible. Quelque part, elle doutait que l’homme tenterait de la tuer froidement en la voyant débarquer, mais si c’était le cas, il était hors de question qu’elle débarque les mains dans les poches. Les pompiers n’étaient bien entendu pas présents constamment à la caserne, mais elle avait pris ses précaution et avait usé de charmes tout ce qu’il y a de plus naturels pour extirper quelques informations à l’un de ses collègues qui travaillait une autre garde afin de savoir exactement quand revenir. Elle ne se rappelait même plus vraiment du baratin qu’elle lui avait sorti pour obtenir les informations qu’elle désirait et surtout, afin de s’assurer de son silence.

Quand elle approcha de la caserne, les camions n’étaient nulle part. Tapie dans l’ombre, tous les sens aux aguets, elle attendit donc le retour des pompiers, sans aucun doute partis en mission. Ce n’est que lorsqu’elle vit le camion d’intervention revenir et les pompiers en sortir, soulagés de terminer leur garde, qu’elle sortit de sa cachette. S’avançant sur le parking de la caserne d’un pas décidé avant de se planter dans le champ de vision de l’Obscur et de ses équipiers… C’est d’ailleurs l’un d’entre eux qui remarqua sa présence le premier, l’observant de haut en bas sans aucune vergogne. On peut vous aider peut être mademoiselle ? demanda-t-il avec un petit sourire en coin. Non merci. J’attendais quelqu’un, répondit-elle, accordant à peine un regard à l’homme pour désigner sa cible d’un signe de la tête. Elle aurait pu être plus discrète, mais elle doutait qu’il ferait quoi que ce soit devant ses collègues, même si les obscurs n’avaient que faire du sort des Terrestres.  

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Sujet: Re: The past is never dead (ft. Cameron)   Mar 24 Jan - 23:36



the past is never dead
Demetria I. Lightwood & Cameron D-Osborn
« Tu me le dirais si quelque chose n’allait pas ? » Je sens son regard interrogateur essayer de sonder mon âme, de deviner la moindre de mes pensées comme elle a toujours cherché à le faire. A ses yeux j’ai toujours été un mystère, l’un de ceux qu’elle n’a jamais réussi à percer. Trop habitué à garder ce que je ressens pour moi, je ne me suis ouvert à elle qu’à de rares occasions quand bien même dans cette famille elle est celle qui m’a le plus protégé. C’est elle seule qui s’est toujours interposée entre mon père et moi lorsque la situation dérapait un peu trop. Plus vieille mais surtout l’unique personne à pouvoir tempérer son mari, ma mère adoptive a été pour moi une bouée à laquelle m’accrocher pendant des années et pourtant je ne suis jamais parvenu à me confier pleinement à elle. Elle devine aisément lorsque quelque chose me tracasse, lorsque je vais mal, mais ce n’est pas pour autant qu’elle obtient des réponses à ses questions. « Ce n’est rien, vraiment. » Je finis par affirmer en prenant la main qu’elle a posé sur mon avant-bras pour la serrer au creux de la mienne. Ce ne sont que des cauchemars. Certes ils perturbent de plus en plus mes nuits mais j’ai fini par me dire que je me torture beaucoup trop et que mon subconscient se venge via mes mauvais rêves. Pour moi ce n’est rien d’alarmant et je ne veux pas l’inquiéter pour rien. « Tu devrais revoir ta sœur. » Débute-t-elle sans une once d’hésitation dans sa voix. Ma mâchoire se crispe et elle le voit.

« Ton père t’a interdit de lui parler de votre relation, il ne t’a pas interdit de la voir et tu lui manques. Cameron, vous avez toujours été très proches, ton rejet elle ne va pas le comprendre. » Je soupire. Je sais qu’elle a raison mais c’est moi qui ne suis pas capable d’être près d’elle, c’est trop me demander. C’est comme me torturer et je suis persuadé que mon père le sait et s’en amuse. Si je suis un bon soldat, je n’ai jamais été son préféré loin de là, maintenant il a de quoi me le faire comprendre. Il n’a jamais voulu de moi, c’est Rosalia qui a insisté et a eu gain de cause. « Il faut que j’y aille, ma garde va commencer. », « Cameron … » Tente-t-elle mais j’ai clos le sujet et j’attrape ma veste que je passe par-dessus mes épaules et enfile dans un même mouvement. « Tu peux rester jusqu’à ce soir si tu veux. » J’embrasse son front et je quitte mon appartement sans lui laisser le temps de répliquer. Evidemment, j’arrive en avance à la caserne ce qui me permet de broyer du noir jusqu’à ce que mes collègues arrivent à leur tour. Les premières heures se révèlent plutôt calmes et nous permettent même de manger tous ensemble même si je passe mon temps à faire tourner en boucle les paroles de ma mère dans ma tête. Il ne m’a pas interdit de la voir mais pour moi c’est tout comme mais peut-être pourrais-je lui tenir tête en la voyant sans pour autant dépasser la limite ? Sortie de mes songes par l’alarme de la caserne, je cesse de fixer la table devant laquelle je suis assis et je tends l’oreille. « Echelle 81 … » Je n’écoute pas la suite.

Le simple fait que l’échelle soit appelée sur le terrain signifie que le reste de la caserne va suivre, et comme le reste de mes collègues, je me lève et m’empresse de gagner le camion. En route vers le lieu de l’incendie, je me vide la tête bien décidé à faire mon travail plutôt que de me torturer l’esprit comme je le fais si souvent. Le feu a pris à l’avant-dernier étage d’un immeuble et la fumée épaisse noircie à vue d’œil ce qui ne présage rien de bon. Pourtant nous pénétrons dans le bâtiment par groupe de deux pour fouiller chaque appartement à la recherche de potentielles victimes. Aussi efficaces que rapides, nous parvenons à faire sortir les derniers locataires avant d’envoyer l’eau, de tout ranger et de regagner la caserne. Le visage sale et ayant sué comme jamais sous la chaleur, je rêve d’une bonne douche alors que mes pieds touchent le sol de la caserne et retournent dans mes bottes. Je retire mes bretelles qui m’oppressent trop les épaules lorsqu’un frisson parcourt toute mon échine. Je le reconnais immédiatement. C’est comme un sixième sens, comme si tout mon corps était capable de reconnaître la présence d’une cible. Sans doute est-ce le cas. J’ai été tellement formé par mon père pour être un soldat excellent aussi doué en pistage qu’en combat que ça ne me surprendrait pas. « On peut vous aider peut être mademoiselle ? » Je rejoins Samael à l’entrée de la caserne et mon regard se porte immédiatement vers la brune qui, d’un mouvement de la tête, me désigne. Je la reconnais aussitôt. J’ai des flashs de notre première et seule rencontre.

