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 Jalias ∞ Nobody can drag me down...except you

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Sujet: Jalias ∞ Nobody can drag me down...except you   Dim 29 Mai - 18:00

Nobody can drag me down...except you. ∞ Jalias
Allongé sur mon lit, je pensais à mes antidouleurs, posés sur la table du salon. Je devais les prendre toutes les quatre heures. Cela faisait plus de quatre heures, et pourtant je n’arrivais pas à bouger. Les blessures causées par ses obscurs avaient été vraiment profonde. J’avais écopée de 2 mois de repos obligé, après avoir raconté une bêtise sur un passage à tabac. C’était en partie vrai, mais j’avais simplement omni la présence d’obscur, de cette néphilims qui m’avait sauvé la vie. J’avais simplement présenté à mon boss les faits : j’étais entré, j’avais découvert un groupe de jeunes qui se croyaient invincibles, et après leur avoir demandé de partir d’ici, m’ont passé à tabac par simple plaisir. Résultat : le bras et une côte cassée, de nombreuses contusions,  et des bleus énormes. Mon visage en avait pris pour grade aussi, les lèvres ouvertes, une grande ouverture au dessus de l’arcade. Je ne ressemblais plus à rien. En même temps, me terrer dans mon appartement pendant ma convalescence me plaisait plutôt pas mal. J’arrivais à peine à marcher, alors sortir de chez moi me semblait être un peu compliqué. Allez, Elias. Motive-toi. T’auras mal. Mais moins mal après en avoir pris. Bordel, lève-toi. J’allais le faire, j’allais…non, d’accord, je ne bougeais pas d’un cran en regardant la télé en face de moi. Et finalement, j’entendis des clés s’insérer dans ma serrure. Mentalement, je me refis la liste des gens à qui j’avais donné les clés, et lorsque la porte s’ouvrit, je me redressais lentement, en grimaçant. J’aurai pensé que c’était mon frère. Ou quelqu’un d’autre. N’importe qui plutôt que ce visage dur et en colère qui était devant moi. N’importe qui plutôt que Jazz. D’où avait-elle mes clés, d’ailleurs… ? « Qu’est… » Elle explosa la première, me disant combien j’étais inconscient, et tout le baratin qui allait avec. Forcément, elle avait compris que ma version avait été faux, que j’avais fait face à plus fort que moi, et que si j’étais encore en vie, c’était un miracle. Alors, en l’écoutant déblater comme elle a l’habitude de le faire avec moi – ou avec n’importe qui d’ailleurs – je me rallongeais. Elle faisait les cents pas, gesticulait tout en continuant sa tirade, alors quand finalement, elle finit par retomber, je lui lançais : « Tu veux bien me passer mes anti-douleurs sur la table ? » Non, je n’avais pas envie de la voir. Je ne me souvenais plus de lui avoir confié mes clés, quoi qu’elle les ait sans doute gardés avant son départ. Je n’avais pas envie d’argumenter ma condition avec elle, alors autant…lui trouver une bonne excuse d’être présente non ?


@Jazz McCoy
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Sujet: Re: Jalias ∞ Nobody can drag me down...except you   Mar 31 Mai - 14:06

Nobody can drag me down
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Jazz McCoy & Elias Chamberlain
Oui, je le fais surveiller et alors ? Maintenant que je sais qu’il est doté de la seconde vue et qu’en plus de ça il semble avoir une dent contre le monde obscur – tout en étant très doué pour s’attirer des ennuis – j’ai décidé de faire en sorte d’assurer un tant soit peu ses arrières. Seulement, il faut croire que mes propos n’ont pas été assez clairs puisque Jason, l’un des loups de ma meute, a eu la bêtise de venir m’avertir qu’il avait été sévèrement corrigé par des Obscurs alors que lui était resté dans l’ombre. Je peux littéralement sentir la rage gronder en moi. Les traits de mon visage se durcissent tandis que je fusille le loup du regard mais une main se pose sur mon avant-bras et m’empêche d’aller jusqu’au bout de ma pensée. Mon regard se pose sur mon bras droit qui, silencieusement, me fait comprendre de me calmer. Je suis trop impulsive et je sais qu’il fait bien de me stopper mais je dégage mon bras et quitte notre repaire en faisant claquer la porte bien comme il se doit au point que le mur dans lequel elle est encastrée se met à trembler. Il vaut mieux cette porte et ce mur que le loup idiot que j’avais face à moi. Une fois dehors, je rejoins immédiatement ma voiture et plutôt que de rentrer chez moi je me rends directement chez Elias. Dans la boite à gant de ma voiture j’ai toujours le double de sa clé d’appartement. Je ne pensais pas avoir à l’utiliser un jour mais je l’ai gardé, cachée soigneusement dans mes affaires. Aujourd’hui elle va me servir et tandis que je l’enfonce dans la serrure, je suis bien contente de voir qu’il n’a pas pensé à changer sa serrure. Il faut dire qu’il ne pense peut-être pas que je suis toujours en possession de cette clé et tant mieux, comme ça l’effet de surprise sera que plus présent. C’est dans sa chambre que je le trouve, salement amoché. Mon coeur manque un battement. Je ne supporte pas de le voir dans un tel état mais la fureur prend le dessus. « Qu’est… » Je le stop net en levant la main, mon regard furieux posé sur lui. « Tu te tais ! » Je commence d’une voix ferme. « Mais qu’est-ce qui t’as pris bordel ? T’es devenu maso ou tout simplement suicidaire c’est ça ? T’as quoi dans le crâne Elias ? T’as vraiment de la chance d’être encore en vie parce que tu ne fais pas le poids contre des Obscurs, t’es rien à leurs yeux. Qu’est-ce que tu voulais prouver, hein ? Non en fait ne répond pas parce que je m’en fou, t’es justement complètement malade ! » J’espère que les murs de son appartement sont épais vu comme je viens de hurler. J’ignore pourquoi les Obscurs qu’il a affronté l’ont laissé vivre, ce n’est pas dans leurs habitudes mais ce n’est pas plus mal comme ça, ça me donne l’occasion de bien m’énerver contre lui et, à la limite, de l’achever. « Tu veux bien me passer mes anti-douleurs sur la table ? », « Tu … » Je le regarde et me décale de devant la porte de sa chambre en lui montrant la direction du salon où j’ai brièvement aperçu ses médicaments en entrant comme une furie chez lui. « T’as qu’à bouger ton cul et aller les chercher ! T’es vraiment qu’un pauvre con ! » Ce que peux avoir envie d’aller lui en coller une malgré son visage déjà bien amoché.
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Dernière édition par Jazz McCoy le Dim 12 Juin - 22:41, édité 4 fois
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Sujet: Re: Jalias ∞ Nobody can drag me down...except you   Lun 6 Juin - 21:04

