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 Quiconque est loup, agisse en loup ♆ ft. Delia Ioannis

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Sujet: Quiconque est loup, agisse en loup ♆ ft. Delia Ioannis   Sam 11 Juin - 3:10

Quiconque est loup, agisse en loup

ft. Delia Ioannis

Impatient après à la lune, Alek dévorait le ciel nocturne de ses mystérieuses prunelles émeraude. Allongé sur le capot de sa voiture patientant le grand dévoilement de la pleine lune tant attendue, l’animorphe comptait les étoiles pour faire filer le temps. La Grande Ourse, la Petite Ourse, encore peu de constellation lui était encore invisible. Oh que le ciel était splendide pour cette nuit chaleureuse! Alek avait quelques minutes plus tôt garé sa voiture le long d’un lac égaré de la population afin de fuir le plus rapidement possible cette pollution lumineuse qui gâchait gravement la vue. Il revenait plus tôt du Quantum pour passer s’y prendre un verre et s’était donc rendu près de ce lac qui est caché plus loin derrière le repère de la meute. Le parfum de la nature ainsi que la symphonie des insectes de la saison le berçait tout doucement tandis qu’il admirait le ciel. La lune gravissait le ciel, les étoiles se rendaient visibles, une brise de temps à autre caressait ses le long de ses bras à découvert. La douce température lui avait permis de porter quelques choses de plus léger, soit une chemise foncée à manches courtes dont il avait gardé les deux premiers boutons détachés. Toujours le dos couché sur la froideur du capot métallique, la lune avait maintenant atteint son plus haut point. Le lumineux cercle blanc enchantait à son maximum la bête à l’intérieur d’Alek. Loup-garou qu’il était n’attendait que de voir la nuit. Courir, chasser, sentir ses griffes lacérer la terre à chaque foulé, se faire de nouveau caresser son pelage brun foncé, hurler à la lune… Alek appréciait énormément sa condition d’homme-loup. Lorsqu’il était loup, il était libre. Ses prunelles auparavant verdoyantes avaient désormais penchées pour une couleur plus ambré même champagne. L’astre faisait par réflexion de sa lumière briller de tous ses éclats les yeux de loup-garou d’Alek. Il releva son dos pour s’asseoir sur l’avant de la voiture, puis, inspira cette profonde bouffée d’air frais. Il se sentait bien autant dans son corps que dans sa tête. Pour l’instant, tout allait pour le mieux dans sa vie. Il savait bien que bientôt tout devrait changer, car en vivant une vie dans la Rébellion, on ne vit pas longtemps tranquille. Profiter de ce moment de bien-être avec lui, la nature ainsi que sa vraie nature. C’était tout ce qu’il voulait faire. Il fit ce qu’il était venu faire depuis le début et laissa sa malédiction s’enclencher. Son corps se chauffait, mais cette fois-ci, comme si la lune l’avait anesthésié, la sensation lui plaisait et parcourait chaque membre de son corps. Son sang circulait distribuant ce sentiment de bien-être dans l’être qu’il était. Il se laissa glissé le long de la voiture jusqu’à en atterrir les paumes sur la terre humide. Recroquevillé, son corps se changeait laissant place au large, musculeux et puissant loup qu’il avait appris à devenir. Comme un corps d’humain, une forme animale s’entraine tout aussi bien. Il ouvrit sa gueule laissant sa langue pendouiller pour goûter à l’air si magique de l’endroit. L’air d’ici est mille fois meilleur que celle de la ville qui empeste le gaz et toutes autres odeurs nauséabondes de malpropreté. Il s’étira vivement levant ainsi son arrière-train, puis enchaîna quelques pas vers la terre humide qui longeait le lac. Comme prévu, il sentait ses massives pattes s’enfoncer dans certaine partie du sol. Il passa sa gueule par-dessus l’impeccable miroir que lui procurait la nature. On y voyait avec évidence ses yeux jaunes sablés qui scintillaient plus que jamais entourés par un masque de poils blanc. Il diminua alors la distance qui séparait sa gueule de l’eau pour en laper quelques coups. Ce lac était probablement l’un des plus sains sans que l’humain n’ait eu à le protéger ou à le contaminer. Il lapait cette eau claire avec un synchronisme naturel savourant ainsi le moment. Lorsqu’il ouvrit les yeux qu’il avait fermés pendant tout juste une dizaine de seconde, de nouvelles prunelles jaunâtres s’ajoutèrent furtivement au-dessus du lac à ses côtés.
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Sujet: Re: Quiconque est loup, agisse en loup ♆ ft. Delia Ioannis   Lun 13 Juin - 4:38

