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 Louis & Jaya ϟ friend like me

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Sujet: Louis & Jaya ϟ friend like me   Ven 6 Mai - 10:35

Dans un monde parfait, Jaya était une jeune fille ordonnée avec un goût prononcé pour les tâches ménagères. Et les maisons étaient en chocolats et du café coulait à flots de fontaines en libre service tous les cinquante mètres. Donc autant dire que tout cela était complètement illusoire. Elle avait fait l'effort de faire du café – certes elle le préparait dans tous les cas mais l'effort demeurait notable. Elle avait bien pensé à ranger les quelques fringues qui traînaient ou à faire la vaisselle dans l'évier mais elle se ravisa rapidement. C'était de Louis dont on parlait. Il était déjà venu dans son appartement et elle ne voyait pas pourquoi elle devait changer quoique ce soit. Il savait à quoi s'attendre en emménageant chez elle. Au contraire, si elle en faisait trop, il risquait de penser que ce serait comme ça tous les jours. Elle ne voulait surtout pas lui donner de mauvaises impressions. Bon, à vrai dire, elle avait bien fait un petit effort... Elle avait préparé le lit du jeune homme. Enfin. Elle avait posé les draps, soigneusement plié, au bout du lit, ouvert la fenêtre pour aérer... Et voilà. Oui. Jaya était une amie très attentionnée. Attachant ses cheveux dans leur queue de cheval habituelle, elle se servit une deuxième tasse de café et ouvrit la porte du frigo pour voir s'il restait assez de bières pour fêter l'arrivée du jeune homme – on était jamais trop sûr d'en avoir assez. En refermant la porte, Jaya entendit un bruit qui l'amena jusqu'à l'entrée de son appartement. Elle ouvrit la porte avant qu'il ne frappe. Jaya s'appuya sur le chambranle de la porte, et détailla le jeune homme de la tête aux pieds. Il portait un carton, mais ce n'était pas pour autant que la jeune femme allait se pousser pour le laisser entrer. A la place, elle porta une main au niveau de son cœur, faussement émue. « L'enfant a finalement quitté son nid. » Elle parvint à maintenir son expression pendant à peu près une demi-seconde avant qu'elle ne lève les yeux au plafond et fasse un signe à Louis d'entrer. « Si c'est une invitation que t'attends, tu risques d'attendre longtemps, bouge tes fesses. » Certes, pour ça, il aurait fallu qu'elle se pousse de l'entrer mais ce n'était qu'un détail. Levant un doigt qui se voulait un peu menaçant, elle ajouta : « Et ne fous pas le bordel partout. » C'était peut-être un poil hypocrite de dire ça, même Jaya devait le reconnaître.
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Sujet: Re: Louis & Jaya ϟ friend like me   Mar 31 Mai - 19:26

