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6 résultats trouvés pour C05300

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Tag c05300 sur Lux Tenebris EssgSujet: [Marick] Let me help you
Emerick N. King

Réponses: 6
Vues: 221

Rechercher dans: Anciens RPs   Tag c05300 sur Lux Tenebris EmptySujet: [Marick] Let me help you    Tag c05300 sur Lux Tenebris EmptyLun 13 Fév - 5:22
Let me help you
Marie G. Osborn & Emerick N. King
Peu à peu, Nathan semblait disparaître. Peu à peu, il s’agitait plutôt de la bête qu’on voyait. Changer de personne et ne plus rien se rappeler avait tout de même un bon côté. Il pouvait pendant quelques instants ne plus avoir à se sentir coupable. Comme ses fameux médicaments placébo, c’était la solution éphémère afin de ne pas affronter la réalité. Puis, le Soleil allait se lever le lendemain et ce qui allait se passer ne s’effacerait pas.

Sa transformation était de plus en plus rapide et pour la première fois Nathan battait pour rester vivant dans son esprit. C’était le but de cette mission, non? Emerick était instable basculant entre sa forme bestiale et celle humaine. Malgré les efforts de Nathan pour garder son humanité dans ce corps de bête, Marie raviva l’esprit de la bête avec le coup qu’elle lui infligea dans ses côtes. Tout ce que la bête avait pu comprendre de cela, c’était qu’elle voulait l’emprisonner dans cette cage, le capturer. De colère et désormais couvert de poils, il fit volte-face dévoilant ses puissantes crocs de loups. Avec une mâchoire aussi puissante, le combat n’allait quand même pas être facile à remporter. Défi relevé. Il bascula son poids vers l’arrière, et bondit à nouveau sur la femme. Les planches de bois du lit semblèrent se fendent l’une après l’autre sous leurs poids. La bête secoua sa mâchoire de droite à gauche tandis que Marie se battait pour éviter une morsure. Voulant immobiliser sa proie afin d’y avoir une meilleure emprise sur elle, il appuya sauvagement ses pattes massives sur les épaules de la brunette pour la tenir plaquer contre le lit. Emerick fit de même avec ses pattes arrières qui quant à elles, il les déposa sur son ventre pour lui couper le souffle. Comme débutant niveau combat, il faut croire que l’instinct du loup n’était pas faible de nature. Elle n’avait toujours pas arrêté de se débattre laissant croire au loup qu’il n’avait qu’à attendre qu’elle se fatigue pour en finir avec elle. Pris au dépourvu, une vive douleur se ralluma dans son corps et le fit se tordre de douleur. Inconsciemment et sous l’effet de la douleur, l’une de ses griffes écorcha le dessus de l’épaule de sa cible tout juste avant de s’éloigner dans le coin de la pièce. Emerick haletait comme s’il avait fait le plus grand marathon qu’il existait sur Terre. Lui aussi, il essayait du mieux qu’il pouvait afin de reprendre son souffle que la douleur lui avait retiré. Il entendait le cœur de son amie batte à la chamade ainsi que ses profondes respirations. Comme s’ils prenaient une pause chacun de leurs côtés. L’odeur de la petite plaie qu’il lui avait faite se rendit à son museau. Puis d’un coup, il cacha ses crocs sous ce léger soupçon de remords. Il ne baissa pas sa garde longtemps puisque ses prunelles ambrées s’arrêtèrent sur l’arme qu’elle tenait entre ses mains. Elle était prête à lui sauter dessus pour l’affronter. Encore une fois, la bête retroussa ses babines et plissa son museau. Ses oreilles se dressaient comme des barres de fer sur le dessus de son crâne à l’affut d’un moindre mouvement brusque.

Marie parlait, mais dans ses oreilles, sa voix sonnait comme un incompréhensible bourdonnement. Le lycanthrope ne s’intéressait pas à ce qu’elle pouvait lui dire, mais plutôt au son de ses mouvements. Il frappa l’air de sa queue avec puissance, tentant de faire comprendre qu’il était l’alpha de la situation. L’Obscur ne perdit pas espoir en réessayant de capter l’attention de Nathan de la même façon. Elle semblait croire dure comme fer qu’il était impossible pour Emerick de disparaître et de laisser tout le contrôle au loup. Pourtant, le loup-garou refusait de coopérer tant que l’arme était toujours entre eux. Marie remarqua alors que sa stèle dérangeait le loup. Elle fit donc tout ce qu’elle put faire pour faire progresser l’opération. Le loup observa chacun des gestes qu’elle fit pour éloigner l’objet d’elle-même. Une fois déposée, Le loup respirait et expirait maintenant à un rythme normal. Il fit un lent tour sur lui-même, ne sachant plus trop quoi faire et quoi penser. Puis, il s’arrêta lorsqu’il l’a vit s’approcher doucement de lui. Grâce au son que tambourinait le cœur de la brunette, Emerick semblait capter de la peur et aucun signe de colère ou d’agressivité. Il la laissa donc s’approcher lentement puisqu’il avait un avantage sur la jeune femme désarmée. Tout de même perplexe, il ne fit rien à part observer comment Marie bougeait. Sous le contact des fins doigts de la femme, la cage cessa de briller. Il avait beau s’être calmé et l’avoir laissé s’approcher, il n’était tout de même pas stupide et n’allait pas sauter dans la gueule du loup. L’animal s’assit sur le sol froid, laissant sa queue valser contre cette même surface plate. Bien sûr, il faisait le fort et restait imposant; son poitrail était gonflé à bloc, ses larges épaules de loup ne passaient pas inaperçu et ses pattes épousaient le sol avec stabilité.

