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 Jalias ∞ Save me, love me, can't help but feel the other side of me

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Sujet: Jalias ∞ Save me, love me, can't help but feel the other side of me    Dim 1 Mai - 16:34

Well you should've known that I'd carry you home, not a step I'd regret all the ache in my bones. Someday or somehow I'll make you return, my heart and you'd be calling ∞ Jalias
Je lisais la lettre envoyé par Lehr qui me demandait des services concernant la disparition étrange de certaines personnes. Les policiers chargés des enquêtes avaient classés rapidement ça en affaires non-classées. Alors, j’avais soudoyé l’archiviste pour que je puisse avoir tous les éléments des enquêtes. Des billets échangés, il m’avait donné l’accès à ces dossiers que j’avais embarqués avec moi. Il était tard, le bureau était calme, et personne de vivant n’était passé depuis des heures alors que j’étudiais ces dossiers de A à Z pour tenter des pistes qui nous éclaireraient. Je n’étais pas convaincu que j’allais en trouver, mais j’essayais. Je le devais bien à Lehr, c’était mon due en échange du service qu’il m’avait rendu. J’avais accepté sans conditions, et au fond, j’ai l’impression que Lehr, fearie ou non, il était quelqu’un de loyal et de confiance. Peut être que je me trompais, peut être que non. Mais il avait tenu parole et c’était le plus important.

Rejetant la tête en arrière, l’horloge affichait déjà 1h du matin. Je m’étirais sur la chaise, et finis par me lever pour me dégourdir les jambes. Je fis le tour de mon bureau et me dirigea vers la machine à café. Chaud et me brulant rapidement les doigts, j’en bu cependant une gorgée pour tenter de me tenir éveillé, mais je su que je n’allais pas tarder à devoir rentrer chez moi. Faire des heures supplémentaires était devenues mon quotidien. Chez moi comme ici. Mais mon corps lui suivait difficilement. Alors, après bu mon café, jetant le gobelet, je revins au bureau et découvrit une nouvelle lumière allumé. Le bureau voisin était éclairé, et Jazz y était installé. Qu’est ce qu’elle foutait-là, je n’en savais rien, mais elle semblait plonger sur des papiers aussi. Elle leva la tête lorsqu’elle me vit et se replongea dans ses papiers. « Te dérange pas, j’allais filer » dis-je ironiquement en ranger les papiers éparpillés des dossiers afin de les placer au chaud dans mon tiroir. Je n’attendais rien d’elle. Elle m’avait déçu encore plus qu’Eleonor ne l’avait fait. Elle savait très bien combien sa disparition m’avait couté, et lorsqu’on avait finit par trop se rapprocher, elle avait finit par déserter. Encore une fois. Certes, je soupçonnais que la mort de son frère soit pour quelque chose, mais j’avais toujours été là pour elle. Pourquoi m’éloigner ainsi… ? Non. Définitivement, je ne comprenais pas. Prenant ma veste en cuir que j’enfilais sur le dos, elle daigna enfin me regarder un instant du coin de l’œil. Je détournais mon regard rapidement. Cette femme je ne la connaissais plus. Comment diable pouvais-je encore être attirée par elle… ? Je remis mon arme sur moi, pris mes clés, et éteignais la lumière. Je ne lui souhaitai même pas une bonne soirée voyant qu’elle ne m’avait pas adresser la parole, mais lorsque je commençais à descendre, elle prononça mon nom. Je me stoppai net, et finit par croiser son regard. « Quoi ? » J’aurai du descendre, ne pas me retourner. Mais…quand il s’agissait d’elle, j’étais faible. Je l’avais toujours été.



@Jazz McCoy
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Sujet: Re: Jalias ∞ Save me, love me, can't help but feel the other side of me    Lun 2 Mai - 10:10

Save me, love me, can't help but feel the other side of me
Elias Chamberlain & Jazz McCoy
« C’est une blague, Jim ? » Je ne peux pas dire que je sens mes yeux changer de couleur mais pour avoir déjà vu mon reflet dans un miroir lorsque je suis en colère, je sais qu’à cet instant mes iris n’ont plus rien de naturel, pas avec un jaune pareil. Jim fait bien deux têtes de plus que moi et, pourtant, en voyant que je m’agace très vite, il se fait plus petit, rentre ses épaules et baisse les yeux. C’est l’effet que je fais depuis peu et ça me perturbe toujours autant. Il n’y a rien de désagréable à sentir que l’on domine quelqu’un, c’est quelque peu jouissif pour être sincère mais ça ne me ressemble pas. Pourtant, je n’ai pas le choix, pas depuis que je suis devenue alpha en tout cas. « Je te promets que la prochaine fois je te laisse dans ta merde. Allez dégage, je m’en occupe. » Il me remercie timidement et se sauve. Je peux presque l’imaginer sous sa forme animal, la queue entre les jambes. Je soupire et passe une main dans mes cheveux. Qu’est-ce que j’ai fais au bon dieu pour mériter un tel châtiment ? J’ai dû être vraiment horrible dans l’une de mes vies antérieures, je ne vois pas d’autres explications. De retour dans ma voiture, je sors mon portable de ma veste et j’envoie un message à Eowyn. Elle a déjà dû manger toute seule puisque j’ai fini plus tard que prévu, mais maintenant je préfère l’informer qu’elle ne me verra pas de la soirée, pas alors que je dois régler un petit souci en faisant un détour par le poste de police. Sur la route, je prie pour qu’il n’y ait qu’une équipe de nuit et non pas mes collègues. Je gare ma voiture à sa place, entre à l’intérieur du commissariat où je salue le lieutenant de garde ce soir et je monte dans les bureaux où je travaille depuis peu. Mon estomac se serre immédiatement lorsque je vois la lumière du bureau d’Elias allumée. Il est ici … génial. Je ravale pourtant mon angoisse et prends le direction de mon propre bureau. J’allume mon ordinateur et m’empresse de faire une cherche au nom de Jim afin de trouver toutes les informations sur son arrestation du jour. Toutefois, quand j’entends du bruit provenir de la salle de repos, j’éteins mon écran et attrape les papiers que je n’ai pas fini de mettre à jour et me plonge dedans. Je n’arrive pas à me concentrer. Je sens la présence d’Elias, littéralement. Depuis ma transformation j’ai parfois la sensation que mes émotions ont été multipliées par dix. C’est difficile de se contenir et vu ce que lui éveille chez moi à chaque fois, je dois me faire violence pour rester calme. J’essaye de jouer le jeu autant que je le peux, me contentant de lever les yeux rapidement vers lui sans un mot. « Te dérange pas, j’allais filer » Quelle merde ! Dire que nous en sommes arrivés là par ma faute. En même temps rester dans les parages alors que je me détestais n’était pas une bonne idée. Fuir ce n’était pas mieux mais à l’époque ça m’avait semblé être la meilleure solution. Je l’entends qui part et je me hais immédiatement pour ce que je fais. « Elias … » Je devrais le laisser partir, c’est la chose à faire, et pourtant … « Quoi ? » Mon regard ne le quitte pas. Oui, quoi ? Pourquoi je l’ai empêché de s’en aller ? N’ai-je pas mieux à faire, comme réparer la connerie de Jim ? « Ca te fatigue pas cette froideur ? » Je lui demande en me levant de ma chaise. Je fais le tour de mon bureau et vais m’adosser contre ce dernier, bras croisés contre ma poitrine. « Je sais que tu m’en veux, mais j’avais mes raisons de partir. Des raisons que tu ne comprendrais pas. » Pas sûre que ça joue en ma faveur, néanmoins je préfère être un tant soit peu sincère sans pour autant entrer dans le vif du sujet.
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Sujet: Re: Jalias ∞ Save me, love me, can't help but feel the other side of me    Lun 2 Mai - 21:29