Je me souviens parfaitement de ce jour où j’aurais dû l’éliminer mais que j’en ai été incapable. J’ai passé des jours à me demander pourquoi, à essayer de comprendre pour quelles raisons j’avais bloqué de la sorte. Des images s’étaient imposées à mon esprit plus violemment que mes rêves et mon corps avait refusé de suivre les ordres que je lui donnais. Je l’avais épargné et j’avais ensuite pensé à faire des recherches, à la revoir pour comprendre, sans jamais le faire. « Non merci. J’attendais quelqu’un. » En revanche elle, elle semble décidée à comprendre, du moins je suppose, pour quelle raisons serait-elle là autrement ? Je doute qu’elle souhaite mourir même s’il est évident que je ne ferais rien ici. « C’est bon Sam, je la connais. » Lancé-je en m’avançant un peu plus. Il acquiesce et après une tape sur l’épaule qui me fait lever les yeux au ciel, il nous laisse dans le froid qui s’est abattu sur la ville. « Serais-tu sujette au suicide petit ange ? » Je demande en mettant autant de sarcasme que possible dans le petit nom que je lui donne. Un bref regard derrière moi me confirme qu’il n’y a personne pour entendre notre conversation. « Qu’est-ce que tu fais ici néphilim ? Tu n’as pas un peuple à sauver ? » N’a-t-elle pas mieux à faire que de venir ici ? La Rébellion est sans doute forte – en tout cas ils se débrouillent bien en combat – les chasseurs d’ombres n’en restent pas moins moins nombreux que les Obscurs, elle aurait mieux à faire d’aider les siens plutôt que de me pourchasser même si sa présence a le don d’éveiller toutes les questions que j’étais parvenu à refouler.


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Sujet: Re: The past is never dead (ft. Cameron)   Mar 31 Jan - 2:42


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Demetria I. Lightwood & Cameron D-Osborn

D emetria était une jeune femme curieuse de nature. Si un sujet quel qu’il soit venait à piquer, elle pouvait passer des heures entières à se pencher dessus, perdue dans d’interminables recherches. Elle avait toujours été comme ça, surtout en ce qui concernait les Nephilims et le Monde Obscur. Combien de fois ses parents ou Dimitri l’avaient-ils retrouvée endormie dans un fauteuil après avoir poussé ses recherches jusqu’à tard dans la nuit ? Elle était d’ailleurs persuadée qu’elle ne serait pas aussi à son aise dans son rôle de diplomate si elle n’était pas aussi intéressée par le monde qui l’entourait, ou aussi ouverte d’esprit.

En l’occurrence, c’était sa rencontre mouvementée avec l’Obscur qui avait piqué au vif la curiosité de la jeune Lightwood… Malheureusement, les réponses à ses questions ne se trouveraient pas dans l’un des innombrables ouvrages de la bibliothèque. Le seul moyen de mettre au clair cette histoire, c’était de le confronter. Compte tenu de comment avait tourné leur dernier combat – il avait failli lui coûter la vie – il n’était peut être pas très sage de partir à sa rencontre seule. Elle ignorait elle-même pourquoi elle n’avait parlé de cela à personne. Ce n’était un secret pour personne qu’elle n’était pas rentrée en très bon état de cette mission, et malgré son incontestable fierté, elle n’en avait pas honte. Elle se savait bonne au combat, mais avait aussi conscience que les Chasseurs d’Ombres menaient une vie chargée de risques et qu’à chaque fois qu’elle quittait l’Institut, elle était susceptible de ne jamais y remettre les pieds, et il en allait de même pour chacun des combattants de la Rebellion. Les Obscurs étaient redoutables et si elle se savait à même de leur tenir tête honorablement, elle n’était pas femme à se bercer d’illusions. Dans une guerre, on ne pouvait remporter toutes ses batailles. Tout ce qu’on pouvait espérer, c’était de revenir entier en cas de défaite pour pouvoir poursuivre la lutte.

Si elle n’avait averti personne, elle n’était cependant pas totalement stupide. Elle n’avait pas choisi le moment ni le lieu de la rencontre par hasard. Elle aurait pu le surprendre au détour d’une allée, dans un endroit tranquille, isolé et désert… Elle avait choisi un endroit public et qui plus est le lieu de travail de l’assassin, qui ne pourrait se permettre de l’attaquer devant ses collègues au risque de perdre son surprenant emploi. Après avoir eu confirmation que son collègue la connaissait bel et bien – quoique connaître était un grand mot – le dénommé Sam assena une tape sur l’épaule lourde de sens à l’Obscur avant de s’éloigner. Inutile de chercher très loin pour deviner ce qu’il insinuait par ce geste. Voir rentrer les pompiers dans la caserne ne l’inquiéta donc pas outre mesure. La conversation à venir ne pouvait se tenir face à un public de terrestres ne connaissant rien du monde obscur, à moins qu’elle ne veuille les faire passer tous les deux pour des fous à lier.

Serais-tu sujette au suicide petit ange ? lui demanda l’homme d’une voix chargée de sarcasme, après le départ de ses collègues alors que Demetria suivait les retardataires du regard et regardait la porte se refermer derrière eux, les laissant seuls dans le froid hivernal. Pas vraiment… Quoiqu’il faut sûrement l’être un peu pour faire ce job. Chasseur d’ombres n’était pas la carrière la plus sûre qui soit, mais Demetria ne doutait pas une seule seconde qu’un travail plus normal la ferait mourir d’ennui. Si elle excellait dans la diplomatie, compensant les lacunes de son frère dans le domaine, la montée d’adrénaline qui accompagnait chaque combat était bien trop plaisante pour qu’elle ne se contente de quoi que ce soit de moins risqué. Elle était une Lightwood, elle avait ça dans le sang et n’était pas prête de rendre les armes, de raccrocher son fouet et de cesser le combat.

