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 Shut up and let me talk + Balthazar

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Sujet: Shut up and let me talk + Balthazar   Dim 24 Avr - 14:52


Shut up and let me talk..
Balthazar & Calypso




Nuit noire. Te voilà à devenir impatiente. Tu commences à bouillir de l'intérieur. Tes muscles ne cessent de se contracter, laissant derrière eux une douleur ankylosante. Tu te demandes s'il n'est pas en train de jouer avec le feu. Plutôt ironique puisqu'il ne peut supporter cet élément. Ton pied tape contre le sol depuis maintenant plusieurs minutes. Ton regard est dur, froid. T'as des comptes à régler et t'aimes pas quand les choses ne se déroulent pas comme prévu. Ce soir, tu comprends réellement à quel point Balthazar n'est qu'un sombre idiot. Depuis que ton âge est assez élevé pour analyser la situation, t'as rapidement aperçu la fuite royale qu'il prenait dès qu'une parcelle de ton corps se mettait dans son champ de vision. En prenant de l'âge et surtout de l'assurance, son attitude te faisait facilement voir rouge. Tu ne le supportais plus. Pourquoi ? Parce qu'au fond, t'arrivais pas à te défaire de lui. Il y avait toujours quelque chose qui te ramenait sans cesse à ce Balthazar Osborn. Plusieurs fois t'as tenté de te retrouver face à lui pour des explications. Mais chaque tentative devenait vite un échec. Vous étiez dérangé, vous étiez appelé pour une mission. Bref, rien ne se passait jamais comme prévu. Comme pour ce soir. Tu lui avais envoyé plusieurs messages sur son téléphone. Une seule réponse "okay". Alors tu t'étais mise à camper devant chez lui, à attendre son retour. Mais si tu savais une chose sur ce jeune homme c'était bien son envie de profiter de la vie à chaque instant (ou disons plutôt à chaque nuit). Il n'était pas chez lui et cela ne t'étonnais même pas. T'as attendu, plusieurs heures. Tu t'es pointée vers la fin de la journée, histoire de ne pas le manquer s'il devait justement sortir. Mais raté. Peut être avait-il pris la fuite en te voyant poireauter. Peut être était-il passé par la fenêtre pour éviter, encore une fois, cette confrontation. Sauf que tu n'avais pas dis ton dernier mot. Loin de là. Tu connaissais les risques qui allaient se manifester à toi mais tu les balaya d'un coup de main sur ton visage. Tu n'en pouvais plus, c'était trop.

Alors tu te mis à marcher en direction de cet Edge Comb. Le "repère" des vampires. Un endroit dont on t'avait parlé, souvent, quand tu étais petite. Peu fréquentable, à éviter au maximum. Durant toutes ces années, tu t'étais tenue à carreau, t'avais obéis aux ordres, aux dires de ta famille et de ton entourage. Mais ce soir tu t'en foutais royalement tant que tu pouvais mettre la main sur Balthazar. Ton sang bouillonnait, tes veines gonflaient à chaque fois que tu te mettais à serrer les points. Tes tempes ne cessaient de taper contre ta peau. Tu pouvais ressentir chaque vibration, chaque pulsation. Tes extrémités tel que tes doigts étaient en harmonie avec ton pouls. T'es de nature impulsive, colérique. Tu le sais et bizarrement avec lui t'arrives pas à te contenir.

