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 elaury ❝ stay the night ❞

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Sujet: elaury ❝ stay the night ❞   Sam 18 Juin - 0:12



ELIOTT & AMAURY
❝  stay the night ❞

Il resta dans ses bras un bon moment, profitant simplement du moment présent, sans chercher à réfléchir à ce qu’il adviendra du lendemain. Lui qui aimait pourtant penser et réfléchir à tout, analyser toutes les possibilités, avait simplement envie de profiter de l’instant, de profiter de sa présence et du fait que, oui, il l’avait retrouvé. Son frère était là, il était vivant, il était avec lui. Et il ne bougeait pas non plus. Amaury était incapable de dire combien de temps ils étaient restés ainsi, dans les bras l’un de l’autre, s’enlaçant sans faiblir un instant. Il n’en savait rien, mais s’en fichait. Tout ce qui comptait était qu’il soit là, qu’il l’ait dans ses bras, qu’il puisse s’imprégner de son odeur, qui lui avait tant manqué, probablement bien plus qu’il ne le disait, bien plus qu’il ne se l’avouait, même. Il finit par secouer doucement la tête à la négative, comme pour chasser ces pensées, avant de se reculer de quelques pas, rompant leur étreinte, à regrets. Il ne voulait pas que le moment ne se termine. Il ne voulait qu’ils repartent chacun de leur côté. Pas maintenant qu’ils s’étaient retrouvés. Pas alors, qu’en plus, Amaury voyait qu’il y avait toujours l’ancien Eliott en lui. Ce gamin manquant de confiance en lui, bafouillant, gêné. Il était toujours en lui, il fallait simplement le faire ressortir et, apparemment, lui en était capable. C’était probablement ce qui lui importait, finalement. Son frère était toujours présent, il était là, devant lui, et il ne voulait pas devoir le quitter. Pas alors qu’il ne savait pas quand il le reverrait. Ou même si il le reverrait. « On va peut-être pas rester toute la nuit dans cette ruelle … » finit par briser le silence, levant les yeux vers lui, se mordillant la lèvre inférieure. Un sourire étira ses traits, comme il croisait leurs doigts ensemble, ancrant ses yeux dans les yeux. « Tu veux venir chez moi ? » finit-il par lui demander, ressentant la gêne revenir prendre possession de lui. « Enfin … » reprit-il, le souffle court, se passant sa main libre dans les cheveux pour se donner consistance. « Si t’as rien de prévu … On peut peut-être diner et rattraper le temps perdu ? » souffla-t-il pour se justifier, ne comprenant même pas pourquoi il prenait la peine de le faire.

Le chemin jusqu’à son appartement se passa dans le silence. L’idée d’être surpris par un membre de son équipe, ou par une personne qu’il connaissait, ne lui traversait pas vraiment l’esprit. Cela aurait pu, après tout, il était en compagnie d’un obscur, il aurait pu craindre d’être vu en sa compagnie. Mais non, pas vraiment. S’il n’était pas serein, c’était plutôt parce que son appartement ressemblait à un véritable chaos, depuis que Laetitia était morte. Personne autre que lui, ou les membres de son équipe, n’y avait mis les pieds. Et personne n’avait le droit de toucher à quoique ce soit. Cet appartement, il l’avait partagé avec sa parabatai, sa présence y était encore imprégnée, et il n’avait donc pas eu le courage de bouger la moindre chose. Qu’il s’agisse de ses affaires à elle, probablement encore éparpillés dans sa chambre, jusqu’à la tasse avec un fond de café, resté sur le comptoir de leur cuisine américaine. C’était sa dernière tasse et, non, clairement, il n’avait pas pu se résoudre à ranger et à faire le ménage. Donc, finalement, c’était plutôt ça qui dérangeait le jeune homme. Le fait que son frère voit dans quel état était son appartement – et donc lui par la même occasion.

Et puis il y avait ce doute, cette petite crainte, aussi. Qu’Eliott ne se joue de lui. Qu’il veuille l’utiliser pour obtenir des informations, pour mener à bien une quelconque mission. Qu’est-ce qui lui disait, après tout, qu’il n’avait pas su depuis le début qu’il le suivait lui ? Qu’est-ce qui lui prouvait que tout ceci n’était qu’une coïncidence et que leurs chemins s’étaient recroisés par hasard ? Rien. Peut-être qu’il était devenu diabolique au point de monter un plan machiavélique, juste dans le but d’obtenir des informations de sa part. Il n’en savait rien. Il n’avait pas envie de réfléchir, il n’avait pas envie de tenter d’analyser la situation. Il avait envie de croire ce que lui disait Eliott, il avait envie de croire qu’il y avait encore du bon en lui, qu’il pouvait être sauvé de la noirceur de son sang. Après tout, s’il n’était jamais parti à la recherche des siens, alors jamais cette noirceur ne serait ressortie. Il aurait toujours été le même, toujours été son Eliott. Son frère, celui qu’il aimait plus que tout, pour qui il aurait pu donner sa vie, sans aucune hésitation. Alors oui, peut-être était-ce naif, peut-être était-ce un peu trop optimiste, mais il avait envie de croire qu’ils pourraient redevenir eux, que rien n’avait changé. Comme s’il pouvait effacer ces cinq dernières années d’un revers de la main.

Arrivant enfin devant la porte de chez lui, il se stoppa un instant, revenant chercher sa main qu’il avait lâchée tout le long du trajet. Il se racla un peu la gorge, gêné, avant de se retourner vers lui. « Je suis désolé, c’est un peu le … foutoir. » Il marqua une courte pause, avant de se passer sa main libre dans les cheveux, puis de reprendre. « Je pensais pas recevoir quelqu’un, ce soir. » Il se mordilla la lèvre, comme il secouait un peu la tête, se retournant pour ouvrir la porte. Il le devança à l’intérieur, avant de l’inviter à le suivre. Retirant son manteau qu’il balança à la va-vite sur le canapé, il se racla une nouvelle fois la gorge en voyant le véritable foutoir qu’il y avait à l’intérieur. « Hum … J’ai pas osé touché à quoique ce soit depuis que … » Il laissa sa phrase en suspens, avant de lâcher un soupir las. « Bref, je pensais pas que quelqu’un viendrait. » Non, vraiment, et encore moins qu’il s’agirait d’Eliott. A la rigueur une femme, et encore, généralement, il ne les invitait pas vraiment chez lui. Plutôt l’hôtel, ou alors leur demeure à elles. Par respect pour Laetitia, et puis pour conserver son anonymat, aussi. « Donc … Tu veux quelque chose à manger ? » commença-t-il sans oser le regarder, avant de secouer doucement la tête. « J’ai pas grand chose, en fait … Je crois que le frigo est vide. Mais on peut toujours commander quelque chose et se poser sur le canapé, si tu veux.» Un sourire plus lumineux étira ses lèvres, comme il le regardait, reprenant. « Comme avant … Quand on mangeait des cochonneries devant la télé … Tu te souviens ? »


[i]1137 mots.


Listen to your heart
sometimes you wonder if this fight is worthwhile. the precious moments are all lost in the tide, yeah. they're swept away and nothing is what it's seems. the feeling of belonging to your dreams. listen to your heart, when he's calling for you. listen to your heart, there's nothing else you can do.



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Je suis : célibataire tentant d'oublier son véritable amour
Sujet: Re: elaury ❝ stay the night ❞   Mar 21 Juin - 21:22

Tu en oubli le temps, tu en deviens même insouciant, lorsque tu es là, dans ses bras, blotti contre lui. Ta tête contre la sienne. Tu voudrais que cet instant dure et dure encore, qu’il ne se termine jamais mais pourtant, tu es bien obligé de revenir à la réalité. C’est Amaury qui te ramène à la réalité, tandis que tes pensées commencent à dériver et que ton cœur s’accélère de se fait. Tu te racles la gorge, lorsqu’il dit que vous n’allez peut-être pas rester toute la nuit dans cette ruelle sombre. Tu fronces les sourcils, comme tâchant de reprendre tes esprits et ton sérieux. Tu n’es pas du genre à te perdre dans les sentiments, à t’abandonner à divers rêves et songes aussi agréables que ceux où il apparaît. « Hem euh… Oui tu as raison » Lâches tu simplement comme réponse, te raclant à nouveau la gorge. Tu vas devoir rentrer chez toi, tu vas devoir retourner à ton insipide vie. Du moins, cette vie violente qui te semble si dénuée de saveur loin de lui et loin de ses étreintes. Tu n’en as pas envie, mais tu sais que c’est probablement la meilleure chose à faire. Cependant, il te propose de venir chez lui. Tu ne réponds pas de suite, fronçant légèrement les sourcils de surprise. Tu ne t’attendais pas à ça. À ce qu’il te laisse une chance de le suivre et de profiter encore un peu de lui. Il balbutie et s’explique et un sourire se dessine sur tes lèvres. Tu avais bien compris ses intentions et où il voulait en venir mais tu t’amuses toujours de le voir un peu gêné. Il est tellement adorable ainsi que tu ne peux réagir autrement qu’en lui souriant. « Avec plaisir, j’ai toute la nuit » Lâches tu, peut être un peu maladroitement. Tu rêves déjà de dormir dans ses bras, mais tu clignes des yeux un peu longuement pour reprendre tes esprits. Tu sais que tu ne peux pas rêver de tout ça. Même si ton corps s’emballe en imaginant seulement une infime partie de tout l’amour que tu pourrais lui communiquer.

Amaury récupéré ses armes et tu fais de même, rangeant tes deux épées courtes, trônant nonchalamment sur le sol, dans ton dos, croisées. Tu rabats ta capuche sur ta tignasse platine. Autant être discret, tu sais que ta couleur de cheveux est assez caractéristique, de même que tes runes rouges et tu préfères éviter d’attirer les soupçons. Surtout car tu n’es pas censé te balader en compagnie d’un Nephilims, ce serait purement et simplement une trahison pour ceux de ton espèce. Alors tu te contentes de le suivre, sur tes gardes. Prêt à dégainer à la moindre menace, le regard balayant les rues et chaque nouveau décor que vous franchissez. Tu ne veux courir aucun risque et tu ne laisseras aucun témoin, tu ne peux pas te le permettre, même si tu sais qu’Amaury réagirait probablement très mal à la chose, mais qu’importe. Tu tiens encore à la vie. Tu ne peux mourir sans l’avoir aimé une nouvelle fois. Sans lui avoir avoué tous tes sentiments et leur profondeur. Tu finiras par le faire, tu n’es juste pas prêt et surtout, le moment ne s’y prête pas. Alors tu te contentes de ne rien dire. Tu parleras de nouveau lorsque vous serez arrivés, lorsque vous serez seul et que tu pourras être toi-même. Ton vrai toi, celui que tu es seulement avec Amaury. L’Eliott qu’il connaît depuis toujours et qui a toujours demeuré au fond de toi, malgré les épreuves, malgré les années.

Vous pénétrez finalement dans un immeuble, la lumière du couloir s’allume mais tu restes encore sur tes gardes, de peur de croiser quelqu’un. Un observateur, un emmerdeur, quelqu’un qui pourrait te juger ou encore te reconnaître. Amaury se stop, clés en main et se tourne vers toi. Tu poses ton regard clair sur lui, sans rien dire, dans l’attente de ce qu’il va dire. Finalement, ses paroles associées à sa nouvelle gêne te font sourire, plus largement, une lueur amusée dans le regard « Ne t’en fais pas pour ça » Déclares-tu sur un ton rassurant, en venant doucement presser sa main de la tienne. Bien que ta chambre soit toujours beaucoup trop rangée grâce au personnel de maison, tu n’accordes aucune espèce d’importance au rangement. Tu n’as jamais été du genre à juger, encore moins lorsqu’il s’agit d’Amaury. Mais surtout, tu as bien compris qu’avec les derniers événements, il n’a probablement pas eu le cœur à cela et lorsque vous pénétrez dans son appartement et que tu abaisses ta capuche, il confirme tes soupçons. « Je comprend, ne t’en fais pas » Déclares-tu, de nouveau sur un ton rassurant. Tu veux juste passer du temps avec lui, tu n’en a pas grand chose à faire que vous soyez entouré de vêtements, de vaisselle sale ou tu ne sais quoi d’autres. Tu le veux juste lui. Pas ses biens matériels, pas son environnement, juste lui. Tu constates bien sur le bordel qui trône un peu partout, reconnaissant des affaires à Laetitia, du moins affaires féminines, donc tu en déduis aisément qu’elles appartenaient à ta défunte sœur de cœur. Tu ne dis rien, commençant simplement à retirer ton blouson et ton sweat pour te mettre à l’aise. Tu les poses sagement sur le dossier du canapé, déposant tes lames et leur étui sur une petite table à côté, soigneusement. Amaury s’enquiert rapidement de savoir si tu as faim, mais pour l’instant, tu ne sens pas la faim ou encore la fatigue. Tu es bien trop troublé par lui, tu es bien trop concentré sur lui pour te préoccuper d’autre chose. Tu viens de tes doigts toucher ton nez, qui est encore douloureux. Tu sais que tu afficheras un bel hématome demain et que tu devras probablement faire soigner dignement tout ça. Mais qu’importe, ton apparence t’importe peu et surtout, tu ne ressens pas tellement la douleur. Lorsqu’il évoque le passé, tu souris toi aussi, en oubliant ton état actuel. « Je ne suis pas contre qu’on commande alors, c’est vrai que ça nous rappellera le bon vieux temps » Lâches-tu avec un sourire.