Nobody can drag me down...except you. ∞ Jalias
« Tu te tais ! » lança-t-elle d’un air étrangement sauvage. Son côté animal ressortait, et je le voyais bien. Mais, elle avait toujours ce genre de nana : dominante et autoritaire. Douce et impénétrable. Je retrouvais doucement ma Jazz sous ses airs protecteurs, et au fond, cela me fit vibrer tout au fond de moi. Plus elle faisait les cents pas, plus je la trouvais sexy dans son jean pourtant bien moulée. « Mais qu’est ce qui t’as pris bordel ? T’es devenu maso ou tout simplement suicidaire c’est ça ? T’as quoi dans le crâne Elias ? » Oui vraiment, qu’est ce que j’avais dans le crâne pour aller dans un endroit aussi glauque sans renfort ? Qu’est-ce que j’avais dans le crâne pour courir par devant le danger, lorsque je pensais qu’une vie était peut être en danger ? Peut être mon boulot… ? C’était ce que j’étais. C’était qui j’étais. Et elle semblait l’avoir oublier. Alors, j’allais ouvrir mon clapet, lorsqu’elle continua aussitôt : « T’as vraiment de la chance d’être encore en vie parce que tu ne fais pas le poids contre des Obscurs, t’es rien à leurs yeux. Qu’est ce que tu voulais prouver, hein ? Non en fait ne répond pas parce que je m’en fou. T’es justement complètement malade ! » J’avais souris. Oh non, je n’étais rien, qu’un misérable humain qui avait tout découvert de ce monde complètement pourri. Un pauvre humain que le destin s’acharnait à briser un peu plus. J’étais probablement qu’une merde à écraser. J’aurai du finir comme ça ce soir-là, mais j’avais rencontré Ellie. Une néphilim, et sans elle, effectivement je serai mort. Ils auraient eu malin plaisir de continuer à me tabasser avant de m’ouvrir la gorge. Pourtant, je n’osais rien répliquer, tant que je n’avais pas pris ces fichus anti-douleurs, alors d’une voix indifférente, je les lui demandai. Elle se stoppa net. « Tu…T’as qu’à bouger ton cul et aller les chercher ! T’es vraiment qu’un pauvre con ! » « Merci c’est gentil » dis-je en déposant de nouveau ma tête mon oreiller. Il fallait que je les prenne. Immédiatement. J’avais probablement trop tardé, et la sensation de douleur commençait à se propager au-delà de ce que je l’espérais. Alors, dans un effort impensable, je relevai mon buste, tout en me tenant mon flan gauche. La respiration saccadé, je finis par me mettre debout, et marcha lentement jusqu’à la table. Une seconde plus tard, j’avalais deux petits cachets, sous son regard qui trahissait sa détresse. Non, elle n’aimait pas me voir dans cet état, et je pouvais la comprendre. Pourtant, je ne comptais pas m’excuser. « Si t’es là uniquement pour m’engueuler, la porte n’a pas bougé Jazz. » J’étais clair. Je ne voulais entendre des remontrances pour avoir voulu faire mon putain de boulot ! Je commençai à faire chemin inverse en m’appuyant sur la chaise, le mur pour me maintenir debout, mais une douleur assaillante me brisa en deux, et je me retins de ne pas tomber. En deux secondes, vive comme l’éclair, elle m’avait rattrapé, et je sentis son contact me glacer encore plus les veines. Elle me tenait fermement….depuis quand elle était devenue si forte ? Sa transformation… ? J’étais minable devant elle. Une merde, ouai.  

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Sujet: Re: Jalias ∞ Nobody can drag me down...except you   Mar 7 Juin - 10:47

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Jazz McCoy & Elias Chamberlain
Le voir dans cet état m'insupporte. En réalité, ce n'est pas contre lui ou contre sa tendance suicidaire que je suis remontée, mais contre ce monde de merde dans lequel nous évoluons. Ce monde de merde auquel j'aurais préféré qu'il ne soit jamais lié. Encore maintenant j'ai du mal à accepter ce que je suis devenue, mais je fais avec, seulement savoir que quelqu'un à qui je tiens à été malmené comme ça a pu être le cas pour Elias et par des personnes à qui je suis liée me rend malade. Seulement, il est tellement plus simple de m'emporter contre lui parce que, disons-le, je suis quand même un tant soit peu énervée contre cet idiot. Qu'est-ce qui a bien pu lui passer par la tête ? Je sais que son métier lui tient à cœur et qu'il s'y dédiera toujours corps et âme mais là …  affronter des Obscurs ce n'est pas dans ses cordes. Et puis, j'ignore si je n'aurais pas sombré dans la folie s'il avait été tué. M'énerver comme je viens de le faire m'a fait du bien. J'ai vidé mon sac et je me sens un peu plus légère bien que je l'envoie royalement chier lorsqu'il me demande d'aller chercher ses antidouleurs. « Merci c’est gentil » Déclare-t-il après que je l'ai insulté. Je me retiens de répondre et je le suis du regard alors qu'il quitte son lit avec difficulté et gagne le salon. Evidement que je me sens coupable de le laisser souffrir, mais je suis trop fière pour le dire ou le montrer. « Si t’es là uniquement pour m’engueuler, la porte n’a pas bougé Jazz. » Encore une fois, je le fusille du regard. « Tu t'attendais pas à ce que je t'applaudisse quand même ? » Je lance alors qu'il tente de revenir vers sa chambre. Là, je le vois dangereusement perdre son équilibre à cause de la douleur et la panique me fait réagir plus rapidement que ma fierté. Je le rejoins en moins de temps qu'il en faut pour le dire et je le rattrape de justesse, le redressant sans le moindre effort. « Qu'est-ce qui t'as pris Elias ? » Je demande une nouvelle fois d'une voix bien plus empreint à l'inquiétude. Qu'il se vexe s'il le souhaite, je continuerai de m'en faire pour lui qu'il le veuille ou non. Je l'aide à retourner sur son lit en me retenant de le porter pour aller plus vite. « T'as toujours pas compris ? » Je demande en m'éloignant un peu du lit. « Je ne suis pas fière des choix que j'ai fais, mais je les ai fais parce que je tiens à toi. S'il t'arrivait le pire je m'en remettrai pas, est-ce qu'au moins t'en as conscience ? » Peut-être qu'il s'en fout complètement. Etant donné la rancoeur qu'il a développé envers moi je ne serais pas étonnée que ça soit le cas.
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Sujet: Re: Jalias ∞ Nobody can drag me down...except you   Ven 10 Juin - 22:02

Nobody can drag me down...except you. ∞ Jalias
« Tu t’attendais pas à ce que je t’applaudisse quand même ? » A vrai dire, je ne l’attendais pas du tout. Je réfléchissais toujours à comment elle avait pu rentrer, je lui avais donné une clé il y’a bien longtemps, je supposais qu’elle l’avait jeté. Ou détruite. Pas qu’elle la garde pour débarquer quand bon lui chante. Je secouais alors la tête en me relevant : « Je ne t’attendais pas, alors tu sais, je me passerai d’applaudissements. » Je m’étais alors levé, afin d’aller récupérer mes antidouleurs. J’avais longtemps eu des périodes comme ça, ou j’avais finis à l’hôpital, ou j’avais été congédié pendant des semaines à cause de mon état, mais là, j’avais l’impression d’être passer sous un rouleau compresseur. Ces ‘Obscurs’ comme elle les appeler, ils étaient coriaces. Je devais l’avouer. Mais, je n’avais pas peur, je n’avais jamais eu peur. Un jour, je savais que c’était mon problème, ma faiblesse….parce qu’un jour, un seul jour, ça causera ma perte. Mais c’était aussi pour cela qu’ils m’avaient élevés détective : qu’importe, je fonçais toujours. J’étais comme ça, c’était ma nature. Ma mère m’avait dit que j’avais hérité ça de mon père, et je supposais que c’était vrai. Il était mort au combat en Afghanistan. Je finirai par mourir comme lui, au combat. Et au fond, ça m’était égal. Hormis ma mère et mon frère, je ne comptais pour personne. Ca…je l’avais bien compris. Lorsque je perdis l’équilibre, elle me rattrapa trop rapidement et m’aida à me relever. « Qu’est ce qui t’as pris Elias ? » Sa voix était plus douce…plus elle-même, et je ne pu m’empêcher de la dévisager un instant. C’était perturbant cette situation : d’apercevoir ma Jazz un instant, et se rendre compte qu’elle n’est plus ce qui elle était. Espérer pendant une seconde qu’elle était toujours là, toujours prêt de moi, et retomber si bas que ça faisaient encore plus mal qu’une simple côte cassée. « Tu sais ce qui m’a pris, Jazz » Je supposais qu’elle était la seule à réellement comprendre que je l’avais fait par devoir, parce que c’était tout…oui TOUT ce qu’il me restait aujourd’hui. Et je m’y accrochais comme une bouée de sauvetage après un naufrage. « T’as toujours pas compris ? » Elle m’avait aidé à retourner jusqu’au lit, et lorsque je finis par m’allonger, j’eu l’impression de retrouver la capacité de respirer. « Je ne suis pas fière des choix que j’ai fais, mais je les ai fais parce que je tiens à toi.» Je regardais le plafond blanc, perturbé par ses paroles. Mon poids s’était serré, de frustration, de colère, de regret. Non, elle ne pouvait pas dire ça. Ca faisait trop mal. Elle s’était octroyé le droit de pouvoir me dire ça lorsqu’elle parti sans donner de nouvelles. Putain, elle ne comprendra jamais. « S’il t’arrivait le pire, je ne m’en remettrai pas, est-ce que t’en a conscience ? » « Arrêtes… » Soufflais-je le regard encore perdu devant moi, sans la regarder. Je ne su réellement sa réaction, si je la blessais ou pas, parce que j’étais trop occupée à calmer mon cœur qui saignait. « S’il te plait, arrêtes… » J’avais envie d’exploser, de lui dire tout ce que j’avais sur le cœur, mais j’étais incapable de bouger, incapable de la regarder en face. Physiquement et moralement. Alors, je continuais à serrer mon poing et dit : « T’as pas le droit de me dire ça, Jazz. Pas maintenant. »
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Sujet: Re: Jalias ∞ Nobody can drag me down...except you   Dim 12 Juin - 19:12