Well you should've known that I'd carry you home, not a step I'd regret all the ache in my bones. Someday or somehow I'll make you return, my heart and you'd be calling ∞ Jalias
Lorsque son souvenir était apparu devant mes yeux, j’avais froncé les sourcils, ne comprenant pas réellement ce qu’elle faisait-là. Et à la seconde où je me posais cette question, tentant de le remémorer, il s’évapora dans une fumée blanche. Je fus alors incapable de me souvenir de ce qu’elle portait, de ce que nous avions discuté, de quel jour seulement nous étions. Elle avait simplement disparu, de ma tête. Mon cœur en revanche, lui, était vif. A sang. Comme si cette révélation venait de renforcer cette blessure qu’elle m’avait causée. Bon sang, qu’est ce que cela voulait dire… ? Magnus me regarda, sourire aux lèvres. « On ne sait jamais vraiment qui on aime, tant qu’on n’y est pas confronté. » Il se mit à rire, soudain, comme si cette scène lui rappelait des souvenirs, comme si quelqu’un avait été autrefois à ma place. « Je… » Je quoi… ? Qu’est ce qui venait de se passer bordel ? C’était trop pour moi, c’était trop pour ce que j’avais demandé. Et finalement, avant même que j’arrive à me sortir de ces dures pensées, Magnus me toucha le crâne de deux doigts. Un trou noir se présenta à moi sans que je ne puisse lutter. Je n’entendis uniquement que la voix de Magnus, avant de m’effondrer : « Bienvenue dans notre monde, Terrestre. »

***

Lehr avait tenu promesse. Magnus avait tenu promesse. Et quand bien même je l’avais souhaité, ce que je voyais à présent m’avait effrayé. Les premiers temps, du moins. Ces démons horribles qui traînaient des pieds dans les rues de Chicago, ces personnes aux canines allongées, ces yeux jaunes et bleus qui remplissaient les bars à pas d’heure. Depuis quand Chicago était infectée de créatures obscures…. ? C’était comme ça qu’on les appelait non… ? Alors, j’avais finis par continuer mes recherches, harceler Lehr pour en apprendre plus. Plus pour mieux vaincre. C’était ça mon plan. Ne plus jamais se laisser faire à cause d’eux. Ne plus souffrir à cause d’eux. J’étais juste loin d’imaginer que ma vie n’était qu'un roulette russe, et que quiconque m’approchait l’était déjà. « Elias… » Dit-elle d’une voix peu inaudible. Et pourtant, à mon nom écorché par ses lèvres, je frémis. On avait beau travaillé ensemble depuis quelques semaines ; on avait beau se côtoyer tous les jours, j’avais encore du mal à l’entendre dire mon nom. Etait-ce la réalité ou un rêve ? Car, ces derniers temps, depuis que j’avais obtenue cette seconde vue, et que ce souvenir s’était  évaporé, je l’entendais que trop souvent tenter de m’appeler dans mes songes. « Ca ne te fatigue pas cette froideur… ? » J’arquais un sourcil, en la regardant intensément. Vraiment… ? VRAIMENT JAZZ… ? Me connaissait-elle vraiment ou ça aussi elle n’avait fait que semblant ? Je me mis légèrement à rire. « Oh bah voyons. Comme si j’aimais la froideur. C’est vrai, j’adore vraiment cette ambiance. C’est tellement un plaisir de travailler ! » Dis-je en désignant le bureau. « Comme si j’aimais me rapprocher de quelqu’un et me sentir lâchement rejeté pour je-ne-sais-quelle-raison sordide. Et le pire, dans tout ça… ? J’adore y passer deux fois. » Oui, je faisais référence à elle, et à Eleonor. La première fois m’avait anéanti. La seconde m’avait simplement détruit. Mais ça, elle l’ignorait. Comme elle ignorait ce qu’Eleonor était finalement devenue. « Je sais que tu m’en veux, mais j’avais mes raisons de partir. Des raisons que tu ne comprendrais pas. » Putain, alors là c’était le must. Moi… ? Ne pas comprendre… ? Alors que j’avais vu mon ex-fiancée se transformer en vampire, me sucer le sang… ? Moi qui étais parti voir un sorcier antique pour obtenir la seconde vue… ? Moi qui… ? J’encaissai et finalement dit d’un ton encore plus froid : « C’est vrai que je ne comprenais pas quand tu pleurais sur mes épaules à la mort de Gidéon. » Qu’importe ses raisons, j’aurai compris. J’aurai vraiment tout compris. « T’en as des belles encore… ? » Je fis mine de partir, avant de me retourner encore une fois vers elle. « Tu sais la différence entre toi et moi… ? » Elle n’osait plus rien dire depuis tout à l’heure, le regard d’une personne qui se sent fautive. Mais je la connaissais assez qu’au fond d’elle, elle bouillonnait. « J’arrive à faire confiance là où t’en es incapable. » Avais-je fini ma tirade… ? Oui. Pourtant j’avais tellement de chose à lui dire, tellement plus que ce que je venais de lui reprocher. Mais ma raison ne m’en laissait pas le choix. Mon cœur saignait, et j’étais incapable de le laisser parler. Devrais-je partir… ? Oui. Alors pourquoi étais-je planté là comme un idiot à attendre qu’elle réagisse juste une fois… ? Attendais-je une simple explication… ?

