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 Jalias ◊ I'm missing half of me

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Sujet: Jalias ◊ I'm missing half of me   Dim 26 Juin - 17:41

I'm missing half of me
Jazz McCoy & Elias Chamberlain
Regarder mes pieds ou le regarder lui ? C'était la question que je me posai depuis deux bonnes minutes tandis qu'il se retenait de me hurler dessus. Ses paroles étaient toutefois claires et froides, de quoi me faire comprendre bien comme il faut que j'avais merdé en beauté. Le pire est qu'il n'avait pas tord. Je n'aurais jamais dû m'emporter comme je l'avais fais envers ce père de famille. Certes c'était un pourri qui faisait de la vie de sa gamine un véritable enfer sur terre, mais j'étais flic et non juge. Elias était celui qui m'avait retenu tant bien que mal et qui m'avait entraîné jusqu'à la voiture. Evidemment, notre supérieur avait eu vent de ce qui s'était passé parce qu'il y avait eu des témoins et que l'autre enfoiré n'avait pas été capable de fermer sa grande gueule. Résultat, je me faisais joyeusement remonter les bretelles tout en sachant que j'étais en tord. Pour cette raison je n'ouvrai pas la bouche quand bien même avais-je une certaine fierté. Mon impulsivité décuplée je la devais au fait que j'étais complètement ailleurs ces derniers jours. Je pensais encore que trop à ma rencontre avec Megara, à ce que j'avais appris sur mon père, sur ma famille … sur moi. J'avais découvert ce que j'aurais pu être si mon père ne nous avait pas tout caché et dès lors un nombre incalculable de questions s'étaient bousculées dans ma tête. Evidemment que je m'étais imaginée ce qu'aurait été ma vie si j'avais eu le droit à mon véritable héritage et même si j'aurais sans doute apprécié, je ne pouvais que me dire que je n'étais pas si malheureuse que ça. Si j'avais été ce que j'aurais dû être, bien des personnes n'auraient pas fait partie de ma vie … des personnes comme Elias. « Jazz, tu m'écoutes ? » Je relevai enfin la tête et posai mon regard sur Jimmy, mon supérieur. Sincèrement, je n'avais pas écouté ses derniers mots mais j'avais saisi l'idée générale de ses propos. « Oui et j'ai compris. Je saurais me tenir la prochaine fois. », « J'espère. » Il posa son regard sur moi afin d'appuyer ses paroles puis, le voyant s'enfoncer dans son fauteuil, je compris que mon sermon était terminé. Je sortis du bureau et passai sous les regards curieux de mes collègues pour rejoindre la salle de repos vide. C'était une chance. Je n'avais pas la moindre envie de m'expliquer, de parler de ce qui s'était passé. Je voulais seulement souffler un bon coup et me remettre au travail mais aux bruits de pas dans mon dos je sus que quelqu'un d'autre pensait autrement. « Pas maintenant. » Dis-je entre mes dents en me tournant pour affronter n'importe qui autre qu'Elias. Mon regard se posa sur ce dernier et je ne sus plus où me mettre. Depuis la dernière fois chez lui je m'efforçai de faire comme si de rien n'était, de prétendre que rien ne c'était passé et travailler aussi normalement que possible mais c'était difficile. « Désolée, je pensais que c'était quelqu'un d'autre. » Nerveuse, je décidai qu'il fallait que je m'occupe pour oublier sa présence. Je me dirigeai vers la cafetière afin de me servir une tasse. Le soleil commençait à se coucher et bientôt la plupart de nos collègues de l'unité allaient rentrer chez eux pour ensuite dormir mais moi je m'apprêtai à boire du café, parfaitement normal.