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Jazz McCoy & Elias Chamberlain
Il y avait sans doute une part de masochisme en moi pour que je reste là. Je n'étais pas dupe, je voyais bien à quel point Elias était peu ravi de me voir chez lui. De me voir tout court. Seulement, je ne pouvais pas partir, je ne pouvais pas retenir ce besoin de lui dire le fond de ma pensée, d'évacuer l'angoisse et la colère qui s'étaient emparées de moi lorsque j'avais eu vent de la nouvelle. Je voulais savoir ce qui lui passait par la tête tout en sachant au fond de moi ce dont il retournait. Je le connaissais après tout, pourquoi étais-je aussi surprise par la situation ? Peut-être parce que justement je ne l'étais pas, surprise. C'était parce que je savais de quelle manière il agissait et que j'étais incapable de changer les choses que j'étais ainsi. Que deviendrais-je si j'étais amenée à le perdre lui aussi ? C'était une pensée bien égoïste mais dont je ne parvenais pas à me défaire. Elle me poursuivait partout et me poussait parfois à regretter d'être revenue à Chicago. Elias serait mieux sans moi dans sa vie, non ? Ne lui rappelai-je pas sans arrêt un passé qu'il voulait enterrer après tout ?  Alors pourquoi rester ? Trop de questions. Beaucoup trop de questions, si bien que lorsqu'il me répondit que je savais ce qui lui avait pris je préférai rester silencieuse. Parce qu'il avait raison, je le savais. Toutefois, je ne pus garder ma langue de ma poche plus longtemps. Cette inquiétude qui me rongeait sans cesse, j'avais besoin qu'il en ait conscience, tout comme j'avais besoin qu'il sache que je tenais toujours autant à lui. Sans doute un peu trop d'ailleurs. « Arrêtes… S’il te plait, arrêtes…  T’as pas le droit de me dire ça, Jazz. Pas maintenant. » Je restai toujours à bonne distance, mes iris posés sur lui. Malgré la douleur que je devinai à l'expression peinte sur son visage, je ne comptai pas m'arrêter. « Pas maintenant ? Tu veux que je te le dise quand exactement ? Quand tu seras mort ? Ca me fera une belle jambe tiens ! » M'emportai-je malgré moi. « Tu m'en veux, ça j'ai compris Elias. Seulement, tu ne peux pas m'empêcher de dire ce que je pense et ce que je ressens. Continu de chercher la mort, tu finiras pas m'entraîner avec toi. Je compte pas te laisser faire et rester dans mon coin, pas alors que … » Tais-toi, Jazz, tais-toi ! Me dis-je aussitôt. Je serrai les dents et ravalai les mots que j'avais manqué de prononcer. Je m'étais jurée de ne jamais le dire, jamais ! Un moment de faiblesse et le fait que je tenais à lui plus qu'à ma propre vie n'étaient pas une excuse suffisante pour que je me risque à prononcer ça. Je laissai alors ma phrase en suspend, incapable de trouver autre chose pour la terminer.
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Sujet: Re: Jalias ∞ Nobody can drag me down...except you   Dim 12 Juin - 20:45

Nobody can drag me down...except you. ∞ Jalias
La discussion dans le bureau puis sous la pluie continuait d’hanter mes songes. J’arrivais à dormir uniquement parce que j’étais mort de fatigue. Mais lorsque j’étais éveillé, j’avais toujours sa voix qui me comptait ce par quoi elle était passée, et je ne pouvais empêcher mon cœur de se serrer. Elle en avait bavé, et je continuais à lui en vouloir. Parce que oui, elle m’avait blessé de la pire des manières. Et j’avais espéré qu’en contrepartie elle souffre aussi.  Etais-je ignoble ? Probablement. Mais c’est ce que tout le monde fait lorsqu’il souffre non ? Toujours vouloir rendre la pareille ? L’entendre me confirmer qu’effectivement elle avait souffert me semblait égoïste et anormal maintenant. Depuis sa réapparition, je devais avouer que j’étais perturbé. Beaucoup plus que depuis son départ, ou le départ d’Eléonore. Cela se confirmait encore maintenant, il suffisait qu’elle ouvre la bouche pour me perturber encore un peu plus. « Pas maintenant ? Tu veux que je te le dise quand exactement ? Quand tu seras mort ? Ca me fera une belle jambe tiens ! » Elle s’emportait de nouveau, comme à son habitude. Elle avait toujours tendance à faire ça, à se protéger derrière des belles paroles, à exploser plus vite qu’elle ne le devrait. Ca faisait partie de sa personnalité qui m’avait tout de suite plu au final. Mais là….là, elle m’agaçait au plus au point. Je n’eu même pas le temps de parler qu’elle reprit : « Tu m’en veux, ça j’ai compris Elias. Seulement, tu ne peux pas m’empêcher de dire ce que je pense et ce que je ressens. Continu de chercher la mort, tu finiras par m’entraîner avec toi. Je ne compte pas te laisser faire et rester dans mon coin, pas alors que… » C’était le pompom. C’était ma vie. Ma décision. Si j’avais envie de me faire tuer, je le ferai. Qu’elle le veuille ou non. « Pas avant que quoi, Jessamine ? » Dis-je en relevant le buste malgré ma grimace due à la douleur. « Tu te pointes ici sans même sonner. Tu me sermonnes pour des choses que TU aurais tout aussi fait. Tu fais comme si tu tenais encore à moi. Arrêtes ça, Jazz. T’es partie, putain ! Tu m’as laissé alors que tu savais très bien que la perte d’Eléonore m’avait anéantie. Tu m’as laissé alors que j’ai du affronter sa transformation ! » Je savais qu’elle savait, elle le savait forcément. « Tu m’as complètement laissé alors que tu m’as redonné envie de me relever. » J’avais envie de frapper dans un truc, j’avais envie d’exploser mais ma condition physique ne me le permettais pas et pourtant… « Je préférais mourir plutôt que de devoir revivre ça, tu comprends pas ? C’est une torture de te voir chaque jour alors que j’ai juste envie de te prendre dans mes bras. C’est… » Je me mordis la lèvre, et respira un bon coup. Non, je n’assumais pas ce que je venais d’avouer. Mais c’était une infime partie de la vérité qui aurait du sortir, mais je n’étais pas prêt. Pas maintenant. Me rallongeant d’un coup sur mon lit, je finis par me passer une main dans mes cheveux et ajouta : « Tu ferais mieux de partir. »

***

« Tu devrais la laisser partir, Elias. » Ma mère avait toujours été une sage femme, celle qui arrivait toujours à me faire entendre raison. Mais là, elle n’y arrivait pas. Ou simplement, mon cœur n’y arrivait pas. J’avais pensé, j’avais espéré, pour finalement me rendre compte que j’avais été le pire des idiots. Comble de l’ironie, la situation se répétait sans cesse. Comment diable arrivais-je toujours à faire fuir les femmes que j’aimais ? C’était incompréhensible. Elle me tendit une tasse de café, et j’eus tout la peine du monde à lui rendre un sourire. « Elias, mon chéri. Si elle est partie, elle avait une bonne raison, je n’en doute pas. » « Je veux pas qu’elle est de bonne raison, maman. Elle aurait pu au moins m’expliquer, me laisser je sais pas une lettre, un message…mais rien. Rien. » « On est stupides, nous les femmes. » Sur ce coup-là, j’étais d’accord avec elle, et buvant son thé, elle réfléchit deux secondes avant de continuer : « Tu sais, lorsque j’ai rencontré ton père, il n’était pas encore dans l’armée.  Et j’ai tout de suite su que c’était l’homme que je voulais épouser. Il nous a été arraché trop tôt, je l’ai toujours dit. Mais…Il est parti. Je l’ai accepté, comme tu dois l’accepter. Elle n’était probablement pas celle qu’il te fallait » Elle se mordit légèrement la lèvre. Elle avait dit ce que mon inconscience pensait tout bas. Elle avait peut être raison : Je devais la laisser partir, parce qu’elle n’était peut être pas mon idéal.