« Je te laisse faire, je vais juste me nettoyer un peu le visage » Déclares-tu avant de t’éclipser en direction de la salle de bains que tu trouves sans difficulté. Ouvrant l’eau bien froide, tu t’en asperges le visage, éliminant le sang, ton propre sang, qui avait maculé ton visage sous ses coups. Tu sais que tu arboreras de nombreuses marques mais qu’importe. Tu diras à tes coéquipiers qu’il a eu du renfort et que de ce fait, tu n’avais aucune chance. Tous te savent particulièrement fort, mais loin d’être invincible. Tu as droit à un échec, de temps en temps, mais si ce n’est pas dans les habitudes de ta famille, ton père n’a pas à en entendre parler et tu sais qu’aucun des membres de ton équipe n’ira faire des commérages dans ton dos. Une fois débarassé du sang, tu apprécies simplement l’eau froide, presque glaciale, qui vient te remettre les idées en place. Tu dois être correct, tu dois être un peu distant, mais pas trop. Tu ne peux pas l’être complètement. Tu as cette furieuse envie de te jeter sur lui, mais tu ne dois pas. Tu dois lui laisser du temps et tu sais qu’il n’a pas besoin de nouveau trouble avec tout ce qu’il traverse. Alors tu te contenteras de ravaler ta frustration. Séchant ton visage, tu le rejoins dans la cuisine, déposant un baiser sur sa nuque au passage, en se penchant un peu vers lui. « Dis-moi que tu as au moins quelque chose à boire ? » Demandes-tu avec un large sourire amusé sur le visage. Tu ne craches pas sur une bière, ou quelque chose de doux dans le genre, juste pour te détendre. Avoir ce sentiment de sécurité et d’insouciance que tu as toujours eu auprès de lui. Désormais en t-shirt, tu affiches sans crainte tes runes. Tu sais qu’il ne les approuve pas, comme il n’approuve pas ce que tu es devenu, mais il semble l’avoir accepté. Espérant peut-être te faire changer ? Ce qui est sur, c’est qu’avec lui, là, dans son appartement, loin des regards et de l’opinion publique, tu es complètement différent. Tu es toi-même. Sans aucune peu de décevoir ou d’être trop faible.

1411 mots


I wanna hide forever in your heart
What I would do to take away this fear of being loved, Allegiance to the pain, Now I'm fucked up and I'm missing you sign by Wiise

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Je suis : célibataire papilloneur
Sujet: Re: elaury ❝ stay the night ❞   Mer 22 Juin - 21:02



ELIOTT & AMAURY
❝  stay the night ❞

Il s’excusa d’avance, le prévenant que son appartement était un véritable foutoir. Oh, il savait qu’il avait une excuse mais, tout de même. S’il avait su qu’il viendrait chez lui ce soir, il était probable qu’il aurait fait plus d’efforts. « Ne t’en fais pas pour ça » Pourtant, si, Amaury était gêné. Il ne l’était pas avec les membres de son équipe, mais avec Eliott c’était différent. Probablement parce qu’ils venaient de se retrouver, et qu’Amaury aurait voulu lui montrer qu’il était toujours le même, qu’il valait encore la peine d’avoir son attention, son affection aussi. Parce que oui, le chasseur d’ombre était forcément un peu angoissé à l’idée que son frère ne veuille plus de tout cela, qu’il préfère rester avec les siens, au lieu de redevenir un De Lornet, de redevenir son frère. Oh, il avait vu cette étincelle frémir de nouveau en lui, un peu plus tôt. Il avait vu qu’il y avait toujours du bon en lui, au moins lorsqu’il était en sa présence. Mais est-ce qu’assister au désastre qu’était à présent sa vie n’allait pas tout changer ? Est-ce que voir qu’il n’était plus vraiment ce jeune homme sûr de lui, tellement rempli d’assurance qu’il pouvait, justement, le rassurer, n’allait pas le faire se lasser de lui ? Il n’en savait rien, mais, juste au cas où, il commença à s’expliquer, avant de finalement laisser sa phrase en suspens.  « Je comprend, ne t’en fais pas » Il se passa une main gênée dans les cheveux, se donnant consistance, avant de finalement lui proposer de diner. C’était qu’il avait encore un peu d’alcool dans le sang qui le faisait chanceler un peu, et que le fait d’avoir le ventre vide ne l’aidait probablement. Enfin … Il lui aurait bien cuisiné quelque chose, mais bien entendu, son frigo était entièrement vide, à l’exception de quelques pots de yaourts appartenant à Laetitia, et probablement périmés aujourd’hui. « Je ne suis pas contre qu’on commande alors, c’est vrai que ça nous rappellera le bon vieux temps » lui répondit-il, après qu’il lui ait proposé de commander quelque chose, qu’ils mangeraient devant la télévision, bien confortablement installés sur le canapé, comme avant.

Il sortit donc son téléphone, s’apprêtant à lui demander ce qu’il souhaitait manger, mais le blond reprit. « Je te laisse faire, je vais juste me nettoyer un peu le visage » Il opina simplement du chef, avant de s’asseoir sur l’une des chaises hautes de la cuisine, son téléphone en main. Ses goûts avaient-ils changés, ou bien une simple pizza ferait l’affaire ? Il n’en savait rien. En cinq ans, il était fort probable que ses goûts aient évolués, non ? Qu’il aime de nouvelles choses, qu’il en aime moins d’autres. Peut-être qu’il pourrait commander français, aussi. Certes, ce n’était pas cochonneries à proprement parler, mais cela pourrait lui rappeler des souvenirs de lorsqu’ils étaient enfants et que leur père se mettait aux fourneaux, leur cuisinant des bons petits plats du pays dont il était originaire. Oui, peut-être que cela lui rappellerait les rires qui résonnaient dans la pièce, lorsqu’ils étaient tous à table ensemble. Ou peut-être qu’il verrait clair dans son jeu, et le prendrait mal. Peut-être que cela l’agacerait, ou l’énerverait et que cela aurait donc l’effet inverse de ce qu’il voulait. Il se mordilla un peu la lèvre inférieure, soupirant, avant de se passer une main dans les cheveux pour se les recoiffer brièvement. L’italien, c’était plus sûr. Des pâtes, une pizza, comme cela ils auraient le choix. Et puis cela aussi, cela pourrait lui rappeler des bons souvenirs. Après tout, combien de fois n’avaient-ils pas passé une soirée devant la télévision, à manger une pizza juste tous les deux, hein ? Il ne les comptait plus.

Une fois sa décision prise, il porta son téléphone à l’oreille pour appeler le restaurant qu’il connaissait, avant de passer commande. Un sourire étira ses lèvres en voyant Eliott sortir de la salle de bain, et il se concentra sur sa commande, comme son frère se rapprochait de lui. Un frisson, comme ses lèvres se posèrent sur sa nuque, et sa respiration se coupa un instant. « Dis-moi que tu as au moins quelque chose à boire ? » Le téléphone toujours collé à l’oreille, il pressa brièvement des paupières avant de se racler un peu la gorge, cachant sa subite gêne. « Heu … Ouais … Normalement j’ai des bières dans le frigo. » répondit-il le souffle court, d’une voix anormalement un peu rauque, avant de presser une nouvelle fois des paupières et de se reconcentrer sur sa conversation téléphone. Il le laissa s’en occuper, lui montrant le canapé d’un signe de la main, l’invitant à prendre ses aises. Mais peut-être que ce n’était pas une si bonne idée que ça, finalement. Il n’en savait rien. Mais peut-être n’avait-il plus l’habitude d’être si fusionnel avec quelqu’un et qu’il lui faudrait un moment pour que cela ne lui revienne entièrement. Ce qui était étrange puisque, à peine une demie heure plus tôt, il avait été celui à déposer ses lèvres sur sa joue. Il avait été celui qui le prenait dans ses bras, et refusait de le lâcher. Il avait été celui qui avait attrapé sa main et croisé ses doigts avec les siens. Bref, il avait été le premier à se montrer fusionnel, justement. Alors pourquoi était-il si perturbé par ce simple baiser posé sur sa nuque ?

Raccrochant le téléphone, il souffla longuement, avant de le rejoindre dans le coin salon. Ses yeux se posèrent sur ses runes, si rouges, si différentes des siennes, et il ne put s’empêcher de les fixer un moment, sans vraiment le réaliser. Sa mâchoire serrée, les poings presque dans le même état, il détestait véritablement ces marques rouges sur sa peau. Mais il se devait de l’accepter. Parce qu’Eliott était son frère, son petit frère, et qu’il n’en avait donc pas vraiment le choix. Même s’il n’approuvait pas, même s’il faisait parti du clan opposé au sien, même si les siens étaient ceux qui lui avait volé Laetitia, la faisant passer de vie à trépas. Eliott était son petit frère, de cœur tout du moins, parce qu’il l’avait été pendant seize longues années, et qu’il l’aimait, tout simplement. Alors, dans un nouveau soupir, il finit par s’installer à ses côtés, attrapant la télécommande. Sa tête se posa instinctivement contre son épaule, comme il allumait la télévision. « J’espère que t’as faim. » dit-il simplement, avant de marquer une courte pause. « J’ai peut-être un peu craqué sur la quantité de nourriture. » Mais lui-même avait un appétit d’ogre, donc bon. C’était que ces derniers temps, il avait un peu maltraité son estomac, ne le nourrissant que lorsqu’il en ressentait l’extrême nécessité. Et puis bon, pas grave, au pire, il lui en resterait pour le lendemain.

Il resta silencieux un moment, ses yeux fixant la télévision sans vraiment la voir, ne sachant tout bonnement pas vraiment quoi lui dire, quoi lui demander. Ce qu’il était devenu toutes ces années ? Amaury le savait, il l’avait compris et n’avait nullement besoin qu’Eliott ne rentre dans les détails. Ce qu’il faisait de ses journées ? Exactement pareil que précédemment. Mais quoi d’autre lui restait-il donc comme sujet de conversation, du coup ? Il n’en savait rien. « Tu vois quelqu’un en ce moment ? » finit-il par briser le silence, avant de se racler la gorge et de rouler des yeux, face à sa question sans intérêt. Il ne savait même pas pourquoi il avait laissé les mots sortir de sa bouche. Mais bon, au moins, c’était toujours une question qui montrait son intérêt à son égard, non ? Sans même lui laisser le temps de répondre, il reprit. « Tu reveux une bière ? » lui proposa-t-il, n’attendant pas sa réponse pour lui en décapsuler une. Lui-même hésita un moment à s’en prendre une, avant de finalement secouer doucement la tête de droite à gauche. Il avait suffisamment bu pour la soirée, très clairement, et n’avait déjà suffisamment pas les idées claires pour en rajouter.


1356 mots.
- 24 h


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Sujet: Re: elaury ❝ stay the night ❞   Jeu 23 Juin - 21:12

Il est en train de commander lorsque tu déposes un baiser sur sa nuque, entre sensuel et joyeux. Ce geste est à la base anodin pourtant, même pour toi, il réveille des choses, de sensations. L’envie de continuer d’embrasser son cou, de dévorer sa peau. Mais tu te retiens. Tu te contentes de te concentrer sur sa réponse, avant d’attraper une bouteille de bière dans le frigo. « D’ac, merci » Tu la décapsules avec tes dents, avant de te diriger vers le canapé. Tu as besoin d’alcool pour chasser ce désir pour lui qui n’a de cesse de te consumer. Ta frustration est intense mais tu dois ravaler tes pulsions. Tu dois en oublier tes désirs, car il n’est pas prêt et tu ne veux surtout pas le brusquer. Bien que tu ne sois pas de nature patiente, tu sauras attendre, pour lui. Tu sauras l’attendre à lui. Tu sauras le convaincre qu’il a le droit de t’aimer et de te désirer lui aussi. Vous n’avez aucun lien de ça, juste un lien de cœur et ton cœur, bat beaucoup plus fort que le sien, du moins, tu imagines. Tu prends une gorgée de bière, tandis qu’il termine de commander. Tu l’attends, patiemment, le regard dans le vide. Le regard ailleurs. Perdu dans toutes tes pensées qui s’entremêlent dans un tourbillon de sentiments. Mais le fait qu’Amaury vienne près de toi te sort de tes pensées et tu tournes le regard vers lui. Tu le vois observer tes runes avec insistance. Tu te demandes si tu n’aurais pas dû garder ton sweat, pour cacher ce que tu es réellement. Pour cacher cette facette de toi qu’il n’apprécie pas. Mais tu sais aussi que tu ne pourras cacher cela indéfiniment. Les runes sont encrées dans ta peau sans retour en arrière. Elles expriment ce que tu es, au fond de toi. Ce que tu es devenu. Le chemin, sinueux et compliqué que tu as arpenté. Tu sens Amaury tendu et doucement, tu viens poser ta main sur la sienne, tenant ta bouteille de bière de l’autre. Tu veux lui montrer que ces runes ne définissent pas tout de ta personne. Que tu es bien plus que ces marques rouges. Que tu vaux davantage et que malgré tout, il pourra te faire confiance. Tu ne lui veux aucun mal, bien au contraire. Mais tu sais qu’il lui faudra du temps pour accepter tout ça, surtout avec la mort de Laetitia. Mais tu seras, le plus possible. Même si cette relation est fortement prohibée. Même si le seul fait de vous voir est déjà une haute trahison. Mais qu’importe. Pour lui, tu remuerais ciel et terre, tu bafouerais bon nombre de principe. Seulement pour lui.


