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 SYSIS • Bad Dream

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Sujet: SYSIS • Bad Dream   Sam 7 Mai - 22:44


Sysis • Bad Dream
Monsters stuck in your head, we are, we are, we are. Monsters under your bed, we are, we are. We are Monsters.

Debout dans l'infirmerie, bras croisés, Syrielle fixait Jasper qui s'était finalement endormi, bien aidé par le médecin. La tension se faisait ressentir dans ses épaules et sa mâchoire serrée. Elle venait de subir toute une année de torture mentale en deux heures de temps. Elle venait de voir son meilleur ami brisé, torturé, la folie et les ténèbres prenant le pas sur la douce lumière qui régnait en lui. Tant d'années à vivre ensemble, tant d'années à se compléter parfaitement, à se couvrir, à se faire rire, se parler, s'apprendre, se soutenir. Vingt ans à s'aimer et tout était parti en fumée à cause de ces salopards d'Obscurs. Et d'Osborn plus précisément. Et Syrielle était perdue parce que les sentiments qu'elle avait envers Genesis était aussi réels que la profonde amitié qu'elle avait envers Jasper. Elle l'aimait lui aussi. Différemment. Comme un frère, comme un double. Et maintenant elle avait l'impression qu'elle devait obligatoirement faire un choix. Mais son coeur lui ne réclamait que la paix.  

Quittant l'infirmerie, Syrielle repassa dans sa chambre pour prendre son arc et son casque de moto. Sitael était déjà dans son dos, sa stèle dans la poche arrière de son pantalon. Elle était toujours habillée de son body en dentelle, de son jean noir griffé et de ses escarpins à talons aiguilles. Elle ne prit pas le temps pour se changer ou pour prendre autre chose. Tout en descendant des chambres elle passa sa veste en cuir. - Syrielle ! Syrielle attends, l'appela son père. - J'ai pas le temps p'pa. J'ai un compte à régler avec quelqu'un. Logan Lightwood se figea brutalement. Il n'avait jamais entendu sa fille, sa petite fille chérie, parler avec autant de haine et de froideur. Et il se rendait maintenant compte que la mort de sa mère avait probablement brisé plus de choses que son coeur à lui. Et il se demandait si c'était de sa faute, si son absence pendant six mois, laissant à son aînée le rôle de tout porter à bout de bras, n'avait pas joué là dedans. Quand il releva la tête, Syrielle avait déjà disparue. La jeune femme n'adressa la parole à personne, pas même à ses cousins qu'elle croisa brièvement et sorti de l'Institut en claquant la porte. La rage bouillonnait en elle lui obscurcissant l'esprit. Elle conduisit à tombeau ouvert, zigzaguant entre les voitures et les Terrestres, grillant les feux et les priorités. Personne ne la capta. En même temps sa moto était beaucoup trop rapide pour eux pauvres mortels.

Elle arriva bientôt dans "leur maison" et tourna la clé. Enlevant son casque, elle resta là un instant à regarder la porte sans bouger. Le souffle court, elle fixa cet endroit où elle avait connu des émotions diverses et variées et surtout un plaisir infini. Mais elle n'était pas là pour ça aujourd'hui. Aujourd'hui, elle était là pour la vengeance. Elle n'en n'avait pas envie. Elle en avait marre, elle était fatiguée. Voilà sept mois qu'elle s'accrochait à sa haine envers les Morgenstern, qu'elle s'accrochait à sa rage, qu'elle ne rêvait que de planter sa lame dans le coeur du patriarche des Morgenstern pour la mort de sa mère et pourtant, pourtant elle ne voulait pas que ça arrive ni à Jasper ni à elle même. Elle avait vu les premiers dégâts de la torture et de la folie chez son meilleur ami et elle ne voulait pas qu'il subisse ce qu'elle même subissait depuis sept mois. La vengeance la bouffait de l'intérieur, la détruisait petit à petit, agrandissant sa part d'ombres, l'alimentant face à son côté angélique. Elle ne voulait pas perdre ce qui faisait d'elle un ange mais elle savait que pour venger sa mère et sa soeur, elle pouvait aller très loin. Et elle savait que ce serait pareil pour Jasper.

Mais derrière tout ça, il y avait autre chose. Il y avait cette connexion entre Genesis et elle. Ce lien invisible qui les liait telles des âmes soeurs parfaites. Ils étaient des opposés complémentaires. Le yin et le yang version ange et démon. Depuis qu'ils s'étaient rendus compte de leur lien, elle avait essayé de le haïr de nouveau, de briser cette connexion qui s'était créée entre eux pour pouvoir faire correctement son job mais rien à faire. Elle n'arrivait déjà plus à imaginer sa vie sans lui, à la seule idée qu'il puisse être tué son coeur se déchirait, et son corps réclamait le sien, sa peau la sienne. Elle se languissait de sa chaleur, de ses caresses, de ses baisers. Mais Jasper et elle ça durait depuis vingt ans. Et elle n'arrivait pas à choisir entre son coeur et sa raison. S'accrochant à sa colère, elle laissa son casque et agrippa son arc, encochant une flèche. Puis elle ouvrit la porte dans la volée, tirant une flèche qui frôla Genesis sans le toucher - ce qui était ce qu'elle voulait bien sûr - alors que dans un même mouvement, utilisant sa force et sa rapidité angélique, elle le saisissait par la gorge pour le plaquer contre le mur. - Qu'est ce que tu as fais Genesis ?! Tu l'a détruit ! siffla t-elle entre ses dents. Le fait qu'elle ai le dessus ne tint pas longtemps et elle se retrouva elle même plaquée contre le mur. TU L A DETRUIT !! lui hurla t-elle à la figure, des larmes de rage roulant sur ses joues. Elle voulait lui faire mal. Lui faire aussi mal qu'il lui en faisait, qu'il en faisait à Jasper. Et pourtant, pourtant dès qu'elle croisa son regard elle ne put plus rien faire. Elle le repoussa brutalement dévoilant sans le faire exprès, les marques sur son cou au moment où ses cheveux passèrent dans son dos. Tu as poussé mon propre meilleur ami à me haïr ! lui cria t-elle le regard sombre.

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Sujet: Re: SYSIS • Bad Dream   Sam 7 Mai - 23:21


Sysis • Bad Dream
Monsters stuck in your head, we are, we are, we are. Monsters under your bed, we are, we are. We are Monsters.

DJe regardais le vide. Un instant mes pensées planèrent comme une douce menace, alors qu'en silence, je faisais bouger mon verre entre mes doigts. Elle n'allait pas tarder. J'étais de mauvaise humeur, surtout après nos échanges de messages. Elle ne semblait pas comprendre que je ne pourrais jamais changer, que, malgré mes sentiments envers elle, je restais un Osborn. Je soupire en me levant, entendant une moto s'arrêter non loin de notre demeure. Oui, car c'était bien ce que c'était devenu...Notre maison. Ce lieu secret qui abritait nos baisers, nos caresses, notre passion. Je l’aperçois à travers la fenêtre et mon cœur se serre, alors que doucement, je viens boire une gorgée de mon alcool. Je sais qu'elle est en colère, je le suis aussi. Nous nourrissions cette haine intense et cet amour étrange, comme si notre vie tournait autour de ça.  J'avais brisé son meilleur ami et j'allais continuer de le faire, car tel avait été la demande de mon père. J'avais beau l'aimer, elle ne réussira pas à me détourner de mon objectif. Je suis l'ombre, elle est la lumière...Elle n'aura pas le dessus. Non, je me refusais à cette idée. J'étais une cause perdue, elle sombrera avec moi. C'est cruel, ironique, mais c'est surtout par amour que je faisais ça. Oui, je voulais qu'elle marche à mes côtés, je voulais la posséder encore et encore sans jamais la voir fuir cette cruauté qui me faisait avancer. J'attends patiemment qu'elle entre alors que j'avais entendu la clée dans la porte d'entrée. Je m'étais retourné pour lui faire face. Elle traîne. Je m'attends à tout avec elle...Pourtant, quand la porte s'ouvre et que je sens la flèche me frôler la rage monte en moi comme une foutue bouffée de chaleur. Elle osait me menacer ? Vraiment ! Je n'avais pas lâché mon verre, pourtant, quand elle m’attrape la gorge pour me plaquer contre le mur celui-ci explose entre mes doigts. « Qu'est ce que tu as fais Genesis ?! Tu l'a détruit ! » Cette peine que je vois dans ses yeux pour Jasper me fou hors de moi. Oui, cette jalousie ne cesse de me ronger, cruellement, vicieusement. Je ne pouvais accepter ce regard, je ne pouvais accepter ses paroles. Je lui envoie un coup dans l'épaule et ma main se plaqua avec violence dans son cou, la retournant pour qu'elle soit elle-même collée au mur, reprenant le dessus avec une facilité déconcertante.

« TU L A DETRUIT !! » Oui, bien sur que je l'avais détruis...ça avait été le but finale. Mais ce n'était pas encore assez...En plus de le détruire je devais le faire sombrer encore et encore, un peux plus profondément, éveillant en lui cette foutue noirceur. Elle allait me haïr, me juger, peut-être me fuir...mais je ne reculerais pas devant mes actes, non, j'assume pleinement ce que je suis. Mon regard noir se plonge dans le sien. Elle peut y lire toute ma rage comme je peux y lire toute la sienne. Je n'ai pas peur de la sienne, non, comparé à moi Syrielle Lightwood en colère reste un bichon avec des tresses roses dans les cheveux. Attention, elle peut-être redoutable, mais comparé à ma folie la jeune Néphilims devrait éviter de me taper sur le système, surtout après nos messages échangés. Elle me repousse violemment et je m'écarte tout en lâchant sa gorge, malheureusement pour elle, mon regard tombe sur ses marques ancrées dans son cou...ce ne sont pas les miennes. « Tu as poussé mon propre meilleur ami à me haïr ! » Sans prévenir je la repousse contre le mur, enfonçant mon poing dans celui-ci, frôlant son joli visage par la même occasion. J'ai la respiration coupée par la haine, la rage, la colère. Trop d'émotions. Elle éveille en moi cette bête sans cœur, je dois me faire violence pour ne pas lui en coller une ce qui, en soit est un vrai miracle. « JE N AVAIS PAS LE CHOIX OK ! Puis, si il te haï ce n'est pas sans raison Syrielle. Oses encore me menacer une seule fois de tes flèches et je jure que je te tue ! » Mon visage c'était rapproché du sien tout en parlant, pas pour l'embrasser, non, mais pour bien lui faire comprendre qu'elle jouait avec mes nerfs. Elle pouvait lire dans mon regard que je luttais avec moi-même pour ne pas imploser. Ma main saignait sur le tapis alors que quelques morceaux de verres étaient venus se réfugier en dessous de ma peau. Je pousse un grondement avant d'enfin reculer de plusieurs pas avec rapidité, envoyant valser mon pieds dans la table basse qui traversa la pièce pour s'écraser contre une armoire.

« Tu sais ce que je suis, tu l'as toujours su Syrielle. On m'ordonnes et j'exécute, c'est comme ça ! Jasper est peut-être ton meilleur ami mais il n'en reste pas moins une mission. Tu veux que je te dise quoi que je regrette ? » J'avais hurlé ses paroles en me tournant vers elle. Un sourire sadique s'afficha sur mon visage. « Non...je ne regrette rien, même pas un seul instant de cette torture que je lui ai infligé. Parce que tu sais quoi, je suis un Osborn Syrielle. UN OSBORN OK ! » Je m'approche d'un pas. J'étais devenu hystérique et cette folie prenait le pas sur ma raison. « C'est lui qui ta fait ses marques ? Si c'est lui je te jure que la prochaine fois je ne le laisserais pas en vie...Je le tuerais à petit feu....TU M ENTENDS ! » Je m'éloigne de nouveau faisant les cents pas sans pour autant me calmer. J'allais être difficile à contenir. « C'est pas parce que je suis amoureux de toi que je dois changer pour tes beaux yeux ok. Soit tu m'accepte comme je suis soit tu te casses Syrielle...ce n'est pas plus compliqué que ça. Je n'ai jamais caché ce que j'étais, tu le savais, tu le sais...Maintenant arrête de te foutre de ma gueule, parce que Jasper n'est pas qu'un simple ami, ça se voit dans tes réactions. T'en est amoureuse ? » Je m'étais arrêté sans pour autant la regarder, attendant la sentence de ses paroles. Oui, on ne réagit pas ainsi pour un meilleur ami, pas avec ce regard, pas avec cette fougue. L'idée qu'elle aime un autre sembla me déchirer de l'intérieur au point de ne pas savoir la regarder.
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Sujet: Re: SYSIS • Bad Dream   Dim 8 Mai - 0:59


Sysis • Bad Dream
Monsters stuck in your head, we are, we are, we are. Monsters under your bed, we are, we are. We are Monsters.

Merde elle lui en voulait tellement qu'elle avait même laissé de côté le fait qu'il était plus fort qu'elle pour l'attaquer. La vengeance et la colère étaient des sentiments bien trop brutaux, bien trop puissants quand ils étaient contrôlés par un Ange. Mais si elle avait voulu le tuer, elle l'aurait fait. Syrielle ne manquait jamais une cible avec ses flèches. Là, ça avait juste été un avertissement, tout comme son plaquage. Elle aurait voulu le tuer qu'elle y serait arrivé. Là elle voulait juste lui faire mal. Terriblement mal. Mais Genesis reprit rapidement le dessus et se mit à lui hurler dessus. A croire qu'il ne savait faire que ça. La baiser ou lui hurler dessus. Tout ça sans la moindre douceur bien sûr. Il hurla en frappant le mur juste à côté de son visage, son poing saignant sous les débris de verre de sa boisson. Mais cette fois ci, Syrielle ne cilla pas, elle se laissa pas le désir qui l'envahit dès qu'il l'a toucha prendre le dessus ou la peur quand il frappa si près d'elle, elle ne le laisserait pas gagner une seconde fois. Elle devait bien ça à Jasper après ce qu'elle lui avait fait. - Alors tue moi Genesis. Tue moi parce qu'on sait tous les deux qu'un jour ça arrivera. Un jour ce sera toi contre moi et il en faudra bien un de mort. Elle le provoquait. Elle savait qu'elle jouait avec le feu mais sa colère obscurcissait son jugement, l'empêchant de réfléchir correctement, elle, la stratège la plus douée des Lightwood. Sa mère aurait été déçue de voir ça. Mais elle aurait probablement comprit. Sa mère comprenait tout. Et si j'avais voulu te tuer tu serais mort. Je suis peut-être moins douée au combat que toi, mais je ne rate jamais ma cible quand je tire à l'arc, déclara t-elle froidement. Et c'était la vérité. Elle ne la ratait jamais.