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Sujet: Re: Jalias ∞ Nobody can drag me down...except you   Dim 12 Juin - 21:27

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Là, j'avais envie de partir. Ce n'était pas que croiser son regard m'était devenu insupportable, je ne m'en passerai jamais quand bien même exprimait-il de la colère voire de la haine envers moi, mais je commençai à être à bout. J'avais toujours eu une caractère quelque peu impulsif, un trait de ma personnalité qui avait été décuplé suite à ma transformation, mais là j'en étais presque à prononcer des paroles que je gardai pour moi depuis longtemps. Éléonore avait été ma meilleure amie avant de devenir une personne et une chose que je détestai – car oui, je savais … je le savais que trop – et jamais je n'aurais été capable de lui planter un couteau en plein cœur (un peu moins maintenant). J'étais tombée amoureuse de son fiancé. A chaque fois que je m'étais trouvée en présence d'Elias, mon rythme cardiaque s'était emballé et j'avais toujours tout fait pour le cacher. Même lorsque sa fiancée et ma meilleure amie était morte, je n'avais rien fait, rien dis. Nous nous étions rapprochés mais ça n'était jamais allé plus loin. Puis il y avait eu la mort de mon frère, ma transformation et mon départ. Tout semblait être fait pour nous éloigner, nous faire comprendre que toute histoire entre nous était impossible. Si je voulais  y croire, mon corps refusait d'en faire autant. Elias pouvait me haïr le restant de sa vie, je continuerai de l'aimer malgré tout sans jamais le lui dire. Mais là, mon impulsivité et ma colère m'avaient presque fait franchir cette limite que je m'étais donnée des années auparavant. Je m'étais arrêtée de justesse et ma raison me hurlait de partir maintenant. Ce fut mon cœur qui l'emporta. « Pas avant que quoi, Jessamine ? » Me demanda-t-il en se redressant une nouvelle fois dans son lit. Butée, je refusai d'ouvrir à nouveau la bouche et ce ne fut pas plus mal car j'aurais été coupée dans mon élan. Autant le laisser dire le fond de sa pensée, ça me permettra de reprendre un tant soit peu le contrôle. « Tu te pointes ici sans même sonner. Tu me sermonnes pour des choses que TU aurais tout aussi fait. Tu fais comme si tu tenais encore à moi. Arrêtes ça, Jazz. T’es partie, putain ! Tu m’as laissé alors que tu savais très bien que la perte d’Eléonore m’avait anéantie. Tu m’as laissé alors que j’ai du affronter sa transformation ! » Lui aussi savait. Il savait pour Éléonore … était-ce pour cette raison qu'il avait la Seconde Vue, pour cette raison qu'il haïssait autant le monde auquel j'appartenais malgré moi ? « Tu m’as complètement laissé alors que tu m’as redonné envie de me relever. Je préférais mourir plutôt que de devoir revivre ça, tu comprends pas ? C’est une torture de te voir chaque jour alors que j’ai juste envie de te prendre dans mes bras. C’est… Tu ferais mieux de partir. » Il suffisait de ça. Il suffisait qu'il me demande de partir pour que j'en décide autrement. Stupide, mais j'en avais rien à faire. Il était en droit de s'énerver parce que tout ce qu'il venait de dire était juste, mais tout autant que je le connaissais, Elias me connaissait également. « T'aurais préféré quoi ? » M'écriai-je. « Que je te tue ou pire que je te transforme ? J'étais incontrôlable Elias ! J'aurais pu te déchiqueter parce que j'aurais été incapable de te reconnaître et même si ça avait été le cas, l'animal en moi n'en aurait eu rien à foutre ! » Je sentais mes yeux picoter, signe que j'étais sur le point de pleurer et ça m'énerva encore plus. « Ca te torture de me voir tous les jours ? Tu crois que c'est facile pour moi ? Mais je préfère encore ça à l'idée de t'avoir tué ou transformé ! Je préfère ta haine et souffrir tous les jours que de t'imposer ce que j'ai dû vivre. » Ce que j'aurais aimé qu'il soit dans un meilleur état, ça m'aurait permis de le secouer ne serait-ce que pour me défouler. « Merde Elias ! T'es la seule raison pour laquelle je tiens encore debout. La seule raison pour laquelle je me suis pas tuée quand je suis devenue un monstre. T'es celui qui fait que je me déteste depuis des années parce que j'ai osé tombée amoureuse du fiancé de ma meilleure amie. T'es la dernière personne qui me reste. La dernière ! Comment tu peux avoir l'égoïsme de croire que j'aurais préféré rester et te tuer ? » De toute manière j'en aurais été incapable, pour preuve j'étais partie plutôt que de risquer de lui faire du mal. « J'aurais préféré mourir en même temps que Gideon plutôt que de t'abandonner. » Finis-je par dire sans parvenir à retenir mes larmes.
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Dernière édition par Jazz McCoy le Dim 12 Juin - 22:42, édité 1 fois
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Sujet: Re: Jalias ∞ Nobody can drag me down...except you   Dim 12 Juin - 22:02

Nobody can drag me down...except you. ∞ Jalias
Je me souviens encore des battements de mon cœur lorsqu’elle avait monté les marches de notre unité. C’était la première fois que je la revoyais depuis plus d’un an. Elle avait changé, physiquement je veux dire. Ses cheveux étaient plus court ; elle semblait plus grande, plus assurée et élancée. Peut être même un peu plus musclé. Lorsqu’elle avait croisé mon regard, j’avais détourné mes yeux parce que les soutenir m’était totalement impossible. Elle avait fait le tour de l’équipe en se présentant. Lorsqu’elle arriva à mon niveau, moi toujours assis sur ma chaise, elle ne m’interpella que par mon prénom. Etait-ce parce qu’elle en avait strictement rien à foutre ? Ou simplement parce qu’elle aussi, elle ne savait pas comment réagir ? Cette première journée avait été l’une des plus bizarres, et même si encore aujourd’hui parfois au boulot, c’était tendu, l’habitude faisait que cela restait surmontable. Seulement, depuis quelques jours, j’avais l’impression qu’on était sur un ring, et que chacun tentait de mettre des points de son côté. On réglait nos comptes au fur et à mesure, probablement parce qu’on ne savait pas faire autrement. Est-ce que cela nous plaisait ? Je crois pas. J’avais  cette impression que chaque discussion sérieuse qu’on avait nous déchirait un peu plus, et ça faisait mal. Mal de voir qu’on était à des milliers de kilomètres de la personne qu’on aime. Parce que j’avais beau mettre convaincu du contraire, tout m’était revenu dans une grosse claque le moment où elle avait émergé de ses escaliers. La laisser partir ? J’en avais jamais été capable, et j’en serai probablement jamais capable. Autant Eleonore, j’avais finis par accepter, malgré nos nombreuses années ensembles. Avec Jazz, on avait jamais rien franchis. On ne s’était jamais rien dit, et pourtant au plus profond de moi je savais que c’était juste impossible. « T’aurais préféré quoi ? Que je te tue ou pire que je te transforme ? » « OUI ! » Criais-je plus fort qu’elle. J’aurai préféré mourir, plutôt que de vivre ça Mais elle s’était mise à déblater plus vite encore : « J’étais incontrôlable Elias ! J’aurai pu te déchiqueter parce que j’aurais été incapable de te reconnaître et même si ça avait été le cas, l’animal en moi n’aurait eu rien à foutre ! » Au fond de moi, mourir ne me faisait pas peur. Mourir pour elle, encore moi. Mais j’aurai préféré subir cette fin si atroce que de devoir vivre un seul jour sans elle. Mais elle n’en avait jamais pris conscience, simplement parce qu’elle n’était que la meilleure amie de ma fiancée disparue. C’était inconvenable. C’était…. « Ca te torture de me voir tous les jours ? Tu crois que c’est facile pour moi ? Mais je préfère encore ça à l’idée de t’avoir tué ou transformé ! Je préfère ta haine et souffrir tous les jours que de t'imposer ce que j'ai dû vivre. » J’avais relevé la tête pour la regarder, ses yeux rougis par des la colère et les larmes qui menaçaient de couler. «  Merde Elias ! T'es la seule raison pour laquelle je tiens encore debout. La seule raison pour laquelle je me suis pas tuée quand je suis devenue un monstre. T'es celui qui fait que je me déteste depuis des années parce que j'ai osé tombée amoureuse du fiancé de ma meilleure amie. » Mon cerveau s’était arrêté à cette phrase, tandis qu’elle continuait de parler. « T'es la dernière personne qui me reste. La dernière ! Comment tu peux avoir l'égoïsme de croire que j'aurais préféré rester et te tuer ?  J'aurais préféré mourir en même temps que Gideon plutôt que de t'abandonner. » Je tentais de cligner des yeux sans trop savoir comment réagir ça. Est-ce qu’au moins, elle avait conscience de ce qu’elle venait de m’avouer ? Si j’avais été en meilleur état, j’aurai probablement sauté du lit et j’aurai joins mes lèvres aux siennes, sans attendre. C’est ce que mon cœur me criait de faire, c’est ce que j’aurai du faire depuis des années. Mais je préférais me perdre dans les souvenirs de la nuit où Gidéon avait été tué. Elle m’avait appelé en transe, paniquée et perdue. Je l’avais rejoins aussitôt et j’avais appris la nouvelle. Elle avait été dévastée, et j’aurai tout fait pour lui épargner cette peine. Pour elle, j’aurai tout fait. Je me relevais de nouveau en laissant échapper un juron. Elle était restée planté là, sans bouger. Me relevant, je finis par briser le silence qui s’était installé : « J’aurai préféré te savoir morte que savoir que tu m’avais abandonné, Jazz… » J’avais dis ça d’une voix fragile. Oui, j’aurai préféré peut être sa mort que de savoir qu’elle était je-ne-sais-où, sans pouvoir la protéger, sans savoir ce qu’elle faisait…sans l’avoir là. Prêt de moi. J’aurai tout donné pour la retrouver, et j’avais tout donné. Mais je n’avais rien trouvé. Alors même si surmonter sa mort aurait pu être une lourde et horrible épreuve, j’aurai pu continuer d’avancer, passer à autre chose. Là, j’étais juste coincé dans un futur impossible, et un passé regretté. Et pourtant, je me levais, tentant de me porter par les dernières forces qui me restaient. En quelques pas, je la rejoins, et m’approchait d’elle. Assez pour humer son parfum. Assez loin pour pouvoir réfléchir un peu, mais j’en avais marre de réfléchir, marre d’être dicter parce que j’aurai du faire, ce que je devrais faire. J’en avais marre de ce jeu, de ses engueulades, de cette situation. D’un doigt hésitant, je lui essuyais une de ses joues mouillées, et finit par ajouter en croisant son regard : « Je t’ai jamais abandonné, Jazz. J’ai pas cessé de te chercher depuis ton départ. Et quand bien même j’aurai tué pour une lettre de ta part, si tu m’avais supplié de ne pas te suivre, je l’aurai fais »