Il déclare qu’il espère si tu as faim et tu souris en coin avant de prendre une nouvelle gorgée de bière, tandis que tu te détends, petit à petit, là à côté de lui, à l’abris des regards. Tu n’as plus à craindre. « Je commence à avoir faim oué » Réponds tu avec un sourire à son encontre. Nouvelle gorgée de bière. Tu sirotes ta bouteille assez vite. Tu tiens particulièrement bien l’alcool mais tu as quand même cette sensation que tu peux enfin te laisser aller, te détendre, loin des regards indiscrets. Ici, il est seul juge, il est le seul à pouvoir te voir autrement que sous ton masque public, froid et dur. Tu souris largement lorsqu’il déclare qu’il a un peu craqué sur la quantité de nourriture « Oh mais si tu n’as pas changé je me souviens que tu étais déjà un goinfre à l’époque » Lâches tu en riant à moitié, en lui donnant un petit coup de coude joueur, en prenant une nouvelle gorgée de bière. Mais il demeure silencieux, peu réceptif. Alors tu ne dis rien de plus. Tu te contentes de te perdre toi aussi, dans ce silence envahissant, tout en sirotant ta bière. Il cale sa tête contre ton épaule et tu cales la tienne sur la sienne. Tu te sens juste bien près de lui ainsi. Tu perds ton regard, fixant sans aucune émotion les images qui défilent dans la télévision qu’il a allumé en fond sonore. Nouvelle gorgée de bière. Mais voilà qu’il brise le silence et tu t’étouffes presque avec ta bière, reposant la bouteille vide sur la table basse, te redressant légèrement. « Non personne, rien de sérieux » Déclares-tu évasif. En même temps, tu dis la vérité. Tu ne t’attaches pas. Tu n’es capable d’aimer réellement personne, puisque ton cœur lui appartient déjà, sans que tu puisses lutter. Sans que tu puisses faire quoi que ce soit contre cela. Ce n’est pas faute d’avoir essayer. « Et toi ? Tu avais l’air proche de cette fille toute à l’heure… » Dis-tu, la gorge nouée. Tu n’aimes pas ça. Bien que tu ne veuilles pas l’admettre ça te fait mal de savoir qu’il peut en aimer une autre que toi. « Tu m'as dit que ce n'était qu'une amie mais tu peux être franc tu sais. » Il a eu beau te dire que ce n’était qu’une amie, tu n’es pas idiot. Tu es même loin de l’être. Tu as bien compris qu’il se passe quelque chose entre eux sans que tu puisses dire quoi. Ce n’est peut être rien, mais cela a suffit à te serrer le cœur et à te nouer l’estomac. « Pardon je n’ai pas pu m’empêcher d’écouter ta conversation tout à l’heure, ça ne me regarde surement pas » Balbuties-tu, un peu gêné. Tu ne  veux pas le mettre en mauvaise position. Ce sont ses affaires après tout. Tu te contentes de te pencher un peu, posant tes coudes sur tes genoux et joignant les mains, en observant le sol, pensif. Tu as tellement envie de lui balancer ce que tu as sur le cœur. Mais ce n’est pas le moment. Tu dois attendre. Attendre. Ce seul mot te semble une véritable torture.

Il se lève et te propose une nouvelle bière sans que tu puisses dire quoi que ce soit, il la décapsule déjà. Te connaît-il si bien ? Probable. Même si tu as un peu changé mine de rien. « Oui s’il te plaît » Il revient vers toi et te tend ta bière de laquelle tu prends une gorgée un peu plus longue, conservant cette position, moins proche que lui. Tu essayes de te protéger car quoi qu’il dise, tu dois t’attendre à ce qu’il ait tourné la page et fait sa vie. Même si tu as déjà un goût amer dans la bouche, rien qu’à y penser.

1156 mots


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Sujet: Re: elaury ❝ stay the night ❞   Ven 15 Juil - 22:15



ELIOTT & AMAURY
❝  stay the night ❞


Amaury avait peut-être un peu abusé niveau quantité, dans sa commande. Mais il avait voulu s’assurer qu’Eliott aimerait au moins quelque chose. Après tout, peut-être que ses goûts, aussi, avaient changés, ces dernières années. Tant de choses avaient changées, chez lui, après tout. Pourquoi pas ses goûts, hein ? Bref, c’était stupide, il le savait. Il savait aussi que toute cette situation le rendait mal à l’aise, et que s’il avait envie de rattraper le temps perdu, il était également terrorisé à l’idée que son frère ne soit plus réellement comme avant. Ou qu’il ne voit plus d’intérêt à être en sa compagnie, aussi. Après tout, durant seize ans, ou presque, Eliott avait été celui à réclamer son attention. Tout le temps, dès qu’ils se voyaient, il voulait être au centre de son attention, n’hésitant pas à faire quelques bêtises juste pour qu’il s’occupe de lui. Qu’importe ce qu’il faisait, d’ailleurs, qu’importe avec qui il était. Amaury avait toujours eu l’habitude de tout laisser tomber, dès qu’Eliott le souhaitait. Peut-être n’aurait-il pas dû, il n’en savait rien. Peut-être que leur relation fusionnelle n’avait pas été normale. Mais bon, qu’aurait-il bien pu faire ? Arrêter de lui accorder de son temps, simplement parce que les parents avaient dit qu’ils n’étaient pas frères de sang ? Non. Cela ne l’avait jamais dérangé. Il n’y avait jamais vraiment pensé, d’ailleurs. Il était son frère, point. Alors il pouvait être fusionnel avec lui. Il pouvait s’occuper de lui, lorsqu’il le voulait. Et puis, même s’il ne l’avouerait probablement jamais, il avait toujours aimé cela, aussi.

Alors, oui, il avait un peu peur que les choses soient différentes, à présent. En dehors du simple fait qu’il devrait le détester, pour ces marques rouges qu’il arborait sur ses bras, il y avait aussi le fait que lui-même avait changé. En moins bien, probablement. Plus aigri. Plus déprimé. Peut-être plus amer, aussi, malgré son âge encore jeune. Eliott aussi avait changé. Il était probable qu’il n’ait plus besoin de lui, à présent. Même s’il semblait toujours rester une part de celui qu’il connaissait, en lui. Même s’il était certain de pouvoir l’apercevoir. Bref, il valait mieux ne plus penser à ça, et simplement laisser faire les choses. Il verrait bien comment cela se passerait, et agirait alors en conséquence. Même s’il devait bien avouer qu’il ne saurait comment se remettre de la perte d’un autre membre de sa famille. S’il avait réussi à faire petit à petit le deuil d’Eliott au fil du temps, il ne savait s’il en serait capable une nouvelle fois. « Je commence à avoir faim oué » lui répondit-il, le ramenant sur terre. Tant mieux, il avait probablement abusé sur la quantité. Mais il avait bu le ventre vide, se sentait moyennement bien, un peu confus et les idées pas vraiment claires. Et puis, cela faisait deux semaines qu’il maltraitait son estomac, aussi, et celui-ci lui serait probablement fortement reconnaissant d’être enfin convenablement rempli. « Oh mais si tu n’as pas changé je me souviens que tu étais déjà un goinfre à l’époque » Un petit rire lui échappa, et il acquiesça simplement, sans répondre plus. Oui, à part ces deux dernières semaines, il mangeait toujours autant. Un vrai petit ogre, même lorsqu’il n’était qu’enfant. Combien de fois n’avait-il pas fini les assiettes de son petit frère, hein ?

Mais le silence commençait déjà à s’installer, à se faire pesant, et Amaury se sentait de plus en plus mal à l’aise. Une partie de lui se demandait même pourquoi il l’avait invité chez lui, si c’était au final pour ne même pas profiter de sa présence. Oh, lorsqu’ils étaient plus jeunes, ils n’avaient généralement pas besoin de se parler. Ils lisaient alors dans l’autre comme dans un livre ouvert, et peut-être était-ce pour cette raison qu’ils furent si fusionnels. La seule présence de l’autre suffisait alors pour les apaiser, et rien d’autre ne comptait alors. Bref, rien à voir avec ce soir. Non, ce soir le silence n’était que la preuve du temps qui était passé, qui s’était écoulé et qui, peut-être, ne serait jamais rattrapé. Alors il chercha un sujet de conversation. Quelque chose qui lui montrerait qu’il s’intéressait tout de même à sa nouvelle vie, même s’il ne la cautionnait pas vraiment. Et ce sujet cliché arriva ainsi sur le tapis, sans qu’il ne le réalise ou le comprenne réellement. « Non personne, rien de sérieux » lui répondit-il, et un petit soupir de soulagement s’échappa, sans qu’il ne s’en rende compte. Mais c’était mieux, finalement. Enfin, il n’avait pas particulièrement envie qu’Eliott ne s’attache à une obscur, il fallait bien l’avouer. Moins il s’attachait aux personnes qui peuplaient ce groupe, plus simple il serait pour lui de le rallier du bon côté. C’était, en tout cas, la seule explication logique qu’il y voyait.

« Et toi ? Tu avais l’air proche de cette fille toute à l’heure… » Il fronça des sourcils à sa question, pas certain de la comprendre. Enfin si, il lui retournait simplement la question mais … Quelle fille ? « Tu m'as dit que ce n'était qu'une amie mais tu peux être franc tu sais. » Ah. Il ouvrit la bouche, puis la referma ensuite, avant de se passer une main dans les cheveux, un peu nonchalamment.  « Pardon je n’ai pas pu m’empêcher d’écouter ta conversation tout à l’heure, ça ne me regarde surement pas » Il haussa une épaule, avant de soupirer un peu. Non, il ne se passait rien entre Pandora et lui. Elle n’était qu’une amie, rien de plus, comme il le lui avait dit. Enfin, ils couchaient ensemble, occasionnellement. C’était sympa, mais cela n’allait pas plus loin. Elle comme lui ne cherchaient pas vraiment à s’attacher et à avoir plus que ce qu’ils n’avaient à s’offrir. « Non, c’est juste une amie. »  répéta-t-il avant de hausser une nouvelle fois des épaules, fixant l’écran de télévision sans vraiment regarder les images qui défilaient devant ses yeux. « On couche ensemble, parfois, mais ça ne va pas plus loin. » reprit-il sans le regarder vraiment, un peu gêné sans savoir pourquoi. Après tout, c’était lui qui avait amené ce sujet de conversation sur le tapis. Mais, clairement, même si c’était étrange, il n’aimait pas vraiment l’idée de parler de sa vie sexuelle avec lui. Quant à sa vie sentimentale … Elle était plutôt inexistante, il fallait bien l’avouer.

« J’ai pas particulièrement envie de laisser une veuve et des orphelins derrière moi. » reprit-il calmement, avant de finalement se lever pour aller lui chercher sa bière, et une pour lui par la même occasion. Il la lui tendit, avant de décapsuler la sienne. Oui, mauvaise idée que de boire, surtout qu’il avait suffisamment d’alcool dans le sang comme ça pour la soirée. Mais qu’importe, il le regretterait demain, voilà tout. « Je vais mourir jeune. Tous les chasseurs d’ombres meurent jeunes. C’est un fait. Je me suis fait à l’idée. » Oui, il s’y était fait. Depuis bien des années, d’ailleurs, alors même qu’il n’était qu’un adolescent. « A quoi bon s’attacher, du coup ? Si c’est pour que je me marie, fasse des enfants, et que je meure ensuite … » Il se racla un peu la gorge, ramenant ensuite le goulot de sa bouteille à ses lèvres pour boire quelques gorgées de bière. « Je sais que je suis égoïste, mais bon. Faut pas abuser non plus. » Il tourna sa tête vers lui, lui lançant un petit sourire plus triste qu’autre chose, avant de reprendre. « Bref, personne, du coup. Et tant mieux, j’suis un vrai calvaire en ce moment. Je plaindrais sincèrement ma petite amie, si j’en avais une. »


1306 mots.