Qu’est-ce que tu fais ici néphilim ? Tu n’as pas un peuple à sauver ? lui demanda-t-il après avoir à son tour vérifié qu’il n’y avait aucune oreille indiscrète dans les environs. Je doute qu’une absence de quelques heures ne change grand-chose à l’issue de cette guerre. Ils survivront. D’autant que vous n’avez toujours pas trouvé comment pénétrer dans l’Institut, donc je ne m’inquiète pas trop, fit-elle remarquer, remerciant intérieurement Magnus Bane sans qui poursuivre cette Rébellion serait bien compliqué. Le ton de sa voix était détendu, ses mains enfoncées dans les poches de sa veste pour les protéger du froid mais malgré son apparente décontraction, elle demeurait sur ses gardes. Tout ce qu’elle savait de son interlocuteur, c’est qu’il était un assassin pour le compte du Nouvel Ordre et qu’il lui avait déjà botté joliment l’arrière train. Etonnant choix de carrière pour un assassin. commenta-t-elle, son regard se perdant un instant sur la façade de la caserne avant de revenir sur le visage du Osborn, son expression se faisant plus sérieuse. Tu n’as pas l’air particulièrement surpris de découvrir que j’ai cherché à te retrouver… Je ne dois pas être la seule à me poser quelques questions concernant notre dernière… Entrevue. Le dévisageant, Demetria fronça les sourcils. Il était un assassin, elle l’avait appris de son contact vampire. La tuer n’aurait pas dû lui poser de problème, on ne se fait pas qualifier d’assassin si l’on n’a pas déjà quelques meurtres au compteur. Il n’aurait pas dû hésiter, elle ne devrait pas se trouver là face à lui aujourd’hui, et ils le savaient aussi bien l’un que l’autre.

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Sujet: Re: The past is never dead (ft. Cameron)   Dim 5 Fév - 18:58



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D’un regard attentif, je la fixe. J’essaye en silence de découvrir ce qui a bien pu m’empêcher d’en terminer avec sa vie lors de notre première rencontre. Je suis quasiment persuadé de ne jamais l’avoir vu auparavant, un tel visage m’aurait marqué je le sais. Elle a ce quelque chose dans le regard que j’ai vu chez nombre de Néphilim, cette flamme, cette rage de vivre et de vaincre que je comprends que trop bien. Elle fait partie d’un peuple presque réduit en cendres, elle est l’une des dernières survivantes et elle se bat bec et ongles pour faire perdurer ce en quoi elle croit. C’est honorable, je n’irais jamais le nier mais souvent je me dis que c’est tout aussi inutile et fou. Les Obscurs sont plus nombreux et bien meilleurs. Ce ne sont pas des fleurs que je nous lance, c’est la vérité. Nos sens sont plus affutés et nous sommes plus résistants ce qui rend cette guerre pas franchement équitable. Pourtant, ils continuent de se battre et peut-être est-ce pour ça que je n’ai réussi à la tuer. Mais j’en doute. Même si je me pose de plus en plus de questions au fur et à mesure que le temps passe, j’ai été formé de telle manière que même le peu de respect que je peux éprouver pour les Chasseurs d’Ombres ne suffirait pas à m’empêcher de faire mon devoir. Non, il y a autre chose, un fait sur lequel je n’arrive pas à mettre le doigt tandis que je la fixe. Il y a aussi quelque chose que je dois lui reconnaitre, elle est très courageuse.

Même s’il est évident que je ne tenterais rien devant des Terrestres, il faut soit être complètement fou ou très courageux pour se pointer ici en sachant ce dont je pourrais être capable. Je suis un assassin, et même si je ne suis pas le meilleur du Nouvel Ordre, j’excelle dans mon rôle. Je pourrais facilement la réduire au silence sans éveiller la curiosité de qui que ce soit. Je pourrais me débarrasser de son corps sans être vu mais il y a tout de même bien trop de risques et avec mon esprit d’analyse je sais que je ne peux rien tenter. De toute manière je ne le veux pas. En fait je suis curieux. Je veux comprendre ce qui a pu m’empêcher d’aller au bout puisque, malgré toutes ces fois où j’ai essayé de trouver la réponse, je n’ai jamais réussi à en avoir une un tant soit peu censée. Sam nous ayant laissé seuls, je sais que nous allons pouvoir avoir une discussion sans craindre d’être espionnés pas des oreilles indiscrètes et immédiatement mon sarcasme prend le dessus. « Pas vraiment… Quoiqu’il faut sûrement l’être un peu pour faire ce job. » Ca, c’est peu dire. Être Chasseur d’Ombres à l’époque actuelle c’est probablement être très suicidaire, je lui concède. Enfin qu’importe, ce n’est pas réellement ce que je veux savoir. Je me demande surtout ce qu’elle fait ici et maintenant. Est-ce qu’elle a passé tout ce temps à me chercher pour avoir des réponses ou pour que je termine ce que j’avais commencé la première et dernière fois que nous nous sommes vus ?

« Je doute qu’une absence de quelques heures ne change grand-chose à l’issue de cette guerre. Ils survivront. D’autant que vous n’avez toujours pas trouvé comment pénétrer dans l’Institut, donc je ne m’inquiète pas trop. », « Pas faux. » Je rétorque en frottant mes mains. Je n’ai pas si froid que ça. Après l’incendie dans lequel je suis entré, j’apprécie grandement l’air frais qui me mord la peau, mais c’est une façon pour moi de cacher ma nervosité, une chose à laquelle je ne suis que très peu habitué et que je n’apprécie pas. « J’espère pour vous que nous parviendrons jamais à trouver comment faire. » Je lance en haussant les épaules. Pas que je m’amuserais moins s’il n’y avait plus les néphilim à combattre, mais je ne suis pas vraiment pour l’annihilation d’un peuple entier … à vrai dire je ne comprends même pas le sens de cette guerre, je suis juste assez idiot pour suivre les ordres qu’on me donne. « Etonnant choix de carrière pour un assassin. » Je regarde brièvement par-dessus mon épaule la caserne dans mon dos. C’est vrai que ce n’est pas le genre de métier auquel on s’attend pour un assassin dans mon genre, mais qu’importe.

« J’ai été formaté pour être un assassin dans le monde obscur, en revanche les Terrestres ne m’ont jamais rien fais et je suis contre le fait de nous en prendre à eux, c’est de la lâcheté. » S’en prendre à plus faible que soit, quelle belle preuve de courage ! Je sais que certains Obscurs le font mais je ne fais pas parti de ceux-là et puis j’ai toujours été un vilain petit canard parmi le Nouvel Ordre, toujours plus enclin à défendre les Terrestres plutôt que de leur faire du mal, à des années lumières de l’homme que mon père adoptif à fait de moi. « Tu n’as pas l’air particulièrement surpris de découvrir que j’ai cherché à te retrouver… Je ne dois pas être la seule à me poser quelques questions concernant notre dernière… Entrevue. » J’arque un sourcil à l’entente de son dernier mot. Entrevue, je n’aurais clairement pas qualifié ça comme ça mais pourquoi pas. « En effet. » Je soupire et finis pas croiser les bras contre mon torse plutôt que de continuer à frotter bêtement mes mains. « Ne te méprend pas, ça n’était pas une question de faiblesse, j’aurais pu très facilement terminer ce que je devais faire, mais il y a bien eu quelques choses et je me demande encore quoi, seulement il faut croire que je ne suis pas aussi curieux que tu peux l’être. » J’aurais pu la retrouver facilement. Pister quelqu’un je suis très doué pour ça, mais disons que je n’ai sans doute pas eu le courage d’affronter ce questionnement qui me torture depuis tout ce temps.