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Sujet: Re: Jalias ∞ Save me, love me, can't help but feel the other side of me    Mar 3 Mai - 20:41

Save me, love me, can't help but feel the other side of me
Elias Chamberlain & Jazz McCoy
Pour être sincère, je ne sais pas à quoi je m’attends. Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’est devenue notre relation. Nous sommes partenaires, mais est-ce que ça s’arrête là ? Oui, sans doute. Ne suis-je pas celle qui a tout foutu en l’air après tout ? Mais qu’aurais-je pu faire d’autre ? Dans tous les cas notre relation n’aurait plus été la même car je reste persuadée qu’il aurait pris la fuite. Je suis devenue un monstre bien que je ne fasse aucun mal, seulement je n’ai quasiment plus rien d’humain. Comment lui avouer une telle chose alors que j’avais moi-même eu tant de difficultés à l’accepter ? Il m’avait fallu du temps pour me retrouver, pour m’habituer même si cela signifiait sacrifier ce que nous avions. Je ne suis pas fière des choix que j’ai fais, seulement je les ai fais en connaissance de cause bien que ça me fasse mal à l’heure actuelle. Nous sommes professionnels, une fois notre service commencé nous faisons ce que nous avons à faire, nous travaillons ensemble mais nous en restons là. Il n’est pas difficile de déceler une certaine animosité entre nous et c’est celle-ci que me blesse. Pourtant, je sais que je suis celle qui l’a cherché. J’aimerais tellement être en mesure tout arranger et sans doute est-ce pour cela que je décide de prendre la parole, de tenter de faire le premier pas. Malheureusement, mes propos sont maladroits. Mes mots ne sont pas pesés avant d’être prononcés et ma franchise prend le dessus. Elias me connait. Il devrait savoir que j’ai toujours été ainsi. Je parle parfois sans filtre et parfois je blesse. Ce soir je ne le blesse pas, je l’énerve. Même si je n’ai plus l’impression d’avoir l’homme que j’ai connu en face de moi, je reconnais toutefois certaines petites choses que je n’ai pas oublié. Je sais toujours lire un tant soit peu en lui, décrypter son langage corporel. De cette manière, je sais que j’aurais mieux fais de me taire. Qu’importe que je tente de m’expliquer, ce n’était pas ainsi que j’aurais dû procéder. Cependant, je ne peux pas retourner en arrière, je ne peux que faire avec ce que je viens de dire. « Oh bah voyons. Comme si j’aimais la froideur. C’est vrai, j’adore vraiment cette ambiance. C’est tellement un plaisir de travailler ! Comme si j’aimais me rapprocher de quelqu’un et me sentir lâchement rejeté pour je-ne-sais-quelle-raison sordide. Et le pire, dans tout ça… ? J’adore y passer deux fois. » Je pince mes lèvres. En toute franchise, je n’ai pas voulu l’abandonner. Il a été là pour moi lorsque j’ai perdu Gideon. J’ai été là pour lui lorsqu’il a perdu Eleonor, seulement ça je n’aurais jamais pu me résoudre à le lui imposer. « C’est vrai que je ne comprenais pas quand tu pleurais sur mes épaules à la mort de Gidéon. T’en as des belles encore… ? » La fureur commence à naître en moi et ce n’est jamais une bonne chose. Même si j’ai appris à me contrôler, que je suis maîtresse de mes transformations, lorsque la colère s’en mêle tous mes efforts partent en fumé. Utiliser mon frère contre moi ! Comment ose-t-il ? « Tu sais la différence entre toi et moi… ? J’arrive à faire confiance là où t’en es incapable. » Je le fusille du regard. C’est plus fort que moi. Qu’il me parle ainsi je peux comprendre, mais utiliser mon frère ? Ca c’est hors de question. « Va te faire foutre Elias ! » Je crache en me redressant et en décroisant les bras d’autour de ma poitrine. Je pointe un doigt menaçant vers lui, consciente que la colère se lit sur mon visage. « Je t’interdis d’utiliser Gideon contre moi ! Tu ne sais rien, tu m’entends ? Tu n’as aucune idée de ce que j’ai traversé après sa mort ! Je t’interdis de me juger comme tu le fais ! » Ma voix s’élève un peu trop mais pour le coup j’en ai strictement rien à faire. Je me suis rapprochée de lui sans même m’en rendre compte et ma colère ne cesse d’augmenter à tel point que je sais qu’essayer de la dompter ne servira à rien. « Tu penses que c’était une question de confiance ? Ca n’a rien à voir ! Je t’ai toujours fait confiance. Je te confie ma vie toujours les jours bordel ! » Je serre les dents. Je serre les poings tandis que mes bras restent le long de mon corps. J’ai le coeur qui bat trop vite sous l’effet de ma fureur. « TU NE SAIS RIEN ! » Je crie plus fort alors que je peux sentir mon irritation s’insinuer au plus profond de mon être. Et je sais. Je sais que l’iris de mes yeux vient de changer. Je sais que leur couleur noisette vient de passer à un jaune intense, ce jaune qui prouve que je n’ai plus grand chose d’humain, ce jaune qui fait ressortir l’animal que je suis devenue.
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Sujet: Re: Jalias ∞ Save me, love me, can't help but feel the other side of me    Ven 6 Mai - 15:18