Encore une fois, elle fit appel à Emerick qui se cachait plus très loin dans la tête de la bête. Dans ce petit crâne bien rempli, c’était la guerre pour retrouver un équilibre entre Emerick, Nathan & le loup. Suivant docilement les instructions de Marie, il fit quelques pas incertain en direction de l’ouverture de la cage. Il hésita une dernière fois lorsqu’il passa tout près de Marie, mais il finit par franchir l’ouverture de sa propre prison. Afin de bien comprendre ce qu’il s’était passé lorsque la cage avait cessé de scintiller, il y posa doucement son museau. Brusquement, il recula vers le fond de la cage. Les barreaux étaient glacés. De la même façon, il examina chaque coin de sa cellule pour cette nuit. Quelques choses clochaient aux yeux de la bête. Il devait y avoir un piège ou quelques choses de cacher. Puis là, il se mit à s’imaginer des scénarios, les uns pires que les autres. Il leva le bout de son museau et vit que Marie ne s’était toujours pas éloignée de la cage. Prêtes à l’emprisonner et à y remettre cette foutue rune. Tentant de faire comme l’ignorant afin de planifier sa fuite, il fit une deuxième fois le tour de sa cage. Sa respiration, quant à elle, commençait à le trahir puisqu’elle grimpait en flèche. L’instinct de survie vint prendre le dessus lorsqu’il tenta de s’extirper de sa prison. La porte se frappa alors contre son museau. La bête continua de pousser de toute ses forces contre celles de Marie de l’autre côté. Il grognait de rage et maintenait une fermeté phénoménale avec son épaule pour ouvrir complètement la porte qui était seulement entrouverte. Ses pattes arrière enfoncèrent leurs griffes sur le sol afin de ne pas glisser et maintenir la pression contre celle de Marie. Surpris par la force de cette dernière, le loup n’arrêtait pas de pousser. Il savait qu’il n’abandonnerait certainement pas le premier. Sous sa forme humaine, il avait tellement de volonté qu’il était rare qu’il abandonne. Sous sa forme lupine, ça s’amplifiait. Par contre, pour ce qui en était du sol, il n’était pas très endurant aux entailles que lui faisait le loup-garou. L’une de ses pattes touffues glissa sur le côté et Marie prit le dessus. La cage venait de se refermer sur son nez, ou proprement dit, sa truffe.




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Tag c05300 sur Lux Tenebris EssgSujet: [Marick] Let me help you
Emerick N. King

Réponses: 6
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Rechercher dans: Anciens RPs   Tag c05300 sur Lux Tenebris EmptySujet: [Marick] Let me help you    Tag c05300 sur Lux Tenebris EmptyMer 25 Jan - 22:35
Let me help you
Marie G. Osborn & Emerick N. King
Une fois les deux pieds dans la pièce un peu plus chaude que l’extérieur, Emerick frotta ses paumes rapidement entres elle pour faire un peu de chaleur. Il souffla légèrement sur ses mains créant un petit et mince nuage de fumée. Avec le temps, les lumières de la pièce allaient juste assez la réchauffer. Bref, Le monstre devança sa nouvelle instructrice pour s’asseoir sur le coin du bureau.

Glissant ses mains dans ses poches, son regard se posa sur Marie qui allait bientôt prendre la situation en mains. La brunette s’excusa brièvement sur l’aménagement et la décoration intérieure de la pièce, bien que ce fût la dernière des préoccupations du loup-garou. « Merci, ça va aller. » Il parcourut alors des yeux la pièce regardant l’ameublement. Il n’avait pas besoin de grands choses, bien que seule cage aurait été suffisant. Cependant, Emerick appréciait fortement l’effort qu’elle y avait mis pour lui. Il lui en était reconnaissant. Moins de meubles, moins d’objets à détruire pour lui lorsqu’il perdra contrôle. « Juste une cage m’aurait suffi. Après tout, je suis une sale bête sauvage. » Le mot bête sauvage roula amèrement dans sa gueule. Pour Nathan, bête sauvage était un mot beaucoup trop faible pour décrire le monstre qu’il tentait de cacher. « J’espère que la cage est assez grande. Etant donné que je ne t’ai pas encore vu sous ton autre forme c’était assez délicat de savoir ce qu’il te fallait. » Emerick n’était plus aussi d’humeur enjôleur qu’au début, la nervosité commençait à lui grimper à la tête. Il fit un sourire en coin se déplaçant vers sa cage. En observant ses proportions, il fit glisser son index contre l’un des barreaux ce qui lui glaça le sang et du même coup le fit frissonner. « Je t’avoue que je ne sais même pas à quoi je ressemble… Il n’y a pas si longtemps que j’arrive à garder quelques souvenirs de mes transformations… Et quand je parle de souvenirs, je parle de très très vagues souvenirs. » Emerick s’arrêta pour se racler la gorge et reprit rapidement. « Dans tous les cas, j’espère que je ne suis pas si hideux que dans certains films. » Marie vint le rejoindre près de la cage effleurant elle aussi le métal argenté. « Tu es certaine que ce sera assez solide…? Tu sais j’ai fait pas mal de dégâts chez moi, alors je doute un peu que cette cage soit capable de m’empêcher de te sauter dessus et de m’en prendre à toi. » Il essuya ses mains devenues moites à cause de ses craintes sur son pantalon, puis retourna son visage vers son amie. « On peut enfermer un Alpha là-dedans alors tu ne devrais avoir aucun problème. » Il souffla l’air de ses poumons soulagé par les paroles de sa nouvelle amie. Grâce à Avalon, il en avait appris un peu sur les Alphas et savait d’ailleurs qu’il était très loin de détenir la force d’un de ces lycanthropes Alphas.