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Sujet: Re: Jalias ∞ Nobody can drag me down...except you   Dim 12 Juin - 22:39

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Jazz McCoy & Elias Chamberlain
Pourquoi pleurai-je ? Mais pourquoi ?! Elle était passée où la chef de meute, l'Alpha que j'étais devenue ? Elle était passée où la louve trop fière, trop impulsive et qui ne laissait pas ses émotions transparaître ? Elle était où merde ?! Pourquoi fallait-il qu'il ait le pouvoir de me rendre faible, de me rendre … humaine ? Je me transformai en petite chose fragile, en ce que j'étais un peu plus autrefois avant que tout s'écroule autour de moi. Il faisait que je pleurai même si je détestai ça. Il me mettait hors de moi même si je désirai plus que tout d'être maîtresse de mes réactions. Mais c'était impossible et le réaliser m'énervait sans doute autant ou même plus que de l'entendre crier qu'il aurait préféré que je le tue ou que je le transforme plutôt que de partir loin de lui. Pourtant je restai plantée là, à quelques mètres seulement de son lit. Je restai dans cette pièce et dans cet appartement parce qu'incapable de partir, de lui tourner le dos et de fuir une nouvelle fois. Mes pieds étaient comme collés au sol et même si j'avais eu la force d'ordonner à mon cerveau de me faire partir de là, il aurait refusé de m'écouter. J'étais condamnée à devoir pleurer devant Elias qui, pour je ne savais quelles raisons, semblait être choqué. Avait-il enfin compris que je n'avais pas agis par égoïsme mais parce que je tenais à lui ou y avait-il quelque chose qui m'échappait ? Etrangement, j'optai pour la seconde option en le voyant se lever. « Mais qu'est-ce que tu fais ? » Soufflai-je si bas qu'il ne m'entendit pas. Est-ce qu'il ne souffrait pas déjà assez comme ça ? Pourquoi se torturer en se levant de son lit alors que ça lui faisait un mal de chien ? Je n'étais sans doute pas la seule masochiste présente dans la pièce. « J’aurai préféré te savoir morte que savoir que tu m’avais abandonné, Jazz… » Je pinçai mes lèvres non pas pour ravaler des paroles acerbes mais pour retenir, en vain, de nouvelles larmes. Au final nous en arrivions à la même conclusion, ma mort aurait été plus souhaitable que le fait de l'abandonner. Malheureusement je n'avais pas le pouvoir de remonter dans le temps, il ne m'avait pas été offert avec ceux que j'avais acquis en devenant louve. Lorsque sa main s'approcha de mon visage, mon premier réflexe fut de faire un pas en arrière. L'automatisme que j'avais développé pour me défendre s'enclenchait souvent sans que je m'en rende compte. Mais je le laissai finalement la poser sur ma joue humide, toutefois surprise par ce geste. « Je t’ai jamais abandonné, Jazz. J’ai pas cessé de te chercher depuis ton départ. Et quand bien même j’aurai tué pour une lettre de ta part, si tu m’avais supplié de ne pas te suivre, je l’aurai fais ». Je levai les yeux et les fronçai quasiment aussitôt. « Ne mens pas, Elias. Je t'aurais demandé de ne pas me suivre, tu l'aurais quand même fait. Pour certaines choses t'es plus borné que moi. » Ou peut-être tout autant. Si les rôles avaient été inversés et qu'il m'avait demandé de ne plus chercher à le retrouver, je n'aurais rien écouté parce que j'en aurais été incapable. Lui aussi n'aurait pas pu si je le lui avais demandé. Ma main se posa sur celle toujours sur ma joue. « Si j'étais en mesure de changer les choses je le ferais. Je retournerai en arrière mais je peux pas. Je peux seulement me contenter d'essayer de réparer mes erreurs. » Dis-je tristement en dégageant finalement sa main de ma joue sans pour autant la lâcher. « Si vraiment tu veux que je parte et que j'arrête, je le ferais. Je continuerai de m'énerver à chaque fois que tu te mettras en danger mais j'arrêterai de te le dire directement et m'imposer dans ta vie. Seulement tu dois rester en vie. » Ce sacrifice je pouvais le faire du moment qu'il cessait de se mettre en danger aussi stupidement et qu'il me haïssait moins. Du moment qu'il restait en vie.
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Sujet: Re: Jalias ∞ Nobody can drag me down...except you   Mer 15 Juin - 21:52