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Sujet: Re: The past is never dead (ft. Cameron)   Mar 7 Fév - 2:51


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D epuis son plus jeune âge, Demetria avait travaillé avec acharnement, déterminée, un jour, à rejoindre les rangs de la Rébellion. C’est ce qui était attendu d’elle, de la part de ses parents, de ses camarades Nephilim, de toutes les familles qui avaient trouvé refuge entre les murs de l’Institut de Chicago. C’était le lot des Lightwood. Leur famille avait presque été éradiquée lorsque les Obscurs avaient pris le dessus sur les Nephilim, tuant un nombre incalculable de nephilim, détruisant tous les Instituts à l’exception de celui de Chicago, et prenant le pouvoir sur Idris. Demetria ne devait son existence même qu’à la naissance d’un enfant inattendu, né de l’union d’Isabelle Lightwood et d’un combattant faerie du nom de Meliorn. Si elle n’en était pas à l’origine, sa famille avait été l’une des premières à embrasser la cause de la Rebellion. Grandir avec une telle histoire familiale n’était pas sans conséquence, mais Demetria s’en était toujours accommodée. Dans le fond, ce passé tumultueux était en partie responsable de la jeune femme qu’elle était devenue aujourd’hui.  Elle était courageuse, voire téméraire, et si passer à l’attaque n’était pas sa première réponse dans toutes les situations, elle n’hésitait jamais à mettre sa vie en danger. Pour la Rebellion, pour sauver son équipe, pour protéger les gens qui étaient importants à ses yeux…  

C’était en partie pour cette raison qu’elle avait fait le choix de venir confronter Cameron Osborn seule. Ce n’était pas raisonnable, c’était risqué, d’autant plus qu’il avait déjà manqué de la tuer, mais elle refusait catégoriquement de mettre en danger qui que ce soit d’autre. Et puis, si elle ne pouvait garantir l’issue de cette rencontre, elle n’était pas venue à sa rencontre pour se battre. Elle était prête à le faire si nécessaire, elle l’était toujours, mais elle ne serait pas la première à passer à l’attaque et ce même si, en tant qu’Obscur, le Osborn comptait parmi ses pires ennemis. Si elle ignorait tout sur le jeune homme au-delà de ses capacités au combat, de son statut d’assassin et de son emploi de pompier, elle avait quelque part la conviction qu’il n’essaierait pas de la tuer. Pourquoi ? Elle l’ignorait. Si elle s’était posé beaucoup de questions à son sujet depuis leur combat, elle se doutait qu’elle ne devait pas être la seule. On n’obtenait pas le titre d’assassin après un meurtre par accident, ou parce qu’on avait abattu un ennemi sur un champ de bataille… Si c’était cela, elle-même en serait une. Donner la mort ne devait, en toute logique, pas lui poser de problèmes, alors il devait se demander, tout comme Demetria, pourquoi il l’avait épargnée ce jour-là.  Ils étaient ennemis, et il devait aussi savoir que si les rôles avaient été inversés, la jeune nephilim n’aurait pas hésité. Les Chasseurs d’Ombres n’avaient pas l’avantage dans cette guerre et si prendre une vie ne lui procurait pas une once de plaisir, toutes victoire, même des plus minimes, était bonne à prendre.

Pas faux. J’espère pour vous que nous parviendrons jamais à trouver comment faire. Demetria l’espérait aussi. Leurs protections tenaient bon depuis des décennies déjà, c’était quelque part assez encourageant. Et puis, elles n'avaient pas été mises en place par un sorcier débutant. La réputation de Magnus Bane n’était plus à faire et tous les Nephilim encore vivants aujourd’hui lui devaient une fière chandelle. Si toutefois les Obscurs parvenaient un jour à les faire tomber, alors les Nephilim se battraient. Ils tenteraient de faire en sorte, comme ils le faisaient depuis si longtemps, de survivre, de sauver assez de monde pour continuer la lutte. Demetria s’abstint cependant de tout commentaire. Elle n’était pas venue là pour parler politique, cette guerre prenait déjà bien assez de leur temps, à l’un comme à l’autre, et en discuter pendant des heures ne ferait pas avancer quoi que ce soit.

J’ai été formaté pour être un assassin dans le monde obscur, en revanche les Terrestres ne m’ont jamais rien fais et je suis contre le fait de nous en prendre à eux, c’est de la lâcheté. Demetria arqua un sourcil, légèrement surprise de cette façon de penser. Décidément, plus le temps passait, plus le jeune homme l’étonnait et l’intriguait. Dommage plus de monde dans le Nouvel Ordre ne partage pas ton opinion. Même si le mépris des Terrestre n’est malheureusement pas un défaut exclusif aux Obscurs, commenta Demetria, qui malgré son engagement dans le Rébellion demeurait lucide sur les défauts de son peuple. Elle était convaincue d’être du bon côté de la balance, ce qui ne voulait pas dire que son peuple était parfait. Beaucoup de Nephilim avaient aussi cette fâcheuse manie de se croire au-dessus de toutes autres races, Terrestres comme créatures obscures, et cela n’avait rien de nouveau. L’attitude de Valentin et son sentiment de supériorité n’était malheureusement pas une anomalie… Dans sa haine et sa mégalomanie, il avait seulement poussé le vice plus loin que les autres, et fait basculer irrémédiablement le monde obscur.

A mesure que la conversation progressait, Demetria ne manquait pas d’observer son interlocuteur, à l’affut du moindre geste inconscient qui pourrait trahir son état d’esprit. Il se frottait les mains depuis un petit moment déjà. Etait-ce simplement le froid, ou était-il légèrement nerveux ? Il avait en tout cas semblé surpris par son choix de mot quant à leur première rencontre. Entrevue était en effet un mot bien peu lourd de sens comparé à ce qu’il s’était passé. En effet. concéda-t-il, croisant les bras, lorsqu’elle suggéra qu’elle n’avait pas dû être la seule à se questionner. Ne te méprend pas, ça n’était pas une question de faiblesse, j’aurais pu très facilement terminer ce que je devais faire, mais il y a bien eu quelques choses et je me demande encore quoi, seulement il faut croire que je ne suis pas aussi curieux que tu peux l’être.