© .sassenach
@Elias Chamberlain
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Sujet: Re: Jalias ◊ I'm missing half of me   Ven 1 Juil - 21:37

i'm missing half of me ∞ Jalias
Avouer que je ressentais rien n’était peut être pas la vérité. Au contraire, j’avais éprouvé bien plus que je n’aurai désiré. J’avais longtemps été une coquille vide, persuadée de ressentir ce que tout humain pouvait ressentir. L’amour. La fraternité. La loyauté. La vengeance. La rage. Je supposais que c’était ce qui était des plus normales. Et j’aurai du éprouvé rien de plus beau que ça, parce que selon mon expérience, j’avais déjà tout testé, tout ressentis, tout vécu. Hélas, il me manquait cette chose. Cette passion. Cette osmose. Il avait simplement fallut que je me condamne pour y goûter. Il avait fallut un seule baiser pour comprendre ce que j’avais réellement perdu. Et depuis ce soir-là, alors qu’elle était partie, je n’avais pas pu m’endormir. Je n’avais pas pu penser à autre chose que ses lèvres. Parce que…j’avais l’impression qu’elle m’avait volé, en plus de ma dignité, ma liberté. Je l’éprouvais depuis ce moment, encore plus au bureau alors que je tentais de ne faire comme si de rien n’était. Comment ? Comment pouvoir faire comme si alors que tout était arrivé ? Comment pouvoir la regarder sans vouloir beaucoup plus ? Cela me semblait compliqué. Cette relation me semblait compliquée. Je supposais que si je n’arrivais pas à taire ce que je ressentais, il allait falloir prendre les choses en mains. Quitte à partir de cette équipe.
« Jazz est avec Jimmy ? » Je relevais la tête de mon dossier qui était bloqué à la même page depuis tout à l’heure. « Hum hum » dis-je en m’adossant littéralement sur ma chaise. « Tu devrais lui parler » finit par dire Nicolaï en s’adossant au bureau. « Plus que Jimmy le fait ? Je pense qu’elle a eu sa dose » Il haussa les épaules en désignant le bureau dont les stores étaient fermés. « Je pense qu’il se passe quelque chose, et que ce n’était pas simplement ce père. Au moins, avec toi, elle se confiera » Vraiment ? Vraiment Nicolaï alors que tout nous oppose ? Alors que rester dans une même pièce qu’elle me semble difficile. Comment communiquer sans avoir envie de fuir et de l’embrasser en même temps ? « Je ne pense pas que ce soit une bonne idée… » Il s’approcha de moi, le regard perçant et le chuchota à l’oreille : « Au contraire, je pense que t’es la personne le mieux placé pour arranger ça » Il s’était relevé et avait finit par retourner à son bureau, sans pour autant continuer son raisonnement. J’aurai tué pour savoir ce qu’il entendait par là, mais la porte du bureau s’ouvrit et Jazz sortit, la tête rentrée dans les épaules. Elle se dirigea à toute allure dans la salle de repos au moment où le chef referma sa porte. Je jetais un coup d’œil au bureau ou quelqu’un étaient encore là. Nicolaï ne me regardait pas, plongé dans ses documents. Soupirant, je me passais une main dans les cheveux, finissant par me lever. Je ne pu voir le coup d’œil de Nico, mais je supposais qu’il était là, à me regarder avec un léger sourire au coin des lèvres. Saleté de Nicolaï. J’eu à peine le temps d’entrer dans la pièce que la voix dure de Jazz se fit entendre : « Pas maintenant » Elle se retourna rapidement et lorsqu’elle me vit, j’eu l’impression qu’elle changea d’attitude. Ses épaules contractés s’affaissèrent de nouveau, ses traits de visage de détendirent un instant, et finalement continua : « Désolée, je pensais que c’était quelqu’un d’autre » Elle recommença à s’agiter et alla se préparer un café. A 19h, normal. Sa façon d’expulser son stresse, je le savais. « Je voulais juste… » Commençais-je maladroitement en m’appuyant sur la table centrale. « Est-ce que ca va, Jazz ? Tout le monde pense que t’es pas dans tes bons jours en ce moment. » Moi compris, mais je m’abstins de m’inclure dedans. Je ne savais si Nicolaï avait raison, si j’étais la bonne personne pour lui demander ça, mais quoi qu’il puisse lui arriver, j’avais toujours été là pour elle. Bien plus qu’elle n’avait été là pour moi. Hélas, ça…ça ne changera jamais.