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Sujet: Re: elaury ❝ stay the night ❞   Sam 16 Juil - 21:44

Les silences se font un peu pesant. Tu n’as pas l’habitude de ce genre de silence. Soit tu es tout bonnement seul, soit tu es avec ton groupe ou encore avec d’autres, à faire la fête, à t’entrainer. Tu as l’habitude d’être constamment entouré et tu te dis que finalement, c’est aussi ça qui t’a aidé à ne pas trop penser à lui. A t’en détacher un maximum, jusqu’à ce que son visage se dessine sous tes yeux sans que tu es pu le prévoir. Tu aurais préféré l’oublier. Tu aurais préféré réussi à passer à autre chose plutôt que de l’imaginer au lit avec d’autres. Réaction bien égoïste lorsque tu te braques intérieurement. N’es tu pas devenu un de ces types qui couche à droite et à gauche ? Avec des hommes comme des femmes, ne faisant pas le choix de choisir.  Oui c’est là une réaction purement guidée par ta possessivité pour lui. Celle que tu as toujours eue, également durant votre enfance. Celle qui te colle à la peau. Tu prends une nouvelle gorgée de bière, sans rien répondre. Accusant encore le coup. Accusant cette révélation dont tu aurais pourtant dû te douter. Pourquoi aurait-il été chaste alors que tu t’envoyais en l’air avec tout ce qui passait à porté de ton regard et que tu trouvais attirant. Tu n’as jamais essuyé de refus, du moins, pas que tu te souviennes. Tu as toujours su jouer de ton air angélique et ténébreux à la fois. De cette flamme qui habite tes yeux et ton corps. De cette passion qui guide tes gestes, allié à un désespoir, à un manque de lui. Tu n’as pas envie de d’étaler sur le sujet, de lui poser davantage de questions. Tu préfères garder ce sujet loin, oublier même l’existence de cette fille qui daigne poser ses mains sur lui. Tu te souviens de ce moment où tes mains étaient sur lui, pour la première fois. De la façon dont tu as marqué son corps comme il a marqué le tiens. À l’encre indélébile et surtout pour toujours.

Il renchérit et tu l’écoutes, sans rien dire de nouveau. Son raisonnement est trop sombre, même pour le vil personnage que tu es. Même pour l’obscur entrainé à tuer que tu es devenu. Tu prends une nouvelle gorgée de bière. Puis une autre, puis encore une autre à mesure qu’il avance dans son raisonnement. Si bien, que tu finis la bouteille bien trop rapidement, te levant pour en récupérer une autre. Tu l’ouvres avec des dents, avant de la poser sur le comptoir, tandis qu’il continue, qu’il dit que cela ne sert à rien de s’attacher, de se marier. Que vous allez tous mourir jeune quoi qu’il arrive. Fouillant dans les placards, tu réussis à trouver une bouteille de whisky que tu ramènes sur la table en t’asseyant tout à côté de lui. Tu prends une nouvelle gorgée de bière, la posant ensuite sur la table basse, tournant le regard vers lui. « Arrêtes de broyer du noir comme ça » Lâches-tu, en sachant pertinemment qu’il ne va pas apprécier. En sachant qu’il va justifier les évènements actuels et la mort de Laetitia. Tu le connais et tu sais qu’à sa place, tu aurais aussi très probablement vécu aussi mal que lui le deuil. Cette douleur, qui vous incombe, qui vous submerge sans que vous ne puissiez rien y faire, sans que vous puissiez lutter. « Je sais que les derniers évènements ne t’aident pas à aller de l’avant, mais Laetitia n’aurait pas voulu te voir aussi défaitiste, aussi malheureux » Dis-tu, plus doucement, en prenant ses mains dans les tiennes. Tu as connu Laetitia, tu as grandi avec elle aussi bien que vous n’ayez pas été aussi proche qu’Amaury et toi. Tu sais qu’elle n’a toujours voulu le meilleur pour lui, même pour toi et qu’elle n’apprécierait pas le voir aussi malheureux, aussi pessimiste.

Tu caresses doucement ses mains de tes pouces, te voulant tendre et rassurant, même si tu n’es pas la personne la mieux placer pour faire une telle chose. Pour rassurer, pour montrer le chemin de la lumière. « Tu as besoin de faire ton deuil, c’est normal » Lâches-tu, essayant tout de même d’être rassurant, posant doucement une main sur sa joue pour la caresser elle aussi de ton pouce. Ton regard clair, transperçant, se veut adouci. Toi qui ne pensais pas pouvoir te comporter de la sorte. Tu te surprends toi-même à constater qu’il y a encore du bien en toi. Que tu peux encore te montrer tendre et compatissant. Que toute ton enfance n’a pas juste disparu en l’espace de quelques années. Tu le sens faiblir, tu le sens chancelant. Tu ne sais pas si c’est simplement l’alcool ou si sa peine vient le submerger de nouveau, mais tu veux l’aider, lui montrer qu’il peut compter sur toi malgré tout, malgré ta position, malgré ta famille, malgré ton statut. « Je suis là pour toi Amaury, malgré tout ce que tu peux penser » Tu lui affirme finalement ce que tu penses. Quoi qu’il en dise, quoi qu’il conteste, tu lui auras dit.

Tu sursautes lorsque la sonnette retentie, un élan de panique prend possession de toi. Tu n’es pas censé être là, tu n’es pas censé être avec un Nephilim, même si c’est lui. Il te regarde quelques secondes de plus sans bouger, avant que tu retires tes mains pour le laisser répondre. Probablement le livreur au vu de ses paroles. Tu te détends, à quoi bon paniquer de la sorte. Tu n’es pourtant pas quelqu’un de nerveux, mais tu te sens affaibli. Tu as conscience, ou du moins tu commences à avoir conscience qu’il est ton talon d’Achilles. Que là, en sa compagnie, toute ton éducation d’obscur n’a plus lieu d’être. Que tu es quelqu’un d’autre. Ton toi passé, plus adulte, plus mûri, mais tout aussi amoureux, tout aussi attaché. Amaury va réceptionner la commande et tu ouvres la bouteille de whisky, en prenant une gorgée directement au goulot, histoire de te remettre les idées en place, cachant l’odeur forte de cet alcool par une nouvelle gorgée de bière. Ressaisis-toi Elliott.

-24H
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Sujet: Re: elaury ❝ stay the night ❞   Dim 17 Juil - 21:35



ELIOTT & AMAURY
❝  stay the night ❞

« Arrêtes de broyer du noir comme ça » Plus facile à dire qu’à faire. Et puis, ce n’était pas que depuis ces deux semaines, qu’il pensait cela. Il l’avait toujours pensé, finalement. C’était pour cette raison, probablement, qu’il n’avait jamais été en couple. Parce que, déjà alors qu’il n’était qu’un simple adolescent, il savait qu’être en relation, se poser, se marier, serait bien égoïste de sa part. « Je sais que les derniers évènements ne t’aident pas à aller de l’avant, mais Laetitia n’aurait pas voulu te voir aussi défaitiste, aussi malheureux » Cette fois-ci, ce fut un soupir qui sortit de ses lèvres, presqu’agacé. Il n’aimait pas quand les autres parlaient à la place de Laetitia. Et, venant d’Eliott, c’était probablement pire, finalement. Après tout, qu’en savait-il ? Oh, c’était peut-être injuste de sa part de penser ainsi, mais Eliott et Laetitia ne s’étaient jamais appréciés. Ils s’étaient toujours battus pour obtenir son attention, pour obtenir de son temps. Probablement par brin de narcissisme, Amaury ne les en avait jamais empêché. Même s’il avait toujours vu clair dans le jeu d’Eliott, lorsque celui-ci inventait une excuse, dès qu’il se trouvait avec Laetitia. Mais comment l’en blâmer ? Lorsqu’il se trouvait en présence de leur petite sœur, c’était pour l’entrainer. Pour lui apprendre ce que lui-même avait appris, pour lui transmettre son savoir. Alors, comment blâmer Eliott de ne pas supporter cela ? Alors que lui-même avait cru, pendant douze ans, qu’il serait un jour à sa place, qu’il serait un jour comme eux ? Alors, forcément, Amaury lâchait tout ce qu’il faisait et accourait presque pour s’occuper de lui. D’où le fait que, non, il n’aimait pas l’idée qu’Eliott parle en son nom. Sans compter le fait que les siens étaient responsable de sa mort. Il valait mieux ne pas penser à ça. Un nouveau soupir, comme il sentait ses mains se poser sur les siennes ; son pouce caressant le dos de sa main. Il baissa un peu la tête, submergé par plusieurs sentiments différents, culpabilisant de lui en vouloir pour quelque chose dont, finalement, il n’était pas responsable – enfin … pas directement, en tout cas, après tout ce n’était pas lui qui avait tué Laetitia.

« Tu as besoin de faire ton deuil, c’est normal » Il se mordilla la lèvre, avant d’être troublé par ses doigts se posant sur sa joue, la caressant tendrement. Il leva la tête doucement, plantant ses yeux dans les siens, avant de la pencher un peu, sa pommette cherchant le contact de ses doigts. Son souffle se fit un peu plus court, et il eut l’impression que l’atmosphère de la pièce se fait plus lourde, plus pesante. Il avait chaud, aussi, un peu. La faute à l’alcool, probablement. Quelle idée d’ouvrir cette bière, alors même qu’il avait déjà tant bu durant la soirée. Sa vision était d’ailleurs un peu plus floue que d’ordinaire, la preuve s’il en fallait qu’il en avait abusé, ce soir encore. Une fois n’est pas coutume. Il buvait trop, il le savait. Mais il ne voulait pas y penser. L’alcool lui permettait d’oublier, parfois. A moins que ce ne soit les vêtements qui s’effeuillaient, laissant la peau se découvrir, petit à petit. A moins que ce ne soit les baisers avides, fervents et enflammés. Il n’en savait rien. Peut-être que c’était ça, qui lui permettait d’oublier. De ne plus penser. Oh, il avait toujours été charmeur. Il avait toujours aimé que l’on s’intéresse à lui, à sa personne. Qu’on le complimente, aussi. Il avait toujours aimé la compagnie des demoiselles, goûter leur peau, s’adonner au plaisir de la chair. Mais ces derniers temps, ce n’était pas par envie. C’était plus par besoin. Comme s’il cherchait à remplacer un vide au fond de lui. Pas comme si. C’était probablement le cas. « Je suis là pour toi Amaury, malgré tout ce que tu peux penser » Il pressa des paupières, revenant sur Terre, se raclant la gorge pour chasser ces pensées. Il se demanda même comment celles-ci étaient venues hanter ses esprits.

Il amorça un geste, s’apprêtant à poser sa tête contre son épaule, comme avant. Mais la sonnette retentit, les faisant sursauter. Comme si la bulle s’était, soudainement, éclatée. Nouveau raclement de gorge, il lui lança un sourire désolé, sans lui répondre, avant de rejoindre la porte d’entrée. Le livreur, c’est vrai. Il l’avait totalement oublié. Il sortit quelques billets de sa poche pour le régler, avant d’apporter les deux sacs remplis à l’intérieur, et de les poser sur la table basse. Un tour dans la cuisine pour aller chercher assiettes et couverts, et le voilà qui revint à ses côtés. Il vit la bouteille de whisky posée dessus, et soupira, avant de secouer doucement la tête. Non, mauvaise idée. Il ferait mieux de se cantonner à sa bière, il avait suffisamment d’alcool dans le sang comme ça. Il commença à déballer les sacs, en silence, avant de les servir. « Pâtes ou pizza ? » demanda-t-il finalement, sans lui jeter un regard. Qu’importe sa réponse, il lui tendit l’une des assiettes de pâtes, avant de poser la pizza au centre de la table basse. Lui comptait prendre des deux, de toute façon, et le grognement d’impatience de son estomac qui résonna dans la pièce ne put que confirmer sa faim.

Il ne s’en excusa pas pour autant, se contentant de manger ses pâtes, les gobant presque. Oui, bon, okay, peut-être était-il réellement affamé, finalement. Depuis combien de temps n’avait-il pas rempli son estomac avec autre chose que de l’alcool ? Il n’en savait rien. Ou il ne s’en souvenait plus vraiment. C’était bien la preuve que son dernier véritable repas remontait à bien longtemps, maintenant. Ses yeux fixant la télévision sans réellement la voir, il finit par poser sa tête sur son épaule, sans un mot, portant la fourchette à sa bouche. La position, pas très confortable de premier abord, l’apaisa pourtant presqu’aussitôt, et un soupir d’aise s’échappa. Si c’était parce que son estomac se remplissait, ou parce que le parfum d’Eliott venait chatouiller ses narines, cela, il n’en avait aucune idée. Et évitait d’y penser. « T’as pas peur de mourir, toi ? » demanda-t-il soudainement, lui jetant un petit coup d’œil en biais, avant de poser son assiette sur la table, et de prendre une part de pizza. « Enfin … Personne de sérieux, t’as dit. Pourquoi ? » Une part de lui espérait, vainement probablement, qu’il lui répondrait que les personnalités des obscures étaient loin de l’intéresser. Peut-être même qu’elles les dégoûtaient. Oui, ce serait bien. Qu’il en soit dégoûté. Qu’il ne veuille pas s’engager avec ce genre de personne, que lui-même détestait tant, simplement pour avoir osé exister. « Si c’est pas pour cette raison, si c’est pas parce que tu veux pas laisser une gentille veuve épeurée … Pourquoi t’es pas en couple ? Pourquoi rien de sérieux ? » Oui, bon, peut-être qu’il avait dit le terme gentille d’une manière bien ironique. Mais, pour le reste, il s’agissait là d’une vraie question. Amaury lui en avait expliqué sa raison, et même si son frère la trouvait morose, c’était ainsi qu’il le ressentait. Quelle était son excuse, à lui ?