Il ne t'a fallut que quelques minutes pour rejoindre l'établissement. Tu n'as pas vraiment fait attention à la vitesse à laquelle tu marchais. Quand tu avais un objectif en tête, il était difficile de t'arrêter. Et t'y mettais tout ton coeur, même si tu devais retrouver tes poumons une fois arrivée. T'es restée là, plantée devant l'enseigne. T'as senti ce changement corporel en toi. Ta gorge s'est serrée, ton ventre s'est noué. T'avais pas peur, non loin de là, mais tu ne te sentais pas en sécurité. Tu savais que tout pouvait arriver ici. Tout ce que t'espérais c'était pouvoir ressortir en un seul morceau, sans une gorge tranchée ou un bras arraché. Qui sait sur quel spécimen de vampire tu pouvais tomber une fois à l'intérieur. Mais cette pensée ne te stoppa pas pour autant. Tu vis cette porte blindée métallique s'ouvrir. Ton regard trahissait ta rage, t'étais pas là pour t'amuser. Sans attendre un seul mot, tu te précipita vers les escaliers et les descendis un par un t'engouffrant un peu plus dans un domaine chaotique. Tous tes sens étaient en alerte afin de mettre la main sur Balthazar. Tu voulais que ce soit rapide, bref et direct. Tu ne désirais pas tourner autour du pot encore trois milles ans. Peut être qu'il était immortel et trouvait ce petit jeu marrant mais toi t'allais crever un jour ou l'autre et t'en avais marre. En quelques secondes ton regard se fixa sur une silhouette. C'était lui, entouré de jolies jeunes filles. Humaines ou surnaturelles, t'en avais rien à faire. Tu étais bien trop énervée pour relever quoi que ce soit. Bousculant des personnes sur ton passage, tu te pointa devant lui. Les bras croisés, le regard tueur, tu fulminais de l'intérieur. Si de la fumée pouvait en ressortir, tu ne serai pas étonnée qu'on tente de t'éteindre en te jetant un seau d'eau. Tu arques un sourcil et ta bouche se plisse. « Tu comptes jouer au con encore longtemps ? Je vois que tes projets sont plutôt importants...» Tu ne te gênes pas pour viser les femmes qui se trouvent autour de lui. T'as pas la tête à l'humour et encore moins à ce qu'il y ait du monde pour donner vie à un spectacle. Tu voulais lui parler, seul à seule. « Mesdames, ne soyez pas stupides, il est aussi débile qu'un manche à balais et il embrasse vraiment comme un escargot. Peut être un problème avec ses glandes salivaires mais bon sang...On se noie dans sa salive à chaque baiser ! » Tu dessines un sourire faux et moqueur. Tu veux les faire fuir et il ne t'a pas fallut beaucoup de discussions pour les convaincre de partir. Tu te rapproches de Balthazar en le pointant du doigt. Si tes yeux pouvaient le réduire en miettes, tu l'aurais déjà fait. « T'es vraiment qu'un crétin. Tu crois quoi ? Tu vas éviter notre discussion en venant ici ? Manque de bol je n'ai absolument pas peur de mon destin en mettant les pieds dans cet endroit. Au pire quelqu'un me tranchera la gorge ou sucera mon sang mais victoire, je n'entendrais plus jamais parler de Balthazar Osborn, cette mauviette qui ne cesse de fuir. » Le rythme était donné et bon sang qu'est que ça pouvait te faire un bien fou. La pression se relâche petit à petit même si tu sais à l'avance que les représailles vont être sanglantes.


1146 mots
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© ACIDBRAIN

@Balthazar Osborn


Dernière édition par Calypso Halloway le Mer 4 Mai - 17:20, édité 1 fois
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Sujet: Re: Shut up and let me talk + Balthazar   Dim 24 Avr - 19:08