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Sujet: Re: Jalias ◊ I'm missing half of me   Jeu 7 Juil - 22:38

I'm missing half of me
Jazz McCoy & Elias Chamberlain
Je maudissais les tremblements de mes mains. Je me maudissais tout court. Je n'aurais jamais dû m'emporter comme je l'avais fais, j'aurais dû être capable de me maîtriser. C'était à croire que je perdais le contrôle de mes actes, que le côté louve en moi prenait trop le dessus. C'était un trop plein de choses qui s'accumulait et me faisait perdre la tête. Elias et le baiser. Les recherches de Gideon et les découvertes qui en avaient découlé. Elias et le baiser surtout. J'étais obsédée par ce moment que nous avions partagé, un moment que je n'avais pas vu venir mais qui ne voulait plus sortir de ma tête. Je le repassai en boucle. Je pouvais encore sentir ses lèvres sur les miennes, ses mains sur ma peau et la frustration lorsque nous avions dû arrêter. Je mourrais d’envie de réitérer l'expérience sans savoir si j'aurais cette chance à nouveau. Peut-être l'avais-je encore laissé passer ? Etions-nous destinés à ça ? A toucher du bout des doigts la chance d'avoir ce que nous désirions pour finalement devoir renoncer ? Si c'était ça, je n'étais pas certaine de pouvoir le supporter très longtemps. Le pire était de devoir travailler avec lui et prétendre qu'il ne s'était rien passé alors que je voulais seulement le plaquer contre un mur, l'embrasser et ne faire plus qu'un avec lui. Je le désirai et je devais faire en sorte de le cacher. Evidemment, qu'il était celui qui venait me voir. Envoyé ou non par nos collègues, sa présence dans la salle de repos ne m'étonnait pas mais elle ne faisait que redoubler mes tremblements et mon malaise. « Je voulais juste… » Mes iris se posèrent sur Elias, appuyé contre la table. Mes mains serrèrent la tasse chaude qu'elles tenaient sans que je ne dise quoi que ce soit. Je le laissai continuer sur sa lancée, le cœur battant la chamade alors que du coin je voyais nos collègues partir ensemble. « Est-ce que ça va, Jazz ? Tout le monde pense que t’es pas dans tes bons jours en ce moment. » Apparemment, je n'étais pas aussi douée que je le pensais pour cacher ce qui n'allait pas. Il fallait dire que mon impulsivité ne m'aidait pas du tout à garder pour moi le fait que j'allais pas très bien dernièrement. « Ca va. » Mentis-je en baissant les yeux vers le contenu sombre de ma tasse. Non, ce n'était pas une bonne idée. Je ne pouvais pas risquer de faire exploser le semblant de bonne relation que nous avions. Mentir ne m'était pas autorisé. Je poussai un soupire et posai la tasse sur le plan de travail derrière moi. « En fait non, ça ne va pas. Je ne sais pas où j'en suis en ce moment. J'en apprends sur ma famille tous les jours et c'est très frustrant. » J'aurais pu être une néphilim ! J'avais été privée de mon héritage soit disant parce que mon père avait voulu me préserver, mais il ne l'avait pas fait avec ses autres enfants … parce qu'évidemment il avait eu une autre famille, un fait difficile à encaisser. « Et c'est sans parler du fait que ça devient impossible de travailler avec toi. » Lâchai-je sans détour. « On aurait jamais dû céder. Même si ce n'était pas grand chose, j'arrête pas d'y penser. Je passe mon temps à ça, Elias. A chaque fois que je te vois, j'ai envie de recommencer. Pour être franche, là y a tout mon corps qui meurt d'envie de se rapprocher du tiens. En fait, si ça ne tenait qu'à moi, je t'aurais plaqué contre le mur au moment où tu es entré dans la pièce. » Mon franc parlé … il fallait que j'apprenne à utiliser un filtre, mais à quoi bon y aller par quatre chemins de toute manière ? J'avais besoin qu'il le sache, il fallait que j'extériorise au moins une des deux choses qui faisaient que j'étais sur la défensive à longueur de temps et si je devais commencer par notre situation, que ça soit le cas !