Well you should've known that I'd carry you home, not a step I'd regret all the ache in my bones. Someday or somehow I'll make you return, my heart and you'd be calling ∞ Jalias
« Va te faire foutre Elias ! » A son ton dur, je savais que j’avais piqué sur sa corde la plus sensible. Dès que je parlais de Gidéon, c’était son cœur qui saignait. En même temps, je le savais, et j’avais utilisé ça pour lui faire du mal, autant qu’elle m’en faisait. Etait-ce dur de ma part… ? Probablement. Mais en même temps, comment me demander ça… ? Bien entendu que je n’aimais pas cette froideur entre-nous. Je devais faire semblant chaque jour de la tolérer, alors que rester dans une pièce avec elle était horrible. Parce que, mon cœur, lui, la rejetais instantanément, mais mon corps lui…la désirait complètement. C’était totalement incompatible, je le savais. Alors, j’avais finis par apprendre à filer dès que je pouvais, à m’éloigner d’elle dès que j’en avais l’occasion. J’avais appris à rester dans ma case, tant qu’elle ne me dérange pas. Ce soir, elle le faisait, et ça me mettait littéralement hors de moi. « Je t’interdis d’utiliser Gideon contre moi ! Tu ne sais rien, tu m’entends ? Tu n’as aucune idée de ce que j’ai traversé après sa mort ! Je t’interdis de me juger comme tu le fais ! » Je secouais la tête, un léger sourire ironique sur mes lèvres. Elle ne comprenait pas. Elle ne comprendrait jamais. J’avais comme cette amère impression que tout tournait autour d’elle. Tout. Et qu’au final, je restais comme un con à espérer qu’elle change, mais me faisait toujours avoir. « Tu T’ES barrée Jessamine, normal que je ne sais rien. » « Tu penses que c’est une question de confiance ? Ca n’a rien à voir ! Je t’ai toujours fait confiance, je te confie ma vie tous les jours bordel ! » Avait-elle remarqué que je ne lui confiais pas la mienne… ? Que cette confiance-là, je me l’interdisais… ? Même en intervention, je préférais rester avec les autres avec de l’équipe plutôt qu’elle… ? Probablement pas.  « TU NE SAIS RIEN ! » hurla-t-elle finalement hors d’elle. A la lumière de la pauvre lampe de son bureau, quelque chose changea chez elle. Ses iris couleur noisettes n’étaient plus, transformées en un jaune si intense que j’en ai un mouvement de recule. « Non… Qu’est-ce…» Soufflais-je à moi-même. Non. Non. Non. Non. Pas elle. Pas encore. Le destin s’acharnait contre moi. J’étais condamné à voir les femme de ma vie se voir transformer en monstres… ? J’avais juré de tuer Eleonor dès que la possibilité me le permettait ; je ne voulais finir comme elle, et elle m’avait expressément confirmé qu’un jour viendra où elle arrivera à me récupérer. Pour l’éternité. Allais-je devoir faire la même chose avec Jazz… ? En une fraction de seconde, j’avais sorti mon arme et la pointa aussitôt. Je me fichais qu’on nous surprenne, qu’elle pense que j’étais prêt à la tuer, parce que bordel, j’en avais un autre devant moi. « Qu’est ce que tu es Jazz.. ? » Je maintenais mon arme bien fermement, en visant son cœur. Elle tenta de s’approcher pour me convaincre de baisser son arme, que tout allait bien, mais je savais que ce n’était pas vrai. Alors, je m’approchais d’elle, lui visant non plus son cœur mais sa tête : « T’as pas intérêt à t’approcher…si tu ne veux pas mourir d’une balle en argent dans le crâne ! » Criais-je maintenant. Elle eu un mouvement de surprise en entendant le mot argent. Elle me dévisagea un instant. Oh oui, jazz. Je sais. Je sais bien plus que tu ne le pense. Je ne sais peut être pas tout, mais je sais que tu n’es plus humaine. A son visage d’incompréhension, je su que même la seconde vue, elle ne pensait pas que je l’avais, que des charmes auraient pu fonctionner. Mais non, oh non. J’étais prêt à savoir ce qu’elle était réellement. Un vampire… ? J’en doutais ; elle n’avait pas le regard assoiffée et l’attitude hautaine comme Eleonor. Une sorcière… ? L’argent ne lui ferait pas aussi peur. Alors quoi… ? Une louve… ?

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Sujet: Re: Jalias ∞ Save me, love me, can't help but feel the other side of me    Lun 9 Mai - 20:33

Save me, love me, can't help but feel the other side of me
Elias Chamberlain & Jazz McCoy
Mon impulsivité a toujours été mon plus gros défaut. J’ai toujours eu cette manie de foncer tête baissée sans penser aux conséquences de mes actes. Avec les années et en gagnant en maturité j’ai appris à me canaliser un tant soit peu. Malheureusement, ma transformation a fait ressortir que trop ce défaut que je me suis toujours efforcée de contrôler. Il y a aussi cette colère qui me ronge perpétuellement. Certains font leur deuil plus rapidement que d’autres, pour moi c’est encore bien trop récent pour être capable d’y penser sans avoir mal. Entendre Elias ramener la mort de mon frère dans la discussion n’était pas la chose à faire, toutefois j’aurais dû être capable de me contrôler, de refouler la colère qui m’a envahi. Ca n’a pas été le cas. J’ai su avant que la chose ne se produise que mon côté animal allait prendre le dessus. Même si je suis capable de contrôler un minimum mes transformations, j’ai encore du mal avec cette histoire des yeux. La colère et la peur sont les deux émotions qui font que mes transformations sont le plus susceptibles de se produire. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé de me maîtriser, mais cet homme face à moi, cet homme pour qui j’ai éprouvé plus que de l’amitié sans jamais faire le premier pas en mémoire de sa fiancée décédée - qui était également ma meilleure amie - fait que je ne peux que me mettre en colère. « Tu T’ES barrée Jessamine, normal que je ne sais rien. » Je serre les dents. Je ravale la culpabilité qui s’est brusquement emparée de moi parce que je sais qu’il a raison. Je sais que je suis celle qui a tout foutu en l’air, mais de quelle manière aurais-je pu lui imposer ça ? J’ai moi-même eu du mal à accepter ce que je suis devenue - c’est encore un peu le cas pour être franche - alors exiger de lui qu’il affronte le monstre que je suis maintenant est impossible. Pour cette raison, je fais taire mes remords et je continue sur ma lancée jusqu’à perdre le contrôle en faveur de ma fureur. J’ignore lequel de nous deux est le plus choqué. Est-ce lui en voyant l’iris de mes yeux virer au jaune ou moi en voyant qu’il possède la seconde vue ? Je ne saurais dire. Toujours est-il qu’Elias ne cache pas son effroi tandis que je parviens à faire taire ma surprise et laisser une expressions neutre sur mon visage - bien que toujours énervée. « Non… Qu’est-ce…» Me demande-t-il avant de dégainer son arme et de la pointer vers moi. Génial ! Comme si la soirée n’était déjà pas assez catastrophique comme ça, il faut qu’il pousse jusque-là. Je tente de faire un pas en avant, les mains en l’air pour qu’il baisse son arme mais ça semble le mettre plus en colère qu’autre chose.