♣♣♣
Balthazar & Calypso

Shut up and let me talk ❞
Aujourd’hui est ton jour de repos. Pas d’émission pour toi ce soir. Pas d’Hernie. Pas d’auditeurs pour te raconter les folies de leur vie. C’est dommage. T’aimes bien écouter tes auditeurs raconter leurs histoires. Ça te rappelle à quel point leur vie est merdique et que la tienne est fabuleuse. Rien que le fait d’être immortel te rend génial. Tu doutes que beaucoup d’obscurs t’écoutent, même si quelques-uns le font forcément, mais peu importe. Tu aimes ton métier quoi qu’en pensent tes semblables. T’aimes pas les banalités. T’es pas un mec banal. T’es le grand Balthazar Osborn, le vampire sanguinaire qui dévore son gagne-pain dès qu’il en a l’occasion. Le gars qu’on adore détester. Oh ouais, t’es pas facile à vivre comme mec. Tout en toi pue le sarcasme et ton côté sûr de toi rend les autres dingues. Mais t’es comme ça. Et tu changerais pour rien au monde. Qu’ils aillent se faire foutre s’ils ne t’acceptent pas comme tu es. Allongé de tout ton long sur ton canapé, un bras derrière la tête, tu zappes machinalement les chaînes télé. Ton portable n’a pas arrêté de vibrer toute la journée, provocant des ondes musicales sur ta table basse en verre. T’es pas du genre à fuir tes problèmes, bien au contraire, mais celui-là, t’as du mal à le gérer. Et t’aimes pas ça. Tu détestes ne pas avoir la main mise sur les choses. Tu veux tout contrôler. Tu veux toujours être en position de force. T’arrives pas à comprendre pourquoi là, c’est si différent. Ce qui fait que c’est différent. Depuis le début. Depuis la première fois que tu as posé les yeux sur elle. Alors qu’elle n’était qu’un bébé. Cette sensation que tu as ressentie et qui ne t’a plus jamais quitté depuis ce jour. Chaque fois qu’elle croise ta route. Tu ne pourrais expliquer ce sentiment. T’as l’impression d’être aspiré de l’intérieur, de te sentir à la fois terriblement mal et à la fois terriblement bien. Le feu et la glace. Personne ne t’a jamais fait cet effet. Alors pourquoi elle. Qu’est-ce qu’elle a de spécial ? T’as regardé ton téléphone portable d’un air nonchalant et l’a reposé sur la table avec assez de force pour la faire tinter. T’as pas envie qu’on t’emmerde avec cette histoire. Pas maintenant. T’as pas la tête à ça. Ciòban est morte et tu dois retrouver le coupable pour le faire payer. Aucun Osborn n’a été en mesure de te fournir une piste tangible. Alors depuis, tu arraches la tête des chasseurs d’ombres que tu rencontres. Sait-on jamais que tu tombes sur le bon. Tu chasses ces pensées de ton esprit d’une secousse de tête. C’est hors de question que tu gâches ta soirée de repos en te torturant l’esprit avec les mots vengeance ou Calypso. T’es eu ta dose pour la semaine. Ouais, ce qu’il te faut, c’est te détendre. Dans un endroit où personne ne te fera chier, là où tu pourras faire ce que tu veux et te perdre dans ta débauche comme beaucoup de tes nuits.

L’Edge Comb est bien plus fun depuis que les ténèbres règnent sur la ville. Au moins, tu peux ramener des humains à ta guise, pour te délecter de leur sang au rythme de musiques entraînantes. Ici, tu as ta place habituelle. Un petit coin entouré de douillets coussins, dont l’ambiance tamisée le rend intimiste. Il s’en est passé des choses ici. Bien plus qu’il n’y paraît. Bien plus qu’on ose le penser.

Entouré de quatre concubines – humaines et surnaturelles comprises – tu te sens comme un roi. Tandis que l’une t’offre son poignet pour t’en abreuver, les autres te pouponnent, t’admirent, t’embrassent... Tu as tout ce que tu désirais en partant de chez toi. C’est exactement ça que tu voulais. C’est ça qui te fait t’éloigner de tes problèmes. Tu t’évades dans ta débauche pensant que rien ne peut t’atteindre à l’instant présent. Mais tu te trompes. Tu rouvres subitement tes yeux. Une odeur particulière se dégage dans la pièce. Une odeur que tu reconnaîtrais entre mille. Seulement ça n’a pas de sens. Elle n’est tout de même pas idiote à ce point-là ? Son apparition te donne la réponse. C’est du suicide. Elle ne se rend pas compte où elle a mis les pieds. Tout de suite, elle t’assaille de remarques cinglantes, prête à en découdre avec toi. T’as du mal à la regarder dans les yeux, mais tu ne laisses rien paraître, t’as toujours ce sourire de petit con collé sur la gueule. Sa manière de faire peur à tes prétendantes te faire rire, mais tu ne relèves pas. Tu glisses quelques mots à l’oreille de celle qui est collée à toi et embrasse l’autre d’à côté, « Je vous rejoins tout à l’heure, ça ne devrait pas être long. », tu sais que cette remarque va l’énerver. Ce n’est qu’une question de temps. Les quatre demoiselles te quittent et tu ne détaches ton regard du cul de numéro 2 qu’une fois qu’il est hors de ta vue, pour te reconcentrer sur Calypso. « T'es vraiment qu'un crétin. Tu crois quoi ? Tu vas éviter notre discussion en venant ici ? Manque de bol je n'ai absolument pas peur de mon destin en mettant les pieds dans cet endroit. Au pire quelqu'un me tranchera la gorge ou sucera mon sang mais victoire, je n'entendrais plus jamais parler de Balthazar Osborn, cette mauviette qui ne cesse de fuir. », donc elle était consciente de ce qu’elle risquait en fourrant ces pieds ici. « Oh, que d’hostilité ! », si ses yeux pouvaient tirer des balles en bois, tu serais déjà mort. Tu bois une gorgée de bourbon, même si ce doux alcool n’a aucun effet sur toi. « Un verre peut-être ? », tu la regardes avec un grand sourire, ton verre vide levé en sa direction pour l’inviter à accepter ton offre. « Et puis merde, c’est quoi le problème ? De quoi tu veux qu’on parle exactement, hm ? », tu t’attends à ce qu’elle vide son sac, « Tu sais, c’était pas très malin de ta part de venir ici. » les hostilités ont été lancées, reste à savoir lequel des deux sera encore debout jusqu’à la fin. Maintenant tu la fixes, la regardes droit dans les yeux, ton sourire légendaire déjà bien effacé. Vous restez à deux mètres l’un de l’autre, sur le move de Got Well Soon.