Proud to be what I am.❞
Alek & Delia


J’ai longtemps considéré l’astre de la nuit comme une veilleuse, un peu de lumière dans ces sombres ténèbres, une seconde mère qui veillait sur nous, Meira et moi, ces deux masses de poils apeurées dans les rues de Chicago que nous étions il n’y a pas si longtemps. Assise loin des lumières aveuglantes des luminaires censés apporter clarté et sécurité aux terrestres dans la nuit, le dos appuyé contre un arbre et la tête levée en direction de la voute céleste, j’écoute la nuit. Écouter la nuit, ces termes n’ont aucun sens pour certaines personnes, mais ils sont plus qu’éloquents pour moi. Dans les ténèbres, loin des machines et bêtises humaines, pas très loin du Quantum, tout est serein et harmonieux. Il fût un temps où je prenais part à ce projet, cet écosystème pour le moins fragile. Malheureusement, j’ai troqué la noirceur de ma fourrure pour la sécurité, une meute, une guerre. S’il n’en était pas de mon désir insatiable de vengeance, je quitterais immanquablement volontiers ce monde pour me laisser accueillir par les murmures de la forêt et l’appel de la chasse. L’horloge n’indique pas encore ce moment car, lorsque la fatigue l’emporte et que je me laisse engouffrer dans le monde des rêves, je ne peux oublier la lanterne lugubre que formaient les flammes léchant inlassablement mes seuls trésors, mes parents. Avec les cendres de mon ancienne vie se trouve également la petite Ioannis que j’ai jadis été. J’ai dû lui faire mes adieux en laissant la bête gagner. La primitivité de cette facette de moi m’a largement servie pour survivre toutes ces années. Maintenant, j’ai la chance d’avoir un toit, mais rien ne pourra jamais égaler ce manque, cette addiction qui coule dans mes veines : laisser ma vraie nature prendre le dessus. Mon seul point d’encrage se résume aux timides raies de lumières filtrées par d’opaques nuages qui auront vite fait de dégager entièrement les magnifiques courbes de la lune. Ce soir, elle sera entière, tout à fait fascinante et absolument magnifique -comme à son habitude tout compte fait. Après une dernière lente inspiration, me laissant le loisir d’apprécier la fraîcheur de l’air dans mes poumons, je laisse mon corps répondre à l’appel des ténèbres.

Une chaleur familière se propage de mon thorax aux périphéries de mon corps. Les légers fourmillements ressentis dans mes doigts s’intensifient et tout mon corps se laisse happer par cette sensation. Heureusement, cela n’a absolument rien à voir avec la torture de la toute première transformation :  la résonnance des os qui craques, la douleur insupportable et les cris. Bien au contraire, mon corps accueille la malédiction -ou le don- comme une libération totale, un soulagement que nul ne saurait égaler. Avec une exquise lenteur, la louve en moi s’échappe de la cage que ma forme humaine représente. J’entends mes halètements évoluer pour atteindre finalement le son d’un grognement. Mes yeux d’un bleu pure se taches de pépites dorées jusqu’à avoir conquis la bataille contre le peu d’humanité que j’avais. Flamboyants sous les rayons de la lune, mes yeux prennent la couleur des dunes du Sahara avec une touche de lumière, d’intelligence. Une fine brise, transportant avec elle les effluves de l’herbe et des fleurs, chatouille ma sombre fourrure et me fait instinctivement remuer le museau. J’attendais ce moment depuis si longtemps. La nuit est si belle et mes muscles endoloris par tant d’inactivité : je dois courir. Lentement, j’étire de tout mon long mes pattes supérieures et antérieures, sors la langue de ma gueule et goute la nuit. J’ai l’impression de me retrouver. Meira n’a pas pu m’accompagner, mais la solitude n’est pas une fatalité. Intriguée, je sens une odeur familière qui me chatouille les narines : un membre de la meute. Reniflant le sol, savourant la sensation de mes pattes sur la terre fraîche, je suis silencieusement l’odeur jusqu’à un lac où je découvre Alek qui lape l’eau. J’attends qu’il ait fini et nos regards finissent par se croiser dans le reflet du lac. J’approche ma gueule et me rafraîchit en lapant à mon tour l’eau fraîche. Cela fait, j’ai une envie irrésistible de jouer. Je me positionne face à face avec mon frère de meute et ma queue allant à toute vitesse dans un mouvement horizontal en effleurant le sol trahi mes pensées. Je me lance, mes griffes lacérant le sol, et je tourne autour de mon ami en faisant de joyeux bonds, la langue pendant de ma gueule. M’arrêtant net, le regard dans celui du loup, le haut du corps et les pattes vers le sol et le postérieur surélevé, ma queue frétillant de plus belle, je m’apprête à courir. Mes pattes postérieures me donnent la puissance pour faire le premier bond et je cours, je cours, sentant le vent provoqué par mes mouvements effleurer ma fourrure et en espérant que mon camarade me suive.
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Dernière édition par Delia Ioannis le Jeu 23 Juin - 19:52, édité 1 fois
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Sujet: Re: Quiconque est loup, agisse en loup ♆ ft. Delia Ioannis   Mar 14 Juin - 17:44