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Sujet: Re: Jalias ◊ I'm missing half of me   Dim 10 Juil - 18:17

i'm missing half of me ∞ Jalias
Si rentrer dans cette pièce était tout à fait naturelle, tenter de réconforter Jazz l’était beaucoup moins. Autrefois, cela m’aurait parut totalement normal, mais là…avec tout ce qui c’était passé, je n’y étais simplement pas à ma place. C’était ce que je percevais en sa présence : une anormalité que je n’arrivais pas vraiment à définir. Etait-ce parce que nous étions collègues ? Parce que nous nous étions embrassés ? Parce que j’avais autrefois éprouvés bien plus ? Ou simplement parce qu’elle me rappelait sans cesse son départ, cet abandon ? Ou ce que je n’aurai jamais ? Toutes ses questions sans réponses me semblaient difficiles à résoudre. Et pourtant, Nicolaï avait simplement tenté une suggestion que je m’étais précipité pour tenter de savoir comment elle allait. Avais-je bien fait ? Le doute persistait. « Ca va » finit-elle par dire, fuyant mon regard. Je savais qu’elle mentait. Mais je tentais de ne pas la brusquer. Si elle ne voulait pas parler, et bien, je l’accepterai. « En fait non, ça ne va pas. » Après un soupire, sa langue s’était délié sans que je ne puisse répliquer. « Je ne sais pas où j’en suis en ce moment. J’en apprends sur ma famille tous les jours, et c’est très frustrant. » J’arquais un sourcil. Sur sa famille… ? N’avait-elle pas juste Gidéon dans sa vie ? Un peu perdu, je répliquais : « Comment ç… » « Et c’est sans parler du fait que ça devient impossible de travailler avec toi. » Et nous y voilà. Comme une gifle qui vint en pleine gueule, je regardais le couloir silencieux. Déglutinant, je couru presque vers la porte pour la fermer afin que les autres ne puissent pas nous entendre alors qu’elle continuait de parler : « On aurait jamais dû céder. Même si ce n'était pas grand chose, j'arrête pas d'y penser. Je passe mon temps à ça, Elias. » Moi aussi avais-je envie de répondre, mais je me mordis la langue pour éviter de le faire. Ses paroles me perturbaient, me faisait frissonner. Parce que je la désirais encore, que ce souvenir continuait d’être douloureux, mais parce qu’elle avait aussi raison. « A chaque fois que je te vois, j'ai envie de recommencer. Pour être franche, là y a tout mon corps qui meurt d'envie de se rapprocher du tiens. En fait, si ça ne tenait qu'à moi, je t'aurais plaqué contre le mur au moment où tu es entré dans la pièce. » Je passais ma main dans mes cheveux tentant d’analyser ce qu’elle venait de me confier. Jazz et sa franchise, c’était toujours effrayant. Comment répondre à ça, alors qu’on était au boulot ? Quoi dire pour ne pas faire déborder les choses ? Quoi faire pour faire les choses correctement ? Etait-ce une bonne chose que finalement nous étions là, dans cette salle proche du bureau de notre boss ? Parce que je n’étais pas certain de pouvoir résister à l’appel de son corps, si j’avais été autre part. « Jessamine, je… » Je pris une grande inspiration en m’adossant contre le mur, loin d’elle. « Je pense qu’on a fait une erreur. On n’aurait pas du oui. On est collègues. Rien d’autre. » Dur ? Probablement, en même temps c’était ce que nous étions non ? Nous deux c’était impossible. Un rêve utopique. Un fantasme irréel. Rien d’autre.
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Sujet: Re: Jalias ◊ I'm missing half of me   Dim 10 Juil - 19:01

I'm missing half of me
Jazz McCoy & Elias Chamberlain
Si je devais me sentir plus soulagée de l'avoir dis, ce n'était pas le cas. Je retenais ma respiration et sentais la pression augmenter. J'angoissai, oui réellement ! J'avais peur d'avoir franchi la limite trop tôt, peur de ce qu'allait être sa réaction et, je devais bien le dire, j'avais peur de devoir faire face à un mur. J'ignorai ce qui se passait dans sa tête. J'aurais aimé le savoir, connaître ses pensées et ainsi savoir si lui aussi n'arrêtait pas d'y penser ou si, au contraire, il était déjà passé à autre chose. Personnellement, ce baiser m'obsédait, ce qui aurait pu se passer s'il n'avait pas été dans un sale état aussi. Je repensai que trop à ses doigts effleurant ma peau et je due contenir un frisson alors qu'il s'empressait