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 Luke, I am your (grand-)father. [pv: Jeremiah]

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Sujet: Luke, I am your (grand-)father. [pv: Jeremiah]   Dim 15 Mai - 1:03

Ton regard naviguait sur les étagères. Tes doigts gambadaient sur les rambardes en bois. L'odeur des différents aliments venaient caresser tes papilles olfactives. Les couleurs attiraient ton attention. Les cris des marchands te donnaient envie d'aller les voir. Tout était fait pour être certain que le pauvre passager se retrouve piégé sous le stand pour qu'il finisse par dépenser de l'argent pour des fruits qu'il n'avait pas nécessairement besoin, mais dont la fraîcheur ne se retrouvait pas dans les grandes surfaces.

Un bruit de tonnerre. Excitation. Frissonnement. Exaltation. Tu te retournais vivement, faisant virevolter ta robe blanche qui balayait tendrement tes genoux. Un sourire fendit ton visage, témoin de ta curiosité et joie face à l'idée que la foudre puisse tomber du ciel, tandis qu'une lueur dans tes prunelles traduisaient ton appréhension. Tu avais toujours été fascinée par cette lumière qui fendait les nuages, fascinée par sa puissance destructrice et par sa beauté éclatante. Tu craignais les soirs où l’électricité s'acharnait sur le sol tout autant que tu les attendais avec impatience. Peut-être que l'idée du danger, de l'imprévu, étaient la réelle cause de ta joie. Ou alors, peut-être aimais-tu simplement voir le ciel se rebeller, voir cette force de la nature libre, indomptable, intouchée par les hommes, se déchaîner.

Mr Wong fronça les sourcils.


-Il semblerait qu'il va pleuvoir.

Il parlait d'une voix grave, abîmée par la fatigue, dans un mandarin presque impeccable. Mr Wong était une de ces personnes qui avait décidé de s'éduquer lui-même et d'apprendre le plus de caractères possibles. Il avait étudié sa langue maternelle pendant une vingtaine d'années, et sa diction témoigne de son acharnement.

-Oui, en effet, Mr Wong.

Tu hochas la tête presque solennellement, ne voulant pas trahir tes sentiments. Tu glissas quelques pièces de monnaie dans la main ridée, à la peau brisée par le travail, du marchand, et ramassas ton sachet de litchis. Tu le posas dans ton panier, sans même noter que tu avais laissé ton parapluie sur ta table de chevet, alors que tu l'avais mis ici précisément pour ne pas l'oublier. Perdue dans tes pensées, comme d'habitude, tu étais sortie de chez toi bien trop tôt, arrivant alors que les marchands commençaient juste à s'installer. Ils t'avaient sourit, cependant, te connaissant bien, puisque tu venais ici chaque semaine depuis deux ans.

Certains s'étaient offusqués, à l'époque, de la lenteur que tu prenais pour choisir tes fruits. Tu en observais un, parfois le prenais, tu le regardais, le reposais, réfléchissais, puis jetais ton regard sur un autre aliment, pour finalement reprendre le premier. Ils s'étaient énervés qu'ils devaient, souvent, répéter leurs questions, puisque, enfouie dans un esprit que seul toi comprenais, tu les regardais souvent, confuse, n'ayant pas entendu ce qu'ils venaient de te dire, alors qu'eux attendaient ta réponse. Ils s'étaient aussi moqués du fait que tu restais des heures dans le marché, à te promener, regarder les fruits, et retourner sans cesse dans les même stands pour inspecter les mêmes fruits. Aujourd'hui, cependant, ils ont appris à t'apprécier, et un sourire apparaît même lorsqu'ils voient tes vêtements se faufiler dans les rayons. Car plus d'une fois, tu t'étais retrouvée avec des habits dépareillés, n'ayant pas fait attention à ce que tu sortais du placard, souhaitant, souvent, prendre un autre haut. Si au départ, ça avait paru bizarre, c'était aujourd'hui devenu normal, un signe de ton originalité, comme certains l'appelaient.