Quiconque est loup, agisse en loup

ft. Delia Ioannis

Delia. À vrai dire, cette jeune louve était semblable à Alek sur plusieurs aspects. Outre l’apparence physique qui diffère, l’état d’esprit de Delia est similaire à lui. Fière et reconnaissante pour ce qu’elle est, bien qu’elle fut ainsi depuis sa naissance, contradictoirement à Alek. Pendant que cette dernière aux poils macassars même plutôt noirs se penchait sur le miroir pour s’abreuver de quelques gouttes, Alek passa un coup de langue bien amical sur l’épaule que lui offrait sa jeune amie. Effectivement, il adorait faire référence à son âge vis-à-vis à la sienne. Ses jeunes 22 années de vie lupines se masque lorsqu’elle entre dans un état d’esprit d’attaque. Elle est jeune et vive, mais surtout l’une de ses compagnes d’entrainement préférée. Il frotta le dessus de son crâne aux pelages plus pâle que la femme dans le creux de son cou pour finalement retrouver son occupation précédente : sentir de nouveau sa langue transporter l’eau fraîche à son corps. Au tout début, Alek prévoyait passer une soirée assez relaxe à profiter de sa condition de loup. Pourquoi ne pas en profiter pour s’extasier complètement de cette forme? Jouer, voilà ce qu’il avait envie. Il fit volteface pour terminer face à Delia qui exprimait être du même avis. La queue de l’homme-loup valsait dans tous les sens tranchant l’air avec son surplus de bonheur. Ses griffes ébène qui lacéraient le sol ainsi que sa truffe qui voulait humer toutes les odeurs à la fois s’emballaient beaucoup trop facilement sous la pression lunaire. Il s’assit sur son postérieur dégageant ses larges épaules tout en levant le cou face au défi que lui envoyait implicitement son amie. Une course? Une chasse? Qu’est-ce que ça pouvait bien être? S’en foutant un peu, il inclina la tête pour accepter l’offre, lui qui avait tant envie de courir. Pour le faire languir un peu, elle bondissait autour de lui déplaçant à chaque seconde son attention de place. Elle était rapide. C’était une belle louve qui dégageait une de ses joies de vivre contagieuse. Puis, d’un coup, elle s’arrêta. Bien que sa queue continuait de balayer la terre, elle s’était calmée. Un peu comme le calme avant la tempête, elle colla rapidement son ventre ainsi que la partie inférieur de son poitrail vers le sol crampant son arrière-train vers le haut. Alek bandit ses muscles, entailla de nouveau la terre humide et laissa sa gueule s’entrouvrir. Il était prêt, elle aussi. Il adopta lui aussi cette position du chasseur n’arrêtant toujours pas sa queue de tournoyer comme un ventilateur à puissance maximum. Elle partit en premier en détalant vers le fond de la forêt laissant quelques secondes au métamorphe pour chavirer son poids vers ses pattes arrière et ainsi sans plus attendre se projeter vers l’avant. Il suivait de peu la louve qui courrait dans n’importe quelle direction. Tourner à droite, revenir sur ses pas, finalement prendre le virage à gauche pour passer sous une vieille passerelle en bois en piteuse état. Ses pattes touffues piétinaient un minuscule cours d’eau, probablement le début d’un ruisseau qui se lance dans le lac les journées suivant une autre pluvieuse. C’était magique comme sensation. Toujours à la course, il se permettait d’écraser de vieilles branches d’arbres qui couvraient son chemin de temps à autre. Le craquement que produisait les 8 pattes de loup sur la nature résonnait en écho dans la forêt. Lorsque la distance fut suffisante, Alek arqua son corps vers le sol pour prendre son élan et se propulser sur Delia. Au vol, il plaqua cette dernière pour l’envoyer rouler sous lui. Ils roulèrent quatre ou cinq mètre plus loin avant de s’arrêter de justesse sur le bord du lac. Bien sûr, Alek avait le dessus sur la femelle qui se faisait maintenir au sol par de musculeuses pattes sur son poitrail. Il affaissa le plus de poids qu’il pouvait sur la louve sans pour autant la blesser afin de la garder immobile. Il haussa un sourcil, signe qu’il avait gagné cette première manche. 1 à 0. Il savait déjà que l’esprit compétitif de Délia ne se laisserait pas perdre ainsi. Un lourd bruit vint résonner dans la forêt ce qui distrait le regard d’Alek sur le lac. Un poisson venait de faire un magnifique plongeon laissant des cercles répétitifs sur la surface de l’eau. Quelle stupide idée de se laisser divertir par un poisson dans cette position. Il venait tout juste de laisser la voie libre à Délia qui en profita. D’un coup raide, le dos du lycanthrope frappa le sol s’étant fait retourner.
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Sujet: Re: Quiconque est loup, agisse en loup ♆ ft. Delia Ioannis   Sam 18 Juin - 5:01