- Tu sais ce que je suis, tu l'as toujours su Syrielle. On m'ordonnes et j'exécute, c'est comme ça ! Jasper est peut-être ton meilleur ami mais il n'en reste pas moins une mission. Tu veux que je te dise quoi que je regrette ? Ce serait un bon début mais elle savait que ce ne serait jamais le cas. Il avait raison. Il était un psychopathe de la pire espèce, un tueur en série raffolant de la torture. Elle le savait avant de s'abandonner dans ses bras, le savait avant qu'il ne lui vole son coeur et son âme. Pourtant, elle n'arrivait toujours pas à l'accepter. Une partie d'elle même aurait voulu qu'il change pour elle. Qu'il se calme, qu'il ne s'attaque plus à sa famille, qu'il cesse d'écouter les ordres de son père. Et l'autre partie, la plus sombre, aimait ce qu'il était. L'aimait tout entier. Quand il lui avoua avoir adoré torturer son meilleur ami, lui rappelant son nom de famille, elle ferma les yeux comme si elle ne voulait plus le voir, ne voulait plus l'entendre. Mais il continua, imperturbable, complètement fou de rage. - C'est lui qui ta fait ses marques ? Si c'est lui je te jure que la prochaine fois je ne le laisserais pas en vie...Je le tuerais à petit feu....TU M ENTENDS ! Syrielle sursauta mais garda les yeux fermés. Elle voulait qu'il se taise. Qu'il disparaisse. Elle aurait voulu ne jamais l'avoir rencontré, ne jamais lui avoir cédé. Elle aurait voulu qu'il ne lui arrache pas son coeur de sa poitrine pour le briser comme il le faisait. Elle comprenait qu'il était fou de voir que quelqu'un lui avait fait du mal mais elle ne dirait jamais rien, elle protégerait toujours Jasper, au péril de sa vie si il le fallait.

- C'est pas parce que je suis amoureux de toi que je dois changer pour tes beaux yeux ok. Soit tu m'accepte comme je suis soit tu te casses Syrielle...ce n'est pas plus compliqué que ça. Je n'ai jamais caché ce que j'étais, tu le savais, tu le sais...Maintenant arrête de te foutre de ma gueule, parce que Jasper n'est pas qu'un simple ami, ça se voit dans tes réactions. T'en est amoureuse ? Syrielle ouvrit ses beaux yeux, le fixant sans parler pendant un long moment. Avait-elle bien entendu ? Etait-il vraiment amoureux d'elle ? Au vu de sa réaction elle pouvait le croire. Elle voyait aussi qu'il attendait sa réponse sans oser la regarder de peur qu'elle ne lui fasse du mal, la tension animant ses épaules musclées. Et du mal, elle voulait lui en faire. Vraiment. - Oui, fit-elle alors décidant d'être totalement honnête. Oui je l'aime. Je l'ai aimé. Je l'aimerai à jamais. Comme un meilleur ami, un confident, un frère. Il est mon double, ma moitié. Elle savait que ses paroles faisaient mal. Elles étaient sincères. Mais elle n'avait pas fini. Il s'était confié à elle de le faire. Oui Jasper possède une partie de mon coeur. Mais toi Genesis Osborn, en plus de posséder la seconde partie, tu possède aussi mon âme. A vous deux, vous êtes mon existence. Si je perds Jasper, j'aurais le coeur brisé. Déchiré comme si il me manquait une partie de moi même. Si je te perds toi ... sa gorge se serra sous l'émotion. Si je te perds toi j'en mourrais. Voilà, elle l'avait dit. Elle était amoureuse de lui. Malgré tout ce qu'il était, elle l'aimait. Il avait beau lui faire du mal, en faire à ceux qu'elle aimait, il avait beau être cinglé, aimer la mort et la torture, être son pire ennemi et faire parti de l'une des pires familles d'Obscurs, elle n'imaginait plus sa vie sans lui. Je t'appartiens Genesis. Et c'est ça qui fait si mal. Je suis un Ange Genesis. Un Ange qui est en train de perdre ses ailes par amour pour toi. Elle s'était approchée de lui jusqu'à le frôler. Il ne la regardait toujours pas. Alors tue moi si tu le désire vraiment. Parce que de toute manière, si tu pars, si tu disparais, j'en ferais de même. Elle lui laissait le choix d'accepter ou de s'en aller. Auquel cas elle disparaîtrait. Elle n'en pouvait plus de tout ça. Elle n'en pouvait plus de perdre les gens qu'elle aimait. Elle voulait juste être un peu heureuse. Juste un peu ...
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Sujet: Re: SYSIS • Bad Dream   Dim 8 Mai - 13:33


Sysis • Bad Dream
Monsters stuck in your head, we are, we are, we are. Monsters under your bed, we are, we are. We are Monsters.

« Alors tue moi Genesis. Tue moi parce qu'on sait tous les deux qu'un jour ça arrivera. Un jour ce sera toi contre moi et il en faudra bien un de mort. » Oui, elle avait raison. Un jour ça serait elle contre moi. Un jour, nous allions devoir choisir un camp, une voie à suivre et ce jour-là j'allais sentir mon cœur se déchirer en deux.Non, je ne pouvais même pas imaginer cette situation. La tuer ? Ça ne m'était même pas acceptable, même pas envisageable et c'est bien là qu'est le soucis. Je n'avais pas l'habitude d'être clément, de contrôler mes pulsions meurtrières. Mais quand les sentiments se mêles à nos habitudes ça chamboule toute une vie. Ma vie. Je serre les dents sans pouvoir lui répondre. « Et si j'avais voulu te tuer tu serais mort. Je suis peut-être moins douée au combat que toi, mais je ne rate jamais ma cible quand je tire à l'arc » Oui ça aussi je le savais, elle elle ne loupait jamais sa cible avec son arc et moi avec mes lames. J'étais un excellent lanceur de couteau et je visais à la perfection. Du coup, je savais de quoi elle parlait. Elle comme moi pouvions atteindre nos cibles les yeux fermés. Je me battais mieux au corps à corps qu'elle, clairement, ma force m'aidait à prendre le pas sur la néphilim. Ma folie également. J'étais plus vicieux, plus cruel. Je ne réfléchissais que rarement avant de foncer, ce qui me rendais imprévisible. Personne ne pouvait anticiper mes coups, sauf Mattias avec qui j'étais relié. Lui seul pouvait stopper mes attaques, comme je pouvais stopper les siennes. Nos entraînements étaient violents et souvent douloureux, mais c'était également nécessaire. Je sens la rage monter en moi alors que je me mets à hurler sur celle que j'aime inconditionnellement. J'aimerais tellement l'étrangler, serrer au point que son essence vitale ne quitte son corps. Mais je ne le fais pas. Non, je me retiens. Pourtant, la colère est ma drogue, la douleur me fait avancer sur cette terre, c'est ma nourriture, mon essence à moi. Deux contrastes si évidents, deux âmes qui jamais n'auraient dû se lier. J'allais la tuer, elle allait m'achever d'une façon bien différente qu'en général. Oui, notre souffrance allait-être mentale, corporelle, envahissante.

Elle ferme les yeux mais je reste insensible devant sa détresse. J'ai besoin de crier, j'ai besoin de tout casser, de m'exprimer à ma manière. Elle sursaute quand je hurle de plus belle, elle ne bouge pourtant pas, n'ouvre pas les yeux. Non, elle continue de serrer ses paupières l'une contre l'autre alors que je me déchaîne verbalement, frappant dans la table basse, démolissant une commode. Puis, le choc fut intense mais je ne laisse rien paraître. Je venais de lui avouer, de m'avouer inconsciemment, que j'étais amoureux de la jeune Lightwood. Ça m'avait échappé. Comme une foutue évidence, comme un sentiment bien trop cruel. Je ne la regardais plus, je n'en avais pas le courage, pas l'envie, alors que j'attendais sa réponse. « Oui » Le choc fut plus terrible que je ne l'aurais imaginé. Je tente de me contenir, de ne rien laisser paraître de cette faiblesse humaine qui m'envahissait. J'ai le cœur en miette. Je manque d'air. Pitié, qu'elle me tire dessus à ce moment précis, qu'elle ôte cet âme de mon corps. Je manque d'air. Je suis en apnée, je ne peux plus respirer, ça fait trop mal...C'est donc vrai. L'amour est un sentiment douloureux, le pire qu'il soit, pire que la torture en elle-même. Je baisse les yeux vers le sol, serrant mes poings pour tenter de ressentir une autre sorte de douleur. « Oui je l'aime. Je l'ai aimé. Je l'aimerai à jamais. Comme un meilleur ami, un confident, un frère. Il est mon double, ma moitié. » C'était déjà trop pour moi. Je serre les dents et je me mets à trembler devant la force de mes émotions. Pour moi, cet amour n'était pas envisageable. Je ne pouvais laisser ça arriver. Malheureusement, c'était ainsi. J'ai envie de m'arracher le cœur et de le donner en pâture aux vampires. J'ai envie, à ce moment précis, de rejoindre les créatures immortelles et ainsi éteindre toute mon humanité. Redevenir un monstre. L'oublier. Nous oublier. Oublier cet appartement qui avait vu notre première fois éclater entre ces murs. Je veux tout oublier. Pitié, faites moi oublier. Je tente de reprendre ma respiration, pourtant, chaque bouffée d'air me semble un supplice.

« Oui Jasper possède une partie de mon coeur. Mais toi Genesis Osborn, en plus de posséder la seconde partie, tu possède aussi mon âme. A vous deux, vous êtes mon existence. Si je perds Jasper, j'aurais le coeur brisé. Déchiré comme si il me manquait une partie de moi même. Si je te perds toi ... » Je ne veux plus rien entendre. Stop. Qu'elle arrête. Je ne veux pas posséder une seule partie de son cœur, ou encore son âme. Non, je la veux en entière. Je veux la posséder littéralement, je veux qu'elle ne pense cas moi, cas moi seul. Je ne veux pas la partager. Sous la colère mon cœur s'accélère et du sang perles des blessures causées par mes ongles enfoncées dans ma propre peau. « Si je te perds toi j'en mourrais. » Je ferme doucement les yeux. Je ne dis pas un seul mot. Pas après ce qu'elle venait de me dire. Oui, j'ai compris qu'elle m'aimait. Mais m'aimait-elle assez pour accepter ce que j'étais ? Pour accepter l’obscurité qui ne cesserait de diriger ma vie toute entière. « Je t'appartiens Genesis. Et c'est ça qui fait si mal. Je suis un Ange Genesis. Un Ange qui est en train de perdre ses ailes par amour pour toi. » Elle c'était approchée de moi, me frôlant, pourtant, je ne daignais toujours pas la regarder. Non, je n'en avais toujours pas le courage, pas pour qu'elle voit toute cette haine me déchirer, tous ses sentiments m'envahir. « Alors tue moi si tu le désire vraiment. Parce que de toute manière, si tu pars, si tu disparais, j'en ferais de même. » Je reste encore quelques instants les yeux rivés sur le sol avant de détendre mes mains sans avoir ressenti une once de douleur, ma souffrance mentale prenait le dessus sur la douleur de mes blessures. Puis, j'étais habitué à bien plus...Je relève les yeux droit devant moi, ne la regardant toujours pas. Fixant un point fixe, comme absent, comme ailleurs, me noyant dans les tourments de cette relation brutale et meurtrière. Doucement, avec une lenteur exceptionnelle, je tourne les yeux vers elle, ma tête suivant le mouvement. Je finis par lui faire face, posant mes mains sur ses joues, oubliant que celles-ci étaient couvertes de sang.

« Le soucis Syrielle, c'est que même si je voulais te tuer...j'en serais totalement incapable. C'est comme me demander de tuer la seule personne que j'aime plus que ma propre vie. Je ne changerais pas...Jamais...tu vas me haïr, me détester. Je ferais du mal à ceux que tu aimes, je ne m'en cacherais jamais, je ne mentirais pas. Je t'aimerais inconditionnellement, brutalement, froidement. Mais je t'aimerais de tout mon être Syrielle. Parce que je suis comme ça, parce que tu es la seule, parce qu'à travers l'Obscur tu as réussis à avoir plus. J'ai juste besoin que tu comprenne, que tu me dises que tu le sais...j'ai besoin que tu le sache. Je ne suis pas malade, tu n'es pas mon antidote tu es ma drogue. » J'avais parlé tout bas, dans un murmure comme si nous étions surveillés, comme si j'avais peur que d'autres qu'elle ne puisse m'entendre.
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Sujet: Re: SYSIS • Bad Dream   Dim 8 Mai - 15:57


Sysis • Bad Dream
Monsters stuck in your head, we are, we are, we are. Monsters under your bed, we are, we are. We are Monsters.

Syrielle savait, au plus profond d'elle même, que ce qu'elle faisait était mal. Elle était en train de trahir tout ce en quoi elle croyait, tout ce pour quoi elle se battait, en train de trahir les siens, sa famille, ses amis, tout ça pour quoi ? Pour l'amour. Ceux qui avaient eu le coeur brisés ou qui n'avaient jamais aimés diraient que c'est totalement irréaliste, que l'amour n'est qu'un sentiment fugace et éphémère qui disparaît dans la minute. D'autres, les plus romantiques, diraient qu'ils comprenaient, que l'amour pouvait nous pousser à bien des choses. Les plus pragmatiques feraient passer leur raison et leur combat avant leur coeur. Syrielle essaya de réfléchir pour savoir ce que sa mère aurait fait à sa place puis elle se souvint de la fois où elles avaient parlés de Marleena toutes les deux, où Sissy lui avait avoué être amoureuse et ne pas savoir quoi faire : "Fonce" lui avait répondu Sitaya. "Ne réfléchis pas, l'amour ne se commande pas, il ne se contrôle pas. Cesse de réfléchir et vis l'instant présent comme si c'était le dernier. Marleena est peut-être ton premier amour Sissy mais il y en aura d'autre. Et il faut que tu aime ma chérie, aime autant que tu le peux c'est ce qui te fera vivre." Sissy l'avait regardé, un peu perdue par toute cette passion, toute cette douceur, tout cet amour. Sa mère était comme ça. Un ange à part entière. Elle se rappelait encore la douceur du regard de Sitaya, de son sourire tendre, de la caresse de sa main sur sa joue. "Tu te rappelle ce livre dont je t'ai parlé sur l'Ange et le Démon qui se rencontrent et qui s'aiment ? Quelque chose m'avait frappé dans ce livre, quelque chose que je n'ai jamais oublié : l'histoire du Bachert." Sissy avait regardé sa mère, surprise. Ce livre, elle lui en parlait tout le temps mais elle ne l'avait pas encore lu. "C'est quoi le bachert ?" s'était-elle enquit. "Le Bachert est la personne que Dieu t'as destinée, elle est l'autre moitié de toi-même, ton vrai amour. Alors toute l'intelligence de ta vie sera de la trouver... et, surtout, de l'a reconnaître". Puis elle avait posé un baiser sur son front et était sorti.