d'aller fermer la porte de la salle. Pas bête, douée comme j'étais j'aurais fini par parler trop fort et alerter tous nos collègues – pour le peu qu'il restait à notre étage désormais. Je mordis l'intérieur de ma joue comme pour me punir de ma stupidité et j'attendis. Je patientai ce qui me semblait être une éternité. Si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais franchi la distance qui nous séparait pour l'attraper et le forcer à répondre plus vite. « Jessamine, je… » Si d'ordinaire l'entendre prononcer mon prénom et non mon surnom ne me dérangeait pas – et il était le seul à pouvoir le faire – là, ce fut autre chose. Je n'aimais absolument pas l'intonation dans sa voix. Je me décollai du plan de travail contre lequel j'étais adossée et, arquant un sourcil, bras croisés contre ma poitrine, je l'invitai à continuer tout en m'avançant vers lui. En général lorsque j'agissais de la sorte mieux valait peser ses mots avant de les prononcer. Je fis également ce que je ne faisais que très rarement et avant qu'il ne continue, j'écoutai attentivement les battements de son cœur. « Je pense qu’on a fait une erreur. On n’aurait pas du oui. On est collègues. Rien d’autre. » Ces mots eurent l'effet d'une douche froide. S'il voulait me calmer, il n'y avait pas mieux, cependant ma main s'abattit contre sa joue avant même qu'il n'ait pu comprendre pour m'arrêter. « Ca c'est pour être en train de me mentir ! » Lâchai-je en le pointant d'un doigt menaçant. « Que tu penses qu'on a fais une erreur je te crois sur paroles, c'était le cas. Mais collègues et rien d'autre ? Tu ne crois même pas ce que tu dis. » Répliquai-je d'un ton ironique. Il pouvait nier autant qu'il le souhaitait, je l'avais entendu. J'avais analysé ses battements à chaque mot qu'il prononçait et ils avaient été particulièrement irréguliers sur la fin de sa phrase. Je jetai un bref coup d'oeil à travers les stores de la pièce. Je vis notre dernier collègue quitter son bureau. Notre patron était sans doute encore enfermé dans le sien, mais bien assez loin pour ne rien voir. Mon attention se reporta sur Elias. « Et je peux même te dire que tu as du mal à supporter le fait que je sois aussi proche. Ne me mens pas, Elias. Je déteste ça autant que toi. Tu peux me dire ne pas vouloir plus, je serais prête à l'accepter même si c'est difficile, mais ne me mens pas en me disant qu'on est rien d'autres que des collègues. On sait que c'est faux. On a toujours été plus et le fait que tu ai répondu à mon baiser la dernière fois le prouve. » Parce que je savais qu'il avait profité de cet instant autant que moi. J'avais une excellente mémoire, je me souvenais très bien de la pression qu'il avait effectué contre mon corps, de ses lèvres qui capturaient les miennes avec avidité, je savais que pour lui j'étais plus qu'une collègue quoi qu'il dise.
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Sujet: Re: Jalias ◊ I'm missing half of me   Mar 12 Juil - 23:33

i'm missing half of me ∞ Jalias
Partagé, j’étais totalement partagé entre ce que ma tête et mon cœur me disait de faire. C’était deux exacts opposés qui me dictaient chacun sa vision des choses. Comment me départager alors que moi-même je n’en savais rien ? J’étais simplement perdu dans ce qui me semblait être un choix difficile. Ecouter ma tête qui me confirmait que c’était impossible, qu’elle et moi, ça ne marcherait jamais. Elle n’était même plus humaine. Je m’étais promis. Je ne voulais pas revivre ça. Jamais. Mais, j’avais ce cœur qui me disait de m’avancer vers elle, de passer mes doigts dans ses cheveux, de déposer mes lèvres sur les siennes et de ne plus jamais la quitter. J’avais pris conscience que j’avais besoin d’elle, plus que ce qu’elle ne savait, plus que moi-même je me persuadais. C’était lui qui me l’avait dit, mais je n’arrivais pas encore à l’accepter. Parce qu’accepter serait revenir sur ce que j’avais manqué, sur cette blessure profonde, sur ce qu’elle m’avait fait subir. Et ça, je n’étais pas prêt. Toutefois, avec…avec cette grande gueule qu’était Jazz, elle arrivait toujours à me mettre hors de moi, à me pousser plus qu’elle ne le devrait, à me faire sortir des gonds, et si j’avais pas vu le boulet de