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« Mais qu’est-ce que tu fais ? » Probablement pas ce que j’aurai du faire il y a bien longtemps. Je regrettais amèrement de ne pas avoir déposé mes lèvres sur les siennes pendant que j’en avais encore la chance. Je regrettais de ne pas avoir céder, de ne pas avoir écouté mon cœur, parce que simplement, j’écoutais mes principes. Je m’en mordais bien les doigts, et aujourd’hui encore plus. Parce que je prenais conscience qu’à cette époque, c’était peut être réciproque. Que…nous aurions pu avoir une chance. Mais alors que je me levais, je savais pertinemment que cette chance s’était volatilisée à jamais. Je ne pouvais le nier, je l’aimais. Je l’avais probablement réalisé qu’un peu tard, et au fond, c’était sans doute cette douleur de son absence qui avait été la révélation. On comprenait souvent la valeur de ce que nous avions que lorsque nous la perdons, non ? J’en avais fais les frais. J’en avais bien conscience. Aujourd’hui, encore, la voir me semblait difficile, parce que mon cœur saignait encore cette perte. Mais ma raison savait tout aussi bien que ce n’était plus possible, que ma haine envers ces créatures n’allaient pas changer, et qu’un jour je haïrais ses yeux jaunes. Et pourtant, j’avais besoin de ce contact, lorsque ma mère vint caresser son visage. Elle s’était reculée instinctivement, et elle se trouvait coincée entre moi et le mur. « Ne mens pas Elias. Je t’aurais demandé de ne pas me suivre, tu l’aurais quand même fait. Pour certaines choses, t’es plus borné que moi » Elle avait sans doute raison, parce que c’était une évidence. Pour elle, j’aurai pu tout retourner. « Je suis borné lorsqu’il s’agit de toi, Jazz. Alors oui, tu as raison, je ne l’aurai sans doute pas fait » Je détournais rapidement les yeux, j’avais perdu mon assurance de quelques instants, mais lorsque sa main se déposa sur la mienne, elle captiva de nouveau mon regard. « Si j’étais en mesure de changer les choses, je le ferais. Je retournerai en arrière mais je ne peux pas. Je peux simplement me contenter d’essayer de réparer mes erreurs. » Elle baissa nos deux mains, sans les lâcher, et inconsciemment, je ressentis l’envie d’entrelacer nos doigts. C’était mal, je le savais. Mais si ce soir était un adieu, du moins une manière de tourner la page pour nous deux, j’avais envie de ne pas finir sur un point final sans connaître la sensation d’avoir nos doigts enlacés, de ne pas savoir si…. « Si vraiment tu veux que je parte et que j’arrête, je el ferai. Je continuerai de m’énerver à chaque fois que tu te mettras en danger mais j’arrêterai de te le dire directement et m’imposer dans ta vie. Seulement tu dois rester en vie. » Mon cœur bâtait la chamade, peut être était-ce cette proximité qui me déchiraient les entrailles. C’était encore bien pire de sentir ma côte me faire mal à force de rester debout, encore bien pire de sentir ses tiraillements dans les genoux. Oh, c’était…sadique probablement. « Rester en vie, je crois que c’est possible » soufflais-je alors que j’avais une toute autre question en tête. Une question qui me brulait les lèvres, mais qui me bruleraient aussi les ailes si je la posais. Ma raison me criait d’en rester là, c’était plus convenable, pourtant ma bouche finit par soutenir ses quelques mots : « Et si tu restes ? » Je lui tenais son regard, et sans forcément m’en rendre compte, m’approchais un peu plus d’elle. Mal. Mal, c’était mal. Mais je restais là planté devant elle. « J’ai rien à t’offrir, Jessamine. Rien que tu puisses vouloir » C’est du moins ce que je pensais. Si elle restait, je ne saurai vraiment ce que nous serions, ce que l’avenir nous réservera. Je ne saurai si demain je ne regretterai pas mon acte, ma décision. Oh, je ne saurai ce que je voudrais moi-même. Mais, je supposais que pour ce soir, j'avais simplement envie de supprimer le regret de ne pas avoir eu cette chance.
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Sujet: Re: Jalias ∞ Nobody can drag me down...except you   Ven 17 Juin - 21:30

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Jazz McCoy & Elias Chamberlain
Pourquoi ? Pourquoi fallait-il que tout soit aussi compliqué ? Qu'avions-nous fais ? Avions-nous un si mauvais karma ou n'était-ce que moi ? Qu'est-ce que nous avions bien pu faire pour mériter cette torture, une torture qui avait débuté bien avant ma transformation. J'étais tombée amoureuse de l'homme que je n'étais pas supposée aimer. Mon cœur battait pour un homme qu'une autre aimait, une personne que je considérai comme une sœur. Aimer le fiancé de sa meilleure amie, on ne pouvait pas faire plus pathétique. Pourtant c'était ce qui m'était arrivé. Je n'avais eu qu'à poser les yeux sur lui pour sentir mon rythme cardiaque s'emballer. Lorsque nos épaule se touchaient, c'était tout mon corps qui s'emballait et qui manquait de s'écrouler. Lorsque ses lèvres se posaient sur ma joue, j'avais ces petits papillons dans le bas du ventre qui en disaient long sur ce que je voulais. Le voir m'en faisait perdre la tête, à l'époque comme actuellement. La seule différence maintenant était que j'avais appris à contrôler mes émotions et encore … je n'étais plus sûre de rien. Mon inquiétude pour lui se réveillait si vite que je ne pouvais pas la cacher. Ce besoin de me justifier, de me faire pardonner ne me quittait pas parce que je ne pouvais pas supporter de vivre en sachant qu'il me détestait. Je ne voulais pas qu'il me déteste, je voulais qu'il m'aime alors que c'était impossible. Impossible. J'avais eu mes chances et je les avais gâché. La première avait été le soir où Gideon m'avait clairement dis savoir ce que je ressentais pour Elias. Je me souvenais encore si bien des paroles prononcées par mon petit frère, ces paroles qui me disaient d'arrêter de me faire du mal et de tenter ma chance parce que je méritai d'être heureuse.

Bien que touchée du soutien pourtant pas surprenant de la part de mon cadet, je n'avais rien fais persuadée que je n'avais pas le droit de faire ça, pas même alors que Éléonore n'était plus – chose que j'avais appris être quelque peu incorrecte. Puis, nous avions eu plusieurs moments de grand rapprochement sans que quoi ce soit ne se passe parce que j'avais eu trop peur. Je craignais que trop de lui avouer mes sentiments, lui avouer que je l'aimai et entendre que ce n'était pas réciproque. Alors j'avais gardé cet amour en moi durant tout ce temps parce que c'était bien plus simple de cette manière. J'en avais souffert et c'était encore le cas aujourd'hui. Je souffrais de le voir chaque jour sans qu'il sache. Je souffrais de cette haine que je lisais dans son regard à chaque fois que j'arrivai au poste. Je souffrais de la distance entre lui et moi. Ce soir, je ne supportai pas plus ce ton qu'il employait pour me parler. Pourtant, je le comprenais. J'aurais réagis exactement de la même manière si les rôles avaient été inversés. Mais je ne voulais pas de cette rancoeur envers moi quand bien même n'avais-je pas la moindre idée du comment arranger les choses. J'avais beau lui expliquer, c'était comme m'expliquer avec un sourd et pourtant … pourtant quelque chose changea. Je ne sus trouver ce que j'avais dis pour le faire changer en un rien de temps, mais j'y parvins et je fus incapable de cacher ma surprise. Je le regardai se lever du lit en lui demandant ce qui lui prenait. Il devait rester dessus. Il était trop mal au point pour se déplacer, mais Elias n'écoutait que lui.

Coincée entre le mur et lui, sa main se posa sur ma joue et mon rythme cardiaque s'emballa. Si je n'avais pas le droit de prononcer certains mots, lui n'aurait pas dû avoir le droit de me toucher comme il le faisait. « Je suis borné lorsqu’il s’agit de toi, Jazz. Alors oui, tu as raison, je ne l’aurai sans doute pas fait » Incrédule, je le fixai sans savoir quoi dire pendant un instant pour finalement retrouver la parole et continuer sur ma lancée. « Rester en vie, je crois que c’est possible », « Bien. » Soufflai-je dans un murmure quasiment inaudible. « Et si tu restes ? J’ai rien à t’offrir, Jessamine. Rien que tu puisses vouloir » Oh mon cœur allait exploser d'une minute à l'autre. Je me noyai dans son regard tout en sentant nos corps devenir de plus en plus proches. Et ça, avait-il le droit de le faire ? Avait-il le droit me torturer de la sorte ? Ma respiration devint plus saccadée. Je sentais que trop le mur dans mon dos à mesure qu'Elias se rapprochait de moi et pourtant j'étais incapable de bouger. En fait, je ne le voulais pas. « Je ne te demande rien. » Parvins-je à répondre sans quitter son regard magnétique. « Je ne te demande rien hormis toi. » Ma main qui ne tenait pas la sienne alla se poser timidement sur son visage et, tout aussi timidement, mon pouce caressa ses lèvres abîmées qui me faisaient monstrueusement envie. J'ignorai toujours ce qui l'avait fait changer d'avis mais je ne pouvais qu'en être satisfaite. Puis, après un bref moment d'hésitation, j'approchai mon visage du sien et l'embrassai. J'aurais aimé pouvoir lui transmettre mon dos de guérison, soigner toutes ses blessures par ce simple contact mais, de toute manière, la seule chose dont j'étais capable hormis de l'embrasser était de prier pour ne pas me faire repousser.
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Sujet: Re: Jalias ∞ Nobody can drag me down...except you   Mer 22 Juin - 21:55

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J’avais souvent ce rêve, répétitif, qui me hantait la nuit. Un rêve qui n’exprimait probablement que mes désirs les plus profonds, et qui comme à chaque fois, me perturbait au plus haut point.  Un rêve d’une simplicité qui aurait du m’alarmer sur la sincérité de mes sentiments, mais qui n’avait jamais vraiment suscité une véritable qualification de ma part. Son regards perçant m’attirait comme à chaque fois, tandis que d’une main assurée, j’entortillais ses cheveux du bout de mes doigts. Elle me souriait, comblée, de ma proximité. Elle se colla un peu plus à moi tandis que nos corps, allongés l’un sur l’autre, ne pouvaient être plus proches. J’entendais battre mon cœur comme jamais. Je sentais ma gorge s’asséchée. Je ressentais ce désir monté en caressant sa peau nue. Par sa domination, elle vint capturer mes lèvres de nouveau, où je laissais échapper un grognement. « Leo… » C’était si bon. C’était si régulier, normal et vrai. Nos langues s’entrelaçaient, nos mains se cherchaient. Je sentais l’alliance sur son index. Et lorsque finalement, elle s’écarta pour respirer, et m’embrasser le cou, le buste, je glissais mes mains dans ses cheveux. Elle redressa légèrement, avec un sourire au coin et je me figeai aussitôt. « Jazz… ? » Elle me regardait d’un air coquin, mais alarmait par mon changement de voix. « Quelque chose ne va pas ? » demanda-t-elle en revenant à mon niveau. Je paniquais alors. Je manquais d’oxygène. Je perdis confiance. Je perdis la notion du temps. Et je me réveillais en sursaut, avec la véritable Eleonor qui dormait à côté.