Il suivit Marie jusqu’au lit, puis posa son derrière sur les couvertures tout en laissant balloter ses jambes dans le vide. À la gauche de la fidèle du Nouvel Ordre, Emerick profitait de ces instants dont il n’avait toujours pas perdu la tête. Il était prêt à écouter les instructions et d’apprendre tout ce qu’il y avait à apprendre. Tout en sortant de la paperasse sur ce nouveau monde, Marie se lança dans un long monologue. « Comme je te l’ai dit la dernière fois, non seulement tu as ton loup à découvrir mais aussi ce nouveau monde qui t’entoure. Je t’ai apporté deux parchemins qui relatent une guerre entre deux peuples. Lis-les quand tu le pourras et tu y verras un peu plus clair après. » Le lycanthrope sur qui la lune allait bientôt s’acharner étira son bras pour prendre les parchemins, fit une brève lecture en diagonale et s’étira de nouveau, mais dans l’autre direction pour les poser sur le bureau. En se retournant, un carnet venait d’apparaître sur ses cuisses. Il feuilleta encore rapidement vue qu’il n’avait pas grand temps à perdre aujourd’hui. Une liste de nom. Plusieurs noms qui lui semblaient tous inconnus. « C’est la liste de tous les loup-garous que je connaisse. Mais promets-moi une chose s’il te plait : quand tu iras voir l’un d’entre eux, ne dis pas que c’est moi qui t’ai donné ce carnet. » Une seule idée lui vint alors à la tête. Parmi tous ces gens, il y avait probablement celui ou celle qui l’avait maudit. Celui ou celle qui avait fait le choix pour lui sans même lui demander son opinion. Celui ou celle qui devait payer pour lui avoir transmis ce virus qui allait lui nuire durant cette pénible existence. « C’est promis, personne ne sera que cette liste vient de toi. » Ses yeux ne pouvaient presque plus se déroger de ce petit carnet. De ce fait, même son corps s’était raidi. Il voulait plus que tout avoir le droit à une vengeance, même si elle n’allait pas le faire revenir comme avant. Son sang-chaud de lycanthrope amplifiait de façon considérable sa soif de vengeance qu’il cachait derrière son expression neutre, passive. Contrôle sur soi-même, c’était ça le but de cette mission, non?

Puis là, il commençait à perdre l’attention qu’il accordait à celle qui l’aidait. Le sentiment que la Lune décuple les désirs, les émotions et surtout la soif de vengeance sur son corps était très lourd à supporter pour lui seul. Un vrai fardeau, un vrai poids sur ses épaules. Au tout début, c’est un peu comme un de ses insectes buveurs de sang qui ne fait que tourner au tour de vous. Vous le voyez, mais incapable de l’attraper pour y mettre fin. Vous l’entendez et sa capte gravement votre attention qui devrait être mis ailleurs. Par la suite, vous n’êtes plus capable de l’endurer alors vous tentez de le chasser sans se soucier que vous venez de faire tomber 2 verres en vitre ainsi que d’avoir fait tomber un des plus beaux vases décoratifs. Au moment où vous croyez vous en être débarrassé, l’insecte se pose entre vos deux omoplates, là où vous ne pouvez pas l’atteindre. Vous tentez tout pour le faire partir, mais sans succès. Alors, vous abandonnez. Alors, il a gagné.

Il posa ses mains derrière lui et laissa le poids de son corps basculer légèrement vers l’arrière afin d’avoir l’air détendu. Emerick fixa à nouveau sa cage qui l’attendait avec impatience. « Ecoutes, cette cage est faite d’argent. Si tu la touches ce soir tu vas vite le regretter puisque j’y ai rajouté quelques petites runes. » Si c’était effectivement les mesures à prendre, cela ne lui dérangeait pas. Bien qu’il resta intrigué par le type de runes qui pourrait le faire regretter. « Si tu te demandes ce que je compte faire si malgré tout tu sors, je compte bien me défendre… » Comme si Marie avait lu ses pensées, il fut encore rassurer. Avec la lune qui gravissait le ciel de plus en plus, être rassurer, il en avait besoin. « Je saurais te blesser sans te tuer. Et si ça dérape j’aurais de quoi nous soigner rapidement. » Qu’avait-il vraiment à perdre face à la mort? Non, Emerick n’avait aucune pensée suicidaire. C’était plutôt le fait d’avoir perdu ses buts et son avenir qui le rendait passif devant la mort. Il avait déjoué la mort d’une façon qu’il lui aurait paru inconcevable il n’y a pas si longtemps. « Parfait alors! » La fausse joie empestait à fond dans ces mots. « Mon but c’est que tu restes dans cette cage pour que je vois comment réagit ton loup quand on s’approche de lui et ou quand on tente de lui parler. Si ton loup arrive à se calmer et à être en confiance, ça n’aura que des effets bénéfiques sur toi par la suite. Tu te sentiras plus tranquille et c’est comme ça que tu apprendras doucement à gérer tes émotions. » L’homme-loup hocha la tête. Effrayé au plus profond de lui, il posa sa main terriblement tendue sur l’épaule de Marie. « Je te dis merci d’avance, Marie. » Il avala sa salive et reprit la parole. « Au cas où je dise des trucs ou que je fasse des choses que je pourrais regretter, il faut que tu saches que c’est loin d’être mon intention. » Si jamais il enlevait la vie de quelqu’un, jamais il ne se le pardonnerait. Cependant, il savait que sous sa couverture de douce Marie, il y avait bel et bien une forte guerrière.

La liste de nom toujours posée sur ses cuisses l’agressait. Ses dents vinrent se fermer durement les unes contre les autres, sa mâchoire pressait de toute sa force. Comme un terrible marteau-piqueur à l’intérieur de sa tête, il la senti sur le point d’exploser. Ses yeux se fermèrent de douleur tandis qu’il posa sa tête entre ses mains. Le dos cambré vers l’avant, il sentait chacun de ses muscles se durcirent et ses os se préparer pour les millions de fractures à venir. Avait-il cessé de respirer face à la douleur. Son visage rougit le confirmait. « Marie, ça commence!! » La rage dans ses paroles, le gout de la violence jusqu’au bout de ses lèvres. Il se laissa tomber brusquement contre le sol n’ayant pas été capable de se ralentir durant la chute. La menace toujours à l’extérieur de la cage, il ne restait plus beaucoup de temps avant qu’il perde son total contrôle. Il martela ses poings contre le sol à une vitesse et une force surhumaine sur le sol. Son corps se croupissait dans tous les sens de douleur. D’un craquement qui semblait résonner jusqu’à des kilomètres, son coude se fractura dans l’autre sens. Son regard apeuré mixer ses pulsions colériques de lycanthrope se tourna vers Marie lui suppliant son aide. C’était affreux d’avoir à souffrir ainsi. Il posa sa main dont les griffes commencèrent à prendre place sur la cage. Repoussé violemment par une brûlure spontanée sur sa paume, il secoua celle-ci. Les runes… Voilà à quoi ils allaient servir.