Syrielle ne savait pas pourquoi elle se souvenait de ça maintenant alors que Genesis hurlait et brisait tout autour d'eux, balançant les meubles comme si ils étaient fait de papier. Les yeux clos, les poings fermés, elle sursautait à chaque bruit, à chaque hurlement, s'accrochant à ce souvenir pour ne pas avoir peur. Elle ne pouvait pas avoir peur. Pas de lui. Il ne lui ferait jamais de mal - du moins physiquement parlant - tant qu'il le pourrait. Et si il le faisait elle savait qu'il le regretterait. Et puis il sembla se calmer et lui demanda si elle était amoureuse de Jasper. Rouvrant ses beaux yeux, Syrielle le fixa, sa poitrine se soulevant doucement sous sa respiration courte. Elle ne savait pas quoi lui dire parce qu'elle n'arrivait pas à déterminer si elle voulait encore lui faire du mal ou si elle voulait le protéger. Elle avait entendu la détresse dans sa voix, elle voyait la tension dans ses épaules, ses poings fermés à s'en blanchir les phalanges, la dureté de sa mâchoire serrée. Mais on ne lui avait pas apprit à tricher, à mentir, à manipuler. Elle n'était pas comme ça. Trop franche. Trop directe. Trop dure. Elle savait que c'était ce qu'on disait d'elle à l'Institut. Elle était une fine stratège mais elle n'était pas vraiment diplomate. Elle laissait ça à d'autres. Elle ne supportait pas l'injustice, la trahison, les faux semblants. Tout était blanc ou noir chez elle, sa mère disait qu'elle était trop droite, trop entière. Son père rajoutait derrière que ça changerait quand elle tomberait amoureuse. Que l'amour vous faisait voir le monde sous un autre angle, avec d'autres couleurs. Et il n'avait pas eu tord. Aujourd'hui le monde lui semblait être nuancé d'une palette de gris entre le noir et le blanc, d'une palette d'émotions entre ce qui était "bien" et ce qui était "mal" ce qui était "convenable" ou ce qui ne l'était pas. Tout ce qu'elle ne voyait pas avant, aujourd'hui, grâce à Genesis elle ne voyait.

Alors elle ne pouvait pas lui mentir. Lui avoua qu'elle aimait Jasper comme une autre moitié, comme un frère. Elle ne pourrait jamais le voir autrement. Pas depuis que l'Obscur était entré dans sa vie. Il est déjà dans tes veines, il ira jusqu'à ton coeur. Il y récoltera les émotions que tu y as cultivées avec tant de précautions. Puis il te nourrira d'espoirs. La conquête amoureuse est la plus égoïste des croisades. Chaque jour, chaque heure, tu te rassureras de tes résistances, de tes manières, de tes esquives, mais l'envie de sa présence sera bien plus forte qu'une drogue. Alors ne sois pas dupe de toi même, c'est tout ce que je te demande. Il envahira ta tête, et rien ne pourra plus te délivrer du manque. Ni ta raison, ni même le temps qui sera devenu ton pire ennemi. Seule l'idée de le retrouver, tel que tu l'imagines, te fera vaincre la plus terribles de tes peurs : l'abandon, de lui, de toi même. C'est le plus délicat des choix que la vie nous impose. Elle ne savait pas pourquoi ces bouts de roman lui revenait en tête. Probablement parce que l'histoire de Zofia et Lucas se superposait à la leur. Parce qu'ils se ressemblait. Elle était l'Ange, il était le Démon. Elle protégeait, elle aimait, Il détruisait, il haïssait. Tant de différences, tant d'oppositions entre eux. Ils n'auraient jamais du se trouver, se lier. Ils allaient se déchirer.

Mais elle l'aimait. Passionnément. Brutalement. Inconditionnellement. Elle ne pouvait plus imaginer son existence sans lui à ses côtés, sans ses baisers, sans sa colère, sans sa présence. Perdue dans le silence d'un entre-deux-univers, elle était résolue à un voyage dont elle ignorait la destination mais dont l'intention lui ôtait toute peur. Et, pour la première fois, l'envie devint plus forte que la conséquence, pour la première fois, aimer prenait un sens différent de tout ce qu'elle avait pu imaginer. Elle lui confia cet amour. Lui confia qu'elle ne pouvait pas vivre si il n'était plus là. Et elle aurait voulu mourir, aurait voulu qu'il la tue. Comme ça elle n'aurait pas tant souffert. Et lui non plus. - Le soucis Syrielle, c'est que même si je voulais te tuer...j'en serais totalement incapable. C'est comme me demander de tuer la seule personne que j'aime plus que ma propre vie. Je ne changerais pas...Jamais...tu vas me haïr, me détester. Je ferais du mal à ceux que tu aimes, je ne m'en cacherais jamais, je ne mentirais pas. Je t'aimerais inconditionnellement, brutalement, froidement. Mais je t'aimerais de tout mon être Syrielle. La Nephilim ferma les yeux quelques secondes, se fichant totalement du sang qui coulait encore de ses mains et qu'il étalait sur ses joues. Puis elle ouvrit les paupières et plongea son regard dans celui de Genesis qui continuait de lui parler. Et elle senti son coeur hésiter entre se briser ou s'apaiser. Elle était perdue mais dans cette perdition, elle était sûre d'une chose au moins : elle l'aimait éperdument. Parce que je suis comme ça, parce que tu es la seule, parce qu'à travers l'Obscur tu as réussis à avoir plus. J'ai juste besoin que tu comprenne, que tu me dises que tu le sais...j'ai besoin que tu le sache. Je ne suis pas malade, tu n'es pas mon antidote tu es ma drogue.

Il chuchotait comme si il avait peur qu'on les entende. Et Syrielle comprenait ça. Ils étaient ennemis et des ennemis ne sont pas censés s'aimer comme eux le faisait. Mais elle s'en foutait. Il était à elle. Et elle à lui. Alors brisant la distance, elle colla son corps contre le sien, posant ses mains sur sa nuque et lia leurs lèvres. Elle l'embrassa comme jamais auparavant, faisant passer dans ce baiser tout ce qu'elle n'arrivait pas à lui dire. C'était un baiser tendre et passionné, doux et en même temps empli colère, de haine, de non-dits, de peur, de violence et surpassant tout ça, de l'amour. Un amour inconditionnel. - Je t'aime Genesis Osborn. Pour toujours et à jamais, murmura t-elle contre ses lèvres quand ils se séparèrent pour reprendre de l'air. Elle plongea son regard dans le sien, s'y perdit, s'y noya. Elle savait qu'il la conduirait à sa perte, à sa mort. Elle savait qu'ils se détruiraient mutuellement. Et elle savait que rien de tout ça ne comptait face à la force des sentiments qui les liaient tous les deux. Rien ne pourrait jamais empêcher ça, ni leur famille respective, ni leurs croyances, ni leur combat. Elle savait qu'ils se feraient du mal, qu'ils se battraient encore et toujours, et elle savait qu'ils reviendraient toujours ici pour se couper du monde, pour s'aimer une nouvelle fois avant de se quitter pour recommencer à côté jusqu'à la prochaine fois. La jeune femme s'éloigna un peu de lui. Allons te soigner. Elle lui sourit doucement. Que pouvait-elle faire ou dire d'autre ? Elle l'aimait. Elle accepterait donc le reste à côté et s'en accommoderait même si elle devait en souffrir pour ça.
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Sujet: Re: SYSIS • Bad Dream   Dim 8 Mai - 17:17


Sysis • Bad Dream
Monsters stuck in your head, we are, we are, we are. Monsters under your bed, we are, we are. We are Monsters.

« Comment allais-je me sortir de cette situation ? Comment allais-je pouvoir continuer à vivre avec cette situation menaçant de m’exploser à la gueule... Voilà la question à milles dollars. Je ne saurais plus faire marche arrière. Non, cela m'était devenu impossible. J'allais devoir vivre avec ces sentiments profonds, contradictoires avec ma propre personnalité. Je ne m'étais jamais cru capable de pouvoir ressentir un sentiment tel que l'amour. J'étais programmé pour haïr, j'étais programmé pour tuer et non pas pour aimer. Je n'étais pas fait pour ça. Et pourtant, dans n'importe quel film le méchant fini amoureux, finir le cœur lacéré par ce genres d'émotions. Etais-je également dans un film ? Dans une série glauque et sans chutes définitives ? Allais-je seulement un jour pouvoir me relever devant cette douleur qui me tiraillait de l'intérieur. J'avais toujours aimé ma famille plus que de raison. Ils étaient mon roc, ils étaient ma conscience, ils étaient mes anges gardiens, mes protégés également. Mais jamais je n'avais aimé une autre personne qu'eux. Même Mattias était dorénavant un membre de la famille Osborn, comme un frère, ma moitié, mon parabatai. Mais à part eux...le néant. Ma vie était dirigé par des instincts bien plus primaire. Nous ne nous nommions pas les sanguinaires pour rien. Même les familles Obscurs évitaient notre compagnie, évitant ainsi les conflits avec nos petites personnes. Je n'avais jamais déçu les miens. Non, jamais ! Je faisais face à mes obligations sans jamais flancher, sans jamais plier le genoux devant personne. Tête haute, regard sombre, mâchoire serrée. J'étais sans cesse ailleurs, dans un monde à part, dans un monde fait de sang et de cris. J'évoluais dans ce monde ou j'étais le roi, ou j'étais le maître. Je brandissais mon drapeau, le plantant sur les plus hautes montagnes. D'un mal ne peut naître un bien. Devise familiale qui nous définissais tellement bien. Nous étions le mal, jamais, au grand jamais cette petite lueur de lumière ne pourrait nous toucher. Nous étions pourris de l'intérieur, je ne faisais pas exception à la règle. Et pourtant j'étais là, le cœur serré par ses paroles, essayant de contenir toutes mes émotions, essayant de ne pas tomber face à ses révélations. J'aurais aimé m'arracher le cœur moi-même. Putain, qu'elle douce mort. Moi qui me pensais dépourvu de cet organe vitale, et bien, je m'étais clairement foutu le doigt dans l'oeil.

Il était petit, certes, mais assez pour imploser sous les nouveaux sentiments que j'éprouvais envers Syrielle. Au fond, je pense que j'ai toujours été amoureux d'elle, attiré par sa fougue, sa douce lumière. J'avais commencé à penser à elle rapidement, la suivant dans l'ombre, l'observant de loin le regard pétillant. Ensuite, vient la jalousie. Elle s'insinue petit à petit en vous, sournoisement, jusqu'à nous bouffer de l'intérieur. Mais j'avais été rapidement dévoré par celle-ci, tuant les hommes proches d'elle, souhaitant l'isoler de toutes menaces. Je souhaitais être le seul. Oui, le seul homme à ses yeux, le seul qu'elle aimerait, le seul qu'elle pardonnerait entièrement. Nous étions à un point de non retour. J'avais franchis la limite de « l'obsession » pour atteindre celui de l'amour. Je m'étais perdu moi-même. Elle sera ma plus grande faiblesse, ma plus grande douleur. Je n'étais pas un homme faible, loin de là. Pourtant, devant elle, en sa compagnie, je tombais à genoux hurlant de rage, hurlant de peine, d'une souffrance si intense que je pensais pouvoir en crever. Aime-moi, déteste-moi, supplies-moi. L'heure de la délivrance semble avoir sonnée alors que nos paroles valsent entre hurlements et douceurs. Je passe de la rage à la désolation, je passe de la colère à l'amour. Mes mains sur ses joues je murmure mes sentiments, tel un secret qui ne doit surtout pas être entendu. Chuchotant mes faiblesses, chuchotant ce qui pourrait sans nul doute nous tuer. Si jamais nos familles l'apprennent ils risqueraient de nous tuer...enfin, la mienne risquera surtout de s'en prendre à la sienne et ce, avec un esprit sanguinaire. Imaginez trois vampires, six Obscurs plus les autres vampires Osborn se lancer à la poursuite des Lightwood. Il y aurait des pertes, des deux côtés, mais je sais ma famille gagnante d'avance. Nous avions trop d'avantages. Les Lightwood étaient redoutables, certes, mais rien qu'en nombre nous surpassions ceux-ci. Autant je ne toucherais pas à Syrielle, autant, protéger ma famille serait l'une de mes priorités. Je savais qu'elle ferait pareil...J'étais dans une situation délicate. Protéger les miens, protéger la femme que j'aimais. J'étais tiraillé entre deux émotions. L'amour et l'honneur.

Mes mains sur ses joues, je tente de lui faire réaliser qu'elle était l'unique mais que je ne changerais pas pour autant. Soit elle acceptait, soit elle s'en allait. Non pas sans circonstances, car, au fond, je ne la laisserais pas partir sans me battre. Si je devais souffrir et bien soit, qu'elle souffre à mes côtés. Pou toute réponse elle vient poser ses lèvres sur les miennes. Je répond à son baiser aux nombreuses significations. Nous nous engouffrions ensemble, nous tomberions ensemble dans les tourments de cette cruelle relation. Ennemis en dehors de ces murs, amoureux à l'intérieur. Notre vie sera à double tranchant, à double significations. Nous allions devoir vivre dans le secret le plus excitant qui soit, le plus dévastateur de tout les temps. Pour vivre heureux vivons cachés. Qu'elle belle réalité. Mes mains glisses sur ses bras, venant entourer sa taille pour la coller d'avantage à moi, laissant nos lèvres se trouver encore et encore. Un baiser doux, passionné, furieux. Si je devais mourir et bien, je crèverais par amour pour elle. « Je t'aime Genesis Osborn. Pour toujours et à jamais » Je souris légèrement alors que mes lèvres frôlent les siennes. « Je t'aime Syrielle Lightwood, d'un amour qui ne s'éteindra qu'une fois la mort m'ayant frappé. » Je laisse mon regard se plonger dans le sien durant de longues secondes, alors qu'en silence, je ne faisais qu'admirer ce flot d'émotions qui nous submergeaient de l'intérieur. J'aurais aimé rester ainsi durant de longues heures. J'aurais aimé la contempler encore et encore sans jamais faiblir. Comme immortalisé dans l'espace temps, plus de limites, plus de soucis, juste elle et moi et cet amour qui nous unissais. « Allons te soigner. » Je pose un baiser sur son front. Me soigner ? Ah oui, juste. Je hausse les épaules d'un air totalement banale. Je suis un Obscur, je n'ai pas besoin de soigner des blessures si futiles, ma rune de guérison fera bien l'affaire. Je me détache d'elle et enlève ma veste, jetant celle-ci sur une chaise. « Pas besoin, par contre toi va essuyer tes joues » Je sors ma stèle et soulève mon haut pour y décrire la rune de guérison à la démoniaque. Instantanément mes blessures se mirent à cicatriser alors que quelques morceaux de verres furent poussés hors de ma peau, tombant avec légèreté sur le sol.