Un léger rire échappa à Demetria lorsqu’il parla d’une éventuelle faiblesse de sa part. C’est toi qui parles de faiblesse, pas moi, lui fit-elle remarquer. Etait-ce là l’une des raisons auxquelles il avait pensé pour justifier sa réaction ? Après tout, c’était lui qui avait abordé ce sujet, pas elle. Je suis une bonne combattante, mais je ne suis pas invincible. Toi non plus. Et on y passera de toute façon tous un jour ou l’autre. Demetria haussa les épaules. C’était dans l’ordre des choses, on né, on vit, on meurt, fin de l’histoire. Mais tu as raison, je suis curieuse, et j’ai beau passer et repasser notre combat dans ma tête, je ne vois pas pourquoi. Le seul qui peut m’apporter des réponses c’est toi, parce que si les rôles avaient été inversés, je n’aurais pas hésité. Nous sommes ennemis, tu n'avais aucune raison de m'épargner. A son grand regret, surtout dans ce genre de situation, aucune rune ne permettait aux Nephilim de savoir ce qu’il se passait dans la tête des gens. Cela l’aurait certainement aidée à tirer au clair cette situation, mais ce n’était pas une option. Ce genre de chose relevait de la magie, et les Nephilim n’étaient pas autorisés à utiliser une autre magie que celle que leur procuraient les runes. Cameron était le seul à pouvoir l’éclairer sur ce qu’il s’était passé dans sa tête lorsqu’il avait arrêté son geste alors qu’il s’apprêtait à porter le coup fatal.

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Sujet: Re: The past is never dead (ft. Cameron)   Dim 19 Fév - 12:06



the past is never dead
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Parfois je me dis que certaines choses sont inexplicables et que la concernant c’est sans doute le cas. Il n’y a aucune raison, aucune justification assez forte qui pourrait expliquer pourquoi je n’ai pas terminé ce que je devais faire : la tuer. J’ai bloqué et c’est la première fois qu’une telle chose m’arrive. Bien que curieux de connaître la raison, je ne suis pas téméraire au point de faire des recherches tout autour de moi pour obtenir des réponses à mes questions. Il y a une part de fierté là-dedans puisque chercher à avoir des informations sur cette femme serait avouer que je n’ai pas été capable de la tuer et ça … je le refuse. Je suis un assassin, l’un des meilleurs, ne pas avoir été jusqu’au bout de ma mission ternirait une image déjà bien assez salie depuis quelques temps. Je n’ai guère besoin de me rajouter des problèmes qu’importe si je meurs d’envie de savoir. Mais elle me facilite la tâche. Même si venir sur mon lieu de travail seule n’est pas la chose la plus intelligente à faire, je ne peux pas nier que je suis bien content qu’elle l’ait fait. Peut-être allons-nous avoir des réponses à nos questions en espérant que je n’ai pas à partir en intervention entre temps. La discussion débute plus sérieusement et j’en viens à me confier sur le fait que j’espère que nous ne parviendrons jamais à casser leurs protections. Venant d’un Obscur comme moi, un tel aveu à toutes les raisons de la perturber. Le Nouvel Ordre rêve de pouvoir faire tomber l’Institut de Chicago et en terminer avec la Rébellion sans jamais y parvenir. Les sorts de protection sont plus forts que la magie d’Andrea Belson et je sais que ça en agace plus d’un. Ce n’est pas mon cas. Peut-être est-ce dangereux de l’avouer mais qu’est-ce que ça peut bien faire ?

Je suis déjà un paria parmi les miens – hormis lorsqu’il s’agit de tuer quelqu’un – un tel aveu n’y changera pas grand-chose. Mais je sais que je la surprends tout autant que lorsque j’avoue n’avoir aucune rancœur, aucune haine, envers les terrestres. Ce n’est pas le genre de discours auquel on peut s’attendre venant du Nouvel Ordre, mais je n’ai jamais été comme les autres et si j’ai cherché à comprendre pourquoi pendant des années, le manque de réponses a fait que j’ai arrêté d’essayer. « Dommage plus de monde dans le Nouvel Ordre ne partage pas ton opinion. Même si le mépris des Terrestre n’est malheureusement pas un défaut exclusif aux Obscurs. » Je hausse les épaules. Je ne peux rien y faire même si je suis d’accord avec elle. En toute sincérité je ne comprendrais jamais pourquoi il y a tant de mépris envers eux qui n’ont rien demandé et qui ont sur bien des points une vie plus agréable que la nôtre. « C’est toi qui parles de faiblesse, pas moi. » Lance-t-elle après que j’ai affirmé que sa vie elle ne la doit pas à un manque de faiblesse de ma part. Je ne suis pas faible, je me suis simplement figé. Je ne réplique pas. Je me contente de la regarder en silence, les bras croisés contre mon torse. « Je suis une bonne combattante, mais je ne suis pas invincible. Toi non plus. Et on y passera de toute façon tous un jour ou l’autre. » Là-dessus, je ne peux qu’être d’accord. Si ce n’est pas au cours d’un combat, ça sera la vieillesse qui nous emportera.  C’est le cycle de la vie et il n’y a rien que nous puissions faire contre ça enfin presque. Ma famille adoptive comporte tellement de vampires que je pourrais moi aussi le devenir mais je le refuse … je ne pourrais pas supporter de voir partir des personnes dont je suis proche éternellement. « Mais tu as raison, je suis curieuse, et j’ai beau passer et repasser notre combat dans ma tête, je ne vois pas pourquoi.