what you know about rocking a wolf on your noggin?
JAYA & LOUIS

roses are red, violets are blue, i thought voldemort was ugly but then i saw you. ✻✻✻ Elle est là. Muette, interdite. Silencieuse sans vraiment l’être – le fait qu’elle n’ouvre pas la bouche ne calme en rien le brouhaha de ses pensées, bruits inquiétants et désordonnés qui ricochent à l’intérieur de son crâne et finissent invariablement par émaner de son entière personne. Ses cheveux sont striés de tresses et ses bras se croisent et se décroisent sur sa poitrine. Son regard mordoré est braqué sur lui, ne le lâchant pas. Et même lorsqu’elle bat des paupières, elle semble toujours l’observer. Droite dans sa belle robe aux tons doux, automnaux, Louise de Vallincourt joue avec sa stèle. Manifestement nerveuse, vraisemblablement perplexe. Elle se tient à l’entrée de la chambre de son fils, croit peut-être représenter un quelconque obstacle pour lui. Et l’absence de sons dont elle le gratifie n’est pas le seul élément qui, aux yeux du brun, serait susceptible de la faire ressembler à une statue. L’immobilité tient également un rôle dans tout ça, quand bien même ses mains s’emmêlent et se démêlement, rendant fou celui qui ose s’attarder trop longtemps sur l’impossible danse qu’elles mènent. Et même parait-elle ne pas respirer, comme insensible à la vie qui l’entoure. Elle pourtant si réceptive à l’appel du monde. Mère exemplaire répondant volontiers aux échos du vivant. Mais le poids de ses prunelles l’écrase, au gamin, et pour tout le temps qu’il passe à paqueter ses effets – mais « tout foutre dans un gros carton » pourrait s’avérer être littéralement plus correct – le feu dans ses yeux n’a de cesse de lui brûler le dos, et lui de faire comme si de rien n’était, cependant terriblement mal à l’aise. Et puis finalement, de gêne plus que de colère, l’enfant fait volte-face, posant ses iris boisés sur l’oie boudeuse. « Même les filles me font pas la gueule. » commence-t-il en haussant les sourcils, intonations accusatrices qu’il ne cache pas. Le fait qu’Axelle et Lolita soient restées insensibles face à l’annonce du départ de leur aîné n’a rien de foncièrement surprenant. Elles sont grandes, maintenant. Lui l’est encore plus. Il s’applique à faire son lit, quand bien même il n’y dormira pas ce soir. Il fait ça pour elle, parce qu’elle aime quand tout est impeccable. L’Institut est agréable, beau, propre. Ça oui. Tout comme il faut, sans compter que tous ceux qu’il aime – ou presque – y logent. Mais peut-être qu’il est justement là, le problème. L’Institut c’est sa maison, à Louis. Et à vingt-sept ans on a envie d’en partir, de la maison. Et puis c’est pas comme s’il partait habiter en Alaska, merde ! Le quartier où se situe l’appartement de Jaya n’est pas bien loin d’ici, au cœur même de Chicago. Il continuera probablement à passer ses journées avec Théo – entre ces murs – ou enfermé dans une salle avec tout plein de morveux, persistant à vouloir en faire de fins stratèges, quand bien même les trois quarts ne l’écouteront pas. Ils seront à coup sûr déjà en train de penser aux heures qui suivront, avec Lolita et ses jolies lames. Le lit est fait et la mère n’a toujours pas ouvert la bouche. Il pourrait s’en plaindre, le français, ou avoir peur. Mais au moins n’a-t-il pas à endurer son fameux discours du « à ton âge j’étais déjà mariée » dont elle aime tant le soûler. « Tu lui fais confiance ? » Enfin, elle délie sa langue. La fait claquer contre son palais. Ça lui enlève un poids des épaules, au fils. Quand bien même là n’est ce qu’il attendait d’elle. « À qui ? » Ton distrait, presque indifférent. Question rhétorique : bien sûr qu’il sait de qui elle parle. L’allure légère pour tenter de calmer sa dame de mère avant qu’elle n’entame les hostilités. « Elle. La louve. » Et il jurerait avoir entendu sa voix si mélodieuse se durcir sur ce dernier mot. « Jaya. » fait-il en lui lançant un coup d’œil furtif. Louise n’est clairement pas le genre de Chasseuse à mettre quiconque de côté ou à entretenir de stupides préjugés. C’est elle-même qui a appris à ses enfants que tout le monde mérite d’être aimé. Car tous sont humains. Et jamais elle n’a eu l’air si sombre qu’en cet instant précis. Mais il n’est pas dupe, le gosse. Il sait que c’est de la gentille dureté. Qu’il s’agit juste là d’une mère qui appréhende le départ de son enfant. Ni plus ni moins. « J’lui fais entièrement confiance. » finit-il par contrer, levant presque la tête de fierté. Il se doute aussi, Louis, que si madame de Vallincourt réagit comme ça, c’est également à cause d’eux. Des autres. D’elle, en particulier. Eloise, ou le sujet tabou de la famille. Elle ne dit rien, Louise. Mais lui sait ce qu’elle en pense. Lui sait à quel point elle admire sa belle-sœur. Il sait que si lui, il lui avait fait ça à elle, elle ne se serait pas relevée. Et jamais il ne veut la voir à terre. « Et moi je te fais confiance. À toi. » Il le sait, ça aussi. Alors il ne dit rien. Tout est enfin rangé et la discussion est close. Le brun attrape le carton à deux mains et prend appui sur sa hanche pour le soulever. Sa mère se dégage de son passage pour le laisser passer. Il s’arrête devant elle, prenant le temps de déposer un baiser joyeux sur sa joue de velours avant de lui tourner le dos, disparaissant dans l’ombre du couloir. « Ne me laisse pas. » jurerait-il l’avoir entendu lui souffler. Et lui de soupirer, las, presque soucieux. Manquerait plus qu’elle le fasse culpabiliser.