Je ferme et ouvre plusieurs fois la main en soupirant. Tant que nous étions dans les révélations je devais lui dire ce qu'il se passait dans ma vie, ce qui se tramait comme union...Je pose mon regard sur la jeune femme et sans attendre je vais m'asseoir dans le canapé, ne prêtant pas attention aux dégâts de l'appartement, de toute façon fallait refaire la décoration...Soit. Les bras posés sur le haut du canapé, la tête en arrière, je me mets à chercher les mots. « Mon ange...il faut que je te parle de quelque chose. Disons que ça ne change rien entre nous, mais que tu dois être mise au courant. » Je me penche un peux en avant, prenant appuis sur mes avant bras. « Il y a un peux plus d'une semaine mes parents ont décidés de me fiancer...histoire d'avoir une alliance durable. Au départ c'était mon frère aîné qui devait se marier, mais le con, pour échapper à cette union c'est transformé en vampire...Ouai, a quoi sert un mariage si il n'y a pas de descendance hein. » Je passe une main sur mon visage, alors qu'une barbe de trois jours apparaissait clairement sur ma peau, me donnant un air plus âgé, plus sombre. « Du coup, je suis le deuxième fils...ils m'ont fiancés à Mina Halloway. Crois-moi ça ne l'enchante pas et moi non plus...On cherche un moyen de déjouer ces fiançailles, mais pour l'instant nous n'avons pas trouver de solutions. » Allait-elle devenir folle ? Vu son caractère et vus nos révélations je pouvais imaginer le pire. Je tente de garder un masque sombre et sans émotions, comme si cette nouvelle ne changeait absolument rien. Pourtant, qui dit fiançailles dit mariage, dit union, dit enfants... J'aurais aimé que tout ça soit plus simple. Oui, j'aurais aimé que Syrielle soit une Obscur et que je refuse les fiançailles par amour pour elle. Hors, faire ça pour une Nephilim n'était même pas envisageable. Non, c'était signer son arrêt de mort. « J'aurais dû t'en parler plus tôt, je sais, mais je ne pensais pas que ça irait aussi loin entre nous...Mais tu dois bien comprendre qu'il n'y a rien, absolument rien entre Mina et moi...On se vois à peine, c'est une sorte d'amie mais sans plus. » Bien sur, j'évite clairement de lui dire que j'ai déjà couché avec elle à de nombreuses reprises.
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Sujet: Re: SYSIS • Bad Dream   Dim 8 Mai - 20:05


Sysis • Bad Dream
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Syrielle était la fille de ses parents. Née ange, élevée comme telle, elle s'était battue sa vie entière pour rétablir la paix dans le monde Obscur, elle avait voué sa vie et ses combats pour que les Néphilims puissent reprendre la coupe, puissent reprendre Idris, puissent reprendre la main et imposer la paix. Elle avait aussi passé son temps à reforger le nom des Lightwood, à aider ses cousins à le mener tout en haut de la liste, à faire d'eux les meilleurs Chasseurs d'Ombres de la Rébellion : Sic Itur Ad Astra, était leur devise. C'est ainsi que l'on s'élève vers les étoiles. Elle avait toujours fait en sorte de la respecter mais ça faisait sept mois qu'elle était perdue. Sept mois que la justice et la vengeance se confondait dans son esprit, que la douleur et la colère s'entremêlaient, qu'une part d'obscurité grandissait en elle. Mais elle l'avait dit à Jasper, il y avait de la lumière en lui il devait seulement se battre contre son obscurité. Et elle devrait en faire de même. Mais pour le moment elle  avait envie de s'y abandonner. Encore une fois, encore un peu se laisser aller à cette part d'ombres en elle, le temps de l'aimer encore une fois, encore un peu. Le temps de lui appartenir une autre fois. De s'abandonner dans ses bras, dans son étreinte doucereuse et mensongère. Car avec lui elle avait l'impression que le temps s'arrêtait, que le monde leur appartenait et qu'ils étaient seuls dans une bulle que personne ne pouvait crever. Avec lui elle se sentait entière, elle se sentait complète et elle voulait continuer à ressentir cette sensation de plénitude dans ses bras sans penser au déchirement, à la haine, à la guerre. Et aux remords. Ces mêmes remords qui la prenaient d'assaut dès que Genesis était loin d'elle et qu'elle était seule pour réfléchir.

"Nous n'avons rien fait de mal ok..." Les paroles de Genesis lui revenaient en mémoire. Il lui avait dit ça la dernière quand il l'avait retrouvée recroquevillée sous la douche, accablée par les remords. Les remords de n'avoir aucun regret surtout. Parce qu'elle ne regrettait rien. Pas avec lui. La seule chose qu'elle regrettait vraiment étaient qu'ils soient ennemis. Et encore. Leur relation serait-elle aussi forte, aurait-elle autant de piquant, d'attirance si ils avaient été alliés, si il n'y avait pas ce goût du secret, de l'interdit ? Probablement. Parce qu'ils étaient tout de même complètement opposés. Et qu'ils étaient des âmes soeurs. Ils s'appartenaient l'un à l'autre, le reste ne comptait pas.

Elle sentait que Genesis perdait pied, qu'il avait franchi une limite et qu'il ne comprenait plus rien. Probablement parce que contrairement à elle, il n'avait pas été programmé pour aimer mais pour tuer. Pas pour protéger mais pour détruire. Pas pour protéger mais pour torturer. Elle comprenait qu'il soit paumé. Parce qu'elle, même si elle avait été élevée dans l'amour, qu'on lui avait apprit la tendresse, la douceur, l'altruisme, l'amour, l'amitié et tous ces sentiments profonds, elle était toute aussi perdue par la brutalité de leurs sentiments. Ils avaient peur aussi. L'un pour l'autre. Parce que si leurs familles apprenaient tout ça, la guerre grimperait d'un cran ou deux sur l'échelle de la violence et des morts. Et Sissy n'était pas vraiment sûre que la sienne s'en sorte face aux Osborn. Elle ne voulait pas perdre Genesis. Mais elle ne voulait pas non plus que les siens meurent. Et elle avait l'impression qu'elle allait finir par perdre les deux, par se briser le coeur, se déchirer l'âme, en perdre la vie. Mais putain que c'était bon d'aimer à ce point. Et qu'importe les larmes, les cris de douleur, les disputes, la rage, la colère et la haine, qu'importe les combats, la guerre et la torture, qu'importe les croyances, les anges et les démons, qu'importe la fin de monde, qu'importe que tout s'écroule autour d'elle, car tant qu'elle était dans ses bras, tout irait bien. - Je t'aime Syrielle Lightwood, d'un amour qui ne s'éteindra qu'une fois la mort m'ayant frappé. Sissy posa son front contre le sien, les yeux fermés, profitant simplement de ce moment de calme et de passion.

Puis se redressant, elle l'incita à venir pour qu'elle le soigne. Pas besoin ? Ah oui la rune. Elle oubliait qu'eux aussi avait les leurs. Elle se rendit dans la salle de bain et nettoya ses joues rougies de sang. Dans le miroir elle se fixa un moment. On aurait dit qu'elle avait pleuré des larmes de sang, ses cheveux étaient emmêlés et ses yeux brillants. Elle se passa de l'eau sur le visage puis essaya d'arranger ses cheveux et de retrouver une apparence à peu près normale. Puis elle retourna dans le salon où Genesis était assis sur le canapé. Il l'attendait. Comme si il avait quelque chose à lui dire. Et au vu de sa tête ça n'allait pas lui plaire. Elle s'assit sur le fauteuil face à lui, remontant ses jambes sous elle. - Mon ange...il faut que je te parle de quelque chose. Disons que ça ne change rien entre nous, mais que tu dois être mise au courant. Ouais. Elle n'allait pas aimer du tout vu comment ça commençait. Il prenait des précautions comme si il avait peur qu'elle se mette à hurler. Sissy fronça les sourcils et attendit la suite. Pardon ? Il était ... fiancé ?!! La Néphilim se tendit et son visage se ferma brusquement. Ses parents l'avaient fiancés pour qu'il ai une descendance. Et ils l'avaient fiancés à ... Mina Halloway. Il manquait plus qu'elle !  Elle écouta à peine le reste perdue dans la colère qui montait en elle. Il était fiancée à cette garce qui s'approchait un peu trop de sa parabatai à son goût. Sissy se força au calme. Bon ils ne voulaient pas de ce mariage. Ils essayaient de l'annuler. C'était une bonne chose. Elle respira un grand coup.

- J'aurais dû t'en parler plus tôt, je sais, mais je ne pensais pas que ça irait aussi loin entre nous...Mais tu dois bien comprendre qu'il n'y a rien, absolument rien entre Mina et moi...On se vois à peine, c'est une sorte d'amie mais sans plus, essaya de l'apaiser Genesis. Sissy le regarda en arquant un sourcil puis lui fit un sourire en coin. - Vaut mieux sinon j'aurais été obligée de lui coller une raclée pour la troisième fois, rétorqua t-elle d'une voix légèrement narquoise. Puis elle se leva et alla se chercher un verre d'alcool. Elle ne savait pas ce que c'était, ça lui brûlait la gorge, mais ça faisait du bien. Elle tournait le dos à Genesis, incapable de lui faire face. Elle ne voulait pas qu'il voit combien elle était furieuse de ces fiançailles, combien elle était jalouse aussi. Parce que Mina était une Obscure et que la famille de Genesis n'essayerait pas de la tuer à elle. Elle avait tout pour plaire. Et elle avait peur de le perdre. Sentant des bras entourer sa taille elle tressailli et se raidit avant de s'abandonner à l'étreinte de l'Obscur, posant sa tête contre son épaule. Elle ne voulait pas parler; elle ne voulait rien que lui. Alors tournant son visage vers le sien, elle chercha ses lèvres en quête d'un baiser qui lui ferait perdre la tête et oublier le reste du monde.
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Sujet: Re: SYSIS • Bad Dream   Lun 9 Mai - 12:09


Sysis • Bad Dream
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Je venais de cracher le morceau. Elle savait. D'ailleurs, je pouvais voir son visage se fermer, sa colère animer son regard comme une douce flamme brûlante. Je ne me sens pas forcément responsable, non, après tout moi je n'avais rien demandé. Je me souviens de ce jour ou mon père m'avait annoncé la nouvelle, Léa n'était même pas encore vampire c'est pour dire. Je me souviens du rire de ma sœur jumelle, du fait que j'avais suggéré le fait qu'on la marie elle, la traitant de salope reconnue. Mais j'étais l'aîné, enfin, l'aîné encore capable d'avoir des enfants. Léa était un vampire, Joshua pareil. Je n'avais pas pu refuser cette union, pas en ayant conscience que la famille avait besoin de descendance. Les plus jeunes sont tentés de devenir vampires rapidement, moi, je rechignais à cette idée... Du coup, le choix de mon paternel avait été vite fait. Pourquoi Mina ? Il savait que j'étais proche d'elle, puis, les Halloway sont l'une des rares familles à nous côtoyer régulièrement. Cela avait donc coulé de source. Avant que ça ne se complique avec Syrielle je m'étais simplement fais à l'idée, haussant les épaules, repoussant la date le plus possible histoire de trouver une solution avec la jolie blonde. Mais maintenant...Oui, maintenant tout était différent. La jeune Lightwood ne pouvait pas savoir à quel point elle chamboulait toute mon existence. A présent je ne me voyais même pas aller plus loin que les fiançailles, rien que cette idée me donnait envie de gerber. Réellement. Pourtant, avais-je le choix ? Je ne pouvais dire à mes parents que j'en aimais une autre sans la présenter, sans réclamer d'autres fiançailles et ainsi promettre une éventuelle descendance faite d'une union partagée. Non, ce n'était pas faisable avec une Ligtwood...Même pas en rêve. Et ça, oui ça sa allait nous poser un gros soucis. Mais je ne voulais pas y penser, pas maintenant. Je voulais juste profiter de ce moment, de cet instant avec elle et de ces sentiments que je pouvais actuellement ressentir. C'était fort, bien trop puissant pour que je puisse l'ignorer. Je vois qu'un sourire en coin s'affiche sur ses lèvres et qu'elle tente de cacher ses émotions. Sauf que ouai, à force, j'avais appris à déchiffrer Syrielle. J'avais passé des heures à l'observer, à anticiper la moindre de ses réactions à connaître son corps par cœur.

« Vaut mieux sinon j'aurais été obligée de lui coller une raclée pour la troisième fois » Je souris avec amusement. Ça ne m'étonne pas vraiment d'elle. Faut dire que Mina et elle ne se porte pas dans le cœur, ce qui n'était pas une situation évidente. Mina est une sorte d'amie, enfin, version améliorée, certes, mais depuis nos fiançailles nous n'avions plus eu de quelconques relations. Ça nous avais freiner, avouons-le. Puis, ça n'avait été que purement et simplement physique. Hors, avec Syrielle, les sentiments s'y mélangeaient ce qui rendait la chose plus concrète, plus belle. Elle se lève et va se servir un verre. Je l'observe durant quelques secondes avant de soupirer. Elle avait beau faire l'indifférente je voyais bien, je sentais bien que la situation ne lui allait pas forcément. En-même temps, ça aurait été l'inverse que j'aurais démoli une seconde fois l'appartement, j'aurais été également tuer son fiancé sans remords. On ne touche pas à ce qui m'appartiens ! Syrielle est à moi et à moi seul, pas à un fiancé éventuel, pas à Jasper son meilleur ami, ni même à sa famille. Non, elle est à moi. Genesis Osborn. Je me lève calmement et viens entourer sa taille de mes bras, posant mon visage contre son cheveux, en profitant pour respirer son odeur. Je garde le silence. Je n'ai rien à ajouter. Je ne suis pas un homme à déclarer sa flamme encore et encore, une fois suffit amplement, elle devait juste me croire sur parole quand je lui avouais l'aimer. Point. Elle l'entendra sûrement encore, mais pas de suite. Je ne suis pas un grand romantique dans l'âme. Vous savez, moi la plus belle chose que j'aille faite c'était d'offrir sa première victime à ma sœur cadette pour qu'elle puisse lui trancher la gorge en guise de cadeau d'anniversaire...Ouai, c'était comme ça, c'était ma notion du romantisme hein. Pas de fleurs, pas de chocolats...Ce n'était pas moi. Syrielle ne devait pas s'attendre à un étalage de paroles, de caresses ou de cadeaux. Elle devait apprendre à lire dans mon regard, à décrypter mes actes, mes sautes d'humeurs, mes colères. Car c'est ainsi que j'allais lui prouver que je l'aimais.