canon qu’elle était devenue maintenant, j’allais le prendre en pleine gueule. Une seconde gifle s’abattit sur ma joue, avec cette fois-ci la main de Jazz bien réelle. Je la dégustais rapidement alors qu’une douleur vint raviver ma mâchoire. « Ca c’est pour être en train de me mentir ! » N’avais-je donc aucun secret pour cette femme ? « Que tu penses qu'on a fais une erreur je te crois sur paroles, c'était le cas. Mais collègues et rien d'autre ? Tu ne crois même pas ce que tu dis. » Et elle le pouvait. Ca faisait bien longtemps qu’on était plus. Mais je n’osais l’avouer. « Et je peux même te dire que tu as du mal à supporter le fait que je sois aussi proche. Ne me mens pas, Elias. Je déteste ça autant que toi. Tu peux me dire ne pas vouloir plus, je serais prête à l'accepter même si c'est difficile, mais ne me mens pas en me disant qu'on est rien d'autres que des collègues. On sait que c'est faux. On a toujours été plus et le fait que tu as répondu à mon baiser la dernière fois le prouve. » Je me pinçais les lèvres pour deux raisons. La première, c’était parce que sa proximité me perturbait que trop. Je pouvais inhaler son parfum de là ou j’étais, et je n’avais qu’une envie c’était de pouvoir déposer ma tête au creux de son cou. La seconde était simplement ses paroles. Elle avait le don pour me comprendre automatiquement, sans que je puisse dire ou faire quoi que ce soit. Et encore une fois, elle me prouvait que j’étais simplement impuissant devant cette situation. Elle savait. Elle me connaissait. Et ça, ça avait le don de m’énerver : De se dire que la seule personne qui vous connait le mieux est celle qui vous détruit le plus. Une part de moi regrettait l’ancien temps où la situation bien que différente était tout de même assez simple. J’arrivais à faire taire ce que je ressentais, sans que cela ne se voie. Aujourd’hui, on avait franchi un cap qui pouvait nous emmener nulle part hélas. « Bon sang, Jazz.. » soupirais-je en passant une main sur ma joue, puis dans mes cheveux signe d’énervement ou d’anxiété au choix. « Tu veux pas juste arrêter ? J’en ai marre de tes grands discours comme si tu savais tout sur tout. » Et c’était vrai, de nous deux, c’était celle qui tentait de plus statuer sur la vérité. Alors que moi… ? Je ne faisais que fuir. Allais-je faire de même ce soir ? Mon regard croisa le sien, et je tentais d’être assez ferme : « Qu’est ce que tu veux que je te dise hein ? » Incapable de rester en place, je me mis en mouvement comme un chien cage. « J’essaye au moins de sauver notre job ! » A défaut de nous sauver nous. A défaut de sauver…qu’importe ce qui existait entre nous. « Tu veux que je fasse quoi ? Que j’avoue que c’est difficile ? Oui, ça l’est. Ca l’a toujours été depuis ton départ. Ca l’est encore plus depuis ton retour. Tu veux que je te dise que je n’arrête pas d’y penser ? Oui, j’y pense constamment. Je pense à toi constamment. A l’autre soir. » La bombe que j’étais était en train d’exploser, et je n’étais pas certains que Jimmy, dans le bureau d’à côté n’entende rien de ce que je raconte, parce qu’à présent ma voix résonnaient dans cette pièce maudite. « Putain, t’es…T’as toujours été plus pour moi ! » Finis-je par dire en avançant vers la porte, dans le but de m’enfuir encore une fois. Mais avant de tourner la poignée, je la regardais une seconde fois. « Mais, j’me suis fais une raison le jour où t’es partie. Tu devrais en faire autant. » Sur cette dernière phrase, même si la colère de mes sentiments avaient fait surface, elle ne notait que froideur et dégoût. Mon regard quant à lui n’était qu’une braise qui commençait doucement à s’éteindre. Au moment où j’allais ouvrir la porte, je vis Jimmy sortir de son bureau, et passer devant notre porte fermé, non sans regarder dans notre direction. Je ne croisai pas son regard, mais je su rien qu’à son attitude qu’il désapprouvait déjà notre conversation. J’aurai du sortir de cette pièce, fuir une seconde fois, mais cela prouverait que Jazz et moi n’étions pas capable de collaborer pour travailler ensemble. Ca prouverait que je ne pouvais pas surpasser ce que Jimmy me demandait. Alors, complètement bloqué devant la porte, je tentais une grande inspiration. En vain.