Bon, après, y’a sûrement pas grand-chose d’autre à annoncer. À part que bordel, heureusement que les ascenseurs existent. Louis a l’impression d’avoir du plomb dans les bras. Un peu comme si ses os étaient en train de gonfler, puis allaient lui pourfendre les muscles, lui déchirer la peau et finalement se briser telle une coquille d’œuf. Et un poussin – son enfant – en sortirait. Pensée en rien fantaisiste et dénuée du moindre abus, cela va de soi. Le français arrive devant la supposée bonne porte, cherche un plan merveilleux qui lui permettrait d’attirer l’attention de son amie sans le faire lâcher son carton – s’il le pose, il s’écroule et ne le reprend plus – et, quand il s’est finalement mis d’accord pour appeler à l’aide, la louve est déjà là. Plus sorcière que louve, d’ailleurs, lui est avis. « Fais pas genre t’as une ouïe sur-développée ou quoi qu’ce soit d’autre, Jayaya. J’sais très bien que t’étais juste derrière, l’oreille collée à la porte, et que t’attendais qu’j’arrive. » fait-il, les lèvres insolemment élargies dans un stupide sourire. « L'enfant a finalement quitté son nid. » M’en parle pas. « On m’a poussé. » L’humour pour dévier le sujet qui fâche, ce même sujet dont, de toute manière, personne d’autre que lui-même ne se préoccupe. « Si c'est une invitation que t'attends, tu risques d'attendre longtemps, bouge tes fesses. » Mais tout en lui faisant la leçon, elle reste immobile, le faisant grimacer. Ah là là. Si elle existait pas, faudrait l’inventer. « Tu mériterais de dormir dehors pour être aussi cruelle avec moi. » Haussant alors un sourcil dubitatif, il finit par la pousser sans ménagement de devant l’entrée, son gros carton lui faisant office d’écu chevaleresque. Peut-être aurait-il eu l’air moins con s’il l’avait fait dès le début. « Bouge ou j’t’écrase. » la prévient-il en conservant sa moue insupportable. « Et ne fous pas le bordel partout. » ajoute-t-elle alors, levant son index en l’air comme le font les mamans terrestres pas contentes à la télé. Mais trop tard. Il dépose sans aucune délicatesse son fardeau en plein milieu du salon et remue les bras dans tous les sens, comme possédé. « Me regarde pas comme ça. Je souffre, okay ? » se justifie-t-il en croisant le regard incrédule de la brune. Et de s’affaler de tout son long sur le petit canapé, attendant patiemment la prochaine vague sarcastique qui l’obligerait à répliquer derechef et les ferait certainement tous les deux bien marrer. Décidément, il adore faire la guerre avec Jayaya.
✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.


@Jaya Ioannis
1359 mots, post 2.