Elle s'abandonne dans mes bras et laisse sa tête se poser sur mon épaule, alors que doucement, elle tourne sa tête vers la mienne pour y rencontrer mes lèvres. Sans opposer la moindre résistance je pose celles-ci sur les siennes. Un baiser un départ doux et calme, alors que mes bras se resserres autour d'elle pour la coller d'avantage à moi. Je la relâche de mes bras pour l'obliger à me faire face, ne quittant pas ses lèvres, posant l'une de mes mains dans ses cheveux. Je dois rompre le baiser pour reprendre mon souffle, ayant à peine réalisé que mes lèvres c'étaient faites plus envieuses, plus fougueuses. Elle avait cet effet sur moi, c'était vraiment hypnotisant. Dès qu'elle approchait trop son corps du mien et bien, je réagissais au quart de tout, comme un homme en rûte. « Et si on oubliais cette histoire l'espace de quelques heures hein ? » De quelle histoire parlais-je ? Jasper ou Mina ? Mes fiançailles ou la torture imposée à son meilleur ami ? Les deux sûrement. Non, clairement je parlais des deux. Je dépose une nouvelle fois mes lèvres sur les siennes, laissant celles-ci glisser dans son cou, alors que ma main libre vient enlacer la sienne, entremêlant nos doigts. Je viens murmurer à son oreille, un sourire aux lèvres. « De toute façon j'ai d'autres projets pour nous en ce moment. » Ben ouai, des projets qui ne nécessite pas de vêtements, pas de coups ou même pas de paroles tout court.

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Sujet: Re: SYSIS • Bad Dream   Lun 9 Mai - 15:07


Sysis • Bad Dream
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Syrielle était perdue. Elle n'arrivait pas à faire le tri dans tout ce qu'elle ressentait. Dans tout ce qu'il lui faisait ressentir. De l'amour, de la colère, de la frustration, de l'agacement, de la tendresse, de l'amusement, de l'exaspération. Il l'épuisait. Et en même temps près de lui elle se sentait pleine d'énergie. Que de contradictions, que d'oppositions, elle ne s'y retrouvait plus. Du coup elle décida de laisser tomber. Tout était trop compliqué pour elle, elle n'avait pas l'énergie pour affronter tout ça. Pas après la manière dont elle avait retrouvé Jasper, pas après leur affrontement, leurs retrouvailles. Pas après sa menace envers Genesis et la rage de celui ci. Pas après avoir apprit qu'il était fiancé à Mina Halloway. Elle essayait de se convaincre que le fait que ce soit elle était tout de même mieux que si il l'avait été a une Morgenstern. Alors là ... là elle serait probablement partie. Le sourire de Genesis quand elle lui annonça avoir déjà mit plusieurs raclées à Mina lui fit plaisir. Parce que ça voulait dire qu'il la voyait vraiment comme une guerrière, comme quelqu'un de doué en combat même si elle n'arrivait pas à avoir le dessus sur lui.

S'éloignant un peu de lui pour souffler et reprendre contenance elle se servit un verre de ... de elle ne savait quoi qui lui brûla la gorge mais l'apaisa un peu. C'était fort. Mais ça faisait du bien. Sentant les bras de Genesis entourer sa taille elle commença par se braquer avant de finalement s'abandonner dans ses bras en fermant les yeux. Elle aimait tellement ça. Sa présence, son corps contre le sien. Tout cela lui semblait tellement naturel, elle ne s'habituerait jamais à ce miracle, ne se lasserait jamais de cette sensation. Rouvrant les yeux elle tourna la tête pour venir quérir un baiser. Il le lui offrit sans hésitation, la tournant face à lui pour enfouir ses mains dans ses cheveux noirs et épais qu'elle tenait de sa mère. - Et si on oubliait cette histoire l'espace de quelques heures hein ? murmura Genesis contre ses lèvres. Elle sourit. Et se laissa aller. Elle savait comment il était. Il n'était pas un grand romantique, pas un homme à lui offrir des fleurs et des chocolats, pas quelqu'un à lui faire des déclarations encore et encore. Elle savait qu'avec lui, ce ne serait pas un amour facile, doux et "normal". Mais ça lui allait. Elle l'aimait comme il était. Sinon elle ne serait pas là, dans ses bras. - D'accord, murmura t-elle à son tour. Elle ne savait pas si il voulait parler de Jasper, de la torture, des ordres de son père, des fiançailles avec Mina, de la douleur, de la peur, de l'amour et de tout le reste. - De toute façon j'ai d'autres projets pour nous en ce moment. Sissy rit doucement contre lui.

Mais a ce moment là, son téléphone sonna. Elle grogna doucement contre son amant puis se recula et regarda qui appelait. - Excuse-moi. Il faut que je réponde, fit-elle alors en s'éloignant de Genesis. Elle se dirigea vers la porte d'entrée, mettant une distance entre elle et son homme. - Papa ? répondit-elle en sortant. Elle discuta un moment avec lui. Elle s'agita. Ils se disputèrent. Elle ne se disputait jamais avec son père. Ca la perturba. Ca l'énerva. - Non j'suis occupée. Et bien t'a qu'à le faire toi, c'est toi le grand Chasseur d'Ombres à la base non ?!! s'énerva Syrielle en raccrochant. Elle cogna dans un caillou qui ricocha sur une fenêtre et la fendilla. Sissy jura puis rentra dans la maison, claquant la porte derrière elle. Enlevant brusquement sa veste, balançant son portable sur le fauteuil, virant ses talons aiguilles elle agrippa Genesis par la nuque et lui offrit un baiser brutal et passionné. Pour une fois, c'était elle qui prenait le dessus, elle qui laissa sa colère s'échapper, elle qui prenait le contrôle. Sans ses talons, elle était plus petite que lui même si elle n'était pas petite à la base. Il était vraiment très grand. - Viens on se barre, proposa t-elle contre ses lèvres alors qu'il descendant dans son cou. Elle adorait quand il faisait ça. Quand il releva la tête vers lui, son regard à elle était pétillant, moitié d'amusement, moitié sérieux. Franchement si ils avaient pu se barrer en laissant tout ce bordel derrière eux, si ils avaient eu cette opportunité elle l'aurait saisie sans une once d'hésitation. Elle n'était pas sûre que Genesis l'aurait fait par contre. Mais c'était beau de rêver parfois. - J'ai rien dis. Elle reprit ses lèvres, lui retirant sa veste, passant sous son tee-shirt pour caresser sa peau. Elle en raffolait. Il lui avait manqué. Elle voulait toujours plus de lui. Toujours plus d'eux.
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Sujet: Re: SYSIS • Bad Dream   Lun 9 Mai - 20:42


Sysis • Bad Dream
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« D'accord » Je repose mes lèvre sur les siennes. Un baiser plus envieux, plus passionné. Je n'arrivais pas trop à savoir où nous en étions ? Étions nous à proprement dit « ensembles » ou ne l'étions nous pas spécialement ? Je n'ai pas spécialement l'habitude de ce genre de relations, faut dire que j'étais sorti avec Ruby un certain temps. Enfin, sorti était un bien grand mot. Nous n'éprouvions pas d'amour l'un pour l'autre, du coup, quand elle avait quitté la ville notre séparation avait été assez naturelle...Mais avec la jeune néphilim tout semblait différent. Il allait falloir clarifier les choses, autant pour elle que pour moi. Je me connaissais assez pour savoir que si je doutais d'elle, de nous, je tenterais de me venger d'une façon ou d'une autre. Le téléphone de Syrielle se mit à sonner et elle pousse un léger grondement, je soupire en levant les yeux au ciel, la laissant se séparer de moi. Je déteste être interrompu dans ma lancée. « Excuse-moi. Il faut que je réponde » Étant bien positionné j'avais pu voir qui lui téléphonait, son père. Je serre les dents quand elle s'éloigne pour s'isoler. Comme si j'allais exposer ma présence en gueulant au téléphone. Sérieusement, je ne suis pas aussi con quand même. « Ouai va donc... » Murmurais-je simplement alors qu'elle s'isolait. J'en profite pour aller dans le frigo me chercher une canette de Soda. J'allais devoir aller faire des courses, enfin, non, elle allait devoir s'y coller. Dès que je suis dans un magasin j'ai des envies de meurtres, donc, évitons soigneusement la chose. Je reclape la porte du frigo alors que, inconsciemment, je tends l'oreille quand j'entends Syrielle élever la voix à travers la porte. « Non j'suis occupée. Et bien t'a qu'à le faire toi, c'est toi le grand Chasseur d'Ombres à la base non ?!! » Tiens, sa pue la dispute familiale...mais soit, cela ne me regarde absolument pas. Je dépose ma canette et vais poser mes fesses sur l’accoudoir du canapé qui était à présent le nôtre. Je l'entends s'énerver derrière la porte et je soupire. Décidément, allons-nous avoir un instant de tranquillité juste elle et moi ? Sans disputes, sans énervement, sans cris, sans reproches...C'était difficile en sachant ce que nous étions.

Elle ouvre enfin la porte et revient à l'intérieur, claquant celle-ci. Je lève mon regarde sombre vers elle alors qu'elle enlève sa veste et ses talons. Naturellement, ma tête se penche légèrement sur le côté alors que je me redresse doucement, la voyant foncer sur moi. Elle m’agrippe par la nuque et m'embrasse avec fougue. Fougue que je lui rends aussitôt, passant l'une de mes mains dans son dos, passant sous son haut. Mes lèvres cherchent les siennes avec envies, mais finirent une fois de plus par glisser sur la peau de son cou. Je sais qu'elle aimait ça, qu'elle était assez sensible à ce niveau là. « Viens on se barre. » What ? Se barrer où donc... Je redresse mon visage vers le sien, un regard interrogateur sur ma face de dégénéré. Non mais, elle riait ou était-elle sérieuse ? Je ne pouvais pas imaginer qu'elle puisse envisager une telle chose...Elle savait que je ne pourrais la suivre. Ma vie était ici et j'étais bien trop proche de ma famille. Certes, je l'aimais, mais notre relation était-elle seulement assez durable pour que je balance tout à la poubelle pour ses beaux yeux ? « J'ai rien dis. » Je veux ouvrir la bouche pour répliquer quelque chose mais il est déjà trop tard, ses lèvres ont repris possession des miennes. Elle fait glisser ma veste et je me laisse faire, balançant celle-ci au loin, laissant mon haut être soulevé alors que ses doigts caressaient la peau de mon torse. Je frissonne. J'aimais cette sensation. Oui, cette sensation de frissons, d'envies, de tendresse. Je la soulève du sol pour la plaquer contre un mur , la soutenant d'une main, alors que la seconde vient agripper sa nuque. J'ai toujours cette sensation de manque avec elle. Comme si elle déclenchait un océan qui perturbait mon monde. Comme si je gravitais autour d'elle. C'était désorientant, merveilleux, jouissif mais également horrible. Tel un drogué en totale dépendance. Je colle mon corps au sien, venant mordiller dangereusement sa lèvre inférieur avec un petit sourire. Pourtant, je n'y vais pas pour autant trop fort non plus, disons que je gardais ça pour faire mal et non pour lui donner envie. Ma main la soutenant, positionné sous l'une de ses cuisses, raffermi sa prise avec force.

C'est alors que le drame arriva...la sonnette retenti et on tapa en plus à la porte. NON MAIS VA CHIER BORDEL ! Cette fois c'est à mon tour de gronder de mécontentement et je m'arrête dans mes gestes. Je retiens Syrielle quand on sonne de nouveau. « Coucou, il y'a quelqu'un, c'est vos voisins. » Manquait plus que ça. Je lâche la jeune femme et me dirige avec rapidité vers la porte, l'ouvrant assez brusquement. Je fais alors face à un crétin fini, une mocheté de cent kilos et de deux gamins aussi gros que des phoques. Putain, c'est quoi ce délire et c'est quoi ce gâteau que la femme vient de me foutre sous le nez. « Bonjour, nous sommes vos voisins. Nous nous sommes dis que ça serait bien de venir nous présenter. » Note à moi-même, égorgé cette famille de Terrestres. « Salut, c'est pas que vous dérangez mais oui, vous dérangez je m'apprêtais à sauter ma femme du coup... » J'avais glissé ma main vers mes lames accrochées à ma ceinture mais je sens Syrielle m'en empêcher et je lève les yeux au ciel. Mais qu'elle rabat-joie celle-là...Les voisins m'observaient choqués alors que l'un des gosses observait mes runes. « Wwwwwouaaaaaa je veux le même tatouage. » Il tend la main vers moi, son gros doigt gras et rondouillet. « Touches moi et je te bouffe le doigt. » AIE ! Mais c'est qu'elle m'a écrasé le pieds la néphilim !

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Sujet: Re: SYSIS • Bad Dream   Lun 9 Mai - 22:57


Sysis • Bad Dream
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Elle avait envie de partir avec lui. Loin. Et tant pis pour leurs familles. Tant pis pour cette maudite guerre, pour les Démons, les chasses, les combats. Elle voulait aller dans un endroit où elle pourrait sortir dans la rue avec lui, faire des trucs normaux sans avoir à se cacher tout le temps. Mais c'était impossible. Pas seulement à cause de leurs familles ou de leurs camps, mais surtout de ce qu'ils étaient. Et bien que Jocelyn Fairchild ai pu tenir dix-huit ans comme une Terrestre, elle savait que Genesis, lui, ne tiendrait jamais. Elle savait que la violence et la douleur étaient ses drogues, qu'il aimait ce qu'il était et que malgré tout l'amour qu'il lui portait, elle ne le changerait jamais. Il était un psychopathe. Et les psychopathes ne pouvaient pas vivre comme la plupart des gens. Spécialement ceux avec du sang démoniaque dans les veines. Alors devant son regard stupéfait et interrogateur, elle fit comme si elle n'avait rien dit, dissimulant ses rêves, les enfouissant dans un coin où ils ne risquaient pas de lui faire du mal en se montrant illusoires et impossibles à réaliser. Et pour l'empêcher de réfléchir à ce qu'elle avait dit, elle l'embrassa à pleine bouche, ranimant la passion entre eux, commençant à le déshabiller. Elle savait que ça le détournerait de ses questions.