Proud to be what I am.❞
Alek & Delia


La langue d’Alek lèche en signe de bienvenue mon épaule alors que je lape avidement l’eau fraîche du lac. Regardant le reflet de mes yeux dorés renvoyé par ce miroir improvisé, je profite de ce qui semblerait être la seule eau qui n’a pas encore été souillée par les terrestres. Alors, je sens la tête de mon camarade frôler d’un geste amical le creux de mon cou. Une fois mes poils ténébreux ébouriffés par cette caresse animale, mon ami retourne à l’eau du lac. Attendrie, je lève légèrement la tête et j’en profite également pour lui rendre son coup de langue avant de finir de m’hydrater. Je considère Alek comme un bon ami à moi. C’est une joie de constater que, contrairement à la majorité des loups transformés, il est ravi de sa condition. En plus d’être d’excellente compagnie à la peine lune, il est également un entraîneur hors pairs. Bien que je n’aie pas été facile à vivre au départ, dû à ma méfiance face à la meute et à Ashen, je n’ai pas pu rester de marbre indéfiniment. D’ailleurs, je considère maintenant cette meute comme une seconde famille. Dorénavant face au loup à la fourrure plus claire que la mienne, je n’ai qu’une idée en tête : jouer. La queue fendant l’air et les yeux pétillants, j’attends avec impatience que mon compagnon veuille bien approuver ma demande. Jouer, c’est bien plus amusant à deux! Ni une ni deux, Alek incline la tête en signe d’approbation et je sens une énergie enfantine prendre le contrôle de tous mes muscles me faisant aller dans tous les sens, bondissant et trottant autour de mon ami. Il ne me faut pas plus de quelques secondes avant de détaler vers la forêt, ma truffe fendant l’air et mes griffes lacérant la terre à chaque foulée. Courant dans tous les sens, prenant à gauche, puis à droite et revenant sur mes pas avant de passer sous une passerelle abandonnée, je profite de la libération que me procure ce moment. Sentir mes pattes s’enfoncer dans la terre et humer les odeurs enivrantes de la forêt me procure une joie extrême. De plus, narguer Alek qui essaie de me suivre malgré le trajet imprévisible me donne l’impression de jouer au chat et à la souris, retomber en enfance, oublier tous mes soucis. Beaucoup trop sûre de moi, je ne vois pas Alek bondir et un glapissement surpris sort de ma gueule en sentant son poids m’entraîner au sol. Me tortillant dans tous les sens pour avoir le dessus, notre course au sol ne finit qu’après quelques roulades. Un second glapissement, frustré cette fois, résonne dans l’air en m’avouant vaincu. Le poids du loup me retient au sol et je mordille gentiment sa patte gauche pour me libérer. Bien entendu, il a gagné cette manche, mais pas la guerre. Il sait pertinemment que mon orgueil ne saurait se taire assez longtemps pour le laisser gagner. Heureusement, j’ai la chance de pouvoir tirer parti d’un moment d’inattention d’Alek. Je remercie intérieurement ce poisson et je me libère vite fait de son emprise pour le plaquer au sol et l’y maintenir fermement mais pas trop, une lueur espiègle dans les yeux. Fière de mon coup, je sors la langue, joyeuse. Alors que je le défi du regard de se libérer, j’entends des bruits de pas non loin. Tournant vivement la tête vers ledit bruit, je reste un petit moment ainsi, statufiée, et j’écoute l’être se déplacer. J’échange un regard avec Alek avant de le libérer et de me diriger, mode chasseuse activé, vers la source de tout ce bouquant. L’idée de pouvoir procéder à une vraie chasse m’excite. Depuis que je suis dans la meute d’Ashen, je ne chasse plus pour me nourrir. Cette activité demandant agilité et vitesse me manque effroyablement. La chasse, c’est primitif et exaltant. J’adore cela. Cachée des regards indiscrets, je m’accroupie en position d’attaque en voyant du mouvement juste devant nous. Peut-être est-ce un humain. Si c’est le cas, je le laisserai continuer sa randonnée. Par contre, je ne permettrais pas à un coyote de se promener librement sur notre territoire. Tout compte fait, je ne serais absolument pas contre un combat, histoire de me pratiquer avant d’écorcher vif les membres du Nouvel Ordre.
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Dernière édition par Delia Ioannis le Jeu 23 Juin - 19:54, édité 1 fois
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Sujet: Re: Quiconque est loup, agisse en loup ♆ ft. Delia Ioannis   Sam 18 Juin - 7:43