Ce rêve, je ne le faisais plus. Il s’était automatiquement effacé lorsqu’Eleonor avait finit par revenir me mordre avec ces crocs. Mes rêves, mon avenir, mes illusions, tout s’envola en un éclair. Ce rêve bizarre avait finit par s’évaporer aussi, sans pour autant laisser filer le visage de Jazz dans mes songes. Au contraire, il s’était amplifié, même après son départ. Peut être était-ce ça qui m’avait le plus perturber. Quand bien même je tentais de tourner la page, eux n’y arrivaient pas et je devais subir à chaque fois une nouvelle attaque de leur part. Chaque nuit. Chaque jour. Pourtant, tout changea encore lorsque je découvris sa véritable nature. J’avais cette rage en moi qui n’attendait qu’à être expédiée. Cette violence qui n’acceptait le hasard de ma vie. J’en étais certain, les dieux, s’ils existaient, jouaient de moi. Deux fois, en l’espace de deux ans, c’était trop pour moi. « Bien » souffla-t-elle lorsque je finis par lui dire que je pouvais rester en vie. C’était une condition, et je pouvais bien la respecter. Même, si je savais que cela ne serait pas facile. Et c’est alors que je me brulais lâchement les ailes. Lui demandant si elle avait envie de rester. C’était une folie. Une douce folie que j’allais probablement regretter le lendemain. Une folie meurtrière qui allait encore plus poignarder mes songes la nuit. Mais je savais que si ce soir, je la laissais filer, je ne pourrais me le pardonner. Je savais que si là maintenant, je ne suivais pas mon cœur, je ne pourrais tourner la page demain. « Je ne te demande rien. Je ne te demande rien hormis toi. » Cette sensation bizarre au creux de mon ventre m’envahie violemment. Comme cette fois où j’avais failli l’embrasser, cette fois où ses lèvres m’hypnotisaient sans que je ne puisse m’y défaire. Toutefois, je ne l’avais pas écouté. Je m’étais écarter, comme si de rien n’était. Aujourd’hui était différent ; tout était différent. Ses doigts touchèrent d’abord mon visage, alors que presque paralysé, je continuais à mémoriser chaque détail de son visage, à cette proximité. Je sentis son pouce venir chatouiller mes lèvres, et je déglutis sauvagement en attendant la suite. Les dés étaient dans son camp, elle le savait bien, même si c’était moi qui la tenais enfermé contre moi. Je la sentis hésiter, cherchant mes lèvres quelques secondes, mais je ne bougeai toujours pas, la laissant venir à moi. Elle finit par déposer ces lèvres sur les miennes, et j’eus comme un électrochoque. Encore plus violent que ces coups sauvages contre mes côtes. Elle aurait pu penser le contraire, je ne la repousserai pas. Au contraire, je lui rendis sans attendre son baiser, d’une manière presque trop ardente que sa tête vint rencontrer une nouvelle fois le mur. Ses mains encerclèrent aussitôt mon cou, caressant mes cheveux. Je me pressai toujours plus contre elle. Mes mains, avides de sa peau, rencontrèrent ses hanches et passèrent aussitôt sous son chemisier. Je ne su réellement combien de temps on resta comme ça un instant, mais je finis par me détacher d’elle, à contre-cœur : J’étais à bout de souffle, presque en sueur de la douleur qui remontait le long de mon dos. Alors, instinctivement, ma main s’appuya sur le mur proche d’elle, et je baissais la tête pour retrouver mes esprits. Serrant des dents quelques secondes, je ne l’entendis pas bouger. Elle me regardait certainement, mais je rageais intérieurement. Il a suffit d’une seule nuit, d’un seul moment pour nous retrouver, pour nous découvrir réellement, pour…pour obtenir ce que j’avais longtemps désiré, et j’étais incapable de poursuivre. Ma tête m’envoyait des signaux, des actions que je pouvais bien lui faire de suite, ou plus tard allongé sur mon lit, mais je sentais aussi chaque parcelle, chaque partie de mon cœur me bruler instantanément.  Lassé, épuisé, et sans doute commençant à ressentir les effets de mes médicaments, je laissais tomber ma tête sur son épaule, l’enfouant un peu plus dans son cou. « Désolé » soufflais-je en sentant ses mains se caresser doucement la nuque. Elle sentait un mélange de pêche et de vanille, que j’humais quelques secondes. Je remarquais alors que ma respiration agitée c’était calée à la sienne, et je frémis en réalisant que probablement, si nous ne faisions qu’un, ce serait une osmose parfaite. J’avais envie de lui dire que si nous partions dans cette direction, je ne pourrais répondre plus de rien, que j’avais envie d’elle plus que tout, mais je gardais le silence. Incapable d’avouer mon échec.



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Sujet: Re: Jalias ∞ Nobody can drag me down...except you   Dim 26 Juin - 11:15

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Avais-je un seul instant pensé que venir chez lui allait nous amener à une telle situation ? Pas le moins du monde. Je m'étais précipitée chez Elias dictée par mon impulsivité et mon inquiétude. L'idée même qu'il soit blessé m'avait rendu malade et hors de moi. J'avais eu besoin de lui dire combien je le détestai d'être aussi imprudent, de jouer avec sa vie alors qu'il était la dernière personne qui me restait. Je voulais le voir aussi, voir l'étendu des dégâts afin de mesurer quels seront ceux que j'infligerai aux Obscurs qui lui avaient fait ça. Parce que je comptai bien leur faire regretter leur geste. Nouvel Ordre ou non, je mettais mon veto sur la vie d'Elias. Si quelqu'un était amené à le toucher ne serait qu'une seule fois j'en ferais qu'une bouche, littéralement. Seulement, rien ne se passa comme je l'avais pensé. Oh bien sûr, je pus m'énerver contre lui et lui contre moi mais finir coincée entre le mur et lui, ça je ne l'avais pas vu venir. J'étais à la fois excitée et complètement angoissée. Ce qui n'avaient été que des secondes de réflexion m'avaient semblé être une éternité. Est-ce que je devais le repousser, perdre cette nouvelle chance de lui faire comprendre ce que je ressentais réellement ou non ? Si je cédai, allait-il me repousser ? La seule façon de le savoir fut bien évidemment de me lancer. Alors, je l'embrassai comme j'en avais eu envie plus d'une centaine de fois par le passé. Je franchissais cette barrière que nous nous étions construit avec le temps quand bien même avais-je souvent eu envie de la franchir. J'avais enfin le droit de goûter à ses lèvres, de me perdre dans ce baiser auquel, à ma grande surprise, Elias répondit. Comme s'il n'y avait pas plus naturel que ce geste, ma langue se lia à la sienne alors que ses mains glissaient sur ma peau me provoquant un long frisson qui remonta le long de mon dos. Ce fut l'instant le plus réel que j'avais vécu ces derniers temps et aussi frustrée que je fus lorsqu'il sépara nos lèvres, je restai silencieuse. Je me contentai seulement de le regarder et je pouvais presque ressentir la douleur qui le tiraillait. J'en avais complètement oublié ses blessures et je m'en voulu aussitôt. Nos deux respirations se calèrent l'une sur l'autre et sa tête tomba contre mon épaule. Je passai doucement ma main dans ses cheveux que je caressai, mes paupières closes. « Désolé » Je rouvris les yeux et regarda droit devant moi, mes sourcils se fronçant. « Ne t'excuse pas. » Soufflai-je sachant que notre proximité me permettait de parler aussi bas. Je continuai de caresser ses cheveux, un geste tendre dont je n'avais plus l'habitude. « Ne t'excuse surtout pas, mais tu devrais te rallonger Elias. » Dis-je d'une voix aussi douce que mes caresses. J'avais développer comme une sorte de sens maternel en devenant Alpha, un sens qui venait de se réveiller avec lui. « Et ne me dis pas que ça va, je peux presque sentir ta douleur. » Même si ses antidouleurs faisaient effet, Elias était dans un tel état qu'il devait tout de même avoir mal. Je l'aidais alors à rejoindre son lit et me redressai lorsque sa main agrippa doucement mon poignet. Mon regard croisa le sien et je m'y perdis instantanément, regrettant plus que je ne l'aurais voulu qu'il soit autant blessé car, qu'on me pardonne, j'avais très envie de lui.
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Sujet: Re: Jalias ∞ Nobody can drag me down...except you   Dim 26 Juin - 16:25