Et puis elle en avait envie aussi. Son corps réclamait le sien, il était comme en manque, comme une droguée n'ayant pas sa dose, comme une alcolo sans alcool, comme ... elle ne savait pas. Plus. Genesis avait raison. Ils n'étaient pas des antidotes. Ils étaient des drogues. Autant pour l'un que pour l'autre d'ailleurs. Ils allaient passer à un autre stade quand on frappa à la porte. Cette fois ce fut Genesis qui grogna et Syrielle soupira. Ils pouvaient pas être tranquilles un peu ? Déjà qu'ils ne se voyaient pas beaucoup, qu'en général ils commençaient par se disputer alors si en plus on venaient les déranger. La jeune femme laissa Genesis aller ouvrir tout en s'arrangeant un peu. Elle était en train de remettre en place la petite table en bois qu'il avait balancé un peu plus tôt et qui par miracle avait résisté. Mais en entendant les discussions elle intervint très vite. Okay elle voyait le problème. Oui effectivement ce n'était pas le moment. Et en même temps si il prenait sa tête de psychopathe les flics allaient débarquer et se serait encore moins drôle. - Bonjour, lança t-elle alors en avançant dans la lumière, écrasant royalement le pied de Genesis quand il menaça le gamin. Veuillez excuser mon mari il s'est cogné la tête contre le mur tout à l'heure, ça l'a rendu grincheux, fit-elle avec un sourire adorable. L''autre gamin la montra du doigt. - Oh toi aussi tu as des tatouages ! lança t-il. Ca donna une idée à Sissy qui sourit de nouveau. Un sourire de garce. - Oui, on a tous les mêmes dans notre communauté. C'est pour prouver notre foi et notre amour pour notre Dieu suprême. Elle vit les visages des parents se figer et la mère commença à attraper ses gamins pour reculer. Sissy continua un peu. Vous voulez entrer ? Nous pourrions faire du thé aux herbes et communier ensemble ? proposa t-elle. - Non ... non ça va aller merci, les enfants ont heu ... un anniversaire il faut qu'on y aille, lui répondit la mère d'un ton pressé et nerveux. - Comme vous voulez ! A bientôt voisins ! lança Syrielle avec le ton de saleté qui allait avec le sourire de garce. Poussant Genesis à l'intérieur elle ferma et s'appuya contre la porte d'entrée en lui offrant un sourire ... particulier. - Ils sont pas près de revenir, railla t-elle moqueuse. Oui ... Sissy n'était qu'un ange. Elle pouvait être une sacrée connasse quand elle s'y mettait.

Se détachant de la porte elle s'approcha de son amant et fit courir ses doigts sur son torse musclé. - Alors où en étions-nous ... ? demanda t-elle en souriant avant de se dresser sur la pointe des pieds pour approcher ses lèvres de son oreille. - Tu m'a déjà prise dans la chambre et la cuisine, on pourrait peut-être essayer le salon et la salle de bain aujourd'hui qu'en penses-tu ? lui proposa t-elle coquine avant de lui mordiller le lobe de l'oreille avant de redescendre pour capturer ses lèvres. Elle le poussa jusqu'au canapé et le força à s'asseoir. - Ne bouge pas ... lui intima t-elle. Elle se recula un peu pour défaire le bouton de son pantalon et l'enlever doucement, sans lâcher son regard brûlant du sien. Puis lentement, elle commença à défaire les boutons de son haut, un par un, dévoilant petit à petit la naissance de ses seins et le contour d'un soutient-gorge en dentelle. Puis voyant son regard elle lui sourit d'un air coquin, le regard langoureux. - Et si tu venais défaire le reste et prendre ton dû ? lui proposa t-elle d'une voix douce et sensuelle.
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Sujet: Re: SYSIS • Bad Dream   Ven 13 Mai - 8:52


Sysis • Bad Dream
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J e détestais être dérangé...Surtout dans ce genre de situation. Après tout, faut rester réaliste, je ne suis pas d'humeur à me casser la tête avec la famille d'à côté. Je suis Syrielle venait à ma rescousse en me marchant furieusement sur le pied alors que je venais de menacer le gamin. Ben quoi, je n'ai jamais été fort couches-culottes v'oyez. Bon, avec ma famille c'est autre chose. Je m'étais souvent occupé de mon frère et de mes sœurs, surtout du petit dernier. J'avais six ans quand il était venu au monde, du coup, j'en avais changé des culs avec lui ! Mais je n'avais jamais hésité à le faire. C'était mon frère, puis, la famille reste la famille. J'avais été jusqu'à partager ma chambre avec lui quand j'habitais encore dans le manoir familiale. Allant réconforter mes sœurs quand elles faisaient des cauchemars, me retrouvant souvent avec Marie et Adam dans mon pieu, ronflant comme des acharnés. Ah, les bons moments. D'ailleurs, ils ne se privaient pas pour venir régulièrement chez moi. Seule Léa se faisait plus discrète vu nos désaccords du moment. Elle l'avait bien cherchée. Mais soit. Léa restait ma sœur jumelle, cette âme qui me complète différemment que le lien que j'entretiens avec mon Parabataï. Mattias est mon double, ma moitié au combat. Léa, elle, l'est depuis notre naissance. « Bonjour. Veuillez excuser mon mari il s'est cogné la tête contre le mur tout à l'heure, ça l'a rendu grincheux, » Je grogne légèrement entre mes dents et pose un regard sur la néphilim. Tiens nous sommes mariés...intéressant. Je pose un baiser dans ses cheveux en observant le gamin montrer du doigt la jeune femme, annonçant qu'elle aussi avait des tatouages. Si seulement il savait...Je claque ma mâchoire comme si j'étais prêt à le mordre... Un vrai gamin. Puis, vous avez vu leurs gueules aussi, ça fait franchement pitié ! « Oui, on a tous les mêmes dans notre communauté. C'est pour prouver notre foi et notre amour pour notre Dieu suprême. » Je dois franchement me retenir d'exploser de rire. Passant une main devant ma bouche, un sourire mauvais en coin je dis d'une voix rauque. « Amen ! » Elle avait ce petit sourire de garce sur le visage que j'adorais tant. Adieu les jolies facettes, bonjour la vilaine Syrielle. Je passe une main autour d'elle, gardant ce sourire de psychopathe sur le visage. « Vous voulez entrer ? Nous pourrions faire du thé aux herbes et communier ensemble ? »

Non mais si jamais ils acceptes cette proposition moi je les tues....genre vraiment, gosses et parents, rien à foutre. Heureusement pour moi ceux-ci décline l'invitation – en même temps vu nos gueules ils avaient bien raison – et partir pratiquement en courant. Mais...mon gâteau... Non mais la seule bonne chose qu'ils avaient faits ils repartent avec. Mon regard se fait désespéré alors que j'observe la friandise s'en aller loin de moi et la porte se refermer me séparant radicalement du gâteau. « Ils sont pas près de revenir » Je ricane également en observant la jeune femme. « J'espère bien...parce qu'en plus ils ont chopés le gâteau avec. Puis, j'ai cru que j'allais étrangler les gamins. » Je frissonne devant cette idée. Les gosses ! Putain sérieux je préfère les chiots hein. Déjà que mes parents attendaient une descendance assez rapidement, histoire d'assurer la famille. Pourtant, je ne voyais mal faire des gosses avec Mina. Bon, elle était ma fiancée et de base elle est faite pour ça, porter mes gosses. Mais quand même...Non, même pas en rêve. Puis, j'ai vingt-six ans, je tue pour le plaisir vous m'imaginez papa ? Oh, attention, je ferais un très bon père je n'ai pas peur de ça, mais l'éducation que je donnerais à mes enfants serait assez...différente. Je sors de ma rêverie quand je sens les doigts de Syrielle glisser sur mon torse, un sourire aux lèvres. « Alors où en étions-nous ... ? » Alors, si je me souvenais bien nous en étions aux déshabillages, aux baisers et plus si affinité non...Rien cas cette idée je senti l'envie remonter en moi avec une foutue rapidité. Je ferme légèrement les yeux quand elle approche ses lèvres de mon oreille. « Tu m'a déjà prise dans la chambre et la cuisine, on pourrait peut-être essayer le salon et la salle de bain aujourd'hui qu'en penses-tu ? » Je répond directement à son baisé avec une envie surprenante, me laissant pousser en arrière sans opposer la moindre résistance. Entre deux baisers je ne peux m'empêcher de dire un sourire aux lèvres. « On peux faire toutes les pièces sans soucis ! »

Sauf que je tombe en arrière et me retrouve les fesses dans le canapé. Seigneur, j'irais tout droit en enfer, mais si l'enfer c'est ça j'y vais la tête la première ! « Ne bouge pas ... » Généralement je ne suis pas trop pour qu'on me donne des ordres...mais là, je me contente de l'observer un sourire aux lèvres alors qu'elle entreprend de déboutonner sa chemise, dévoilant un soutiens-gorge que je lui aurais bien arraché. Je bouge légèrement dans le canapé avec impatience. Je n'ai jamais aimé attendre, encore moins que la fille que j'aime se déshabiller de cette manière avec un foutu regard séducteur sur le visage. « Et si tu venais défaire le reste et prendre ton dû ? » Pas besoin de me le dire deux fois. « Putain, j'ai cru que tu me le demanderais jamais ! » Dis-je en sautant sur mes pieds pour foncer droit sur elle. Mes lèvres viennent capturer les siennes avec fougues, alors que sans grande délicatesse, je lui arrache le reste de ses boutons. Ben quoi, j'aime pas me la jouer romantique avec les boutons...Je la soulève du sol pour la déposer dans le canapé, me positionnant au dessus d'elle. Mon regard se plongea durant quelques instants dans le sien, alors que l'une de mes mains glissait de son ventre jusqu'à la poitrine. Cette fille est franchement magnifique. Je ne pense pas en avoir marre d'elle un jour, ce n'est absolument pas possible. Je viens déposer quelques baisers dans son cou avant de me redresser pour lui enlever son pantalon. « Chérie, la prochaine fois tu fou une jupe ! »

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Sujet: Re: SYSIS • Bad Dream   Ven 13 Mai - 11:53


Sysis • Bad Dream
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Syrielle pouvait être une véritable garce quand la situation le demandait. Parce que parfois, la douceur et la gentillesse n'étaient pas les bonnes réponses, parfois il fallait juste faire fuir les gens pour leur propre sécurité. Disons qu'en faisant fuir la famille en leur servant des mensonges comme quoi Genesis et elle faisaient partis d'une secte, Sissy leur avait à la fois sauvé la vie et sauvé son "couple" aussi. Parce qu'elle n'aurait pas supporté de voir Genesis assassiner cette famille qui ne demandait rien d'autre que d'être polie et accueillante avec ses nouveaux voisins. Ca lui fit bizarre d'appeler Genesis son "mari", peut-être parce qu'elle ne s'était jamais vue mariée et encore moins avec lui. Pas qu'elle ne le voulait pas juste que c'était un peu trop compliqué. Elle aurait tant aimé vivre dans une période moins troublée. Peut-être qu'alors leur couple aurait été compliqué mais au moins viable aux yeux de leurs familles. Là, rien ne l'était. Ils n'étaient pas fait pour être ensemble. Sissy le savait même si elle ne voulait pas voir ou y penser pour le moment. Pour le moment elle voulait juste profiter de l'instant, retourner dans ses bras, se perdre dans sa passion, dans son amour si violent et dysfonctionnel soit-il.

Refermant la porte elle sourit en faisant remarquer que les voisins n'étaient pas prêts de revenir. - J'espère bien...parce qu'en plus ils ont chopés le gâteau avec. Puis, j'ai cru que j'allais étrangler les gamins. Syrielle se mit à rire. Lui tout ce qu'il voyait c'était que la famille était repartie avec le gâteau. Elle laissa son rire s'envoler dans les airs, les entourer dans une bulle de bonheur, apaiser les tensions. - Je t'en ferais si il n'y a que ça pour te rendre heureux ! lança la belle brune en se rapprochant. Fini de jouer, elle avait bien l'intention de profiter de lui maintenant. Et le prochain qui les interrompe elle le tue elle même de ses propres mains. Bon ok non. Mais elle décida qu'elle ignorerait son portable, la porte et tout ce qui pouvait la séparer de Genesis avant au moins la fin de la journée. Voire de la nuit. Aussi entama t-elle le jeu, s'amusant à lui faire un strip-tease tandis qu'il était assit dans le canapé. Elle savait qu'il n'était pas patient. Elle le savait. Et pourtant elle prit tout son temps, rien que pour faire monter la tension. Elle le voyait trépigner d'impatience, il la regardait le regard brûlant, la dévorait du regard et elle senti des frissons courir sur sa peau, anticipant la prochaine étape.

N'y tenant plus elle même elle l'invita à finir le boulot. - Putain, j'ai cru que tu me le demanderais jamais ! rétorqua Genesis en sautant sur ses pieds, la faisant rire doucement. Oh oui elle aimait quand il était comme ça. A la fois brutal et doux, passionné et aimant. Il termina les boutons sans aucune patience, la laissant en soutient-gorge devant lui. Elle retrouva avec bonheur le goût de ses lèvres, jouant avec lui, mordillant sa lèvre inférieure avant de laisser sa langue danser avec la sienne. Elle ne se lasserait jamais de ça. De ses baisers, de ses mains caressant sa peau glissant de son ventre à sa poitrine. Il la déposa délicatement sur le canapé et elle se laissa faire, passant ses bras autour de son cou, dans ses cheveux, caressant sa nuque. Il s'affaira à lui enlever son pantalon. -  Chérie, la prochaine fois tu fou une jupe ! Encore une fois Syrielle rit alors qu'elle se retrouvait à moitié nue sous lui. Il était toujours habillé. Trop injuste à son goût ! Elle s'affaira alors à retirer son tee-shirt, le virant quelque part dans la pièce avant de déboutonner son jean, caressant son entrejambe par delà le tissus. Elle senti qu'il était déjà heureux de la voir. Parfait.

Ils se retrouvèrent rapidement à demi-nus, lui sur elle. Elle caressa son torse, son dos, l'approcha d'elle, se laissant aller dans ses bras, fermant les yeux et se cambrant sous ses baisers brûlants, ne poussant que des soupirs de plaisir et de plénitude. Dans ses bras elle oubliait tout. Le monde, la guerre, les démons, sa famille, le fait qu'il soit son ennemi, que leur amour était interdit, rejeté, repoussé. Non, quand elle était avec lui, il n'y avec qu'eux. Genesis et Syrielle. Syrielle et Genesis. Et rien d'autre ne comptait. Ouvrant les yeux elle plongea dans les siens. - Oublie les préliminaires aujourd'hui, j'ai pas la patience. Juste ... fais moi tienne ... murmura t-elle dans un souffle rauque, sa poitrine se soulevant au fil de ses respirations. Il n'en fallu pas plus, pour qu'ils se retrouvent nus tous les deux. Gardant les yeux ouverts, Syrielle caressa le visage de Genesis, traçant le contour de sa mâchoire, caressant sa joue alors qu'elle relevait la tête pour venir prendre ses lèvres dans un baiser passionné.
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Sujet: Re: SYSIS • Bad Dream   Ven 13 Mai - 20:47


Sysis • Bad Dream
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J Oui, d'accord, ce n'est pas spécialement romantique que de penser au gâteau. Mais la gourmandise est l'un de mes plus gros défauts. J'ai toujours un Twix sur moi ou dans ma voiture, au cas ou j'aurais un petit creux. Quoi que, pas besoin d'avoir un petit creux pour manger ce genre de saloperies hein. Alors, si en plus on me tape un gâteau au chocolat sous le nez pour partir avec sans me l'avoir donné. Non mais qu'elle cruauté quand même. Ils auraient pu servir à quelque chose...Mais non, ils m'ont enlevés la pâtisserie pour aller eux se la manger. Qu'ils s’étouffe avec leur gâteau tient ! Note à moi même ; leur acheter un gâteau et foutre du poison dedans, histoire d'avoir ma vengeance. Ni vu ni connu, intoxication alimentaire tout à fait banale et je n'en serais que l'auteur aux yeux des plus grands. Mouai. Bonne idée. Je sens Syrielle se rapprocher de moi alors qu'elle trouvait ma réaction amusante. « Je t'en ferais si il n'y a que ça pour te rendre heureux ! » Je ris doucement. Imaginer la jeune femme en train de faire à manger était assez tentant, avouons-le. Un petit tablier comme une bonne femme de famille...non, décidément je n'arrivais pas à imposer cette image à ma conscience. Je voyais trop la jeune femme sur le terrain, une arme en main, pour l'imaginer autrement. Aurons-nous un jour la chance de vivre une journée totalement banale ? Ici, dans cet appartement qui bordais nos sentiments, les gardant au chaud dans un cocon bien à nous ? Bonne question. Je ne pense pas que cela soit un jour possible. Après tout, nous étions forts demandés, aussi bien elle que moi dans nos camps respectifs. Alors qu'elle devait chasser les Obscurs et les démons, moi, je devais tuer et torturer les siens. Image dramatique et peux romantique si vous voulez mon avis. Nos portables ne cesseraient de sonner pour briser nos moments de complicités, pour ainsi, nous ramener à la réalité et briser nos rêves, nos espérances. Nous n'étions pas fais pour une vie simple et banale. Non, nous étions fais pour combattre, risquer nos vies pour les nôtres, point finale. Je craignais le pire pour la suite. Aucunes possibilités d'évolutions favorables pour notre couple. Pas de mariage, pas de vie commune, pas de mise en lumière ou de balades romantiques en dehors de ces murs.

