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 cause you and I, we know pain ( louis )

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Sujet: cause you and I, we know pain ( louis )   Sam 7 Mai - 1:21

only family know the same pain
camille de lornet & louis de vallincourt

Rien n’était plus possible pour Camille. Dormir, manger, se lever, faire son boulot. Elle dépérissait dans un cycle infernal depuis deux jours. Le manque de sommeil la rendait encore plus irritable qu’auparavant. Encore plus à fleur de peau. Elle regardait le monde avec un regard de dégoût et de mépris, un regard qu’elle n’avait encore jamais eu auparavant. Avant, c’était un espoir innocent qui fleurissait jour après jour dans son cœur. L’espoir que cette guerre silencieuse et si terrible prenne fin, avec la victoire du côté des anges. Maintenant, ce n’était que l’amer certitude que seul un miracle saurait sauver ce monde à la dérive. Seul dans cette chambre oppressante, elle essayait de trouver un sommeil fuyant, aussi volatile que le vent, mais rien ne venait. Pas un grain de sable du marchant ne vint effleurer sa joue et l’emporter dans un profond sommeil. Cachant une bouteille de vin rouge dans le fond de son armoire, elle la prit et la mise dans un sac, ainsi que quelques timbales en plastiques et un poignard au cas où. On est jamais trop prudent. La jeune femme n’avait qu’une envie, déversé ses larmes dans la plus grande des solitudes et pleurer un peu sur la mort de Benjamin. Elle, qui se montre si forte et si froide, qui ne verse une larme devant personne et prend la vie qu’on lui tend à bras le corps, en a marre de garder ce masque sur son visage. Elle a envie de craquer, de céder, de laisser son corps s’exprimer aussi longtemps qu’il le souhaite. De crier, de pleurer et se plaindre de sa vie de merde. C’est ainsi qu’elle était depuis quelques jours, sur le bord de la falaise, prête à sauter dans le vide pendant que l’absence de Benjamin devenait de plus en plus pesante. Bien entendu, elle l’a toujours été. Trois ans et pas un jour où elle n’a pas arrêté de penser au visage de son mari avant sa mort, ce sourire si éblouissant, les courbes de ses lèvres, la couleur de ses yeux gris. Tout était enregistré dans la mémoire de la jeune femme. Son sac au bras et sa bouteille tintant légèrement, elle se dirigea vers la passerelle de l’Institut. Cet espèce de pond qui donne accès au ciel, aux étoiles et à une solitude bien recherché à des heures indues de la nuit. Sans réellement regardé qui passait à ses côtés, elle se retrouva très vite seule, les pieds dans le vide, sa bouteille de vin ouverte à ses côtés et la tête vers les étoiles. « Hey Benjamin. » Parler à son mari décédé, chose habituelle chez la jeune femme. Elle n’avait pas de tombes à aller visiter, pas de reliques de lui à part son alliance qui ne la quittait jamais. A défaut de parler à quelqu’un, elle parlait donc aux étoiles. Ici. « Tu me manques tu sais. Trois ans et tu n’as rien fait d’autres que de me manquer. » Elle boit, seule et pitoyable au bord d’un pont désert. « Tu sais quoi, il est peut-être temps non ? Temps que je refasse ma vie, que je t’oublie. » Quel mensonge, quelle idiotie. Il n’y a rien qui pourrait faire Camille oublier Benjamin. Elle l’a aimé passionnément, lentement, avec une douceur qui lui était inconnue mais une force surhumaine. Elle n’a pas hésité à sa demande, elle n’a pas hésité à leur premier baiser. C’était trop simple avec lui, trop facile. « Comment je peux oublier hein ? Comment je peux oublier la douleur dans mon cœur ? Dis-moi, Benji. » Les larmes sur ses joues coulent sans regret. Elle lâche enfin tout. Elle entend alors un bruit à sa droite et se remet sur ses pieds en un instant, son poignard déjà en main. Les larmes sur ses joues essuyées furieusement d’un geste de la main, elle fait face à son adversaire avant de reconnaître son cher cousin. « Louis. Tu m’as presque fait peur. » Laissant son bras tomber, elle remet le poignard dans sa botte et dépose un léger baiser sur la joue du jeune homme. « Qu’est-ce que tu fais là ? Tu dors pas ? » Visiblement non Camille. Se remettant dans sa position initiale, elle lui tendit un verre de vin. « C’est pas le vin de France comme on a l’habitude mais c’est buvable. » Laissant ses jambes pendre dans le vide, elle se reposa sur l’épaule de son cousin, celui qui avait à peu près la même expérience qu’elle, qui savait ce que ça faisait de perdre une personne du jour au lendemain, sans la moindre espérance de la revoir un jour. « Tu penses que je suis damnée ? A perdre tous les hommes que j’aime, tous ceux qui comptent ? » Vidant son verre d’un seul trait, elle se remplit un autre verre, les larmes aux yeux et l’envie de mourir au cœur.

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@louis de vallincourt
 
cause you and I, we know pain ( louis )
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