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Sujet: Re: Jalias ◊ I'm missing half of me   Mer 13 Juil - 21:59

I'm missing half of me
Jazz McCoy & Elias Chamberlain
A l'intérieur je bouillonne comme jamais. J'aimerai tellement crier ce que j'ai vraiment sur le cœur, prononcer une bonne fois pour toutes ces choses que j'ai en tête ou, tout simplement, m'emparer de ses lèvres. Elles m'appellent à chaque fois que je fais l'erreur de les regarder. Elles me narguent, me rendent folle et pourtant je ne cède pas. Parce que je peux être plus forte que ça, que je l'ai toujours été jusqu'à cette fameuse fois dans son appartement. Des années j'ai caché aux mieux mes sentiments pour lui, allant jusqu'à me mentir à moi-même et voilà que désormais je n'y arrive plus. Une seule fois aura suffit et je ne sais plus quoi penser, plus quoi faire. Il hante mon esprit chaque jour et le regarder me torture un peu plus à chaque instant. Je rêve de le sentir à nouveau près de moi, la chaleur émanant de son corps venant réchauffer ma peau, son odeur m’enivrant et pourtant c'est comme affronter un mur à chaque fois. Il n'y a pas plus désagréable et je sais que c'est de ma faute. Je l'ai fait souffrir. Je ne suis pas certaine de pouvoir revenir là-dessus un jour ou, tout du moins, de réparer ma faute. Mais il m'agace. Je n'ai jamais été très patiente par le passé et il est certain que je ne le serais pas plus à l'avenir. Le pire est d'entendre les battements irréguliers de son cœur, de savoir qu'il me ment. Ce que j'aimerai ne pas avoir cette ''chance'' et ainsi rester dans l'ignorance. Ce n'est pas le cas et ce soir je l'ai voulu. Parce que je voulais savoir mais la curiosité est un vilain défaut, j'en ai désormais la preuve. Si je suis celle qui l'a giflé, ses paroles me font le même effet. Il en a marre de mes grands discours ? Peut-être qu'il devrait faire quelque chose pour y remédier, quelque chose qui ne m'obligerait pas à sans cesse essayer de lui ouvrir les yeux. Ses sentiments à mon égard j'en ai pris conscience alors qu'il me rendait mon baiser. A ce moment-là j'ai compris que j'avais été plus à ses yeux, que je l'étais encore. Mon regard le suit tandis qu'il fait les cent pas. Il continu sur sa lancée alors que je reste silencieuse. Sauver son job ? Je serre les dents et ravale la colère que je sens gronder en moi. Je me retiens de lui en coller une nouvelle. J'aime mon travail sans doute tout autant que lui mais bordel, je ne veux pas que ma vie se définisse uniquement par ce dernier. Je continue de l'écouter sans cesse balancée entre l'agacement et l'envie insupportable de l'embrasser pour le faire taire. C'est la colère qui fini par l'emporter à l'entente de ses derniers mots. « T'es qu'un idiot, Elias ! » Finis-je par lui lancer alors que du coin de l'oeil je vois notre supérieur passer. Pour ce que j'en ai à faire maintenant, il peut bien penser ce qu'il veut ! « Tu vas le garder ton précieux job, t'inquiète pas pour ça ! Je fatigue. J'en ai marre de devoir passer mon temps à me battre pour réparer une erreur ! J'en ai marre de devoir toujours m'excuser pour avoir décidé de partir pour ne pas te faire de mal. Mais tu comprendras jamais, je ne sais pas pourquoi je me borne à vouloir penser le contraire. » Lâchai-je dans un rire nerveux. Il n'est pas passé par une transformation horriblement douloureuse. Il ne s'est pas réveillé le lendemain avec la peur au ventre, la crainte de finir par déchirer la seule personne comptant le plus pour lui en morceaux. Comment pourrait-il de toute manière ? « Tu vas le garder ton précieux poste. Je demanderais ma mutation dès demain et si tu veux que je baisse les bras, très bien ! De toute manière ça ne serait à rien de vouloir se battre pour l'impossible. » Je n'ai même pas le courage de le regarder dans les yeux. Je secoue la tête de gauche à droite dans un soupire et je fais un pas vers lui. Je m'arrête un bref instant et je finis par le pousser de devant la porte pour faire ce que lui n'a pas su faire : partir. Pas même un regard. Pas même une dernière parole. Il veut que je me fasse une raison ? Très bien, c'est ce que je vais faire mais qu'il ne me demande pas de revenir sur cette décision.
© .sassenach
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