« T'imaginer me faire un gâteau est vraiment très tentant. »
Dis-je un sourire aux lèvres, essayant ainsi de dissimuler toutes mes questions, toutes mes craintes. Parce que oui, pour vivre heureux vivons cachés, mais cette résolution ne pouvait tenir sur une longue durée. J'ai beau être un vrai dérangé du cerveau, je n'en reste pas moins un homme avec une vision d'avenir, même instable. Mais le moment n'était pas aux questions ou encore aux craintes, non, il était aux baisers et aux caresses. Mes lèvres retrouvent celles de la jeune femme, alors que nos langues se remettes à danser ensemble. C'était devenu instinctif, normal entre nous. Notre première fois avait laissé place à une autre fois, laissant l'envie à nos corps de se retrouver une fois de plus. Je me retrouve assis dans le canapé alors que mon regard brûlant observait la scène qui se déroulait. Les boutons qui se détaches, dévoilant cette peau que je désirais cruellement. A ses paroles je ne peux que me lever pour aller la retrouver, ne pouvant résister à cet appel de chair que je souhaitais absolument assouvir. La passion se ressent dans chacun de nos baisers, dans chacune de nos caresses alors que, doucement, je la plaçais sur le dos, me positionnant au dessus d'elle. Je m'acharne sur son pantalon alors que son rire résonne dans la pièce. Oui, la prochaine fois qu'elle mette une jupe ça sera bien plus rapide...enfin, c'était comme me demander de me foutre en short, chose que je ne ferais pas soyons clairs ! Rendant les choses plus équitables je sens mon tee-shirt être enlevé et jeté dans la pièce, alors que je pouvais sentir ses caresses ne faisant que m'exciter d'avantage alors que, comme moi auparavant, elle m'enlevait mon pantalon devenu de trop. A croire que nous étions destinés à nous envoyer en l'air dès que nous étions seuls. C'était presque alchimique. Nos corps s'appelaient, se réclamaient encore et encore, comme une soif insatiable qui ne disparaît pas. Nous sommes à moitiés-nus, pourtant, ça ne me dérange pas. Loin de là. Je nous trouves encore bien trop habillés. Je veux le sentir toute entière, je veux avoir accès à cette peau qui était mienne, ce corps qui était mien. Oui, Syrielle était à moi et j'étais à elle, c'était une évidence.

Mes lèvres ne cesses d'explorer sa peau. Passant de ses lèvres à son cou, allant par moment se perdre sur le haut de sa poitrine, alors que mon corps se colle à elle avec une envie certaine. Nos regards se croises alors que ma propre respiration semble s'être brutalement accélérée. « Oublie les préliminaires aujourd'hui, j'ai pas la patience. Juste ... fais moi tienne ... » Je souris avec amusement face à sa demande. Je n'allais pas refuser, ayant moi-même envie de passer le moment des préliminaires pour aller directement à la partie importante. Rapidement nos corps étaient à présents nus, alors que nos regards ne se décrochaient pas, comme hypnotisé l'un par l'autre. Je sens ses doigts tracés le contour de mon visage, alors que l'une de mes mains se posa dans ses longs cheveux noirs. Je viens déposer un baiser sur ses lèvres, poussant un soupire de bien être, alors que mon corps contre le sien en réclamait d'avantage. Écoutant mes envies, je plie devant sa demande d'il y a quelques minutes faisant ainsi de Syrielle mienne. Ne formant plus qu'un avec elle une fois de plus, laissant mes pulsions prendre le dessus, mélangeant celles-ci aux sentiments que j'éprouvais pour la jeune néphilim.

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Sujet: Re: SYSIS • Bad Dream   Sam 14 Mai - 16:02

Pas pour les enfants -18 sorry:
 

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Sujet: Re: SYSIS • Bad Dream   Dim 15 Mai - 21:55

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Sujet: Re: SYSIS • Bad Dream   Dim 15 Mai - 22:57

Pas pour les enfants -18 sorry:
 

Appuyés l'un contre l'autre, le souffle court, le coeur battant à mille à l'heure, ce moment de douceur était parfait après ce brutal instant de pur plaisir. -  Il faut vraiment qu'on arrête de coucher ensemble sans préservatif mon ange. Il va nous arriver des bricoles, murmura alors Genesis. Syrielle sourit. - Ca va j'ai refais mon injection la semaine dernière alors on peut le faire autant qu'on veut on ne craint rien, rétorqua t-elle avec douceur. Si elle avait pu prévoir le futur, elle n'aurait jamais prononcé ces mots là mais elle était une Chasseuse d'Ombres, pas une voyante, aussi ne pouvait-elle rien prévoir. Genesis sourit et la déposa doucement à côté de lui, les séparant alors qu'il allait chercher de l'eau, entièrement nu. Syrielle se mordit la lèvre inférieure en admirant la vue. Il était tellement beau. Et il était tout à elle. - Tu reste pour la nuit ou tu dois rentrer à l'institut ? lui demanda t-il en même temps. Syrielle prit le temps de s'étirer sur le canapé, remettant sa culotte en dentelle puis attrapant le tee-shirt de son amant pour le passer. Il lui était bien trop grand, lui arrivant mi-cuisse. - Je reste. J'ai prévenu que je passais la nuit chez un "ami". Elle lui sourit, malicieuse en s'approchant et déposa un rapide baiser sur ses lèvres tout en lui piquant sa bouteille d'eau, buvant de grandes gorgées avant de la lui rendre. Et j'ai faim d'ailleurs. Elle regarda dans le frigo. Il n'y avait pas grand chose. Il faudrait faire des courses. Bon elle irait demain. Si ils devaient se voir ici, autant qu'ils s'achète à manger. - Ok j'vais commander un truc à manger. Pizzas c'est bon ? Ou tu préfère du chinois ? On n'a pas fini l'autre jour, lança t-elle espiègle. Genesis lui rétorqua qu'il s'en fichait. Les deux lui allait. - Bon ben je commande les deux alors ! s'exclama Syrielle en riant. En deux coups de téléphone c'était bouclé, manquait plus qu'à attendre.

Dieu merci tout arriva très rapidement. Elle mourrait littéralement de faim et était toujours en tee-shirt en allant ouvrir. Elle sourit au livreur du chinois et discuta un peu avec lui puisqu'elle le connaissait. En refermant elle croisa le regard de Genesis et haussa les épaules. - Quoi ? Je le connais j'allais pas lui fermer la porte au nez ! Détresse, lança t-elle d'un ton désinvolte en posant tout sur la table basse. Elle s'assit en prenant une grosse part de pizza au chorizo, mettant ses jambes en travers des cuisses de son amant. - Mmmh ... j'avais faim !! s'écria t-elle en dévorant sa part. Elle regarda le jeune homme, l'admirant doucement de profil alors qu'il dévorait tout ce qui passait à portée de ses mains. Il était beau. Elle s'était déjà fait la réflexion mais ne pouvait s'empêcher de la refaire encore et encore. Son coeur accélérait quand elle le regardait, il s'emballait le pauvre, victime de tous les sentiments qu'il lui faisait ressentir. Il n'avait plus l'habitude, elle l'avait préservé si longtemps de toute approche. Mais lui était si particulier, si unique à ses yeux. - Parle moi de toi. De ta famille, demanda t-elle alors d'une voix douce. Elle savait bien sûr comment était sa famille, elle voulait juste voir comment Genesis les voyait eux, à quel point sa famille était importante pour lui. Elle voulait qu'il lui parle, qu'il lui raconte. Elle voulait tout connaître de lui, curieuse comme elle était. Au moins pour avoir, le temps d'une journée, d'une nuit, l'impression qu'ils étaient un couple normal et non pas totalement dysfonctionnel.
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Sujet: Re: SYSIS • Bad Dream   Mar 17 Mai - 9:36


Sysis • Bad Dream
Monsters stuck in your head, we are, we are, we are. Monsters under your bed, we are, we are. We are Monsters.

L e corps tendu par l'effort, je laisse mes muscles se détendre face à ce plaisir qui venait d'exploser en moi. J'aurais aimé rester ainsi toute mon existence, isolé de cet univers qui ne cessait de nous séparer de diverses manière. Oui, j'aurais voulu exister à travers elle sans jamais en avoir à me mordre les doigts. J'aurais aimé vivre cette relation sans nos complications, sans la peur de voir des représailles tomber sur le joli visage de Syrielle. Puis, j'étais coincé entre ma famille et l'amour que je lui portais, aussi malsain soit-il. « - Ca va j'ai refais mon injection la semaine dernière alors on peut le faire autant qu'on veut on ne craint rien » Une injection ? Non mais que ne faut-il pas entendre. Les filles se font carrément des injections pour ne pas tomber enceinte. Heureusement, merci seigneur, j'étais un mec et le préservatif me suffisait amplement. Quoi que, avec elle j'avais tendance à l'oublier cruellement, le pauvre pourrissait dans la poche de ma veste. Je l'entendais d'ici hurler après mon service trois pièces vous voyez. En mode ; ne m'oublies pas, je veux être utilisé. Ben non ! Reste ta gueule dans ma poche, je n'ai pas besoin de toi avec la femme de ma vie. Enfin, pas actuellement. Le fait qu'elle me dise ça me rassura assez. Si seulement j'avais su...ben j'aurais pas fais cette blague stupide mentale sur mon préservatif ! « Intéressant...non mais en vrai vous êtes des sadiques dans l'âme vous les femmes. Pilules, injections et tout le reste de vos petits objets éradiquant les bébés...je dis vous êtes pire que moi quand on y pense. » Je ris légèrement et pose un baiser sur son nez avant de me dégager d'elle, la repoussant sur le côté histoire de me lever pour aller prendre une bouteille d'eau. Je peux sentir le regard de Syrielle caresser mon corps nu et c'est assez agréable. Je me sais séduisant, Mattias avait même tendance à me dire que je portais une rune de beau gosse attitude vous voyez. Ça me faisais assez rire car mon parabatai était tout aussi beau que moi. Le charme des Obscurs hein. Des vilains garçons...A croire qu'elles tombent toutes devant la noirceur des âmes rongée par les ténèbres.

J’attrape la bouteille d'eau et questionne la jeune femme sur ses projets de la soirée. Allait-on passer la nuit ensemble ? Ou encore, allait-elle m'abandonner dans cet appartement qui était à présent le nôtre. « Je reste. J'ai prévenu que je passais la nuit chez un "ami". » Je souris avec amusement quand je la vois se lever vêtue de mon haut bien trop grand pour elle. Sexy attitude s'il vous plait. Manquerait plus qu'elle me vole mes boxers, dans une vie de couple les femmes ont tendances à le faire...j'allais devoir les cacher en mode mes boxers pas les tiens...J'allais pas lui voler ses petites culottes, manquerait plus que ça ! « Heureux de savoir que je suis un ami, t'aurais dû dire un ami version amélioré... » Je ricane simplement et elle me vole ma bouteille d'eau après un rapide baiser auquel je réponds. « Hey ma bout... » Mais déjà celle-ci revient dans mes mains et je lui lance un regard faussement accusateur. Elle va dans le frigo et moi je me dirige vers mon boxer que je trouve non loin du canapé, enfilant celui-ci avec agilité je prend enfin le temps de boire plusieurs grosses gorgées d'eau histoire de m'hydrater après l'effort. « Ok j'vais commander un truc à manger. Pizzas c'est bon ? Ou tu préfère du chinois ? On n'a pas fini l'autre jour » Je me laisse aller dans le canapé lourdement, refermant la bouteille pour la jeter sur la table de salon. « Je m'en fou tant que ça se manger...putain j'ai la dalle en vrai. » Je penche la tête en arrière pour lui rendre son petit sourire alors qu'elle me dit commander les deux. Un coup de téléphone passé et il ne restait plus cas attendre. J'allume la télévision tout en faisant chier Syrielle durant l'attente, me plaignant qu'elle m'avait mordu, que j'avais faim, que j'avais mal au doigt de pieds...bref, un vrai casse-couille. La sonnette retenti enfin et Syrielle se leva habillée de mon haut...chose que je n'appréciais guère, surtout quand la voix d'un homme retenti derrière la porte. Non mais sans gêne, il veut pas une photo. Et en plus elle discute avec ! Mon regard s’assombrit avec une violence incontrôlable. Quand enfin elle revient la jeune femme peut remarquer mon air mauvais et mécontent. « Quoi ? Je le connais j'allais pas lui fermer la porte au nez ! Détresse »