« Qu’est ce que tu es Jazz.. ? T’as pas intérêt à t’approcher…si tu ne veux pas mourir d’une balle en argent dans le crâne ! » Comment … comment sait-il autant de choses ? Se pourrait-il que durant toutes ces années où nous nous sommes côtoyés il m’ait caché le fait qu’il connaissait tout de ce monde auquel j’appartiens contre mon gré ? Je ne peux que présumer que oui n’ayant pas la moindre idée de ce qui pourrait l’expliquer autrement. « Tu vas vraiment me tirer dessus Elias ? » Je demande, sincère et les mains toujours en l’air. « Fais-toi plaisir mais fais vite ! Tu sembles en connaitre un rayon sur ce que je suis, alors vas-y achève-moi ! Tu n’imagines même pas à quel point je serais soulagée. » Je pourrais rejoindre mon frère, ce que j’aurais sans doute dû faire le soir où il est mort. Je n’ai été épargnée que parce que j’ai perdu connaissance et parce qu’en voyant ma morsure l’un des deux loups avaient trouvé amusant que je survive à mon frère et que je souffre à jamais. « Tu penses vraiment que je suis heureuse de ce que je suis devenue ? Est-ce que tu as la moindre idée de ce que c’est ? Bien sûr que non ! Tu as peut-être la seconde vue mais en aucun cas tu ne sais ce que j’ai enduré. » Je continue, ma voix s’étranglant plus que je ne le voudrais. « J’ai été transformée contre mon gré. Je suis devenue ce que je suis la nuit où Gideon a été tué. Je me suis transformée quelques heures seulement après que tu m’ai laissé chez moi et c’est pas quelque chose que je souhaiterai à mon pire ennemi. Tu veux savoir pourquoi j’ai disparu ? Je refusais d’imposer ça … » Dis-je en me désignant. « … aux personnes auxquelles je tenais. Je suis devenue un monstre. J’étais guidée par la colère et le désir de vengeance. J’étais incapable de me contrôler et j’aurais très bien pu te tuer dans une toute petite colère. Je ne pouvais pas accepter ça, l’idée de te faire du mal, de risquer de te tuer. J’avais déjà perdu mon frère, je ne pouvais pas te perdre toi aussi. » J’avoue les dents serrer. Je finis par baisser les bras que je laisse pendre le long de mon corps. « Si tu veux me tuer, n’hésite pas. Je ne chercherai même pas à me défendre. » A quoi bon de toute manière ? Ma meute s’en sortirait que mieux avec un autre alpha à sa tête. Je serais libérée de cette malédiction et rejoindrai mon frère. La seule personne que je regretterai de ne plus protéger est Eowyn, mais elle est plus débrouillarde qu’elle ne l’imagine alors si vraiment Elias veut me tuer, grand bien lui fasse.
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Sujet: Re: Jalias ∞ Save me, love me, can't help but feel the other side of me    Ven 13 Mai - 21:23

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« T’as des nouvelles… ? » A chaque fois que des personnes me posaient cette question depuis maintenant plus d’un an, j’en frissonnais encore. Je savais ce qu’était devenue Eleonor, mais comment leur avouer sa vie maintenant, comment dire à sa famille qu’elle était morte. Vivante, mais morte à la fois. Je partageais cette douleur avec la famille, parce que du jour au lendemain, j’avais perdu mon avenir. J’avais perdu mes rêves, mes projets. J’avais perdu mon premier amour. Aujourd’hui, lorsqu’on me reposait cette question, je n’avais toujours pas de réponse, bien que ce fût pour une autre personne. Une personne qui m’était devenue chère. J’avais de nouveau perdu un rayon de soleil. La vie s’acharnait bien, je devais bien l’avouer. « Non, et je suis pas certain d’en vouloir. » « Oh, come on Elias. Jazz et toi, vous…vous étiez proches. » Il avait pesé ses mots, parce qu’il savait très bien que notre définition de proche n’était pas pareil. Et puis, de toute manière, c’était difficile de dire à voix haute que le fiancé et la meilleure amie d’une femme disparue étaient tombés amoureux. Amoureux… ? J’en étais vraiment à ce point-là… ? Je ne le saurai jamais. Je m’enfonçais un peu plus dans mon siège, bière à la main. « Nop. Je crois que j’en voudrais pas. » ‘Parce qu’elle…m’a blessé de la pire des manières qu’elle pouvait’ avais-je envie de rajouter. Elle avait conscience que la période de la disparition d’Eleonor avait été un enfer, pour elle. Comme pour moi. Comment pouvait-elle me faire subir ça à nouveau… ? Avait-elle un peu songé à ce que j’allais devoir trouver pour surmonter ça… ? Ce nouvel abandon ? « Mais tu l’as cherché ? » Oh, bien sur que je l’avais cherché. J’avais contacté ces anciens collègues, ses amis les plus proches. Tous étaient dans le même cas, et je savais très bien que si Jazz avait eu envie de disparaître, elle en aurait trouvé le moyen. J’haussais les épaules, et finit ma bière d’une traite. « On sort ? » dis-je en omettant d’y répondre. Il acquiesça, l’air déçu et finit par me suivre au moment où je franchissais les portes de mon appartement maudit.

***

« Tu vas vraiment me tirer dessus Elias ? Fais-toi plaisir mais fait vite ! » Bon sang, je l’aurai fait. J’aurai visé son cœur, ou du moins son épaule, si ce n’était pas Jazz que j’avais devant moi. J’aurai tiré juste pour tenir parole, juste pour montrer que moi – simple humain – pouvait être dominant devant une créature dix milles fois supérieur à ma personne. Je l’aurai fait par honneur, ou par stupidité. Mais j’aurai appuyé sur cette fichue cachette. Sauf que…je ne le fis pas. Mon cœur me l’interdisait, mon cœur qui à sa simple vue finissait par rebattre de nouveau. « Tu sembles en connaître un rayon sur ce que je suis, alors va-y achève-moi ! Tu n’imagines même pas à quel point je serais soulagée. » J’avais côtoyé certaines créatures obscures depuis mon obtention de la seconde vue, et j’avais comme cette impression qu’ils avaient tous cette air hautain, comme si ils semblaient invincibles. Même lux, qui respectait un tant soit peu les humains, me laissait apercevoir ce je-ne-sais-quoi qui me faisait penser qu’elle pouvait déplacer des montagnes. Elle le pouvait sans doute, c’était une néphilim. Mais avec Jazz, c’était différent. Son regard lueur doré me regardait avec la même sincérité d’au-temps. Son côté humain me semblait être encore là, pourtant…je ne pouvais oublier ce qu’elle m’avait fait subir. « Est-ce que tu as la moindre idée de ce que c’est ? Bien sûr que non ! Tu as peut-être la seconde vue mais en aucun cas tu ne sais ce que j’ai enduré. J’ai été transformée contre mon gré. Je suis devenue ce que je suis la nuit où Gideon a été tué » Je frissonnais un instant, parce que je revoyais encore cette drôle de blessure qu’elle tentait de cacher sur sa main. A l’époque, je supposais que c’était une marque banale, mais c’était sans doute ça. Je la revoyais effrayée, un  peu perdue, et désespérée de sa mort. J’avais supposé que c’était le choc, mais en vérité…c’était son propre destin qu’elle commençait à apercevoir, non ?  « Je me suis transformée quelques heures seulement après que tu m’as laissé chez moi et c’est pas quelque chose que je souhaiterai à mon pire ennemi. Tu veux savoir pourquoi j’ai disparu ? Je refusais d’imposer ça …aux personnes auxquelles je tenais. Je suis devenue un monstre. J’étais guidée par la colère et le désir de vengeance. J’étais incapable de me contrôler et j’aurais très bien pu te tuer dans une toute petite colère. Je ne pouvais pas accepter ça, l’idée de te faire du mal, de risquer de te tuer. J’avais déjà perdu mon frère, je ne pouvais pas te perdre toi aussi. » Je resserrai un peu plus ma pression sur le flingue toujours brandit en sa direction. L’idée de me faire du mal, de me faire tuer… ? Le danger est partout quand on est flic, l’avait-elle oublié ? Je pouvais mourir du jour au lendemain, et j’aurai nettement préféré le faire plutôt que d’endurer son départ. Parce qu’elle avait tord, elle qui ne voulait pas me faire du mal, elle l’avait fait. Elle qui ne voulait pas me perdre, elle l’avait fait. « Si tu veux me tuer, n’hésite pas. Je ne chercherai même pas à me défendre. » Je déglutis sauvagement en la regardant. J’étais perdu par ce qu’elle venait d’avouer, mais même si je supposais qu’à l’époque j’aurai probablement flippé, je l’aurai aidé, j’aurai tout fait pour elle. J’aurai tout fait pour la protéger d’avantage. Délicatement, mes bras déclinèrent pour finalement abaisser l’arme. Je restai là à la contempler quelques secondes, tandis que ses yeux commencèrent à changer déjà de couleur. Prenant une légère inspiration, je rangeais mon arme dans ma ceinture, et détourna le regard : « Tu ne voulais pas me perdre, Jessamine…Mais tu l’as fait » Guidé par mon désir de fuir, je finis par dévaler les marches de l’escalier principal. Je ne fis pas attention aux agents de nuit, alors que je passais les grandes portes du commissariat. Le rideau de pluie me trempa instantanément avant même que je puisse prendre une grande inspiration. J’avais besoin de digérer ce qu’elle venait de m’avouer, j’avais besoin de fuir sa présence et son attraction. J’avais besoin de rendre mes idées claires, mais avec elle dans les parages, ce n’était pas possible. Relevant doucement la tête vers le ciel sombre, je voulu crier de toutes mes forces, dégager cette rage que j’avais accumulé en moi. Mais je ne le fis pas, parce que je ne voulais en aucun cas attirer l’attention de mes collègues sur ma pauvre personne. J’espérais juste qu’elle reste là-haut, qu’elle me laisse tranquille, qu’elle ne me rejoigne pas. Mais je la savais aussi trop têtue pour en rester là.