Bien sûr, tu pouvais te nourrir au restaurant. Tu n'avais pas besoin de faire tes courses toutes les semaines, mais c'était une tradition que tu appréciais tout particulièrement. Elle te permettait de t'éloigner de ta vie quotidienne. Perdue dans tous les bruits des clients, tu n'avais pas à te préoccuper de ces illusions qui venaient te hanter. Souvent, tu n'en voyais pas, ou du moins, ne notais rien de particulier. Alors, cet endroit était devenu une sorte de sanctuaire pour toi, car, ici, tu n'avais pas à te demander si tu étais folle. D'ailleurs, faire une activité tout-à-fait banale te faisait du bien, car cela te faisait sentir comme une autre humaine, une part de cette société plus grande, comme si tu y avais ta place, comme si tu n'étais pas différents des autres.

Tu regardas autour de toi, et tu remarquas qu'il n'y avait pas autant de monde que d'habitude. Peut-être est-ce que le temps qui grondait avait effrayé les plus susceptibles, qui avaient décidé de faire leurs courses dans des supermarchés, à l'intérieur et à l'abri de la pluie qui menaçait de s'abattre en tout moment.

Une odeur épouvantable vint caresser ta peau. À ta droite, quatre jeunes, trois filles et un garçon, avaient ouvert une grosse poubelle pour pouvoir récupérer certains fruits et légumes qu'ils considéraient comme toujours comestibles. L'homme se releva avec fierté, tenant dans ses mains ce qui semblait être une tomate d'une assez bonne qualité. Tu secouas la tête en réprimant un sourire, et continuas de vagabonder dans les allées.

Battle cry
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PRO MUNDI BENEFICIOJeremiah Fitz
Je suis à Chicago depuis le : 04/05/2016 et j'ai déjà payé : 684 factures et gagné : 635 gains. Il paraît que : Jamie Bell est mon double. Schizo je joue aussi : Lehr O'Siodhachain. On m'appelle : Luiyna et pour mon profil je remercie : Shiya & Tumblr.

Je suis : en train de tomber pour les beaux yeux d'une louve
Sujet: Re: Luke, I am your (grand-)father. [pv: Jeremiah]   Mar 14 Juin - 2:41


❝But I have been too deeply hurt. ❞
- Meili & Jeremiah -
I tried to save [it], and it has been saved, but not for me. It must often be so, when things are in danger: some one has to give them up, lose them, so that others may keep them.
Il était tôt quand Jeremiah avait décidé de quitter sa demeure pour se rendre au marché. Il aurait très bien pu claquer des doigts pour avoir tout ce qu’il voulait. Mais bizarrement il avait gardé cette petite habitude qu’il avait prise de l’époque où il était M. Beauclerc, marié et heureux avec la famille qu’il s’était construit. Il se rappelait encore douloureusement de la plus jeune des filles, son petit frère sur le dos, courant à travers les étales à la recherche du maraicher et de ses groseilles, quelle que soit la saison même s’il lui avait mainte fois répété qu’on n’en trouvait que durant les mois de juin et de juillet. À l’époque il trouvait ça étrange une enfant aussi jeune qui adorait, littéralement, un fruit aussi peu sucré et même acide… Aujourd’hui pourtant il donnerait tout pour la revoir, avec sa petite frimousse curieuse arpenter la marché à la recherche de ce fruit si précieux à ses yeux. Mais il savait que cela resterait à jamais hors de sa portée. Oh bien sûr il y avait la nécromancie, mais ça ne serait jamais vraiment les êtres qu’il avait tant chéris. Ils n’auraient rien en commun avec sa famille si ce n’est leur apparence, légèrement décrépie…