Je grogne entre mes dents. « Ouai ben la prochaine fois t'enfile un pantalon sinon c'est moi qui vais ouvrir...sinon je lui tranche la gorge à ce livreur. » Le pire c'est que j'en étais parfaitement capable. Nous commençons à manger et mon visage se détend devant cette nourriture. Ouai, une chose qui sait me calmer c'est manger...cherchez pas je suis un gros gourmand de naissance, voir un estomac sur patte. Les jambes de Syrielle sur mes cuisses, j'attrapais une pare de pizza l'engouffrant avec rapidité avant de m'attaquer aux nouilles. « Parle moi de toi. De ta famille » Je fronce les sourcils en tournant les yeux vers ma petite-amie ? Bon, c'est enfantin ce mot, vers ma compagne ? Na, ça fait trop vieux. Vers celle que j'aime. Ouai, le mot juste. « Oulà...t'as pas l'intention de t'en servir contre moi hein...Genre, si c'est le cas pas de quartier chérie. » Dis-je un petit sourire moqueur aux lèvres, tout en étant néanmoins très sérieux. Mais soit, pour une fois je laissais nos différents camps de côté et m'appuyais dans le canapé, le paquet de nouille appuyé sur ses jolies jambes. « Que dire..Mon père on l'appelle le sanguinaire, ma mère la reine des glaces. J'ai deux frères et quatre sœurs, dont une est un vampire et mon aîné aussi ainsi que mes parents ça va de soit. J'ai un ascendant aussi, Balthazar, tu dois le connaître de nom, c'est comme un frère et le créateur de ma sœur jumelle que tu as déjà eu le plaisir de rencontrer. » Dis-je en ricanant tout en engouffrant des nouilles. « Ilch nych a pach grandch chauch ach dirche. » Ouai, parler la bouche plein ça donne un truc comme ça. J'avale en riant. « Non mais en vrai, contrairement à ce qu'on pourrais croire, entre nous nous sommes adorables. Bon, on a été drillé à tuer...torturer...mais on s'aime et surtout on se respectes. Unis même dans l'adversité. »
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Sujet: Re: SYSIS • Bad Dream   Jeu 19 Mai - 11:58


Sysis • Bad Dream
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Genesis s'inquiète vaguement des répercussions que peuvent avoir leurs amours sans protection. C'est bien le moment tient, il aurait pu y penser avant. Ah ces hommes ! Mais Syrielle le rassure, elle a refait une injection contraceptive la semaine précédente et c'est censé durer trois mois. Elle le rassure. Il la taquine. - Intéressant...non mais en vrai vous êtes des sadiques dans l'âme vous les femmes. Pilules, injections et tout le reste de vos petits objets éradiquant les bébés...je dis vous êtes pire que moi quand on y pense. Syrielle lui lance un sourire narquois. - Ouais on en a marre de les élever seules tu vois, raille t-elle en atterrissant sur le canapé alors qu'il se lève pour aller chercher à boire. Elle ne dit pas forcément ça pour lui mais elle voit tellement de femmes élever leurs enfants seules parce que les hommes n'assument pas ou préfère la guerre à l'éducation qu'elle n'a pas pu s'empêcher de le sortir. Au passage, elle se relève aussi, lui taxe sa bouteille et la lui rend juste avant qu'il ne râle puis décide d'aller commander à manger. Elle meurt de faim et ils n'ont pas fait de courses depuis que le sorcier est allé rejoindre les siens dans l'Autre-Monde. Syrielle s'en voudrait presque de lui prendre sa maison. Presque. Pas qu'elle soit méchante, juste que lui n'en n'a plus vraiment l'utilité et que ça leur permet à Genesis et elle de pouvoir se retrouver sans que personne ne vienne leur pourrir la vie. Ou presque.

La nourriture arrive vite. Syrielle discute un peu avec le livreur chinois. Quand elle rentre, elle croise le regard furieux de Genesis. Bon Dieu que cet homme est possessif et jaloux. Elle n'a jamais vu ça. - Ouai ben la prochaine fois t'enfile un pantalon sinon c'est moi qui vais ouvrir...sinon je lui tranche la gorge à ce livreur. Syrielle se mit à rire. - Laisse tombe Gene, je pourrais lui ouvrir nue qu'il ne me remarquerait toujours pas ! Il est cent pour cent gay et sur le point de se marier aussi ! Ce qui fait que pour le coup, c'est moi qui ne te laisserais pas ouvrir, tu es plus son genre que moi ! rétorqua t-elle toujours amusée, le regard pétillant. Elle a décidé d'affronter les sautes d'humeurs colériques de Genesis par sa bonne humeur - qui se décide enfin à refaire surface - plutôt qu'avec sa propre colère qui engendrerait plus de morts qu'autre chose. Ils s'installent tous les deux sur le canapé, l'un près de l'autre, les jambes de Syrielle en travers des cuisses de Genesis comme si ils avaient inconsciemment besoin de se toucher, de se rassurer de la présence de l'autre. Pour une fois ils ont l'air d'un couple tout à fait banal. La télé fait office de fond sonore tandis qu'ils discutent en dévorant leur repas.

Syrielle a envie d'en savoir plus sur Genesis. De savoir comment est sa famille, comment sont leur relation. - Oulà...t'as pas l'intention de t'en servir contre moi hein...Genre, si c'est le cas pas de quartier chérie. Syrielle lui lance un regard pétillant d'humour. - Mon amour, je n'ai pas besoin de ta famille comme argument contre toi. Seulement de ça .. le taquine t-elle en se désignant. C'est drôle. Ils se taquinent, ils s'amusent, elle à ce regard pétillant qui lui a si souvent fait défaut ces dernières années, l'atmosphère est douce, légère, c'est comme si tout était normal. Ils sont dans leur bulle et Syrielle ne veut plus jamais en sortir. Genesis lui parle de sa famille, de son père surnommé le Sanguinaire et sa mère qu'on appelle la Reine des Glaces. Ils sont nombreux. Il est le second. Elle l'écoute avec attention, grimaçant légèrement au nom de Léa. Oui, elle, elle l'a connait, pas de soucis de ce côté là. On ne peut pas dire qu'elles s'adorent en plus de ça chacune désirant tuer l'autre. - Ilch nych a pach grandch chauch ach dirche, balance Genesis en avalant ses nouilles. Syrielle se met à rire doucement, se joignant à son amant. - Tu disais ? Désolée je ne parle pas couramment l'Osborn à la bouche pleine lance t-elle amusée. Elle n'aurait jamais imaginé une scène pareille quelques heures auparavant. - Non mais en vrai, contrairement à ce qu'on pourrais croire, entre nous nous sommes adorables. Bon, on a été drillé à tuer...torturer...mais on s'aime et surtout on se respectes. Unis même dans l'adversité. Syrielle sourit et hoche la tête. - Ca c'est génial une famille qui s'aime.

Elle attrape du riz boeuf, légumes et sauce aigre douce qu'elle attaque. - Le surnom de ma mère c'était l'Amazone. Elle lui lança un petit sourire en coin. Et mon père ont le surnommait le Traqueur autrefois. Et tu connais le reste de ma famille. Je suis très proche de mes cousins, particulièrement des jumeaux. Et ma petite-soeur est en train de s'acclimater à sa nouvelle nature de louve. On est très unis nous aussi même si ça part un peu en vrille depuis quelques mois. Son regard s'assombrit un peu mais elle se force à sourire et a garder sa légèreté. Ma mère était quelqu'un d'incroyable. Je pense que tu l'aurais apprécié. On dit que je tiens d'elle. Elle ne sait pas pourquoi elle lui parle de sa mère. C'est sorti comme ça. Pourtant sa mère est un sujet tabou pour elle depuis sa mort. Mais c'est facile de parler avec Genesis. C'est comme si c'était normal, naturel. Ca lui fait un peu peur à la Lightwood mais elle décide de laisser sa peur de côté et d'en profiter pour le moment. - Pourquoi Léa a décidé de devenir vampire et pas toi ? demande t-elle curieuse sans savoir que c'était un sujet délicat.
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Sujet: Re: SYSIS • Bad Dream   Dim 22 Mai - 23:17


Sysis • Bad Dream
Monsters stuck in your head, we are, we are, we are. Monsters under your bed, we are, we are. We are Monsters.

«  - Ouais on en a marre de les élever seules tu vois » Je hausse légèrement les sourcils fasse à ses paroles, tournant les yeux vers elle. Si il y avait bien une chose que je n'acceptais pas c'était ce genre de mecs, mais également ce style de réflexions. « Ne mets pas tout le monde dans le même sac Lightwood. Si certains mecs n'ont pas le sens de la famille, certains ont ça dans le sang, comme moi. Si je devais mettre une femme enceinte j'assumerais jusqu'au bout. Les liens du sang sont plus forts que n'importe quoi. Souviens toi en. » Ma voix avait été assez cassante sur le moment. Bon, elle m'avait piqué à vif dans un sujet de conversation assez étrange, néanmoins, elle savait ainsi où mes pensées se figuraient à ce sujet là. Oui, je n'appréciais pas spécialement les gosses, surtout quand ils n'étaient pas de ma famille. Néanmoins, j'avais élevé mes plus jeunes sœurs, ainsi que mon frère. Je savais changer une couche, donner un biberon. Je savais me lever la nuit pour réconforter un cauchemars quelconque là ou mes parents restaient endormis, prétextant qu'ils devaient s'endurcir et cesser de croire aux abominations et faire face à leurs peurs. Non, moi je me levais pour caresser leurs cheveux, posant quelques baisers sur leur front, les accompagnant dans un sommeil moins agité. Mais ça, elle ne pouvait pas le savoir, seuls les Osborns étaient au courant de cette flamme paternel qui brûlait vivement en moi. Je me crispe doucement en réalisant que j'avais sûrement été fort froid dans mes paroles, mais également sec et brutale. Du coup, je soupire en la laissant prendre ma bouteille d'eau, la reprenant quand elle eu fini de boire. J'aurais pu lui demander pardon, mais non, j'avais juste exprimé mes opinions sur la question. Les hommes qui n'assumaient pas d'avoir engrossé une femme et bien, ils méritaient une castration sur le champ et je me serais fais un plaisir d'en être l'auteur. Pas étonnant que, généralement, je pensais à prendre mes précautions. Mais bon, Syrielle se protégeait toute seule et ça m'évitais ainsi de le faire...Même si deux précautions valent mieux qu'une hein. En-même temps, si elle faisait des injections je n'avais pas à me tracasser. Si ? Ok, il fallait que j'arrête de me monter la tête. Ce qui est fait est fait, il était trop tard pour m'en inquiéter.

Le livreur fait donc son entrée et je ne peux m'empêcher de ressentir cette bouffée de jalousie s'emparer de moi. J'ai envie de sortir l'une de mes lames et de lui planter en plein milieu du front. Crevard ! Si jamais il approchait de ma femme je le tuais sur place. Heureusement, Syrielle finit par refermer la porte alors que je grognais des paroles qui puaient la colère et la jalousie. « Laisse tombe Gene, je pourrais lui ouvrir nue qu'il ne me remarquerait toujours pas ! Il est cent pour cent gay et sur le point de se marier aussi ! Ce qui fait que pour le coup, c'est moi qui ne te laisserais pas ouvrir, tu es plus son genre que moi ! » Pardon ? Ouai, bon sur le coup j'aurais pu me sentir con, mais non...Gay ou pas, on approche pas de ma Syrielle, elle est à moi et à personne d'autre. Je refusais catégoriquement de partager, que ce soit avec un homme ou pas...ou un demi...ou un Gay. Bref, vous avez compris l'image quoi. « M'en fou...ça change pas la done. Puis, si il m'approche je lui tranche la gorge aussi. Du coup, ça ne lui laisse pas beaucoup de marges de manœuvres à ton livreur pratiquement marié. » Et oui, faut pas chercher je suis même jaloux d'un gay... Elle vient se reposer près de moi et nous commençons à manger. Je laisse la télévision allumée pour avoir un bruit de fond, alors que je salive devant toute cette nourriture. Que demander de plus. Moi, dès qu'il y a de la bouffe je suis littéralement fou de joie. Un couple presque normal, voir banale. Nous partagions un repas ensemble, laissant nos sourires, notre amour nous envelopper alors qu'il n'existait plus rien d'autre que nous deux. Je n'avais jamais eu une relation de la sorte. Aussi naturelle, aussi douce et sentimentale et, pour une fois, ça ne m'était absolument pas désagréable. « Mon amour, je n'ai pas besoin de ta famille comme argument contre toi. Seulement de ça .. » Je lève les yeux au ciel face à ses paroles alors qu'elle se pointe du doigt. Attention, mademoiselle attrape la grosse tête maintenant. Je risquais gros en lui parlant de ma famille, de mon petit univers que personne ne partageait en général...Elle était unique, une preuve que je l'aimais assez pour la faire entrer dans ma bulle.

La discussion dévie sur ma famille alors que j'explique qui ils sont. Je parle la bouche pleine aussi, ce qui amusa pas mal la jeune demoiselle. Image cocasse quand on savait de quoi nous étions tout les deux capables... « Le surnom de ma mère c'était l'Amazone.Et mon père ont le surnommait le Traqueur autrefois. Et tu connais le reste de ma famille. Je suis très proche de mes cousins, particulièrement des jumeaux. Et ma petite-soeur est en train de s'acclimater à sa nouvelle nature de louve. On est très unis nous aussi même si ça part un peu en vrille depuis quelques mois. » Je prend une part de pizza tout en l'observant simplement. Oui, je savais que sa sœur avait été mordue, je savais également que sa mère avait été tuée par des Obscurs et je connaissais les coupables. J'aurais dû faire partie de la mission, mais au dernier moment j'avais été placé ailleurs pour une mission de torture différente...comme moi, les destin avait tout prévu d'avance. « Ma mère était quelqu'un d'incroyable. Je pense que tu l'aurais apprécié. On dit que je tiens d'elle. » Je mâche mon bout de pizza en levant un sourcil. « Je l'aurais sûrement appréciée, oui, mais elle...disons que je ne suis pas le mec dont elle aurait rêvé pour sa fille chérie hein. » Mes paroles n'étaient pas méchantes, non, mais réaliste. Un Osborn avec une Lightwood... Autant mes parents pourraient peut-être passer au dessus si elle daignait nous rejoindre, autant sa famille ne le pourrait pas étant donné mes nombreux actes cruels à mon actif. « Pourquoi Léa a décidé de devenir vampire et pas toi ? » Je détourne brutalement les yeux alors que cette simple question sembla me couper l'appétit. Je n'étais pas sensible en général, me braquant rarement quand il s'agissait de parler des miens. Néanmoins, Léa était devenue un sujet assez sensible. « Elle avait sûrement peur de mourir...elle en avait marre de m'attendre aussi je suppose. Mais, disons que je ne me vois pas devenir vampire sans avoir eu un enfant préalablement. »

Léa n'a jamais souhaité avoir de gosses. Pour ça nous étions franchement différents, moi, fonder une famille était dans mes projets. J'avais quand même plus de vingt-cinq ans, du coup, j'aurais aimé assurer une certaine descendance avant de devenir une créature de la nuit. « Je pense qu'elle voulait aussi imposer une différence entre nous, mais en faisant ça, elle a juste fini par nous éloigner...c'est compliqué. Je me suis toujours occupé de mes sœurs et de mon plus jeune frère. Mes parents étaient souvent en mission à cette époque, ma mère était épuisée devant notre nombre. Alors, Joshua lui était toujours plongé dans ses livres et moi plongé dans les couches et dans les biberons. » Je ris légèrement, un sourire moqueur qui m'était destiné. « Un vrai baby-sitter. »
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SYSIS • Bad Dream
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