Dernière édition par Louis de Vallincourt le Jeu 16 Juin - 14:08, édité 1 fois
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Sujet: Re: Louis & Jaya ϟ friend like me   Dim 12 Juin - 11:24

Jaya était habituée à avoir des colocataires. Enfin. Elle avait eu une colocataire avant Louis, Mina. Avant eux... Disons que le café était de bonne compagnie. A la base, elle n'était pas du genre à avoir des colocataires. Sauf que son compte en banque lui avait suggéré l'idée et elle n'avait pas vraiment eu le choix si elle souhaitait garder son appartement. Depuis, elle s'était habituée à avoir une autre présence dans la maison. Elle ne l'avouerait pas mais elle appréciait bien cela finalement. A la place, elle préférait se plaindre. C'était plus naturel, plus dans l'ordre des choses... Une Jaya qui ne râlait pas, ce n'était pas une Jaya. « Fais pas genre t’as une ouïe sur-développée ou quoi qu’ce soit d’autre, Jayaya. J’sais très bien que t’étais juste derrière, l’oreille collée à la porte, et que t’attendais qu’j’arrive. » La tête de la jeune femme se secoua de gauche à droite. « Non crois-moi c'était juste à l'odeur. » Elle grimaça avant d'ajouter : « Une telle puanteur, on la sent à des kilomètres. » Elle ponctua sa phrase avec un petit clin d'oeil. C'était cadeau. En réalité, c'était surtout parce que l'odeur de Louis lui était si familière qu'elle la reconnaissait aussi facilement. Ils se connaissaient depuis quelques années maintenant et c'est pourquoi elle savait aussi que c'était un grand pas pour lui aujourd'hui. Elle ne put en effet cacher toute son émotion de voir, enfin, son meilleur ami quitter le domicile familial. « On m’a poussé. » Il était temps. « Pauvre chou, dit-elle, clairement moqueuse. » Jaya demeurait postée devant l'entrée, ne bougeant pas d'un poil, malgré la grimace qui commençait à se dessiner sur le visage de Louis. Elle n'avait pas l'intention de lui sortir le tapis rouge. Au contraire elle prenait un certain plaisir à le voir ainsi, son carton, apparemment lourd, entre les mains. « Tu mériterais de dormir dehors pour être aussi cruelle avec moi. » Le coin de sa bouche se leva légèrement d'un côté. « Je te rappelle que c'est mon appartement. Si tu ne veux pas que je te renvoie chez maman, tu vas devoir être sage. » Comme si elle était elle-même la sagesse incarnée. Les joutes verbales entre les deux jeunes gens étaient toujours d'une maturité sans égale. « Bouge ou j’t’écrase. » Il avait finalement poussé la jeune femme du passage, s'aidant de son carton, et celle-ci répliqua aussitôt : « Même pas peur. » Oui, une maturité sans égale. Elle le prévint en plus de ne pas mettre du bordel partout. Décroisant les bras, elle se tourna vers Louis pour le voir déposer son carton puis agiter les bras comme un idiot. Elle le dévisagea d'un air clairement blasé. « Me regarde pas comme ça. Je souffre, okay ? » Ses yeux se levèrent vers le plafond avant de se reposer sur lui. « Je crois qu'ils t'ont poussé un peu trop fort en sortant, tu n'as pas pris un coup sur la tête ? » Il avait fini de se secouer et s'était affalé sur le canapé. « Ah non désolée, j'avais oublié, ajouta-t-elle en s'approchant du canapé, c'est naturel chez toi. » Elle s'assit à côté de lui, donnant un coup de coude au passage dans la taille du jeune homme. « Allez avoue. » Elle dévisageait le jeune homme avec malice, un sourire en coin. Elle attendit encore un peu comme si ce dont elle parlait était évident puis elle poussa un petit soupir avant d'ajouter : « Ils étaient tous contents de te voir partir hein ? » Elle étira ses jambes pour les mettre sur la petite table basse d'un air détendue. « Être fatigué après avoir porté un vulgaire carton. Pft. Pas étonnant qu'ils t'aient laissé partir, tu dois probablement être la honte de la famille. » Elle jeta un regard en coin vers son meilleur ami. « Heureusement que ta meilleure amie est d'une incroyable générosité. » Bon elle ne lui offrait pas le loyer, ni rien, mais le fait qu'elle ait accepté de l'accueillir était déjà extrêmement généreux. Elle méritait un peu de reconnaissances.
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