Nobody can drag me down...except you. ∞ Jalias
Je n’étais pas forcément un modèle. Je le savais depuis des années maintenant. Lorsque mon petit frère avait vu le jour, j’avais tenté de l’être, mais j’avais simplement été lamentable. En réalité, il a toujours été bien meilleur que moi dans tous les domaines : il avait toujours été là pour notre mère, il avait toujours des notes exemplaires, et bien que ma mère me disait que je pouvais être fier à ma manière, je l’avais toujours senti comme le meilleur de nous deux. La seule réussite que j’avais, comparé à mon exemplaire petit frère, c’était ma vie amoureuse. Du moins, lorsque je pouvais encore en être fier. J’avais cette conviction que c’était ça ma réussite, d’avoir rencontré l’amour de ma vie tôt, et que mon âme-sœur me suffisait amplement pour vivre ma vie. D’accord, j’avais intégré la police avec mention, que je faisais un excellent policier, mais j’avais toujours ce plus qui m’aider à avancer chaque jour. Si j’avais eu une sale journée, il y avait toujours ma fiancée. Si je n’avais pas le moral, il y avait toujours son sourire. C’était du moins ce que je pensais avant qu’elle ne ravage tout. Son départ m’avait simplement autant bousillé que si je m’étais pris un tir de carabine en plein buste. J’avais tenté de me relever, mais il avait fallut plus de l’aide que je ne l’avais escompté. Il avait fallut Jazz pour que mon cœur arrête de saigner. Autant dire que lorsqu’elle a fuit, elle aussi, mon cœur avait simplement volé en éclat comme un vase rencontrant malencontreusement le sol. J’étais à plaindre oui, et je supposais que mon frère l’avait bien deviné : « Allez, t’as toujours la police » Je buvais mon scotch d’un seul coup. « J’ai que la police. » répliquais-je amèrement. Je supposais qu’il savait ce que je pouvais ressentir pour elle. Pour les deux femmes que j’avais perdus à vrai dire, et au début, il s’était simplement assis près de moi et bu son verre en silence. Il avait finit par ouvrir la bouche, pour tenter de me ramener à la dure réalité. « Arrêtes, Elias. T’as jamais eu besoin de femmes pour vivre ta vie. T’es un Chamberlain, tu risques ta vie chaque jour, et t’es là à te morfondre à cause d’une nana… ? » En fait, de deux. Mais je me tue. Incapable d’en dire d’avantage sur ce sujet. J’haussais les épaules en demandant au barman une nouvelle fois de l’alcool. « J’ai juste envie de me prendre une murge pour aller mieux demain, c’est trop demandé ? » Il haussait lui aussi les épaules, en se levant. « Tu vaux mieux que ça. » dit-il avant de partir. Vraiment ? Je valais mieux que ça ? Que quelqu’un qui enchaîner les abandons ? Vraiment, j’en doutais.

***

Ce baiser était un fruit interdit. C’était ce que ma tête continuait de me répéter sans cesse, pendant que je cherchais un peu plus sa langue, pensant qu’elle passait ses doigts dans mes cheveux, pendant que mes mains touchèrent sa peau nue. C’était interdit, et pourtant j’étais comme Adam qui avait finit par succomber au fruit défendu. Je comprenais alors ce que j’avais manqué toutes ses années, tout ce que je n’aurai jamais. Et au final, ça faisait mal. J’avais eu des copines depuis, des coups d’un soir, j’avais rencontré des femmes qui m’avaient fait oublier ma vie catastrophiques le temps d’une nuit, mais jamais je n’aurai pensé reconnaître ce bien-être qui commençait à se dissiper en moi. J’aurai pensé avoir perdu ça depuis des années maintenant, et voilà qu’il revenait à gallot. Non, je le savais, demain j’allais le regretter. Parce qu’au boulot je ne pourrais repenser à ce moment. Parce que dans la voiture, je ne pourrais que repenser à ces lèvres. Parce que…bon sang, elle allait hanter encore un peu plus mes pensées. Qu’avais-je fais ? Qu’avais-je déclenché ? Je finis par m’échapper de son emprise, revenant à la réalité à cause de mes douleurs. Satané douleur ! Ou…devrais-je les bénir de nous empêcher de faire plus qu’on en avait déjà fait ? J’étais largué. Perdu. Entre mon cœur et ma tête. « Ne t’excuse pas » me dit-elle finalement dans un murmure. Je sentais sa proximité, sa douceur dans sa voix, et j’en eus le cœur serré. Me mordant un peu la lèvre, je l’entendis ajouter : « Ne t’excuse surtout pas, tu devrais te rallonger Elias. » Oui. Non. Que voulais-je vraiment hein ? Retrouver ses lèvres ? Me retrouver en elle ? Découvrir chaque parcelle de son corps ? Regretter ? Être partager ? Bordel, depuis quand elle me rendait comme ça ? Elle me rendait simplement fou. Sa présence me rendait fou. Je relevais doucement la tête, et je vis qu’elle avait retrouvé un semblant d’esprit. Elle était revenue dans cette chambre bien plus vite que moi. « Et ne me dit pas que ca va, je peux presque sentir ta douleur. » Je secouais légèrement la tête, en capturant son regard : « J’allais justement dire que ça n’allait pas. » Et c’était vrai, ça n’allait pas. Physiquement. Mentalement. Je n’étais pas bien. Alors, comme pour confirmer, je me décrochais d’elle mais je sentis quand même ses bras s’enrouler autour de moi comme pour m’aider à marcher. Je ne dis rien de plus. Elle non plus. Elle m’aida juste à m’allonger sans trop de mal sur mon lit, et lorsque je soupirai soulagé, elle se redressa rapidement. Elle allait surement s’éloigner, mais ma main trop rapide, l’en empêcha. « Attends, je… » Jazz plongea son regard dans le mien, et j’eus du mal à parler. Que voulais-je lui dire déjà ? Elle avait balayé toutes mes pensées, et je désirais de nouveau cette envie de me jeter à son cou, de l’embrasser, de la déshabiller. Mais, je finis par relâcher son emprise, ma main retombant sur le lit. Je déglutis avant de dire : « Evites de rentrer comme ça la prochaine fois, même si t’as encore la clé. » Elle acquiesça, me sourit légèrement en reprenant ses affaires, et dans un dernier regard, elle me souffla de me reposer. La porte se referma sur elle aussi rapidement qu’elle était entrée. Je soupirai, me mordant la lèvre. Dans une sensation de frustration et de regrets, je pris le coussin sous ma tête et l’envoya valser à l’autre bout de l’appartement. Il s’écrasa sur la lampe à côté du canapé, qui vint s’écraser en milles éclats. Émettant un grognement, je rageais encore plus, en espérant qu’elle n’ait pas entendu ce fracas. J’étais maintenant seul, comme un con, incapable de me lever ramasser ces débris, incapable d’aller ramasser ce putain de coussin, incapable d’enlever son parfum de mes vêtements. J’étais incapable de me débarrasser du délicieux souvenir de ses lèvres, de l’emprise de sa langue, de sa peau nue. J’étais incapable de m’enlever cette frustration, ce désir qui m’avait habité quelques minutes. Bon sang, valais-je tellement mieux que ce que mon frère me disait ? J’avais l’impression d’être minable. Tellement minable que j’avais laissé échapper probablement la seule chance de faire qu’un avec elle. Tout ce que j’avais simplement hérité c’était un souvenir encore plus douloureux.

To be continued...



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Jalias ∞ Nobody can drag me down...except you
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