Quiconque est loup, agisse en loup

ft. Delia Ioannis

Il gloussa immédiatement lorsque le coup lui coupa le souffle. Sa gueule aussitôt entrouverte chercha du mieux qu’elle pouvait l’air pour y remettre l’ordre dans ses poumons secoués. C’était à son tour de se faire maintenir les épaules contre la terre. C’était à son tour de perdre. Alek n’avait rien vu venir, tout ça, à cause d’un stupide poisson. Légèrement irrité par la bestiole marine, Ses yeux plissés se reposèrent sur le miroitant lac dont les remous s’approchaient de leur fin. « Promis, je te pêcherai », se laissa-t-il songer pour satisfaire sa toute petite soif de vengeance qu’il peut exister dans son corps. Faire un rapide concours de pêche avec son amie pouvait devenir la façon amusante pour lui d’éliminer cette cruelle distraction tout en gardant la compétition entre lui et Delia. Alek n’est pas très rancunier, même que le pardon est quelques choses de familier chez lui. Bref, lui accordant la victoire qui vint égaliser le pointage, il étira son cou pour passer sa langue rugueuse entre ses deux yeux. Les siennes aussi étaient d’ailleurs magnifiques. Tous les deux déportèrent leur attention sur les nouveaux bruits de la forêt. Quelqu’un ou quelque chose s’approchaient dans leur direction. Les quatre yeux lupins s’étaient vivement projetés entre les branches de la forêt à distance ne voulant pas se faire remarquer. Si c’était une proie, il fallait mettre nos chances de côtés. L’idée d’une chasse à deux lui plaisait énormément. Il en avait déjà fait avec Ashen auparavant, mais la dernière devait dater de très longtemps. Sans aucun doute, c’était l’une des activités les plus amusantes. C’est une activité complète qui met en question de la stratégie, les compétences physiques de chacun, leurs habiletés, leur intelligence ainsi que leur capacité à travailler en équipe. Or, la femelle qui dominait la situation le libéra lentement pour qu’il puisse lui aussi participer à la chasse. Et si c’était un humain? L’idée lui traversa par la tête tandis qu’il se colla aux côtés de son amie. En même temps, c’était leur territoire ici, non? Bien que les frontières de ce territoire ne soient pas totalement définies et marquées, Alek considérait cet endroit comme le sien. Il fallait donc en chasser l’intrus autant l’homme que la bête. Ils avancèrent côte à côte à pas de velours, c’est-à-dire en évitant toute source de bruit pouvant leur être nuisible. Si la bête était naïve aux point de ne pas se préoccuper des bruits qu’elle faisait, les deux lycanthropes n’étaient pas aussi bête. Tapis derrière un buisson tout juste devant la source des perturbations sonores, Alek laissa glisser vers son amie lui faisant signe de rabaisser la tête pour ne pas se faire apercevoir. Après tout, on pouvait tout bien voir entre les broussailles de cet énorme bouquet de branches et de feuilles. En parfaite synchronisation, en parfaite