1215 mots.
- 24h


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Sujet: Re: elaury ❝ stay the night ❞   Mer 10 Aoû - 23:17

Coupé dans ton élan, tu essayes de remettre tes idées en place, de contrôler tes pensées qui ont un peu trop divagué, pendant ces longues secondes qui t’ont paru éternelles. Tu as senti ton cœur battre plus fort, tu t’es senti lancé dans un élan charnel mais la sonnerie du livreur a tout gâché. Tu toussotes avant de prendre une nouvelle gorgée de bière tandis qu’Amaury réception la commande. À quoi est-ce que tu as bien pu penser à vouloir agir de la sorte ? Est-il prêt ? Lui qui vient pourtant de te casser la gueule une heure ou deux plus tôt. Tu as perdu toute notion du temps. Tu as oublié de regarder ton portable, ou encore la montre bien trop chère que tu portes au poignet. Il n’y a que lui dans ton monde, dans ton cercle. Tu n’as pas envie de penser à autre chose qu’à lui. Pas après toutes ces années. Pas après tous ces doutes et toutes ces questions. Tu reposes ta bouteille de bière lorsqu’il se rassoit à tes côtés, en exposant la nourriture. Ton corps ressent la faim, mais la seule faim que tu veux ressentir, c’est celle que tu as de lui. De ses mains, de son corps, de chaque parcelle de ta peau. Tu te sens brûler de l’intérieur alors que vous ne vous êtes même pas embrassé de nouveau. Que vous ne vous êtes pas touchés comme avant, comme cette nuit là, où toutes vos barrières sont tombées. Il te demande ce que tu souhaites manger, mais tu n’as pas le temps de répondre qu’il te tend une assiette de pâtes, que tu saisis sans rien dire. Tu en prends une bouchée ne fois qu’il est servi lui aussi et vous vous mettez à rassasier vos corps affamés. Seuls les bruits de la télévision même troublée le silence de la pièce. Tu n’oses rien dire de plus, rien ajouter. Tu n’oses pas, encore gêné du début de ta tentative, que tu n’avais pourtant qu’exclusivement dans ton esprit. Mais c’est suffisant.

Finalement, il appuie sa tête contre ton épaule et tu te détends. Tes muscles dessinés, partiellement crispés se détendent et tu continues de manger comme si inconsciemment, il t’avait rassuré. Comme s’il venait de te dire que tes pensées, prohibées, ne sont rien de bien important, de bien grave. C’est idiot, mais tu le ressens ainsi. Tu te sens presque paumé à ses côtés, car tu bafoues tous les principes auxquels tu t’es engagé durant ces dernières années. Tu te sens réellement vulnérable. Comme s’il est ta faiblesse, mais peut être est-ce le cas. Son soupir d’aise te fait sourire légèrement, tandis que tu avales une nouvelle bouchée de pâtes. Finalement, il se décide à rompre le silence qui n’était pourtant pas devenu pesant. Tu te confortais dans sa seule présence, dans sa seule proximité sans chercher a obtenir plus.

Sa question t’arrache un sourire. Tu avais peur de mourir, tu étais un gamin lorsque tu es parti de chez les De Lornet. Tu avais peur de bon nombre de choses malgré un courage plus important que certains, tu n’en étais pas complètement téméraire. Mais tu as appris à affronter la mort. Tu as appris à la regarder droit dans les yeux, un sourire narquois sur les lèvres. Tu as appris à ne jamais en avoir peur. « Non je n’ai pas peur, j'ai appris à ne plus avoir peur » Lâches-tu simplement, sans te confondre en explications. Tu n’as pas spécialement envie de parler des Morgenstern et d’expliquer à Amaury leur mode de fonctionnement. Tu n’as pas envie de donner autant de matière à la réalité. Pas tant que tu es auprès de lui, ici. Pas tandis que vous n’êtes que tous les deux, dans une bulle protectrice, renforcé par vos souvenirs et votre tendresse mutuelle.

Il se montre insistant sur le fait que tu n’as aucune histoire sérieuse et tu es assez gêné d’un coup, ne sachant pas réellement comment répondre. Comment es-tu supposé lui dire que tu ne veux personne d’autre que lui ? Qu’il est celui que tu aimes véritablement et que par cette seule raison, aucune personne ne peut le détrôner, aucune personne ne peut se faire une place dans ton cœur car il occupe la totalité de l’espace ? Tu avales ta bouchée de pâtes avant de prendre une gorgée de bière, comme pour te donner du courage. Tu poses ton assiette, pour reprendre une nouvelle gorgée de bière, serrant nerveusement la bouteille presque vide entre tes mains. Mais tu ne peux pas reculer, tu n’as pas envie de t’enfoncer dans un mensonge, surtout pas avec lui. Évitant soigneusement son regard, tandis qu’il est toujours appuyé sur toi tu déclares simplement « Parce que la seule personne que j’aime réellement m’est inaccessible et que je ne veux qu’elle » Tu préfères parler au présent car tu ne sais pas encore de quoi demain sera fait. Vous vous retrouver tout juste et malgré tout l’enthousiasme que tu as envie d’avoir en sa compagnie, tu ne veux pas aller trop vite, tu ne veux pas le brusquer. Tu ne pourrais pas te pardonner de l’avoir fait fuir bêtement, après l’avoir à peine retrouvé. Tu fais tourner la bouteille de bière entre tes mains, avant de déposer un léger baiser sur son front, pour de nouveau poser ton regard sur la télévision, attendant sa réaction. Tu sais qu’il va probablement te poser de nouvelles questions, peut être même qu’à un moment ou à un autre tu seras obligé de lui dire. Mais pas de suite, pas ce soir. Tu fuiras peut-être le dialogue. Tu fuiras peut-être la vérité, à contre cœur, en le laissant ici. Mais rien que cette pensée te déchire. Tu ne peux t’imaginer partir, fuir, lâchement. Fuir une vérité qui risque de te faire mal. Comment pourra-t-il admettre que tu l’aimes vraiment ? Autrement que comme un frère. Comme un amant qui pourrait vendre son âme contre quelques minutes de plus. Contre un nouveau contact, contre une nouvelle nuit, contre un nouveau baiser ou une nouvelle caresse.

« Et tu sais comme je suis têtu » Lâches-tu sur un ton plus détendu, comme essayant de te persuader toi même. De te rassurer toi-même. Tu as toujours été tenace, tu as toujours été borné lorsque tu veux quelque chose. Tu n’iras pas jusqu’à dire que tu l’obtiens à chaque fois, mais disons que tu mets au moins tout en œuvre pour ça. Tu ne sais pas s’il réagira en bien ou en mal. Peut-être pensera-t-il que tu t’es entiché d’une obscure et que ton âme est à jamais damnée ? L’appréhension. Tu n’as jamais été aussi nerveux. Pas même lorsque tu risquais les coups si tu n’étais pas assez bon en entraînement avec ton père. Pas même lorsque tu pouvais mourir si tu ratais ton saut d’un toit à un autre. Parce que dans ces situations, face au monde, tu es Eliott le sur de lui, le courageux devenu téméraire. Celui qu’on ne défie pas car on le sait puissant, volent voir impitoyable. Mais ici, à côté d’Amaury, tout ce masque s’envole, se brise de mille éclats. Tu es vulnérable, tu es comme un livre ouvert, dont les phrases et les rimes sont accessibles au premier poète curieux.

1223 mots


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Sujet: Re: elaury ❝ stay the night ❞   Mer 17 Aoû - 12:26



ELIOTT & AMAURY
❝  stay the night ❞

« Non je n’ai pas peur, j'ai appris à ne plus avoir peur » lui répondit-il simplement, comme si ne pas avoir peur était la chose la plus naturelle au monde. Comme si ignorer ce qui était pourtant un instinct de survie, était parfaitement inné. Comme si oublier l’une des caractéristiques principales de ce qui faisait un être humain, était ce qu’il y avait de plus logique au monde. Il n’a pas peur. Il a appris à ne plus avoir peur. Ses sourcils froncés, un pli sur le front que son frère ne verrait pas, il soupira doucement. Il ne le comprenait pas. Il ne le comprendrait probablement plus jamais. Etrange, non ? C’était comme si cette simple phrase, ce simple constat, rendait les pages auparavant lisibles comme de l’eau de roche, à présent blanches de mots, vierges de toute compréhension. Lui qui avait pourtant, pendant toutes ces années, été lisible comme dans un livre ouvert. Du moins ouvert à ses yeux, ouvert devant lui. Avec des mots parfaitement calligraphiés, parfaitement déchiffrables et décodables à l’instant où ses iris se posaient dessus. Nouveau soupir, Amaury était fatigué. La faute à l’alcool qui s’échappait, qui lâchait son corps, son cœur. La faute à ce liquide ambré s’était esquivé, oubliant son rôle premier, à savoir lui tenir chaud, et lui faire oublier son malêtre et sa fatigue. Mais tout lui revenait d’un coup, même s’il ne le montrait pas. Même s’il était dans ses bras. Même s’il mangeait tranquillement, la tête posée nonchalamment sur l’épaule de son frère de cœur. Alors il préféra détourner le sujet, ne pas répondre à cette phrase qui le perturbait tant. Ou, plutôt, revenir au sujet premier, celui qui, certes, n’avait été qu’une diversion pour rompre ce silence gênant, mais qui lui semblait tant important à présent. Tant important pour savoir si, en plus de la peur, Eliott avait appris à ne plus aimer. « Parce que la seule personne que j’aime réellement m’est inaccessible et que je ne veux qu’elle » Sa fourchette à quelques centimètres de sa bouche parfaitement ouverte, Amaury resta ainsi un moment, qu’importe ce que l’on pourrait en penser. Eliott, de par leurs positions, ne pouvait de toute façon pas réellement le voir, à peine simplement l’apercevoir. Et puis, la pensée ne lui traversa pas vraiment l’esprit, de toute façon. Non, c’était comme s’il avait pris la télécommande de sa télévision, et qu’il avait appuyé sur la touche pause. Comme si le temps s’était arrêté. Parce que son cerveau, toujours en plein sevrage éthylique, cherchait à analyser cette phrase. Cherchait à la décomposer, mot par mot, lettre par lettre. Parce que son cerveau avait l’impression que quelque chose lui échappait. Que cette phrase avait un sens bien plus profond, bien plus caché, bien plus important que ce qu’il n’y paraissait.

« Et tu sais comme je suis têtu » Un flash, comme il revoyait ses lèvres se poser fermement, brusquement, sur les siennes. Un autre flash, comme il voyait des vêtements valser, vivement, prestement, atterrissants épars sur le sol. Des peaux nues, se touchant, se caressant. Amaury toussa, avalant cette bouchée, qu’il avait enfin mise dans sa bouche, de travers. Il toussa fortement, brusquement, s’étouffant presque. Il releva son torse, se décalant de son frère. A l’exception de cette main, qui se posait, s’ancrait, sur sa cuisse, s’y accrochant comme à une bouée, alors que l’air qui rentrait peinait à l’oxygéner. Sa respiration se fit plus sifflante, comme il continuait de tousser, une main devant sa bouche, l’autre encore accrochée à cette cuisse, qu’il serrait fermement, ses ongles si insérant presque, peu conscients de la douleur qu’ils occasionnaient peut-être. Il tenta de reprendre sa respiration, d’ignorer cette fausse route qui l’avait assailli, comme il inspirait longuement, le dos parfaitement droit. Les joues rougies par l’effort, il ferma les yeux, pressant fortement des paupières, sans faire attention à cette main toujours enfoncée dans cette cuisse, comme son souffle se faisait court, à mesure que d’autres flashs s’imposaient devant ses paupières. Il avait trop bu. C’était la seule explication logique à ces souvenirs trop présents, trop imposants, revenues à la vie par une simple phrase, des simples mots. Bien trop bu.