Il alterna son regard maintenant devenu d’une magnifique couleur ambré vers le sol et lorsqu’il le reposa sur Marie qui s’approchait doucement, il se leva. Son t-shirt déchiré un peu partout, son pantalon fendu à plusieurs endroits, il posa ses mains sur le thorax de la brunette et la renvoya férocement sur le lit. Instantanément, son visage changea de voile pour celui du loup-garou sans crainte et sans remord. C’est ici que cette mission se corsa.



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ps:
 
Tag c05300 sur Lux Tenebris EssgSujet: [Marick] Let me help you
Emerick N. King

Réponses: 6
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Rechercher dans: Anciens RPs   Tag c05300 sur Lux Tenebris EmptySujet: [Marick] Let me help you    Tag c05300 sur Lux Tenebris EmptyJeu 12 Jan - 2:51
Let me help you
Marie G. Osborn & Emerick N. King
Jour de pleine lune ou bien soir de pleine lune, ils étaient presque aussi pire l’un que l’autre. Impossible, certains diront. Mais pourtant, le fait de se rappeler chacun de ses actes poussés par son nouvel instinct le rongeait de remord. Contrairement au soir, lorsqu’il se transformait, il n’en avait aucun souvenir. Un total black-out dans son cerveau. Un peu comme si la personne qu’il était avant refusait ce qui se passait. Oui, il s’était déjà réveillé les doigts trempés de sang. Oui, il s’était déjà réveillé nu sur un banc de parc. Emerick devait maintenant s’habituer à sa nouvelle condition puisqu’Avalon lui avait dit qu’aucun sortilège ou même poussières de fée ne venait à l’encontre de la malédiction du lycanthrope. Nathan lui manquait, mais il avait désormais choisi Emerick comme prénom d’usage pour dire au revoir à son ancienne vie. Nathan, ça lui rappelait son côté raisonnable, la bonté qu’il faisait toujours preuve, la vierge personne face à ce monde de créatures démoniaques… Nathan n’avait jamais complètement quitté ce corps. Il était toujours là à réprimander Emerick le monstre. Lorsqu’il s’agissait d’un soir de pleine lune, sans difficulté, Emerick éteignait cette petite voix qui lui chuchotait d’arrêter.

« Arrête de foutre le bordel ici,  tu m’énerves! Voudrais-tu rentrer chez toi, tu donnerais la paix aux autres », grognait Emerick au nouveau serveur. Il était tellement maladroit. Emerick aussi l’était, mais pour une fois qu’il pouvait s’amuser d’une personne comme lui. Une semaine de plus était probablement le maximum avant qu’il démissionne. Emerick ramassa l’alcool qui s’était renversé dans la salle d’employée roulant ses yeux vers l’arrière. Il lança le tissu dans un bac, baffa l’arrière de la tête du nouveau et retourna à l’avant, derrière le bar. Dans plus que trente minutes, Emerick avait promis de rejoindre Marie dans un parc. Elle allait l’aider afin de réduire les dommages qu’il pourrait faire. Ne voulant pas penser plus longtemps à tout ce qu’il pouvait faire sous son autre forme, il se dirigea avec les nachos en direction de la table 4. Ici, ce n’était pas qu’un simple bar. C’était une auberge. Il y avait de tout pour se faire de l’argent sur le dos des clients. Le plateau dans les airs, le lycanthrope nouveau-né passa entre les gens. Il tourna le regard vers sa droite distrait par une bande d’amies qui l’interpellait. Lorsque son regard revint vers l’avant, il percuta un homme qui avait tout simplement décidé de passer devant lui vue qu’Emerick avait ralenti son pas. Rapidement en colère, Emerick lui envoya son coude dans les côtes pour l’éloigner de son chemin. Tandis que certaines personnes le dévisageaient, Emerick fit comme s’il ne s’était rien passé et s’arrêta à cette fameuse table 4. « Tenez ma chère, bon appétit!  », dit le serveur avec l’un de ses plus beau sourire. Ce fut si bipolaire comme situation, qu’Emerick remarqua encore plus l’effet de la lune sur lui. Son corps entier commençait à se réchauffer comme si le venin de sa malédiction se rependait dans lui. Sans perdre une autre seconde de plus, le serveur courra vers la salle d’employés pour se changer. Il retira le tablier et le t-shirt de travail qu’il portait depuis beaucoup trop longtemps et se glissa dans le vestiaire avec de nouveaux vêtements sous son bras. Pour commencer, il passa ses bras dans les manches de son chandail vert kaki, se changea rapidement de pantalon pour un pantalon presque similaire à ce qu’il avait juste avant puis se recouvra de sa fameuse veste en jeans. Emerick pencha la tête vers l’avant pour pouvoir replacer le collet de laine, lança les vêtements dans son casier, puis quitta vers l’arrière.