harmonie, les loups-garous adoptèrent une position du chasseur parfaite. Un coyote sur nos terres?! On épargne l’idée de l’humain sur notre territoire, on peut clairement dire que c’est tant mieux pour lui. Alek aurait bien aimé en effrayer plus qu’un. Pour en revenir au coyote, Alek expliqua de la façon la plus muette possible pour ne pas révéler leur position à la bête qu’il allait trainer à la course le coyote en direction de Delia. Par la suite, Delia étant cachée sera libre de poursuivre la bête dans le sens inverse et de la piéger à nouveau vers Alek. L’étourdir, lui faire sentir que la fuite est impossible, c’était un excellent plan. Sans grogner, il s’étira se préparant mentalement à cette chasse qui s’annonçait amusante. Les griffes acérées, les sens en alertes, Alek, le loup-garou, était prêt. Il se chavira vers l’arrière pour faire un énorme bond par-dessus le buisson. Ses pattes chaussaient à peine la terre humide à tel point qu’il courrait rapidement. Il rentra sa langue qui pendouillait dans sa gueule s’assurant de n’avoir aucune partie de son corps le ralentir contre vent. Le souffle du ciel à contre-sens l’ébouriffait sur le dessus de son crâne. Les traces de ses pattes n’avaient presque pas le temps de s’ancrer dans le sol. Il fronça les sourcils pour réduire la quantité de vent qui rafraichissait ses prunelles colorées tout en ne quittant aucune seconde sa cible. Pas question de se laisser avoir par une nouvelle distraction. On n’attire jamais Alek deux fois dans le même piège. Jouant encore avec le coyote apeuré, Alek lui fit faire deux trois cercles espérant l’essouffler. Il n’avait aucun risque qu’Alek finisse à bout de souffle avant le coyote. L’endurance du loup dépassait celle des autres loups ''normaux'' C’est un lycanthrope, il ne faut en oublier tous les points forts. La bête commençait à haleter. C’était signe d’envoyer la cible à sa partenaire de chasse du moment. Il coupa sec le cercle qu’il venait de commencer pour faire rebrousser chemin le coyote en direction du fameux buisson. Sa queue, quant à elle, tranchait l’air à vive allure laissant même un léger sifflement après chaque coup. Il fit comme le plan prévoyait et poussa la bête à traverser derrière le buisson, là où attendait Delia pour prendre la relève. Alek s’arrêta pour respirer quelques secondes, puis reparti dans la direction opposée, prêt pour faire un face à face avec la bête. Ses griffes étaient sorties et prêtes pour en découper ce tard souper. Le loup-garou courrait parallèlement à Delia qui semblait elle aussi s’amuser avec le coyote qui trainait de plus en plus de la patte. Ils l’affaiblissaient lentement jouant avec leur proie. De vrai sadique, mais c’est dans leur nature. C’est la nature. C’est la chaine alimentaire.


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Sujet: Re: Quiconque est loup, agisse en loup ♆ ft. Delia Ioannis   Lun 20 Juin - 19:00