Une fois le calme revenu, il ne sut dire si Eliott avait parlé, s’il s’était inquiété, ou même l’avait regardé. Ses joues encore rosées, ses paupières encore à moitié clauses, il souffla longuement, appréciant les battements de son cœur qui s’apaisaient enfin. Il se racla la gorge, lui soutirant une autre toux, plus faible cette fois-ci. La crise était passée, tout redevenait calme et paisible. Sa main se détacha enfin de la cuisse de son frère, comme il se passait une main nerveuse dans les cheveux, tentant d’oublier ces souvenirs un peu trop présents, qui avaient apprécier revenir le hanter. « Désolé. » souffla-t-il sans oser le regarder, ses paupières papillonnant brièvement, comme un autre soupir s’échappait. « Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. » souffla-t-il de nouveau, même s’il était persuadé d’entendre une petite voix lui murmurer à l’oreille : mensonges. Il déglutit lentement, avant de poser ses iris sur son frère, réfreinant le rougissement qui lui revenait. Il força un petit sourire, bien qu’il lui parut être crispé. Ce n’était pas comme s’il avait eu l’habitude de sourire, ces derniers temps, de toute façon. Sujet de conversation. Il fallait trouver un sujet de conversation. Ou en retrouver un, plutôt. Tout, sauf cette gêne ambiante qui le faisait presque frissonner. Tâchant d’oublier ces flashs opressants, et cette bouffée de chaleur qu’ils avaient pu provoquer, il se remémora ses paroles. « Et donc ? » murmura-t-il presque, hésitant à continuer cette conversation qui l’avait, bien malgré lui, chamboulé. « Elle est comment cette … personne ? » reprit-il de ce même ton hésitant, comme il se mordillait doucement la lèvre en le regardant, ses dents jouant avec sa lèvre inférieure négligemment. Puis il détourna le regard, le reposant sur son assiette. Ses doigts vinrent chercher la bouteille de bière avant de l’amener à sa bouche, puis d’apprécier le liquide ambré qu’il avalait. Et, comme ça, comme par magie ou presque, il se demanda ce qui l’avait mis de prime abord dans cet état suffoquant. Fichu alcool, qui n’en faisait qu’à cette tête, aimant à jouer avec les souvenirs, les faisant réapparaître avant de les faire disparaître presqu’aussitôt.


1071 mots.


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Sujet: Re: elaury ❝ stay the night ❞   Mer 17 Aoû - 21:10

Tu le sens perplexe face à raisonnement sur le fait de mourir. Sur la mort elle même. Tu sais qu'il ne peut pas approuver, qu'il ne peut pas comprendre. Toi, tu as juste préférée resté détaché de tout Ca. Accepter un raisonnement sans trop de poser de questions. Tu étais un jeune adolescent avide de se forger son identité propre. De rentrer dans les mœurs de sa famille biologique, alors forcément tu t'es laissé faire. Tu t'es laissé embrigader, séduit par la propagande paternelle. Amaury ne dit rien mais tu le connais suffisamment bien pour savoir ce qu'il pense, pour te douter qu'à cet instant précis il doit penser qu'il ne te connaît plus. Peut être même que tu es devenu insensé, téméraire voir idiot. Mais tu ne te vois pas lui mentir. Il a cet effet grisant sur toi, tel une potion de vérité. Te poussant à une troublante honnêteté. Cette meme honnêteté qui te fait serrer les dents, tandis que tes véritables pensée, que tes véritables sentiments s'exposent au grand jour, sans aucune pudeur. Tu as peur de ta propre franchise finalement car elle te pousse à t'interroger, a te remettre en question. Voir à reconsidérer tes choix de vie.

Nouvelle question et nouvelle réponse honnête. Malgré ton air détendu, malgré ta tentative de détachement face à cette amorce de vérité, tu sens ton cœur s'accélérer. Tu sens la déclaration prete à surgir. Mais sa réaction tarde à venir, à se montrer. Sous le choc, le temps en suspend, le souffle coupé et le cœur stoppé net. Tu n'oses plus bouger, dans l'attente. Cette si longue attente tandis que le silence devient presque oppressant. Comme si d'un seul coup, vous n'étiez que deux protagonistes dans une peinture, dans une fresque, dont l'action est figée à jamais. Tu n'arrives pas à déchiffrer ses pensées, à décrypter son visage que tu ne peux voir qu'en coin. Tu n'arrives pas à prévoir quoi que ce soit et aussi spontané et inattendu sois tu, cette situation te trouble et te fais presque paniquer. Tu deviens anormalement nerveux. Une nouvelle gorgée de bière pour te remettre les idées en place, mais Amaury semble bien plus troubler que toi. Sa main s'ancre profondément dans ta cuisse tandis qu'il tousse, qu'il s'étouffe comme ayant avalé de travers. Tu le laisse serrer toujours plus ignorant la douleur de sa poigne qui ne te semble être qu'une simple information. Tu hésites à bouger, a lui taper dans le dos, à essayer de l'aider. Mais tu sembles comme tétaniser. Même ta main n'oses pas se poser sur la sienne. Tu ne sais pas si sa toux est juste dû à l'alcool ou si tu es responsable d'un tel trouble. Mais tu ne peux pas hésiter longtemps. Tu t'apprête à lever la main pour lui taper dans le dos, pressant sa main de celle libre restante, lorsqu'il se calme. Tu viens tout de même serrer la sienne de la tienne malgré tout, comme pour lui montrer que tu es la. « Ca va ? » te hasardes tu à demander, véritablement inquiet pour lui. Si tu es la, tu ne tolère pas qu'il puisse lui arriver quoi que ce soit. Tu es prêt à t'en sentir entièrement responsable. Protecteur à outrance mais il compte bien trop pour toi pour que tu acceptes quoi que ce soit. Il se redresse, bombe le torse comme pour reprendre un peu d'aplomb et de prestance. Tu ne dis rien de lui, te contentant de tenir sa main, un contact protecteur et doux. Bien à l'inverse de toute la violence qui t'habite en tant normal. Toi reconnu pour ton côté impitoyable, froid, malgré la chaleur de tes conquêtes. Tu restes, pour le monde, fidèle à ton nom et à la réputation de ta famille.

Amaury se contente de s'excuser, vraisemblablement aussi surpris que toi. « Ne t'inquiète pas, tu m'as juste fais peur, idiot va » Laches-tu d'un ton plus détendu, esquissant un sourire en pressant une nouvelle fois sa main, te décalant un peu pour le bousculer gentiment. Mais son visage affiche une expression étrange. Troublé, perplexe, songeur. Tu reprends alors rapidement ton sérieux lorsqu'il te questionne de nouveau. Tu te mords l'intérieur des joues, fronçant les sourcils. Tu sens la gêne de nouveau entre vous. Tu te sens hésitant. Taraudé par cette franchise mais méfiant de ses conséquences. Tu as envie de lui dire, tu as envie de tout lui avouer après ces années à penser à lui, à tâcher de ne pas oublier son visage. À imaginer l'adulte qu'il avait dû devenir. Ce même adulte que tu as aujourd'hui devant toi, qui est bien mieux que tout ce que tu as pu imaginer, malgré son côté brisé du moment. Vos regards se fuient. Tu te surprends toi aussi à fixer la table tandis que vos mains se lâchent. « Eh bien... » Commences-tu, hésitant, avant de venir te frotter le menton machinalement, comme cherchant tes mots. Tu saisi ta bouteille de bière, en prenant une nouvelle gorgée avant de jouer avec elle entre tes mains. « Elle, enfin il, est comme toi » dis tu simplement, sans de plus amples informations. Tu hésites à poursuivre, a t'étendre sur le sujet pour lui en dévoiler davantage. « Vraiment comme toi... » te surprends-tu a murmurer dans ta barbe, doucement, presque évasif. Pensées lancinantes de sa personne, de ton amour pour lui qui n'a de cesse de revenir à la charge, assaillant tes pensées sans te laisser de répit. Tu n'arrives pas à lutter, tu n'arrives pas à te défaire de cet amour qui t'oppresse, qui semblait faiblir pour tendre à s'effacer jusqu'à ce que tu le reconnaisse. Jusqu'à ce que son visage, muri, affichant une barbe de quelque jours et un regard plus sombre, se dessine sous tes yeux.

L'envie d'agir se fait de plus en plus pressante. Tu tritures encore plus nerveusement la bouteille de verre entre tes mains. Tu veux lui dire, tu veux lui balancer tout ce que tu as sur le cœur avant de venir passionnément capturer ses lèvres dans un intense baiser. Tu lèves les yeux vers lui pour distinguer sa réaction. Constater son possible déni ou au contraire sa limpide compréhension. Mais lorsque son regard sombre entre en communion avec le tiens tu ne tiens plus. Lâchant ta bouteille tu la reposes presque avec violence sur la table avant que tes mains emprisonnent son visage et que tes lèvres se posent sur les siennes avec passion. Tu l'embrasses avec une intensité jusqu'alors méconnue, libérant toutes tes pensées, tout ton amour en un seul geste. Tu approches ton corps du sien, voulant sentir sa chaleur, juste un peu plus. Entendre les battements de son cœur. Te perdre contre lui même une courte minute. Tu es prêt à accepter son rejet, car tu n'auras plus rien à regretter. Tu lui auras tout donné. Tout ton être, tout ton cœur, toutes tes pensées. Comme cette nuit, Voila de cela trop longtemps à ton goût, ou plus aucune barrière n'existait entre vous. Ou tout semblait possible. Dans une dimension lointaine, où le temps semblait suspendu à vos lèvres, à vos gestes, à vos caresses et à votre amour. Plus ou moins accepté, plus ou moins refoulé et pourtant tellement intense, tellement vrai, spécial, unique.  

-24h
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Sujet: Re: elaury ❝ stay the night ❞   Mer 31 Aoû - 15:26



ELIOTT & AMAURY
❝  stay the night ❞

« Eh bien... » commença son petit frère, avant de marquer une pause, comme s’il cherchait ses mots. La tension se devint palpable, tout à coup, et Amaury sut ce qu’il allait lui dire. Ou s’en douta, tout du moins. Une obscure. Il était tombé amoureux d’une obscure. Il était amoureux d’une criminelle, d’une meurtrière, d’une démone. Sa mâchoire se serra à cette pensée, comme durant un instant, le fantôme du visage de sa sœur flotta devant ses yeux. Il pressa des paupières, avant d’être soulagé de sa disparition une fois ses yeux rouverts. Son petit frère, celui que ses parents avaient élevé, éduqué et aimé, était amoureux d’une obscure. Amoureux de tout ce qu’il haïssait. Etait-ce pour cette raison qu’il les avait rejoint ? Parce qu’il était tombé amoureux d’une des leurs ? Finalement, cela serait presque mieux. Même si l’amour, au sens romantique du terme, n’était pas un sentiment qu’il connaissait véritablement, ne l’ayant jamais ressenti, cela rendrait ce changement de camp plus … humain. Il était tombé amoureux et avait donc décidé de tout quitter pour elle. Oui. Cela ressemblerait bien à Eliott. Son Eliott, son petit frère, était donc bien là. A ses côtés. Il était simplement tombé amoureux de la mauvaise personne, au point d’en perdre son âme. « Elle, enfin il, est comme toi » Il fronça des sourcils, comme il pencha un peu la tête sur le côté, tout à coup. Il ? Comment ça, il ? Il comme dans … un garçon ? Mais … C’était accepté, ça ? Enfin … Peut-être était-ce différent chez les obscurs. Non pas que ce soit interdit chez les Nemphilims … Disons simplement qu’ils étaient si peu encore vivants, qu’il était donc important de préserver leur espèce et d’obtenir une descendance, qui prendrait alors plus tard le relai. Mais, pour les obscurs … Oui, ils étaient suffisamment nombreux comme ça. Ils se reproduisaient comme des lapins et, d’ailleurs, s’il pouvait y en avoir moins, personne ne s’en plaindrait – surtout pas lui, bien entendu. À moins que ce ne soit prohibé chez les obscurs. D’où le fait qu’il pensait que c’était impossible. Il lui avait dit que la seule personne qu’il voulait lui était totalement inaccessible. Si l’homosexualité n’était pas tolérée chez les obscurs, alors en effet, jamais il ne pourrait être avec elle … enfin avec lui. Quel gâchis ! Il avait tout quitté pour un homme, suite à un probable amour foudroyant, qui avait tout renversé sur son passage … Tout ça pour ne même pas pouvoir être avec lui ! Vraiment, quel gâchis !