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Sujet: Re: Jalias ∞ Save me, love me, can't help but feel the other side of me    Jeu 19 Mai - 14:09

Save me, love me, can't help but feel the other side of me
Elias Chamberlain & Jazz McCoy
Je garde les bras le long de mon corps, mon regard porté en direction d’Elias. J’attends. J’attends sa décision, qu’importe ce qu’elle sera. Je ne prononce plus la moindre parole après avoir dis ce que j’avais à dire. Je reste immobile tandis que l’angoisse grandit au plus profond de moi. Mourir n’est pourtant pas dans mes projets. Etre devenue un monstre fait que je me déteste chaque jour. Dès que mes yeux s’ouvrent le matin je ne peux que penser à ce que je suis devenue. Mettre fin à mes jours j’y ai pensé plus d’une fois dans les premiers jours, les premières semaines de ma transformation. Comment accepter ce que j’étais devenue ? Un monstre au même niveau que ces hommes qui m’avaient arraché mon petit frère … C’était tout bonnement impossible et pourtant … pourtant je suis encore là aujourd’hui. Je n’apprécie pas plus ce que je suis devenue mais la vérité est que je n’ai pas le courage de me tuer. La part d’égoïsme en moi m’en empêche. Si Elias tient tant que ça à le faire, je ne ferais rien pour l’arrêter. Si vraiment c’est ce qu’il souhaite, qu’il le fasse. Ca ne sera que me rendre un grand service. Je ne m’attends pas à ce que mes paroles le touchent en plein coeur et le fassent changer d’avis. J’ai parlé pour qu’il sache, pour qu’il comprenne à quel point mes choix ont été difficiles, d’autant plus celui de l’abandonner alors qu’il était tout ce qui me restait. Entre une mère obsédée par sa carrière et un père dont les nouvelles ont toujours été que trop rares, Elias est naturellement devenu mon ancre au sein de ce monde après la mort de Gideon. Une part de moi est morte le jour où je suis partie, une part que je ne suis pas certaine de récupérer un jour. Mes iris ne quittent pas les siens. J’avais l’habitude d’y voir de l’affection, peut-être même de l’amour par le passé. A présent ce n’est que haine et incompréhension. Le pire ? C’est que je le comprends. J’ignore de quelle manière il a obtenu la seconde vue et pourquoi, mais je sais que voir ce monstre en moi ne l’effraie pas, ça le rend malade. Je le connais trop bien. Le silence devient pesant. J’en entends que trop les aiguilles de l’horloge située dans la salle de repos juste derrière lui. C’est l’inconvénient de perdre le contrôle sur mes sens lorsque je m’énerve, tout se décuple. Pourtant je me refuse à écouter les battements de son coeur. Je pourrais mais mon esprit semble capable d’occulter ce bruit, de l’ignorer.

A la place je dois rester dans l’attente jusqu’à ce qu’il finisse par baisser son arme. J’ignore si je suis soulagée ou déçue. Sans doute un peu des deux pour être franche. Ma colère diminue de seconde en seconde et je suppose que mes iris reprennent une teinte noisette et non plus jaune bien que ça ne changera rien désormais. « Tu ne voulais pas me perdre, Jessamine…Mais tu l’as fait » Un frisson me secoue. Je retiens les larmes qui tentent de m’assaillir en serrant la mâchoire avec une telle force que je pourrais presque casser mes dents. Mon regard le suit alors qui dévale les escaliers et finit par disparaître. Que suis-je supposée faire ? Terminer ce pourquoi je suis venue ici en premier lieu et repartir comme si de rien n’était ou bien le poursuivre ? Si mon cerveau semble y réfléchir, mes jambes ont décidé elles. Je ne retourne pas à mon bureau. Je laisse ma veste sur le dossier de mon fauteuil et je descends les marches à toute vitesse. Dehors la pluie me glace la peau en un rien de temps, mais je n’y prête pas attention. Je retrouve Elias pas très loin de l’entrée du commissariat, sa tête levée vers le ciel qui gronde. « Elias ! » Je crie en arrivant à sa hauteur. Je sens à nouveau la fureur gronder mais cette fois je garde le contrôle. « Pourquoi tu n’as pas tiré ? » Je lui demande en le poussant, surprise de voir que malgré ma force il ne fait que deux pas en arrière. « T’es qu’un menteur égoïste ! » Je lui hurle dessus. La pluie s’intensifie et des gouttes tombent de mes cheveux jusque dans mes yeux. « Si tu veux me faire souffrir fais-toi plaisir mais ne fais pas espérer quoi que ce soit ! Si je t’avais réellement perdu tu aurais tiré. » Je continue de m’énerver, de crier tout en bénissant intérieurement les bruits de la pluie et du tonnerre qui camouflent ces hurlements. « Pourquoi t’as pas tiré bordel ?! » Désormais ce n’est plus la pluie qui dégoulinent le long de mes joues mais des larmes. Je lève ma main, prête à le gifler mais la sienne l’arrête de justesse, serrant mon poignet avec une telle force que ça m’en fait presque mal. Alors je le fixe, les yeux brûlés par cette eau salée que je pleure et mon bras toujours coincé dans l’étau que forme sa main.
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Sujet: Re: Jalias ∞ Save me, love me, can't help but feel the other side of me    Ven 20 Mai - 0:14