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Alek & Delia


Conscient de tous les bruits, nos quatre pattes se posent sur le sol comme sur un nuage. Évitant de briser les brindilles et de froisser les feuilles, nous avançons dans un parfait silence, curieux de savoir qui – ou quoi – pourrait bien s’aventurer sur ce terrain sans avoir peur des prédateurs que nous sommes. Malheureusement pour lui, j’adore chasser, jouer avec mes proies, voir la peur activer l’adrénaline nécessaire pour courir jusqu’à l’épuisement total, la mise à mort. J’ai peut-être l’air d’une psychopathe, à parler ainsi, mais la vie est faite ainsi : ce sont les lois de la nature. Ce prédateur, cette bête, en moi, il serait contre nature que je la réprime. Je suis elle, elle est moi, nous formons un tout si parfaitement harmonieux. Tout comme Meira et moi, la lumière et les ténèbres. Mon corps se livre en permanence à un combat silencieux, la femme et la louve se débattent pour gagner, mais l’important est bien le fait que je sois ces deux personnes à la fois et que ce soit parfait ainsi. Cachés derrière un buisson, je baisse la tête à la demande d’Alek. Le comble serait bien que notre adversaire me voie, effectivement. À travers le feuillage et les branches, un coyote se promène sur nos terres comme si elles étaient siennes. Parfaitement synchrones, les deux loups que nous sommes se positionnent en position de chasseur, aux aguets. Il n’est absolument pas question de le laisser s’en sortir ainsi. Je protège ce qui est mien, ce qui inclus maintenant cette terre et les membres de la meute. Dommage que les places importantes de la meute soient réservées aux hommes – ce qui, disons-le, m’agace énormément – car j’aurais été parfaite pour cela. Peu importe, un jour je serai mon propre Alpha. Non, ce n’est pas de l’optimisme, c’est un ultime but, une promesse. Je croise le regard d’Alek et je sens nos pensées se réunir. En principe, les lycanthropes n’ont pas le pouvoir de lire dans les pensées, c’est pourquoi une telle connexion avec mon partenaire de chasse me surprend autant. La seule personne avec qui je me suis sentie ainsi liée jusqu’ici, c’est Meira, ma jumelle. C’est comme si le regard d’Alek me disait tout, comme s’il me le montrait. Je finis par hocher la tête, acceptant de le laisser prendre les devants. Je le vois sauter avec souplesse au-dessus du buisson, étirant ses muscles entraînés et faisant preuve d’agilité. Mon ami part, rapide comme l’éclair, aux trousses dudit coyote. Sous les rayons de la lune, le loup pourrait être confondu avec une ombre dans la nuit. Avec pour seule source de lumière les raies de lumières de la lune cachés par le feuillage des arbres, Alek poursuit sa proie, profitant de sa vue de lycanthrope. Courir s’apparente à une danse, ce doit être bien coordonné, mais tout est dans l’instinct et le lâché prise sur le reste du monde. Plus rien ne doit compter excepté le sol sous nos pattes et nous-même. J’observe avec attention, toujours aux aguets, le loup qui joue avec le coyote commençant sérieusement à être terrifié. Dessinant des cercles, les deux bêtes s’adonnent à une course contre la mort : le coyote ne peut compter que sur son instinct de survie en ce fatal instant. Si seulement il n’avait pas franchi les lignes arbitraires de la terre d’une meute entière d’hommes et de femmes loups. Trop tard mon petit, il est trop tard pour toi. Déjà haletante, la bête semble avoir du mal à suivre le rythme d’Alek et son endurance à toute épreuve. Prête à bondir, je vois mon partenaire de chasse couper son parcours et laisser la bête se diriger droit vers moi. Les animaux qui ne sont pas mi humains ont tendance à être simple d’esprit, il ne faut pas leur en vouloir. Heureusement, leur agilité, leur réflexe, rendent la partie attrayante malgré que l’intelligence manque cruellement. Balançant mon arrière train pour me donner de l’élan, je ne me fais pas prier avant de prendre le relais, enchantée de pouvoir jouer à mon tour avec les nerfs de notre proie. J’y vais à un rythme régulier, mais pas à ma pleine capacité, pour que la bête puisse avoir une lueur d’espoir dans ces sombres ténèbres. Je sais être beaucoup plus rapide, mais ce rythme est juste parfait pour profiter du moment, juste assez vite pour que le coyote ne puisse pas souffler. Je l’aurai à l’usure, il ne pourra pas tenir à ce rythme bien longtemps. J’ai pleinement conscience de chaque mouvement de ses muscles sous sa peau, j’entends son cœur battant à un rythme effréné et j’adore ça. Ses poumons se gonflent et se dégonflent avec peine, sa respiration est superficielle et si douce à l’oreille. Un frisson d’excitation me parcourt l’échine, mes poils se soulèvent légèrement et une lueur espiègle naît dans mes yeux, le coyote ralentit le pas alors que je l’entraîne une seconde fois dans une boucle parfaite autour de quelques arbres. J’insiste pour le faire passer dans des endroits à obstacles, des troncs d’arbres, des objets à contourner et son pauvre corps n’aime pas du tout. Considérant que le coyote est assez faible, je cours à ma pleine vitesse, le dépasse de quelques mètres et lui bloque finalement le chemin, position de prédateur à l’appui et un long grognement sort de ma gorge. Tu. Ne. Fais. Pas. Un. Pas. De. Plus. Alek derrière notre proie, nous l’encerclons, il est pris au piège et il le sait. Tournant en rond autour de la bête, il ne sait plus quel loup regarder et ce manège l’étourdit de plus belle. Tu es à nous…
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Quiconque est loup, agisse en loup ♆ ft. Delia Ioannis
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