Le seul qui peut m’apporter des réponses c’est toi, parce que si les rôles avaient été inversés, je n’aurais pas hésité. Nous sommes ennemis, tu n'avais aucune raison de m'épargner.
» Je ne peux pas m’empêcher de rire même si j’ai bien conscience qu’il n’y a rien d’amusant là-dedans. « Et bien dans ce cas j’ai de la chance que nos rôles n’aient pas été inversés. Mais je n’en aurais pas attendu moins de toi ou de n’importe lequel des tiens. » Après tout c’est une guerre et dans une guerre nous ne faisons pas de cadeaux au camp adverse. J’ai cessé de compter tous les membres de la Rébellion que j’ai pu tuer au nom du Nouvel Ordre et je sais que tôt ou tard ça sera également à moi de périr sous l’une de leurs armes. « Malheureusement je pense ne pas avoir plus de réponses que toi. » Je finis par avouer. Ça me déçoit probablement autant qu’elle mais c’est la vérité du moins je le pense jusqu’à apercevoir le pendentif qu’elle a autour du cou. Je fronce les sourcils et décroise mes bras. J’hésite un instant puis je pose mon index dessus sans me préoccuper de si oui ou non elle va me couper la main pour avoir osé m’approcher d’elle ainsi. « En fait je crois avoir trouvé. » Je soulève doucement le bijou qui tombe au creux de ma main et je le fixe intensément comme si j’allais être capable d’avoir les réponses à toutes mes questions de cette manière. « Je l’ai vu quelque part … je crois. Quand j’étais gamin, sous verre puis au cou d’une fillette. » Tandis que je parle j’ai des flashs qui me viennent. C’est assez récurant en ce moment même si le plus souvent ils me viennent en rêves. Je revois une gamine courir puis tomber et saigner. Je ne sais pas pourquoi j’ai cette vision qui me vient mais je sais que je dois la lier à ce collier que je finis par lâcher en faisant un pas en arrière clairement bouleversé.


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Sujet: Re: The past is never dead (ft. Cameron)   Lun 20 Fév - 23:15


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P lus les minutes passaient, plus la conversation avançait, et plus le jeune homme qui se trouvait face à elle intriguait Demetria. Elle n’avait pas pour habitude de discuter avec les membres du Nouvel Ordre. En règle général, ils se battaient, échangeaient à l’occasion quelques mots durant la bataille, et les survivants repartaient chacun dans leur camp panser leurs blessures et se préparer pour le prochain affrontement. Demetria avait été élevée dans une famille très engagée de la Rébellion et même si dans son camp, personne n’était parfait, elle avait grandit avec une vision des choses assez manichéiste. La Rébellion, les gentils. Le Nouvel Ordre, les méchants. Elle avait bien entendu conscience que les choses étaient plus subtiles que cela, que le monde n’était pas en noir et blanc, mais cela ne changeait rien aux faits : le Nouvel Ordre était l’ennemi. Ils avaient tué nombre de chasseurs d’ombres depuis qu’ils avaient pris l’ascendant sur les Nephilim. Ils avaient tué Noah, et si avant que Cameron ne l’épargne, éveillant sa curiosité, on lui avait dit qu’elle ferait des pieds et des mains pour avoir une conversation avec l’un d’entre eux, elle n’y aurait pas cru. Comme quoi, tout arrive…

Cameron était définitivement différent de ce à quoi elle s’était attendue. Elle le savait un assassin, et la réputation de sa famille n’était plus à faire. Découvrir qu’il exerçait le métier de pompier avait été une première surprise. Ses propos sur les Terrestres en étaient une autre, mais ce qui demeurait le plus marquant, c’était ses mots concernant la Rébellion. Il espérait pour eux que jamais le Nouvel Ordre ne parvienne à déjouer les protections qui dissimulaient l’Institut qui servait de refuge aux Nephilim, le dernier Institut encore debout et fonctionnel, alors que le Nouvel Ordre s’était acharné à détruire un à un tous ceux qui assuraient la protection des terrestres et la lutte contre les démons à travers le monde.  Son opinion devait être pour le moins impopulaire parmi les siens, qui se débarrasseraient volontiers de l’épine dans leur pied qu’était la Rébellion. Demetria allait donc de surprise en surprise face à ce jeune homme, qui n’était pas du tout ce à quoi elle s’attendait en se décidant à aller confronter celui qui l’avait presque envoyée rejoindre ses ancêtres à la Cité Silencieuse plus tôt qu’elle ne l’aurait voulu.

Et bien dans ce cas j’ai de la chance que nos rôles n’aient pas été inversés. Mais je n’en aurais pas attendu moins de toi ou de n’importe lequel des tiens, répondit l’Obscur lorsque Demetria lui affirma qu’à sa place, elle n’aurait pas hésiter. A ses mots, elle haussa les épaules. On est en guerre. Et vu nos différences d’effectifs, on ne peut pas se permettre d’hésiter. Si Demetria prenait plaisir à la chasse aux démons, à renvoyer aux enfers ces créatures qui chaque jours traversaient les dimensions pour venir ravager le monde, elle ne prenait aucun plaisir à mettre à mort un humain que le hasard, la génétique, le destin avait placé dans le clan de ses ennemis. Après tout, si, voilà des décennies, les Lightwood avaient choisi de se ranger du côté de Valentin, elle aussi ferait partie du Nouvel Ordre.

Malheureusement je pense ne pas avoir plus de réponses que toi. Demetria ne pris pas la peine de dissimuler sa déception. Il devait y avoir une raison. Un assassin n’épargnait pas une victime sans une bonne raison, et c’était pour cela qu’il était connu. Elle avait appris son rôle dans le Nouvel Ordre avant même de connaître son nom, de savoir où le trouver. Il avait eu l’occasion de la tuer. De tuer une Lightwood, descendante d’une famille engagée dans la Rébellion depuis sa création. Descendante d’une famille que Valentin et ses sbires pensaient avoir éradiqué, mais qui avait survécu en dépit de tout le reste. Le passé des Lightwoods était lourd de tragédie, une fierté autant qu’un fardeau pour ceux qui portaient ce nom, et la raison pour laquelle ils étaient aussi ardemment engagés dans ce combat sans fin contre ceux qui avaient voulu les éradiquer. Alors peu importe combien elle y réfléchissait, Demetria ne parvenait pas à trouver de justification quant au fait qu’elle soit toujours en vie. Il avait toutes les raisons de débarrasser le monde d’elle, et aucune de l’épargner.

Pensive, Demetria s’extirpa de ses réflexions en voyant Cameron approcher. Instinctivement, elle se raidit en le voyant tendre la main vers elle mais l’expression du visage du jeune homme ne laissait passer aucun signe d’agressivité. Les sourcils froncés, il semblait songeur, son attention attirée par quelque chose… Mais quoi ? Demetria le découvrit bien vite, lorsqu’il posa l’index sur la pierre rouge qui ornait son cou. En fait je crois avoir trouvé.

Ce fut au tour de Demetria de froncer les sourcils, alors qu’il glissait le bijou au creux de sa main, le fixant intensément. Son collier ? Comment son collier pouvait-il être la raison de son hésitation ? Je l’ai vu quelque part … je crois. Quand j’étais gamin, sous verre puis au cou d’une fillette. Silencieuse, Demetria le dévisagea un moment alors que les yeux du Osborn ne déviaient pas du collier, qu’il regardait comme s’il pouvait trouver toutes les réponses à ses questions dans les reflets rouges vif de la pierre. Finalement, il relâcha le pendentif et recula, sous le regard décontenancé de Demetria.