Well you should've known that I'd carry you home, not a step I'd regret all the ache in my bones. Someday or somehow I'll make you return, my heart and you'd be calling ∞ Jalias
J’avais fuis. Lamentablement, j’avais fuis. J’étais parti en courant devant cette vérité que je n’acceptais pas encore. J’avais déguerpis devant ce que je ne pouvais ressentir. Et…pourquoi ? Pour me retrouver sous la pluie, complètement trempé à vouloir crier tous les tripes que j’avais. Parce que oui, ça faisait mal d’entendre ce qu’elle avait longtemps hésité à me dire. Alors quand bien même elle avait espéré attendre autre chose de moi, je ne pouvais le lui donner : j’étais un lâche. Je ne pouvais pas subir une seconde fois cette situation. Pas encore. Pas aujourd’hui. J’étais devenu plus fort, à la découverte de ce monde obscur. Sauf que là, il me revenait de nouveau en pleine gueule, d’une violence que je ne saurai supporter encore. Bon sang, qu’avais-je fait pour mériter ce sort ? Voir probablement les deux femmes de ma vie s’apparenter à ce sinistre univers, sans que je puisse réellement les aider...A quoi servais-je réellement ? J’avais pourtant prêté sermon non : Servir et protéger. A quoi bon si je ne pouvais le faire avec mes proches, avec celles que mon cœur avait décidé d’aimer… ? Parce que putain, même si ses yeux étaient dorés, si la colère la faisait se transformer, je revoyais cette femme qui autrefois m’avait aidé et soutenu. Je ressentais de nouveau cette attraction que j’avais toujours eue, même lorsqu’Eleonor était là, même si je l’avais fait toujours taire. Et qu’avais-je donc réussis à faire… ? Rien. Un incapable.

« Elias ! » Sa voix me brisa encore un peu plus, comme un éclair venant m’électrocuté. J’avais toujours la tête en arrière, tentant de refouler ce que j’éprouvais. La fraicheur de la pluie m’avait fait du bien, cela dit. J’avais cette impression d’avoir dessoulé, comme si cette vague de colère interne, elle partait au fur et à mesure. Mais je savais très bien que cela n’allait pas durer ; à la seconde où mon nom avait retenti dans les ténèbres de la nuit, je savais que j’allais devoir l’affronter une seconde fois. En avais-je envie ? Non. Mais j’allais devoir le faire. Lui dire quoi ? J’en avais aucune idée. La vérité ? A quoi cela servait ? Un mensonge… ? Pour me briser un peu plus ? « Pourquoi t’as pas tiré ? » fit-elle en arrivant à me niveau, mon regard rencontrant de nouveau le sien rageant. Elle m’avait poussé, d’une force contrôlable, mais cela m’avait tout de même faire reculer de deux pas. « T’es qu’un menteur égoïste ! » Je serrai des dents. Bien sur que je l’étais, comment pouvais-je faire autrement après cet aveu ? Elle m’avait perdu, oui. Parce que la vie nous avait séparés, et que quand bien même mon cœur le désirait, je ne pouvais le lui accorder. Je ne pouvais revenir vers elle. C’était ainsi : le mal avait été fait, et ma douleur me faisait encore regretter amèrement cette période encore plus difficile que le départ d’Eleonor. « Si tu veux me faire souffrir fais-toi plaisir mais ne fais pas espérer quoi que ce soit ! Si je t’avais réellement perdu, t’aurais tiré. » Vrai. Putain, j’aurai tiré si je l’avais totalement perdu, mais il me restait une chose non : on était toujours partenaires ? Ou du moins, ce que je pouvais lui accorder. « Pourquoi t’as pas tiré bordel ?! » Pourquoi s’obstinait-elle à vouloir que je le fasse ? N’avait-elle pas encore compris que j’en étais incapable… ? Que j’étais un lâche et que j’avais simplement fuis devant mes responsabilités et mes promesses ?

***

Je la regardais du point de l’œil, depuis qu’elle était arrivée. Elle portait comme à son habitude un jean et une légère chemise blanche, presque un poil transparent. Elle avait un sourire espiègle, qu’elle réservait qu’à ses amis, et lorsqu’elle buvait sa bière, elle dégageait une certaine attitude masculine. Jazz, elle avait toujours été comme ça, et pourtant, lorsqu’elle rentrait dans une pièce, je ne pouvais m’empêcher de la contempler une énième de seconde. Pourquoi ? Je ne savais pas trop, c’était juste…comme ça. Une évidence. Et comme à chaque fois où Eleonor était dans les parages, je devais revenir à cette réalité que trop rapidement. Ce soir-là, j’avais fait l’effort de ne pas la dévisager, par respect envers ma fiancée. Parce que oui, c’était notre soirée de fiançailles, et contempler une autre femme me semblait presque déplacé. Seulement, il a fallut qu’elle vienne nous féliciter pour que je remette cette promesse en question : « Eli, t’es magnifique » lui dit-elle en l’enlaçant d’un bras chaleureux. Elle souriait, d’un sourire éclatant, comme si elle était ravie pour sa sœur de cœur. L’était-elle réellement ? Je souris légèrement alors qu’elle se séparait et qu’Eleonor lui disait combien il avait été difficile de se trouver une robe si parfaite. Des conversations de femme, et pourtant mon regard ne cessait de vaciller entre les deux femmes. Etait-ce mal ? Pouvais-je le contrôler ? J’espérais qu’un ce fantasme était justement qu’un fantasme, et que mon attirance envers celle qui m’était interdit finirait par s’estomper. J’avais tord, sur toute la ligne, mais à l’époque j’étais trop immature pour m’en rendre réellement compte. J’avais finalement souris aux deux filles et glisser un léger baiser sur la tempe d’Eleonor en lui disant que j’allais voir mes potes. J’avais finis par croiser son regard, le regard noisette de Jazz, et pendant une seconde, je perçu une lueur que je ne pouvais expliquer. Une lueur qui, au plus profond de moi me fit totalement vibrer.