« Vraiment comme toi... » Cette petite phrase lui ramena les pieds sur terre, le retirant de ses pensées. Comment pouvait-il être comme lui ? Enfin … Ce n’était pas qu’il se sentait supérieur à tout ce qui avait le sang sali par le démon, mais un peu quand même … Du coup, non, qu’importe ce qu’il pourrait lui dire, Amaury doutait bien qu’il n’avait strictement rien en commun avec cet immonde obscur. Amaury, malgré ses nombreux défauts, luttait pour le bien. Il était prêt à mourir pour que le pouvoir soit renversé, pour qu’enfin la paix revienne. Alors, non, il ne pouvait rien avoir en commun avec un être démoniaque, tuant pour le plaisir de tuer. Il s’apprêtait à le lui dire, à lui demander comment il pouvait simplement oser penser le comparer avec un être obscur, mais n’en eut pas le temps, ni l’opportunité. Non. Parce qu’à peine eut-il ouvert la bouche pour laisser les paroles résonner dans la pièce, que sa bouche se fit capturer par celle du blond. Son cœur se mit à cogner contre sa poitrine, fortement, brutalement, comme il essayait de comprendre ce qu’il se passait, d’analyser la situation. Lui qui était pourtant si vif d’esprit, habituellement, voyait son cerveau être complètement embrumé par les effluves de l’alcool. Il ne comprenait rien. Son cerveau ne parvenait pas à analyser. Tout ce que son cerveau comprenait, c’était que ses lèvres étaient posées sur les siennes. C’était que ses lèvres détruisaient le barrage des siennes, les lui ouvrant, insérant sa langue pour venir chercher la sienne. Tout ce que son cerveau comprenait, c’était qu’à cet instant précis, il l’embrassait brusquement, violemment, passionnément. Tout ce que son cerveau comprenait, c’était les sensations que ce baiser imposé lui procurait. Son cœur cognait fortement, résonnant jusque dans ses oreilles. Il eut chaud, tout à coup, comme il lui répondait, plaquant ses mains tremblantes fermement sur la taille du blond.

Tout ce que son cerveau comprenait, c’était qu’il ressentait bien trop, qu’il en oubliait tout. Et que c’était trop bon pour ne pas être mauvais. Parce que c’était son frère. Eliott était son frère. Son petit frère. Eliott ne devrait pas l’embrasser. Parce que si Eliott n’était pas son frère, s’il n’était plus son frère, si ce baiser n’était plus immoral et incestueux … Si Eliott n’était plus son frère, alors il était un obscur. Alors il était un ennemi. Et Amaury ne pouvait pas embrasser un ennemi. Amaury ne pouvait pas prendre du plaisir à embrasser un obscur. Alors ses mains se plaquèrent sur son torse, avant de le repousser violemment, qu’importe qu’il le fasse tomber à la renverse sur le canapé. Il se leva d’un bond, essoufflé, comme s’il s’était brûlé, s’essuya ses lèvres comme si elles avaient été salies. Puis il posa son regard sur lui, la mâchoire serrée, jusqu’à s’en faire mal aux dents. Ses iris le fusillaient, avec une froideur qu’il ne se connaissait pas. « Parce que la seule personne que j’aime réellement m’est inaccessible et que je ne veux qu’elle » qu’il lui avait dit. Il cracha au sol, s’en foutant bien de ce qu’il pourrait en penser. « Dégage. » dit-il simplement, d’une voix méconnaissable. « Dégage ! » répéta-t-il en s’écriant cette fois-ci, ses mains se replaquant sur son torse pour attraper sa chemise et le relever, le repoussant de nouveau, encore plus brusquement qu’avant. « Si tu n’es pas mon frère, t’es mon ennemi. » reprit-il d’une voix moins maitrisée, plus tremblante aussi. « Et je n’embrasse ni mon frère, ni mon ennemi. » Une larme s’échappa malgré lui, venant rouler sur sa joue. Qu’il s’agisse d’une larme de colère ou de tristesse, ça il ne pourrait le dire. « Donc choisis ce que tu veux être. Mon frère ou mon ennemi. Ce que je peux tolérer d’un frère … ce que je peux tolérer d’un membre de ma famille … Je ne le tolérerai pas de quelqu’un d’autre. » lâcha-t-il finalement, de cette même voix, faisant référence au fait qu’il était maintenant un obscur. Car, oui, si pour Eliott, son petit frère, il aurait été capable de le tolérer, à défaut de véritablement l’accepter … Non, il en serait incapable si ce lien était détruit.


1146 mots.


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Sujet: Re: elaury ❝ stay the night ❞   Mer 31 Aoû - 22:43

Tu t’emportes, tu t’évades, tu t’envoles. Plus rien n’existe autre que ses lèvres. Plus rien n’existe à part lui, à part cet instant fixé quelque part dans le temps. Cet instant qui te fait tout oublier. Ce que tu es. Ta véritable famille, ton véritable toi. La violence dont tu es capable, les atrocités commises, ton sang d’obscur, ton sang tâché, ton sang démoniaque. Ici tu n’es rien d’autre qu’un type amoureux. Follement amoureux. Démesurément amoureux. L’innocence. L’oubli des conséquences. L’oubli de la raison et de la logique. Tu bafoues tout, tu craches ouvertement sur tes principes, sur les valeurs inculquées par ta famille, sur ton héritage, sur toute cette propagande qu’on t’as fourré dans le crâne à coups d’entraînements intensif et de violence gratuite. Ses mains se posent sur tes hanches, son baiser redouble d’ardeur. La passion vous dévore, l’amour vous hante. Tu te sens perdu, abandonné, toutes tes barrières baissées. Toute ta violence disparue dans ce seul baiser. Tant attendu, tant désiré, tant rêvé. Cette seule sensation de ses lèvres, presque oubliée à cause des années. Comme une douce saveur qui t’accompagne à travers les années mais devient fade, s’estompe, tend à disparaître pour te laisser vide, nostalgique, mélancolique d’une seule nuit, si forte, si intense. Tu songeais beaucoup trop à cet instant qu’au fond de toi, tu n’as jamais cessé d’espérer. Te disant qu’un jour, peut-être, tu pourrais te souvenir. Ce jour arrivé, tu savoures chaque seconde, comme si elle pouvait être la dernière. Une sensation à ne jamais oublier, à marquer au fer rouge sur tes lèvres, sur ta peau, sur ton cœur. Promesse silencieuse d’une fidélité de cœur. Sensation grisante qui envahit tout ton ventre. Tu sens ton cœur s’accélérer, battant à l’unisson avec le sien. Tu le veux, entièrement pour toujours. Tu ne veux plus t’arrêter, tu veux ses lèvres, encore et encore. Tes sentiments te submergent, te noient, comme une vague trop grande, trop violente, dévastatrice. Tu veux continuer, tu veux avoir d’autres gestes, tu veux le laisser te posséder, tu veux lui appartenir corps et âme.

Mais ton rêve se brise, éclate, lorsqu’il te repousse violemment. Trop violemment. Ton cœur bat à tout rompre, entre incompréhension et méprise. Entre surprise et colère. Comme la sensation d’un poignard dans le ventre, de la douleur qui irradie. Du rejet. Soudain, bref, violent. Tu tombes en arrière sur le canapé, te rattrapant sur un de tes coudes. Sonné par le retournement de situation. Sonné par son attitude et par le flux de sentiments, de pensées, qui traversent tout un être et t’assaillent. Sa voix est violente, agressive, il crache ses paroles comme un poison, comme une lame affutée qui vient entailler ta chair. Tu te redresses, mais déjà il te rattrape pour te pousser plus brusquement encore, bien que tu te rattrapes. Il crache par terre, comme dégouté de ton geste, de toi, de tout ce que tu es. Ton monde semble s’effondrer tandis que tu essayes de rassembler quelques pensées cohérentes. « Je... » Mais rien ne sors, rien à part la surprise, alliée à un regard hagard perdu, troublé. Toi si plein d’assurance, de confiance et d’orgueil. Réduis à l’état d’un gamin perdu. Tes sourcils se froncent, tes poings se serrent, la colère envahie ton visage et ton regard clair, si clair. Tu n’as plus rien à voir avec l’innocent amoureux, un peu gêné, buvant de trop pou trouver le courage d’agir et de se révéler. De montrer au grand jour une faiblesse méconnue de tous. Dangereuse, à double tranchant, pour ceux qui pourraient en apprendre l’existence. Ses mots, sa véhémence, sa violence, te laissent comme un idiot privé de parole. Mais l’incompréhension alliée à un rejet trop violent te transforme. Tu deviens plus dur, plus tranchant. « Tu crois que c’est aussi simple ?! » Lâches-tu, en parlant presque trop fort. « Tu crois que j’ai choisi de t’aimer putain ! » Tu parles encore plus fort, à la limite de réellement lui crier dessus. À la limite de réellement agiter le quartier. Ton corps bouillonne, ton cœur tambourine à tout rompre contre ta poitrine, sous l’émotion, sous le choc. Sous cette colère dévastatrice qui commence à te consumer petit à petit. Tu t’approches de lui, jusqu’à le pousser contre le mur derrière. Jusqu’à le plaquer contre, probablement trop fort, probablement trop violemment. Tu lui attrapes le col, le levant presque de terre, ancrant ton regard dans le sien. « T’as jamais été prêt à l’admettre ! » Craches-tu de nouveau, tout proche de lui. Tu ne réfléchis pas, tu agis, tu parles, tu t’exprimes avec force et colère. Quitte à le violenter, pour le regretter ensuite. Quitte à révéler cette rage, cette haine qui peut t’habiter parfois. Ce démon qui semble sortir de tes veines pour s’exposer au monde. « Arrête un peu de te foutre de ma gueule ! Arrête un peu de te foutre de moi ! » Une nouvelle poussée de colère, tandis que tu le soulèves à peine de terre. Ta gorge se noue, les larmes te viennent aux yeux, submergé par l’émotion tandis que tu le relâches peu à peu, encore sous le choc. « Admet que tu m’aimes aussi, dis le Amaury, regarde la vérité en face ! Tu le sais putain ! Tu le sais… » Lâches-tu dans un dernier souffle, la voix perdant en intensité, étouffée par ta gorge nouée, serrée, l’estomac retourné et le cœur au bord des lèvres. Au bord des larmes, que tu t’apprêtes à verser. De douleur, de haine, de colère envers lui comme envers toi-même. Contre cette vie que tu n’as pas la sensation d’avoir choisi. Contre cette situation, contre tes sentiments contradictoire. Contre ta raison, contre ton cœur qui te dictent des choses opposées. Emporté par la passion, par l’envie de l’aimer vraiment, entièrement, totalement. Par l’envie de l’entendre le dire, alors qu’au fond de toi, tu le sais. Tu es sûr de le savoir. Tu es sûr de toi. Tu veux y croire, tu veux espérer. Parce que ton cœur est au bord du gouffre, prêt à faire le grand saut. Le saut de la foi. Prêt à te jeter corps et âme dans un amour interdit et prohibé. Prêt à te jeter dans ses bras.

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Sujet: Re: elaury ❝ stay the night ❞   Jeu 1 Sep - 15:38



ELIOTT & AMAURY
❝  stay the night ❞

« Je... » commença-t-il, sans parvenir à trouver les mots. Amaury était tellement en colère, se sentait tellement trahi, qu’il ne savait même pas qu’elle avait été la pire nouvelle de la journée : ça, ou le fait qu’il ait rejoindre le camp ennemi. Il vit cependant l’instant où son frère – mais l’était-ce toujours ? – s’énerva lui aussi. « Tu crois que c’est aussi simple ?! » lâcha-t-il, fortement, avant de reprendre. « Tu crois que j’ai choisi de t’aimer putain ! » s’exclama-t-il, s’écriant presque, crachant ces mots. Puis il vint l’attraper par le col, le plaquant contre le mur. Mais Amaury ne bougea pas, le fusillant simplement du regard, sans rien dire. « T’as jamais été prêt à l’admettre ! » À admettre quoi, exactement ? Il lui aurait bien posé la question, si tant est qu’il ne le soulevait pas de terre. Amaury aurait pu se débattre, l’envoyer balader un peu plus, mais là, il avait simplement envie que cette conversation ne cesse, et qu’il dégage, tout simplement, de chez lui. « Arrête un peu de te foutre de ma gueule ! Arrête un peu de te foutre de moi ! » Sa mâchoire se serra fermement, et il ferma les poings. Il put sentir ses ongles s’enfoncer dans ses paumes, mais il n’en avait que faire. Il ne faisait que le fixer, avec amertume, colère, rage. En cet instant, il le détestait, comme jamais il ne l’avait détesté. « Admet que tu m’aimes aussi, dis le Amaury, regarde la vérité en face ! Tu le sais putain ! Tu le sais… » Il secoua la tête, désabusé, dépité, comme Eliott le relâchait enfin. Comment pouvait-il croire ça ? Ils étaient frères. Est-ce que cela n’avait aucune valeur, pour lui ?