C’est impossible. dit-elle finalement, glissant machinalement ses doigts sur la pierre rouge qui ornait son cou. La fillette ne pouvait être que moi. C’est un bijou de famille et je suis la seule Lightwood à l’avoir porté, ou en tout cas la seule que tu sois en âge d’avoir connue. Et les rares fois où je quittais l’Institut étant petite, il restait là-bas. T’es un Obscur, tu ne peux pas avoir vu ce collier ni sur moi, ni dans une vitrine. Ce bijou avait appartenu a pas mal de monde, mais il appartenait aux Lightwood depuis des siècles – depuis que Cecily Herondale avait épousé Gabriel Lightwood. Il avait traversé les générations, jusqu’à arriver au cou de Demetria, devenant aux yeux de la jeune Nephilim un symbole de sa famille au même titre que leurs armoiries enflammées.  Es-tu né Obscur, ou est-ce que tu as bu à la coupe ? demanda-t-elle finalement, tentant de trouver une explication à tout cela.  

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Sujet: Re: The past is never dead (ft. Cameron)   Ven 24 Fév - 18:35



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C’est comme un rêve, comme ceux que je fais de plus en plus chaque nuit. Je revois des images qui semblent être des souvenirs mais qui pourtant ne collent en rien à mon enfance, à mon passé. Je revois ces visages qui me semblent aussi familiers qu’ils me sont inconnus. Une femme au sourire aimant, le regard bleu profond d’une petite fille, un garçon perturbateur et un bébé bien trop jeune. Ils sont récurant dans chaque songe qui vient perturber mes nuits et si j’ai tout d’abord commencé par m’inquiéter de ces rêves j’ai fini par y trouver un semblant de paix, de réconfort. Je n’ai osé en parler à personne, j’ai préféré garder ça pour moi plutôt que de courir le risque de passer pour un fou et j’ai fini par m’attacher à ces personnes que je suis persuadé de ne pas connaître. Mais cette petite fille dont le visage s’est imposé à moi au moment où mon regard est tombé sur ce pendentif ce n’est que la deuxième fois que je la vois et c’est aussi net que dans mes rêves. Sensation très perturbante. Je finis tout de même pas me perdre totalement dans mes pensées. J’en oublie nos précédents propos, ceux liés à la guerre dans laquelle nous sommes. J’oublie en présence de qui je suis alors que pourtant tout nous éloigne. Je suis un obscur, elle est une néphilim, ce simple fait devrait nous pousser à nous entre-tuer même en face de la caserne où je travaille, mais en sous les yeux des terrestres. Mais nous n’en faisons rien, rongés par la curiosité, par le besoin de savoir, de comprendre la raison pour laquelle je l’ai épargné lors de notre première rencontre. Jusqu’à présent j’étais certain de n’avoir aucune raison valable et que c’était une chose de plus qui m’échappe dans ma vie – une parmi de nombreuses – et j’ai fini par voir ce collier.

Ça a éveillé en moi un sentiment étrange, l’impression d’avoir retrouvé quelque chose de familier, de chaleureux qui m’amènerait presque à me sentir en sécurité. Je ne comprends pas bien ce qui m’arrive mais puisque je perds les pédales depuis l’accident d’Oliana, j’imagine qu’il n’y a rien de plus normal à ce que je devienne fou. C’est bien la seule logique que je trouve dans tout ça. « C’est impossible. » Affirme la jeune femme après que j’ai relâché le collier qui retombe contre sa peau tatouée de rune noire. Je relève mon regard vers elle mais ne dis rien. Je n’ai fait que dire ce que je pensais, que mon hésitation venait de ça, que sa vie elle ne le doit qu’à l’impression que j’ai de déjà avoir vu ce bijou. Qu’elle me croie ou non est son problème. « La fillette ne pouvait être que moi. C’est un bijou de famille et je suis la seule Lightwood à l’avoir porté, ou en tout cas la seule que tu sois en âge d’avoir connue. Et les rares fois où je quittais l’Institut étant petite, il restait là-bas. T’es un Obscur, tu ne peux pas avoir vu ce collier ni sur moi, ni dans une vitrine. » Je pose sur elle un regard désormais surpris. Elle n’a pas tort, comment pourrais-je l’avoir déjà vu s’il appartient à sa famille alors que je n’ai jamais mis les pieds dans leur Institut ? J’ignore à quoi il ressemble, comment pourrais-je me souvenir d’une des pièces de cette bâtisse sans n’y avoir jamais mis les pieds ? Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez moi ? Si je n’ai jamais été vraiment normal – en comparaison de la plupart des obscurs – ça devient de pire en pire. « Es-tu né Obscur, ou est-ce que tu as bu à la coupe ? » J’ouvre la bouche mais la referme aussitôt. Je devrais lui répondre automatique que je suis né obscur, que ma famille biologique l’était avant de se faire décimer par des chasseurs d’ombres mais les mots ne veulent pas sortir.

Je la regarde en fouillant dans ma mémoire pour tenter de trouver le moindre souvenir que je peux avoir de mon enfance et tout semble s’embrouiller dans ma tête. « Je … n’en sais rien. » J’avoue plus perturbé que jamais par cet aveu. Je cesse de fixer mes pieds pour planter mon regard dans le sien. Je ne suis plus si certain que ça de vouloir comprendre pourquoi je ne l’ai pas tué lorsque j’en ai eu l’occasion. « Mon esprit voudrait te répondre que je suis né obscur mais mon instinct me hurle le contraire. » C’est une véritable bataille qui se livre en moi et je commence à percevoir les signes d’une migraine. « Je ne vois pas comment je pourrais avoir le moindre souvenir de ce collier et de toi. Ma famille est obscure depuis des années, je ne peux que l’être moi aussi. » Je certifie même si j’ai du mal à m’en convaincre. Je ne devrais pas douter pourtant, je sais que je suis né et que j’ai grandi parmi les Drake, il n’y a aucune raison de penser le contraire et pourtant j’ai encore cette image d’une petite fille brune qui court puis qui pleure en regardant son bras qui saigne après être tombée. « Ton bras … » Dis-je avec un ton un peu trop froid et brusque. « Il a une cicatrice ? Qui remonterait à une période où tu étais trop jeune pour qu’une iratze ne te guérisse ? » Si elle peut répondre à cette question nous seront fixés … du moins je l’espère. Si elle me répond que non je saurais que je suis simplement fou et que quelque chose ne tourne pas rond. Si elle me dit oui … et bien je n’ai pas la moindre idée de ce que ça signifie.