***

Sa main s’était rapidement levée, pour me gifler. Rapide et furtif, j’avais cependant réussis à la contrer en lui saisissant le poignet. Elle se stoppa net, probablement en prenant conscience de son geste déplacé. Je ne l’avais pas mérité et la brunette le savait certainement. Malgré la nuit, malgré la pluie, je perçu ses yeux rougies : pleurait-elle réellement ? Pourquoi ? Parce que je n’avais pas fait ce qu’elle voulait désespérément faire : se donner la vie ? Ou simplement parce qu’elle comprenait enfin qu’elle m’avait perdu ? Peut être pas pour de bon, mais du moins de la manière dont elle le souhaitait ? Ou…que je le souhaitais aussi ? Bordel, pourquoi la vie pouvait être aussi difficile ? Ma mère m’avait souvent dit que j’allais devoir affronter plus que je ne le pouvais espérer. Elle ne m’avait certainement pas dit comment surmonter un cœur brisé. Je n’osais parler, parce que je ne savais pas quoi dire. La seule pulsion que j’avais c’était de vouloir la prendre dans mes bras, de lui faire comprendre que j’étais toujours là, malgré ce que je venais de lui dire, mais même ça, mon orgueil me l’interdisait. Alors quoi dire ? Quoi faire devant tant de détresse ? La pression de mon poignet finit par diminuer et ma main glissa légèrement sur son bras avant de redescendre le long de mon corps. Mon regard ancré dans le sien, je finis par dire d’une voix basse : « Je peux pas… » Je peux pas faire ça, je peux pas lui dire tout ce que je ressentais, je peux pas être là pour elle, je peux pas lui tirer dessus, je peux pas encaisser ce qu’elle venait de me dire. Alors d’un pas mal assuré, je finis par m’écarter d’elle une seconde, et j’eu comme l’impression de pouvoir respirer un petit peu plus : comme si, sa présence, finissait par me bousiller le peu d’oxygène que j’avais. Je passais une main sur le visage, dans mes cheveux, pour tenter d’y voir plus clair, en vain. « J’en suis incapable…» repris-je finalement. Cela signifiait encore bien plus que la simple réponse à sa question.



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Sujet: Re: Jalias ∞ Save me, love me, can't help but feel the other side of me    Mar 24 Mai - 21:42

Save me, love me, can't help but feel the other side of me
Elias Chamberlain & Jazz McCoy
Que ma main termine sur sa joue je le voulais, oh oui je le voulais ! Ce n’est en rien du masochisme - ou peut-être un peu - mais j’ai vraiment voulu qu’il appuie sur la détente. J’ai voulu qu’il en finisse avec tout ça, qu’il me libère de ma misère, qu’il fasse ce que je n’ai jamais eu le courage de faire depuis que je me suis transformée la nuit où j’ai perdu mon frère, la nuit où je l’ai perdu lui aussi en quelque sorte. Malheureusement, Elias ne l’a pas fait et je lui en veux. Je m’en veux en fait. Je me déteste d’être aussi faible tout comme d’être devenue ça mais je suis trop fière pour l’avouer de vive voix. Ma frustration, je l’extériorise en m’en prenant à lui, en rejetant la faute sur Elias. C’est tellement plus facile de cette façon. C’est tellement plus simple de le blâmer lui plutôt que moi. Pourtant, dans cette histoire la fautive c’est moi. C’est par ma faute que je l’ai perdu, par ma faute que j’en suis là où j’en suis. Je n’ai pas demandé à être transformée, c’est certain, mais je suis celle qui a repoussé Elias en prenant la fuite tout comme je suis celle qui a tué un alpha pour sauver quelqu’un et qui, par conséquent, l’est devenue ce qui ne se serait jamais produit si je m’étais mêlée de ce qui me regardait. Si j’accepte les conséquences de mes actes, ce n’est pas toujours facile. Elias me manque, un fait que je ne peux pas avouer parce que je n’en ai pas le droit. Je l’ai fait souffrir et pour cela je ne peux pas lui avouer à quel point sa présence m’est nécessaire. Evidemment que la colère est plus simple dans de tels moments, mais j’aurais réellement voulu qu’il tire et c’est bien pour cela que j’ai voulu le gifler. Ca et le fait que du coup je sais qu’il me ment. Seulement, il l’a vu venir et plus rapide que je ne l’aurais pensé, il m’a arrêté. Mes larmes se mêlent à la pluie qui ruissèlent sur mon visage. De cette manière je suis presque certaine qu’il ne le verra pas même si, au fond de moi, je sais que je le connais mieux que ça et qu’il sait. Sa main qui serrait jusqu’alors mon poignet finit par se desserrer puis par totalement délaisser ce dernier qui retombe le long de mon corps. J’attends sa réponse, presque suspendue à ses lèvres. Il faut que je sache pourquoi il ne l’a pas fait, j’en ai besoin. Alors j’attends, l’impatience grandissant en moi aussi puissante que la pluie qui s’abat toujours sur nous, sur Chicago. « Je peux pas… J’en suis incapable…» Je pince mes lèvres et passe le bout de ma langue sur celles-ci tout en agitant brièvement la tête. Ces paroles prouvent qu’il m’a menti. Elles prouvent que je ne l’ai pas totalement perdu, qu’il réside toujours en lui une partie qui m’est attachée aussi profondément cachée soit-elle. J’ignore si ça me soulage ou si ça me fait encore plus mal. Je passe une main mal assurée dans mes cheveux en détourant le regard quelques secondes. « Ne t’avise plus jamais de pointer une arme sur moi si tu es incapable de tirer. » Je termine par dire. Je plante mon regard dans le sien malgré la distance qu’Elias a instauré entre nous. Mon ton n’a rien de menaçant, je tiens seulement à lui faire comprendre que la prochaine fois il ferait mieux d’aller jusqu’au bout plutôt que de proférer des menaces en l’air. « Fautive ou non, tu ne pourras pas m’empêcher de tout tenter tant que tu ne m’auras pas réellement prouvé que je t’ai vraiment perdu. » Ce n’est clairement pas ce soir qu’il m’a prouvé le contraire. Alors il peut continuer d’être froid, de prétendre me haïr lorsque nous sommes ensemble et même ne pas assurer mes arrières en mission, je ne perdrais pas espoir malgré tout parce que je sais. Sans un mot de plus je lui tourne le dos et m’empresse de quitter la rue. Tant pis pour ma veste sur le dossier de mon bureau, de toute manière je la récupèrerai demain. Je ne peux pas l’affronter une fois de plus, j’en ai ni le courage ni la force. Autant rentrer chez moi et pleurer en toute tranquillité.
to be continued
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