Cependant, alors qu’il s’apprêtait à cracher ses mots et à l’envoyer balader encore plus véhément, pour lui faire comprendre qu’il ne voulait plus le voir, il croisa son regard, et sa gorge se noua. Eliott allait pleurer. Oh, pas maintenant, pas devant lui. Il avait trop de fierté. Mais Amaury le connaissait, Amaury savait ce que cette brillance dans ces yeux voulait dire. Il était à deux doigts d’éclater en sanglots, et le ferait probablement à l’instant où il claquerait la porte de chez lui. Alors, déglutissant lentement, il finit par tenter de se calmer, comme il expira longuement. « Tu peux pas revenir ainsi dans ma vie et t’attendre à … T’attendre à ce que j’accepte ce que tu es devenu, à ce que j’arrête de te considérer comme mon frère, à … Tu peux pas faire ça. » commença-t-il d’une voix qu’il souhaita plus douce, balbutiant un peu en cherchant ses mots. « Tu peux pas m’imposer ça. » reprit-il, sa mâchoire se serrant, comme il secoua la tête à la négative, attristé. Il voulait lui expliquer, mais doutait d’y parvenir, finalement. Cependant, il finit par rouvrir la bouche, et reprit, d’une voix qu’il tentait la plus calme, la plus douce possible. « Si tu es mon frère, je peux tolérer que tu sois … Que tu sois devenu un obscur. Je peux le tolérer. Parce que tu es mon frère, parce que tu es ma famille, parce que je t’aime. » Cela ne voulait pas dire qu’il l’accepterait un jour mais … Il pouvait le tolérer, oui. « Et je parle là d’un amour fraternel. Certes fusionnel, mais fraternel quand même. » souffla-t-il, préférant préciser, pour qu’il ne se fasse pas d’idée. Parce que cette histoire était tout bonnement impossible, impensable. « Je ne suis pas dans le déni. Ou en tout cas, pas par rapport à ce que je ressens pour toi. » Parce que, oui, il était dans le déni sur plein de sujets, lui-même en était conscient, lorsqu’il essayait de se montrer honnête envers lui-même. « Tu es mon frère, je t’aime et t’accepte tel que tu es, même si je n’approuve pas, même si je ne comprends pas. » Un souffle, comme il marquait une pause. « Mais si tu veux une relation … Une relation non fraternelle, avec moi … » Il se passa une main nerveuse dans les cheveux, se mordillant la lèvre inférieure qui commençait déjà à trembler. Il n’était pas en état pour avoir une conversation si sérieuse.

« Non, je ne peux pas. » Il soupira, se demandant s’il pouvait expliquer suffisamment bien ce qu’il pensait, si Eliott le comprendrait, ou continuerait à se braquer. De toute façon, à la fin, ce serait Eliott qui ferait le choix de rester ou non dans sa vie. « Tout d’abord … Je ne veux pas être dans une relation. Je te l’ai dit. Ce n’est pas quelque chose qui m’intéresse. Je vais crever, éventuellement. C’est comme ça, c’est la vie. En tout cas, c’est la mienne. Je ne suis pas intéressé par une relation de couple. Ça ne m’a jamais intéressé. » Il marqua une courte pause, comme il se passa une main dans les cheveux, avant de croiser ses bras contre sa poitrine. « Je tiens à ma liberté, surtout au niveau des relations. C’est la seule liberté que j’aie. La seule chose que je peux choisir. Et peut-être que ma vie est pathétique ces derniers temps … Peut-être que, parfois, je bois tellement comme un trou que je ne me rappelle même pas comment je suis arrivé dans un lit inconnu. Mais ma liberté, j’y tiens. Je ne veux pas m’engager. Je veux pouvoir aller en boîte et coucher avec la première fille que je trouverai jolie. » Il ne parla pas d’homme. Cela lui arrivait, parfois, surtout lorsqu’il était vraiment, mais vraiment, bourré. Mais il se sentait toujours mal d’avoir couché avec, lorsqu’il se réveillait le lendemain. « Donc, déjà, voilà. Je ne veux pas être en couple. Il y a ça. » dit-il en hochant de la tête, avant de se mordiller un peu la lèvre inférieure. « Et même si je le voulais … » Nouvelle pause, comme il cherchait ses mots. Son cerveau était bien trop embrumé par la quantité astronomique d’alcool qu’il avait pu ingurgité, et il se demandait même comment il avait réussi à sortir autant de phrases cohérentes. « Si je le voulais, je ne sortirais pas avec un obscur. Je ne sortirais pas avec un être dont j’exècre la morale et le comportement. Je ne sortirais pas avec l’ennemi. »

« Donc … » commença-t-il à conclure, secouant un peu la tête, plus angoissé par l’ultimatum qu’il allait lui poser que ce qu’il n’y paraissait. « C’est ton choix, Eliott. Soit tu veux rester dans ma vie … Soit tu veux que je reste dans ta vie, qu’on continue à nous voir, à reprendre contact, à profiter de la présence de l’autre … » Il osa un regard vers lui, avant d’aussitôt ramener ses iris vers le sol, luttant contre les tremblements qui le prenaient soudainement aux mains, à l’idée qu’il puisse sortir de sa vie à peine après y être re-rentré. « Soit tu attends plus de moi que ce que je peux t’offrir. Et alors tu n’es pas mon frère et … Tu sors de ma vie. » Cette fois-ci, sa voix fut mois calme, plus tremblante, parce que, non, clairement, il n’aimait pas cette idée du tout. Il n’avait pas envie de perdre son frère, pas maintenant, pas alors qu’il venait de le retrouver. Pas alors qu’il venait tout juste de perdre sa sœur.


1263 mots.
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sometimes you wonder if this fight is worthwhile. the precious moments are all lost in the tide, yeah. they're swept away and nothing is what it's seems. the feeling of belonging to your dreams. listen to your heart, when he's calling for you. listen to your heart, there's nothing else you can do.



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Sujet: Re: elaury ❝ stay the night ❞   Jeu 1 Sep - 21:37

Tu ne craqueras pas, pas ici, pas maintenant, pas devant lui. Tu as toujours eu cette fichue fierté, qui te colle à la peau. Depuis tout gamin, tu t’imposes une rigueur et une force qui mériteraient parfois de disparaître, de laisser place à tes vrais sentiments. Mais non, tu n’en es pas capable. Faire tomber le masque pour admettre la vérité. Cette vérité qui veut que tu sois humain et que tu le droit à avoir de la peine, à souffrir, comme n’importe qui. Tu as le droit de dépendre d’un autre, de tomber amoureux et de souffrir d’une relation trop intense qui semble être à sens unique. Mais tu ne le veux pas, tu le refuses, profondément, de tout ton être. Tu ne dois pas, tu ne veux pas. Le cœur au bord des lèvres, mais la main qui le tient fermement, pour pas qu’il ne bouge, qu’il ne daigne te faire flancher. Tu te mords la lèvre inférieure, presque jusqu’au sang. Déglutissant difficilement pour ravaler tes larmes, qui menacent dangereusement de sortir à mesure que tu réalises. Que tu réalises que malgré ton désespoir, c’est une cause perdue. Au fond de toi tu le sais, tu le sens. Sa violence, ses gestes, son refus de la situation et de ce baiser qui n’avait pourtant aucune mauvaise intention. Pourquoi as tu tant envie de persister, d’essayer, de tout donner ? Essayer de lui faire admettre, de lui faire comprendre. Persuadé de la connaître cette vérité. Persuadé d’avoir raison. La chute est lente, la chute fait mal et tu accuses le coup bien difficilement. Tu renifles un coup, comme pour chasser cette peine.

Finalement, il se montre plus doux, ses poings se desserrent et son ton s’adoucit. Il soupire, avant de renchérir, de te balancer les paroles que tu ne veux pas entendre. Que tu refuses d’entendre. Tu l’écoutes, déblatérer qu’il ne veut pas de ça. Que tu es son frère. Que quand bien même, un couple n’est pas envisageable, pas avec toi, pas avec un homme, pas avec un immonde obscur. Tu es l’ennemi, le rejet d’une société pour les uns, la fierté des autres. Tu es la perfidie, celui qu’on doit annihiler. Le violent, l’impitoyable, le sanguinaire. Tu es obligé de plaider coupable à plusieurs accusations. Tu es obligé de reconnaître que tu n’es en rien celui que tu étais jadis, adolescent et encore innocent. Elevé dans des valeurs tel que l’altruiste et le courage qui se sont désormais transformés en cruauté et témérité. Le mot fraternel te dégoûte presque. Tu n’es pas son frère, tu ne l’es plus. Tu es autre chose, de bien différent, de bien plus intense, de bien plus profond. Tu es celui qui lui a accordé ton cœur. Tu es celui prêt à l’aimer sans condition, quelles que soient les épreuves, quelle que soient les difficultés. Tu es presque prêt à lui jurer fidélité parce que tu n’aurais plus besoin des autres. Seul lui, comme une drogue fortement addictive. Sa peau contre la tienne, tes lèvres contre les siennes, tes mains parcourant et possédant tout son corps. Le sentiment de plaisir, de désir, charnel, fusionnel qui te comblerait comme un drogué prenant sa dose.

Ton regard s’est levé vers lui, mais tout ton corps est crispé, accusant le coup. Accusant ses paroles qui s’enchainent mais qui ont le même effet. Qui te blessent, sans autre forme de procès. Le rejet. Ce sentiment exacerbant, que tu aimerais chasser de ton être d’un geste trop brusque de la main. Pourtant, c’est la peine qui t’envahit. « Je… je ne peux pas » Réussis-tu simplement à articuler, difficilement, déglutissant de nouveau. Tu vas craquer. Une fois que tu auras passé cette porte. Une fois que tu auras déguerpi et que tu sauras que tu devras tirer un trait sur cette relation. Que tu devras avancer et oublié cet amour pathétique, comme pourrait dire ton père s’il savait, s’il en avait conscience. Tu as très bien caché tes sentiments au monde, te cachant derrière une façade. Une carapace d’homme désinvolte, qui s’en fou bien des sentiments et des ressentis. Pour qui l’amour n’est rien d’autre qu’un vaste étendu de conneries et de concept mielleux et exaspérant. Pour qui rien ne peut être magique et mérité d’être vécu. Un homme qui enchaîne les conquêtes. Qui se perd contre les corps, qui s’abandonnent dans les soupirs juste pour avoir la possibilité de l’oublier à lui. Juste un instant. Juste une nuit, ou plusieurs. Juste pour repousser toujours plus loin tes sentiments, ton amour, qui te submerge dès que tu penses à lui. Dès que tu oses laisser de la place dans ton esprit pour de telle pensées. Dès que tu te souviens de cette nuit-là, de cette première fois, inoubliable. Qui te hantera à jamais.

Prenant sur toi, tu inspires avant de t’adresser de nouveau à lui, osant braver son regard, bien qu’ayant reculé restant à bonne distance. Comme si cela pouvait atténuer ta peine, ta colère, tout ce torrent d’émotions qui te submerge. « Je t’aime beaucoup trop Amaury, je ne peux pas chasser tout ce que je ressens aussi facilement » Oses-tu dire, oses-tu prononcer. Confession douloureuse enfin admise à haute voix. « Tu as toujours été bien plus qu’un frère pour moi » Dis-tu alors que ta voix se perd, comme effacée, les mots coincés au milieu de ta gorge, refusant de sortir, refusant de s’afficher. Bien trop conditionné par la haine que tu as éprouvée envers toi-même, lorsque tu as été obligé de te rendre à l’évidence de tes sentiments. Lorsqu’après être parti, l’avoir abandonné, tu t’es rendu compte du vide, du manque. Du manque de lui. Tu fermes les yeux une fraction de secondes, déglutissant de nouveau, comme pour reprendre tes esprits. Tu veux réussir à t’exprimer avant de partir sans te retourner. Oui car tu le sais, tu ne pourras pas. Tu ne pourras pas le forcer. Tu devras l’oublier, pour de bon cette fois-ci. Chasser chaque souvenir, chaque pensée qui divergera de la réalité pour se souvenir. Le goût de ses lèvres, la chaleur de ses mains sur toi. Tout devra disparaître. Il le faut. « Je ne peux pas faire ce choix-là, je n’en aurais pas la force » Lâches-tu, à contrecœur, admettant enfin la vérité. Tu le sais tu te connais. Tu connais ta passion et ton cœur qui ne fait pas les choses à moitié. Tu es un être entier, qui ne connaît pas la demi-mesure, plus noir et blanc que gris. Plus passionné que sur la retenu. Alors oui, le fréquenter simplement comme ton frère. Admettre qu’il ne voudra probablement jamais aller plus lin. Admettre que tu devras juste oublier, juste chasser ces sentiments aussi intenses qu’oppressant. Tu ne le peux pas. Malgré toute ta force, malgré ta force de caractère et tes convictions. Malgré toute la persuasion que tu peux avoir envers toi même. Impossible, juste impossible.

Alors tu tends le bras pour récupérer ton blouson et l’enfiler, évitant soigneusement le regard d’Amaury, la gorge serrée et les membres tremblants. T’approchant de la porte, tu l’ouvres avant de te tourner une dernière fois vers lui. Comme pour graver son visage dans ta mémoire. « Tu n’auras plus à te soucier du fait de fréquenter un obscur désormais, adieu Amaury » Dis-tu, au bord des larmes, qui viennent immédiatement humidifier tes prunelles claires. Tu franchis la porte, la claquant presque derrière toi, rabaissant la capuche sur ton visage. L’air dur, sévère et pourtant, les larmes finissent par rouler sur tes joues tandis que tu maudis ta faiblesse, tes sentiments et ta naïveté.

-24h
1274 mots

RP TERMINÉ


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Sujet: Re: elaury ❝ stay the night ❞   

 
elaury ❝ stay the night ❞
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