Marie devait déjà l’attendre. Lorsqu’il était tombé sur elle, elle lui avait immédiatement inspiré confiance. Il fallait aussi prendre en considération que l’espèce féminine en général était l’un de ses plus grands points faibles. C’était une brunette, en plus. Dieu sait à quel point il les préférait qu’aux blondes. Bref, tout ce cirque avait pris une toute autre tournure, contrairement à ce qu’il avait espéré, lorsqu’il se rendit compte qu’elle aussi confirmait les dires d’Avalon. Le vent frisquet vint caresser sa nuque tandis que le serveur continua d’avancer. Direction Calumet Park, Nathan était complètement perdu dans sa tête. Il observa le décor défiler devant lui et ne pouvait s’empêcher de s’imaginer en train d’y semer la terreur. Il ne voulait pas être ce qu’il était devenu. Le monstre aux longues griffes et crocs pointus qui se réveille après avoir tué plusieurs innocents. Emerick fit taire sa conscience et contourna un arbre pour se diriger vers le point de rencontre. Secrètement, l’idée d’être prisonnier dans une cage ne semblait pas lui déplaire. D’ailleurs, ce n’était pas son idée, mais plutôt celle de Marie. Peut-être qu’elle avait l’habitude de jouer la douce Marie pour ensuite enfermer sa proie masculine dans une cage. Après tout, Emerick connaissait-il vraiment Marie? Il n’avait même pas pris le soin de douter de Marie. Étant devenu maudit pour la vie, il n’avait plus rien à perdre. Son flair de loup-garou était grandement aiguisé pour un nouveau dans le domaine. Il huma l’air puis continua sa route jusqu’à s’arrêter devant l’endroit. Au loin, sa niche de loup-garou était prête et n’attendait que lui puisqu’il entendit les pas de Marie à l’intérieur. Cette Marie était tellement courageuse, contrairement à toutes ces Marie qu’il avait l’habitude de voir à l’université. Elle était tellement courageuse de lui faire confiance à son tour. Emerick n’avait aucune idée des limites que la bête sauvage s’était mise. C’était-elle mise des limites, au fait?

Il enjamba deux petits buissons apercevant tout justes la silhouette de Marie qui lui faisait dos. Envahit par une vague de nervosité, il resta figé et posa plutôt son regard sur sa nouvelle chambre d’un soir. Emerick passa sa main dans ses cheveux pour les replacer rapidement puis se rapprocha de l’Obscur. « Marie », interpella Emerick tout doucement pour ne pas l’effrayer. Ils s’étaient mis en accord de garder secret tout ce que Marie allait faire pour lui afin de ne pas nuire autant à l’un qu’à l’autre. Elle ne semblait pas l’avoir entendu, alors il répéta : « Marie ». Il lui fit un léger sourire en coin qui s’expliquait par sa nervosité. « Tu es prête pour ce soir, pas trop peur? », taquina-t-il un peu sa nouvelle amie bien que lui était mort de trouille à l’intérieur de lui. Et si s’était dangereux pour Marie? Étant tous les deux  de l’autre côté de la porte d’entrée, ils contournèrent la cabane pour s’arrêter devant l’entrée. Le loup-garou relâcha ses poings crispés et poussa la porte pour laisser Marie faire les premiers pas à l’intérieur. Du coin de l’œil, il vit la cage. Sa cage. Dieu merci, Marie l’avait pensé assez grande. Tout juste en face, il y avait un lit. Emerick se retourna pour bien fermer la porte derrière lui, tout en espérant que Marie passe la nuit ici. Se réveiller seul après s’être transformé en monstre l’effrayait toujours. Cependant, il ne pouvait pas l’exiger de Marie, déjà qu’elle faisait tout ceci pour lui.



1188 / #C05300



Tag c05300 sur Lux Tenebris EssgSujet: Are you insane like me? ▬ ft. Avalon
Emerick N. King

Réponses: 4
Vues: 248

Rechercher dans: Anciens RPs   Tag c05300 sur Lux Tenebris EmptySujet: Are you insane like me? ▬ ft. Avalon    Tag c05300 sur Lux Tenebris EmptyJeu 5 Jan - 23:19
Are you insane like me?
Avalon Ealasaid  & Emerick N. King
Pleins d’autres créatures? Disait-elle vrai, finalement.. Son sang chaud brûlait toujours en silence dans le creux de ses veines, lui rappelant que personne ne devait lui dicter quoi penser. Mais si… Mais si c’était réellement lui qui était complètement dans l’ignorance… S’il était à côté de la plaque et qu’on lui envoyait Avalon pour le remettre sur sa traque. « Personne ne me dicte quoi penser », était la comptine qui jouait en répétition entre ses deux oreilles. Depuis sa jeune enfance, Nathan n’avait jamais été fan qu’on lui impose ses choix. Sauf quand il s’agissait de ses parents, Nathan les écoutait et mettait en application tout ce qu’ils voulaient. Avec sa récente transformation, ceci n’avait pas changé pour l’extrême opposé, mais avait plutôt été amplifié. Depuis quand un loup se laisse diriger par quelqu’un d’autre qu’un Alpha?  Cependant, quelque part dans ce corps, il y avait toujours Nathan, Nathan l’homme, Nathan l’humain. « Écoute Emerick, tout ça existe et tu le sais. C'est à cause de ton côté loup-garou que tu perds les pédales. Je sais que tu sens que quelque chose ne va plus chez toi et je suis là pour t'aider alors arrête de penser que je suis folle. » Elle l’avait dit si froidement que ça venait en total contraste avec la beauté féminine et fragile qu’elle dégageait. C’était comme si elle venait de prendre 20 ans de plus en une seule seconde. C’est là qu’Emerick remarqua ses prunelles violacées qui étaient les plus magnifiques qu’il avait vu. Il les remarqua bien avant qu’elle se mette à tourner en rond ce qui d’ailleurs le déstabilisa, lui qui continuait d’admirer le violet dans ses yeux. Aviez-vous déjà vu des yeux de cette couleur? Pour Emerick, ce fut la première fois. « J'ai 826 ans et je sais reconnaître un loup-garou lorsque j'en vois un.»  Huit-cent-vingt-six ans… « Les sorcières sont immortelles? Pas les loup-garou, je présume », lança-t-il sans réellement s’attendre à une réponse claire. Huit-cent-vingt-six ans, sérieusement? Dans quel genre de démence s’embarquait-il? Il ne se ferma pas complètement à la situation bien qu’il restait perplexe. Il savait que quelques choses clochaient chez lui désormais, enfin, plutôt depuis l’incident. « Par l'Ange, même Leonard de Vinci était moins insupportable que toi lorsqu'il avait tort.» Ça y est, il l’avait choqué. Cependant, il ne le remarqua pas, il était de loin empathique depuis que la pleine lune s’approchait. Comme si son corps se préparait à éteindre son humanité durant la pleine lune pour laisser place à la bête qui sommeil encore. « Tu sais, c’est un peu difficile de croire en tout ce que tu me racontes du jour au lendemain », et ça, Emerick le disait en le croyant très fort. « Toutes les légendes sont vraies.» Emerick eut encore le droit à cet agréable échange de regard. C’était si relaxant se plonger dans ses prunelles, même si cela en n’était pas réellement le but. « Elles sont magnifiques.. » Coupé sec, ils reprirent la marche.