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Sujet: Re: The past is never dead (ft. Cameron)   Jeu 2 Mar - 1:24


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Demetria I. Lightwood & Cameron D-Osborn

P Demetria se demandait bien dans quelle histoire étrange elle était allée mettre son nez. Ce que lui avait dit Cameron concernant son collier était impossible et pourtant, quel intérêt aurait-il à lui mentir ? Même en cherchant les raisons les plus absurdes, la Nephilim était bien incapable de trouver une raison valable qui pousserait l’Obscur à lui mentir sur ce sujet. Et puis, même si elle avait douté de sa sincérité, la manière dont il avait semblé totalement absorbé par la contemplation de la pierre rouge vif qui reposait à son cou… Il n’avait pas fait semblant. Il avait véritablement semblé perturbé par la vision de ce collier, passé de génération en génération avant d’arriver au cou de Demetria. Peu importe la méfiance que cette guerre la poussait à avoir envers Cameron, son ennemi, elle était persuadée qu’il ne la menait pas en bateau. Et puis, s’il prétendait n’avoir pas eu la curiosité d’en savoir plus sur les raisons qui l’avaient poussé à l’épargner, son attitude disait tout le contraire. S’il n’avait pas été curieux, il ne serait pas là à discuter tranquillement avec l’une de ses ennemis, une femme engagée corps et âme dans la destruction des siens, au lieu de prendre les armes et de tenter de finir le travail qu’il n’avait pas terminé lors de leur dernière rencontre. Sa surprise, en apprenant que lorsqu’elle était enfant le collier ne quittait jamais l’Institut et qu’il n’aurait pas pu le voir où que ce soit, semblait elle aussi sincère. Cette histoire se compliquait de minute en minute, se transformant en véritable casse-tête.  

Demetria ne voyait qu’une seule manière possible d’expliquer que Cameron soit déjà entré dans l’Institut : qu’il soit né Nephilim, et ait été transformé en Obscur grâce à la Coupe. C’était peut être aller chercher loin, mais elle ne voyait pas d’autres explications. Tous les Nephilim ne vivaient pas à l’Institut, certains vivaient parmi les terrestres. Il aurait très bien pu grandir ainsi, ne venant que rarement à l’Institut dans son enfance, et être forcé de boire à la Coupe, ou bien l’avoir lui-même choisi. Demetria ne pouvait décemment pas se rappeler de toutes les têtes qu’elle avait pu y voir défiler, elle qui y était née et y avait passé toute sa vie, mais c’était une possibilité malgré tout, d’où sa question. Elle ne voyait pas d’autre explication plausible.

Sa question eu le mérite de faire réfléchir l’Obscur, qui ouvrit la bouche pour répondre avant de se raviser, visiblement perdu dans ses pensées, ses souvenirs. Je … n’en sais rien, avoua-t-il finalement, le fixant ses chaussures des yeux. Demetria haussa les sourcils. Voilà qui était inattendu. Détournant son regard de ses pieds pour le fixer sur  la jeune Nephilim, il reprit. Mon esprit voudrait te répondre que je suis né obscur mais mon instinct me hurle le contraire.  Je ne vois pas comment je pourrais avoir le moindre souvenir de ce collier et de toi. Ma famille est obscure depuis des années, je ne peux que l’être moi aussi. La logique voudrait que oui. Les Obscurs font des enfants Obscurs, et les Nephilim des enfants Nephilim. Mais Demetria avait réalisé depuis longtemps qu’il était parfois bon de laisser la logique au placard. Elle s’apprêtait à le lui faire remarquer quand il reprit la parole brusquement. Ton bras… Il a une cicatrice ? Qui remonterait à une période où tu étais trop jeune pour qu’une iratze ne te guérisse ? De surprise en surprise, vraiment. Comment pouvait-il savoir ça ? Même durant leur combat, les années étaient passées et avaient estompé la cicatrice qui marquait son bras depuis toute petite. Même la personne la plus observatrice du monde ne l’aurait pas remarquée.

En guise de réponse, Demetria retira la manche de sa veste, révélant sa peau marquée de runes et le fouet qui enserrait son poignet, signes distinctifs les plus évidents de sa nature de Nephilim. Elle fit un pas dans la direction de Cameron, pointant du doigt une marque discrète, plus claire sur sa peau naturellement mate. Celle-là ? demanda-t-elle. Je me rappelle même pas exactement comment je l’ai eue, j’étais trop petite. Tout ce que je sais c’est que j’étais avec… Elle s’interrompit d’elle-même au milieu de sa phrase, fronçant les sourcils en regardant sa cicatrice. Sans poursuivre son explication, elle glissa son bras dans la manche de sa veste avant de récupérer son téléphone sans sa poche, sans même se préoccuper du fait qu’il pourrait penser qu’elle y saisir une arme. Son esprit était déjà ailleurs et puis son arme il avait eu l’occasion de la voir, et elle ne se trouvait pas dans sa poche.

Donne moi deux minutes… lui indiqua-t-elle. Demetria pianota sur son téléphone, remerciant intérieurement Perle pour son insistance vis-à-vis de la technologie à laquelle Demetria n’accordait que peu d’intérêt, préférant passer des heures à la bibliothèque ou dans les archives que devant un écran. Elle accéda ainsi à distance au réseau de l’Institut, à la recherche d’une photo, qu’elle fini par trouver. C’était une vieille photo, cela se voyait à la qualité de l’image, mais elle ferait l’affaire. Elle prit la précaution de se déconnecter du réseau avant de montrer à Cameron l’écran de l’appareil. Est-ce que tu reconnais quelqu’un sur cette photo ? N’importe qui. La photo représentait la famille Lightwood – une autre famille Lightwood, celle fondée par son oncle et sa tante et qui avait eu moins de chance que la sienne dans cette guerre, puisqu’elle avait perdu quelques uns de ses membres avec les années. Deux parents, quatre enfants – deux filles, deux garçons. Aujourd’hui, Demetria ne comptait plus qu’une tante, deux cousines et un cousin. Quelles étaient les chances que cette déduction totalement folle à laquelle elle était arrivée soit vraie ? Très mince… Et pourtant, elle ne voyait pas d’autres explications.

© POUPI
Poste 9 • 966 mots




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The past is never dead (ft. Cameron)
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