Il fut sorti de ses songes par le grondement du tonnerre. Il sourit bien malgré lui. Il avait toujours aimé l’orage surtout lorsque les éclairs zébraient le ciel. Il trouvait ce déchaînement de la nature d’une beauté presque incomparable. Quand on sait que son pouvoir principal est lié au feu, on pourrait trouver ça sans doute un peu étrange, car qui dit orage, dit souvent pluie, pourtant il pouvait rester des heures sous la pluie. Il se plaisait à penser que c’était sa femme qui pleurait sur ce qu’il était devenu. Il savait qu’elle n’aurait pas approuvé, mais il n’arrivait pas à trouver la force de changer, de laisser sa vengeance de compter, de pardonner au monde et surtout de se pardonner à lui-même de ne pas avoir été assez fort pour protéger et sauver sa famille.
Le sorcier continue à glaner entre les différents stands, s’arrêtant de temps à autre pour acheter deux ou trois produits par-ci ou par-là, les ajoutant à son panier de provisions qui se remplit lentement. Alors qu’il erre tranquillement, Jeremiah ressent la présence d’une magie familière, sa propre magie. Ou du moins un sort qu’il a jeté. Il cherche des yeux la source sans la trouver pour autant. Il n’y pas tant de monde que ça dans le marché, on pourrait croire qu’il serait facile de repérer le surnaturel dans ses conditions, il n’en est pourtant rien. Le sorcier ne peut s’empêcher de remarquer la jeune chinoise qui virevolte entre les étals, son regard semble attiré par elle, par ses cheveux noirs comme l’ébène par sa robe blanche et… non. C’est impossible. Un éclat de vert à son cou. Qui semble l’appeler. L’attirer comme un aimant. C’est le pendentif qu’il lui avait offert à elle, il y a des décennies de ça. Le sorcier avait supposé que les Nephilims auraient inhumé son aimée avec ses effets personnels, il avait sous les yeux la preuve même qu’il s’était lourdement trompé. Non content de n’avoir pu protéger une des leurs l’Enclave avait visiblement éparpillé ses biens aux quatre coins du monde.

Il aurait voulu fondre sur elle, lui arracher ce qu’il avait autrefois offert à une femme qu’il avait tant aimé, quitte à étrangler cette Terrestre qui osait arborer ce bijou qui déchirait son cœur actuellement en repensant au doux visage de la femme à qui il avait appartenu. Il n’en fit pourtant rien, même si le marché était étrangement moins animé qu’habituellement –sans doute la menace de l’orage imminent– cela laissait encore beaucoup trop de témoins, même si les Terrestres ne verraient sans doute pas la vérité de la situation, il n’était jamais à l’abri de tomber sur un de ceux possédant la double vue. Aussi se contente-t-il de la suivre –ne serait-ce que pour s’assurer qu’il ne rêve pas, que c’est bien le même pendentif– discrètement, comme il a l’habitude de le faire quand il chasse un Terrestre ou un Nephilim. Il la traque ainsi quelques minutes avant de prendre une allée en parallèle, la devançant pour réapparaître dans une allée adjacente. Arrivant de sa droite il la fit en sorte de la bousculer de manière que cela passe pour accidentel, la rattrapant néanmoins par le bras avant qu’elle ne tombe, comme une réflexe cette fois parfaitement involontaire. Les contenus de leurs deux paniers se répandent au sol sans qu’il ne fasse le moindre geste pour les ramasser, captivé par le regard de la jeune femme. Sans savoir trop comment, il sait qu’elle voit les veines bleues qui parcourent sa peau, signe du sang démoniaque qui coule dans son corps, pourtant elle ne semble pas relever, sans doute met-elle cela sur le compte d’une maladie quelconque du sang. « Je suis vraiment confus, feint-il de s’excuser. Je ne vous avais pas vu. Vous ne vous êtes pas fait mal ? » s’enquit-il en insufflant à sa voix une pointe d’inquiétude qui n’a rien de réel. Cela fait des siècles qu’il maitrise l’art des mots, de la dissimulation et des faux-semblants. Quand on est né à la cour, on apprend vite ses jeux de pouvoirs et de manipulation. « Laissez-moi vous aider. » insiste-t-il en commençant déjà à se baisser pour ramasser les produits.
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