Petit à petit, Emerick prenait de la distance. Il trainait de la patte, si ce n’est pas un mauvais jeu de mot. Le serveur était si perdu dans ses pensées. L’idée d’être la créature de ces légendes, celle qui terrorise les autres, celle qui dévore les innocents, celle sans pitié, tout ça lui faisait peur. Voulait-il réellement être ça?! Non. La sorcière devait probablement avoir un sortilège pour le retirer de ce destin qu’on lui avait implanté. Il sortit de ses pensées et fit quelques pas de course pour la rattraper. « Comment je fais pour me transformer en cette bête? », questionna-t-il à Avalon en insistant sur le mot transformer qui résonnait étrangement dans sa bouche.

Ne sachant plus quoi penser, Emerick se gratta l’arrière du crâne. Avalon, elle, sortait de son sac un livre qui allait enfin pouvoir l’aider. D’un coup de main, la poussière s’envola dans une fumée grisâtre. Si le livre datait d’aussi longtemps qu’Avalon, la page qu’elle lui remit entre les mains allait probablement s’effriter entre ses doigts. « Ça te fera un peu de lecture chez toi.» Il passa son regard sur la page lisant en diagonale les titres et les sous-titres de celle-ci. « Merci, je suppose », dit-il en continuant d’examiner la vieille feuille. Elle reprit la marche, tandis qu’Emerick n’avait pas remarqué. Cette feuille le captivait énormément. Il allait apprendre ce qu’il était réellement grâce à une simple feuille tiré d’un bouquin poussiéreux. Il leva la tête, voyant que la magicienne avait encore prit de l’avance. Il enjamba les quelques mètres entre eux, posa sa main sur l’épaule d’Avalon pour avoir son attention. « Est-ce que tu sais si… », puis là, il s’arrêta. « Au revoir Nathan », pensa Emerick ayant l’intention de faire taire sa petite voix intérieure. « Rien. Laisse tomber, ce n’est plus important puisque maintenant j’ai ceci », termina-t-il en agitant la feuille devant Avalon.

Avalon d’un air nostalgique contemplait le paysage et probablement ce qu’elle avait pu faire dans ses lieux. La seule chose qu’Emerick pouvait se remémorer de ses lieux, c’était la fois ou il s’était battu parce qu’un homme l’avait bousculé par accident. Ou bien la fois qu’il avait poussé cet autre homme contre l’arbre, car il bloquait son trajet à cause des nouvelles constructions. Bref, ils eurent à peine le temps de faire deux ou trois pas avant qu’Avalon se retourne vers lui. « Puis arrête de m'appeler sorcière ou magicienne, je suis une fée et pas n'importe quelle créature lambda.» Emerick hocha la tête, tout simplement. Il n’avait jamais voulu l’offenser, comme il n’avait jamais voulu devenir ce monstre sauvage. Sa petite voix intérieure vint continuer le combat dans sa tête, mais pour une rare fois, elle gagna le droit de parole. « Avalon, tu sais si dans la feuille que tu m’as donné », il s’arrêta pour inspirer une bonne fois. « S’il y explique comment on fait pour se débarrasser de la lycanthropie. Il doit bien y avoir un sortilège que tu peux faire pour contrer cette malédiction. », dit-il vulnérable. Oh ça, il s’avait que tout ce cirque de loup-garou n’était qu’en fait une malédiction. Il en avait lu des tonnes de livres mythologiques et des légendes encore plus folles les unes des autres. Dans la majorité, ils parlaient de la lycanthropie comme une malédiction. Ne voulant pas être prétentieux, Nathan n’avait rien faire pour être maudit. Il ne voulait pas être un homme-loup, c’est tout ce qu’il demandait. D’un coup, un voile neutre vint camoufler son visage. Simple précaution puisqu’Emerick n’était pas faible.




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Tag c05300 sur Lux Tenebris EssgSujet: Are you insane like me? ▬ ft. Avalon
Emerick N. King

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Rechercher dans: Anciens RPs   Tag c05300 sur Lux Tenebris EmptySujet: Are you insane like me? ▬ ft. Avalon    Tag c05300 sur Lux Tenebris EmptyVen 30 Déc - 21:54
Are you insane like me?
Avalon Ealasaid  & Emerick N. King
Glacé devant le corps, perdu dans ses pensées, Emerick évaluait tout ce qu’il pouvait faire subir à l’homme qui allait souffrir de douleur après l’effet analgésique de tout l’alcool ingurgité. Et puis, de nulle part, une belle et jeune femme blonde sortie de sa cachette. Elle avait l’air d’avoir entre 19 et 22 ans pas plus, bien que la plupart des femmes ont le talents de passé pour plus vieille qu’elles le sont. La douceur qu’elle dégageait continua de figer le monstre aux griffes et crocs encore cachées. Il observa la jeune se pencher au-dessus de l’homme, l’enjamber pour finalement se placer face à lui. Il secoua la tête reprenant ses esprits puisque tout ceci était bel et bien réel. La blonde se tenait face à lui un mètre si ce n’est pas moins séparait leurs visages. Il arqua un sourcil croyant que la jeune femme voulait s’interposer ou tenter n’importe quels coups. Emerick la sous-estimait à cause de son apparence de douce et fragile blonde. Puisque rien ne se passa le lycanthrope ne put s’empêcher de laisser apparaitre son sourire en coin. Elle était beaucoup plus adorable qu’intimidante avec le sourire sur son visage. La main de la jeune femme vint tapoter son épaule endolorie plaçant immédiatement la bête sauvage sur ses gardes. « Je m'appelle Avalon et toi, tu es un lycanthrope.» Un lycan-quoi? Rapidement, son passé, très loin passé, lui rappela quelle sorte de créature était un lycanthrope. Un homme à moitié loup et à moitié humain. Un loup-garou, comme on les appelle plus fréquemment dans les contes. Le loup-garou est une créature de contes, ce n’est pas une créature réelle. Emerick alla échapper un rire, mais l’étouffa rapidement voyant qu’Avalon était sérieuse. « Je ne suis pas un lycanthrope, je suis Emerick. » Il s'arrêta un court instant. « Avalon, être toi, je ne me promènerais pas seul à une heure pareil en racontant des bêtises », dit Emerick en débandant ses muscles qui étaient prêt pour la suite du combat.

Elle soupira puis Emerick l’accompagna dans ce soupir. Elle était folle. Ça y est, le serveur avait enfin trouvé quelqu’un d’aussi dérangé que lui. « Tu dois sûrement penser que je suis folle ou que tu es fou, mais tu ne l'es pas.» Effectivement, il était fou avec toutes ses hallucinations et ses crises de colère. D’ailleurs, elle n’était pas mieux de croire aux légendes. Loup-garou? Sérieusement!  « Je suis une fée et je connais des gens qui pourront t'aider.» Emerick resta se figea de nouveau suite à ses paroles. « Une fée… et moi un loup-garou… », l’homme éclata de rire puis repris la parole. « On va clarifier les choses, je suis quelqu’un de normal et je n’ai pas envie d’être quelques soit la bête que tu dis que je suis. D’ailleurs toi aussi, tu es normale. », répondit-il avec assurance. Il croyait en ce qu’il disait. S’il avait choisi de travailler dans une auberge en tant que serveur et de lâcher ses études, c’était bel et bien pour passer inaperçu, être un humain normal qui fait des choses normales. Sans réponse elle s’éloigna un peu pour revenir la paume emplie de terre brune. Les grains brunâtres se mirent à bouger légèrement, pour finalement en laisser sortir une tige verte. Une autre fleur commença à apparaitre, puis une autre, puis une autre… Voilà que cette fée faisait pousser un jardin de roses format portatif dans sa main. Des choses normales, ce n’était clairement pas ce qu’il venait d’assister. Bien que devant l’inexplicable, le loup resta perplexe. Tout ce cirque était irrationnel. « Tu es illusionniste dans un cirque, c’est ça? » Le serveur ne pouvait toujours pas retirer ses yeux de ses roses. Elles étaient réellement là, elles étaient vraies.

« On ne devrait pas perdre de temps ici, il faut que tu me suives. En chemin, tu pourras me poser toutes les questions que tu veux.» Elle avait raison. Déjà qu’il avait frappé un client sur ses heures de travail, le monde ne devait pas savoir qu’il avait continué à l’extérieur. Ce boulot, il en n’avait pas réellement besoin pour combler un quelconque problème monétaire. Il vivait dans une jolie maison grâce à l’argent de ses parents, puis n’allait en manqué d’ici très longtemps. Cependant, Emerick aimait se fondre dans la masse. Barman, c’était un bon emploi pour ça. « Je te suis, la magicienne! », plaisanta-t-il en fuyant sa propre scène de crime. Il ne voulait pas qu’on le voit près de la victime pour finir sans emploi.

Emerick avait l’impression de marcher en direction du vide. Comme s’il marchait seulement pour marcher. Après tout, Avalon, la sorcière qui fait pousser les roses dans sa paume, ne lui avait pas glissé un seul mot sur la destination. C’était silence les deux premiers coins de rues, alors Emerick brisa cette monotonie. « Tu dis être une fée alors tu fais pousser des roses comme bon te le sembles. Moi, je peux faire quoi? », dit-il tout en ne croyant rien de cette histoire. Tout ce qu’il voulait savoir, c’était jusqu’où la démence de la jeune femme pouvait se rendre. Elle était folle, tout autant que lui.

Le serveur observait le décor défiler au rythme de la conversation qui continuait, tandis qu’elle répondait du mieux qu’elle pouvait à chacune de ses questions stupides. Difficile de faire gober cette histoire de loup et de fée à un sceptique. « Supposons que les fées et les lycanthropes existent réellement… », dit-il en réécoutant dans sa tête la bêtise qu’il venait de sortir d’entre ses lèvres. « Il y a d’autres créatures mythiques qui existent? Les vampires, les sirènes..? », reprit-il. Le vent froid passa caresser sa nuque ce qu’il le fit frissonner jusqu’au bout des doigts. Emerick ajusta de nouveau son veston de jean sur ses épaules, plaça pour une millième fois dans la journée son collet de laine puis glissa ses mains dans les poches de celui-ci pour les réchauffer. Malgré la beauté du paysage nocturne qui ne s’était toujours pas arrêtée de défilée, la jolie blonde avait capté son attention ainsi que son intérêt pour ce nouveau monde imaginaire qu’elle lui expliquait.



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Emerick N. King

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Rechercher dans: Anciens RPs   Tag c05300 sur Lux Tenebris EmptySujet: Are you insane like me? ▬ ft. Avalon    Tag c05300 sur Lux Tenebris EmptyJeu 29 Déc - 23:57
Are you insane like me?
Avalon Ealasaid  & Emerick N. King
Encore lui? Emerick n’en pouvait plus. Toujours désagréable dans sa manière de s’adresser aux autres. Toujours en aller-retour entre le bar et la banquette du fond. Il s’approche du bar. Commande sans une once de politesse. Reçoit ses fameux verres de Vodka & Coke. Retourne s’asseoir sur la banquette. Rectification, il retourne s’écraser avec ses verres. Bien sûr, il les boit seul. Puis recommence le tout. C’était absolument incroyable que les actes d’un homme si perdu puissent faire chauffer le sang du serveur ainsi. Il faut savoir que depuis ses pertes de conscience, il est facilement irritable. Se réveiller dans sa chambre sans aucun souvenir avec les rideaux arrachés et réduit en retaille, le miroir s’étalant en morceaux sur le sol, des énormes entailles dans l’un des murs, n’est pas si agréable pour l’esprit.

Bref, Emerick, qui avait déjà préparé les deux autres verres de l’inconnu, les déposa sur le comptoir. Déposer? La colère avait pris le dessus puisque la table du bar avait tout le liquide directement sur son bois. Les verres avaient éclaté. « Désolé, je vous en rapporte deux autres », lâcha-t-il sèchement.  Tout ce qu’il avait le gout de faire était de se jeter à sa gorge, l’entailler et le laisser gémissant sur le sol. « Nathan, reprend tes esprits », lui dit une voix dans son for intérieur. Nathan, c’était son premier prénom. Son prénom avant que tout change à l’intérieur de lui ainsi qu’à l’extérieur. Emerick, c’était le deuxième prénom que ses parents lui avaient attribué. Emerick, c’était devenu le prénom d’un malade hallucinant des choses qu’il ne devrait pas voir. Il inspira. Il expira. Emerick rapporta les verres à l’homme qui l’attendait le sourire fendant. Beaucoup trop fendant pour Emerick. « Y’a un problème monsieur? », cracha le serveur au saoulons qui l’affrontait du regard. « T’es dérangé toé », répondit-il en se moquant. Lorsqu’Emerick vint pour se retourner afin d’aller servir un autre client, le Désagréable agrippa son avant-bras pour le faire retourner vers lui. Il avait dépassé les limites d’Emerick. C’est alors sans réfléchir qu’il lui envoya une droite en pleine face. Emerick bouillait de rage. Son visage était rouge et plissé de colère ses poings se serraient de plus en plus fort. Il passa par-dessus le la table du bord tandis que la victime reprenait ses esprits. Il traversa en ligne droite jusqu’à la porte de sortie de l’auberge bousculant deux ou trois épaules inconsciemment. Il décrocha seulement sa veste en jean avec son rembourrage de laine puisqu’il sortait quelques temps pour prendre l’air.

Une fois à l’extérieur, il leva la tête vers le ciel laissant ses paupières couvrirent ses yeux et entrouvrit la bouche. Il souffla doucement tout l’air qu’il avait emmagasiné dans ses poumons laissant alors s’échapper de sa gueule une fumée blanche due au froid. Cette tentative de relaxation était certes inutile quelques choses au plus profond de lui l’empêchait de se calmer. Il replaça le collet de sa veste puis enchaina ses pas vers la ruelle longeant l’auberge. Il s’arrêta puis botta une poubelle métallique qui trainait avec les autres déchets. Elle s’envola beaucoup plus loin qu’il l’avait imaginé. Le son désagréable du métal percuta le mur de brique et à la vitesse du son vint aussi percuter avec une assez grand force les tympans du lycanthrope. Le bruit était si fort qu’il n’eut pas dégagé ses mains qui cachaient ses oreilles avant un long cinq minutes. Il les découvrit en ouvrant ses yeux qui eux se posèrent directement sur le saoulons de l’auberge. Il était contrarié, mais pas juste un peu. La frustration du saoulons se faisait sentir jusqu’à Emerick. Malgré la difficulté à marcher de l’homme, il était décidé d’avoir le droit à sa vengeance. « Nathan, fait pas le fou de ta personne rentre chez toi », lui chuchota son subconscient. Comme à chaque fois, la respiration du louveteau avait augmenté la cadence. Cette soif de violence envahissait son corps de plus en plus que les deux adversaires s’approchaient. Il continua d’avancer dans sa direction la garde baissé. Il savait déjà qu’il gagnerait, l’autre homme avait de la difficulté à se rendre jusqu’à lui. Emerick tourna la tête, car il y entendait des pas, mais personne n’y était. Il inclina alors la tête pour regarder derrière sa cible vue qu’il entendait des gens discuter dans cette direction, mais personne n’y était. Le lycanthrope avait l’impression que même son esprit se moquait de lui. Il retourna la tête une dernière fois, mais reçu un sacré coup derrière la tête. Le couvert de la poubelle métallique, l’arme de la situation, retomba sur le fin tapis blanc qui couvrait le sol. Emerick tomba au sol laissant une de ses épaules se frapper durement contre l’asphalte. Il n’était plus question de se soucier des gens qui pourraient le voir, il s’en foutait. De plus, il faisait si noir qu’ils ne verraient pas très loin devant eux. Il poussa ses mains contre le sol couvert de neige puis se releva assez rapidement. Son adversaire n’arrivait même pas à se tenir immobile debout et désirait malgré tout continuer le combat. Emerick, l’homme qui avait totalement perdu la tête, fit rouler son épaule qui avait subi le choc, et déposa sa main contre l’arrière de sa tête. Il avait beau y avoir quelques gouttes de sang qui venait de l’arrière de sa tête, Emerick avait la tête dure dans tous les sens. Il poussa le dernier en ayant placé ses deux mains contre son thorax. Effectivement, il n’avait pas besoin de tant de force pour le faire tomber. Comme un poids lourd, il s’écrasa sur le dos.

Son corps brulait de l’intérieur, la fièvre du loup-garou maudissait complètement son être. Qu’était-il devenu réellement? Nathan n’avait jamais demandé d’être ainsi. En regardant l’homme trop saoul limite dans les vapes, tout ce qu’il voulait c’était continuer à le frapper et à le frapper encore une fois de plus. « Nathan, ce n’est pas toi. Jamais tu n’aurais fait ça. Arrête », supplia sa tête. Emerick éteignit tout contact avec cette petite voix intérieure qui lui rappelait ce qui était bon de faire. Cette voix féminine avait habituellement le contrôle sur Nathan. D’ailleurs toutes les femmes pouvaient l’avoir dans ce temps-là. Maintenant, c’est Emerick qui dirige. C’est Emerick qui la fit se taire.


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