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Dernière édition par Balthazar Osborn le Sam 7 Mai - 22:27, édité 2 fois
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Sujet: Re: Shut up and let me talk + Balthazar   Dim 24 Avr - 19:56


Shut up and let me talk..
Balthazar & Calypso




T'es dégoutée. Ecoeurée par son attitude. On t'a souvent raconté qu'il n'en faisait qu'à sa tête. Qu'il appartenait à ce genre de vampire hautain qui n'avait d'yeux que par sa propre personne. Depuis toute petite, tu n'écoutais pas les "on dit". T'as toujours appris à te faire une idée, par toi même et toi seule. Excepté pour les Néphilims ou les créatures obscures appartenant au camp adversaire. Eux tu n'y as même pas songé. Mais lui, ce Balthazar Osborn ne cessait d'apparaitre dans tes pensées. Tout le monde le savait, enfant tu n'avais qu'un prénom à la bouche, le sien. Parce qu'il ne t'accordait aucune attention, parce qu'il était ce doux pêché interdit qui te donnait envie d'affronter tous les obstacles pour parvenir à lui. T'as jamais baissé les bras. Seulement en grandissant tes sentiments ont changé. Adieu la petite fille amoureuse ne rêvant que par son prince vampire. Adieu la jolie fillette qui n'osait pas hausser le ton et laissait courir cette fuite interminable. T'avais commencé à t'affirmer lors de tes premiers entrainements. Quand tu as gravi les échelons et que tes responsabilités prenaient de l'ampleur. Là tu as réellement commencé à le traquer pour qu'il te donne des explications. Tu devais avoir dans les 12 ans. Tu en as 23 ans à l'heure actuelle. Autant dire que ta patience avait atteint son stade ultime. Un stade de non retour excepté si tu réussissais à avoir enfin tes réponses. Tes putains de réponses maudites. Alors tu t'es mise à repérer les endroits où il trainait. Tu connaissais déjà le lieu où il tournait sa radio. Il te fallait simplement connaitre les établissements qu'il fréquentait lors de ses jours de repos. Une psychopathe ? Carrément. Mais le jeune homme t'avait poussé à devenir ainsi. Tu ne pouvais supporter cette indifférence, qui au fond tu le savais, n'en était pas une. Rester dans le flou, ce n'était absolument pas pour toi. Il devait s'amuser à te voir si impatience et colérique. Il s'amusait pour un rien. Suffisait juste d'être ridicule ou de lui donner de l'intérêt. Une chose que tu n'as jamais cessé de faire, comparé à lui. A quoi tout ça allait-il te mener ? A rien. Après cette discussion, chacun continuerait sa propre vie, de son coté. Mais au moins tu comprendrais, au moins tu saurais pourquoi Balthazar Osborn a constamment fonctionné ainsi. Un jeu de cache-cache immortel.

A peine arrivée que tu filais droit vers cet abruti. Un abruti qui réussissait avec facilité à te déconcentrer. Il avait ce pouvoir sur toi, cette emprise que jamais tu n'arriverais à expliquer. Ce n'était pas les particularités d'un vampire, tu l'aurai tout de suite reconnu. Non. Lui. Toi. C'était constamment, sans interruption. Une alchimie éternelle qui n'avait pas encore réussi à exprimer ses pensées. Votre relation te perturbait davantage quand tu te posais pour réfléchir à tout ça. Tu t'étais promise de ne jamais ressentir un tel sentiment. Pour personne. Mais avec lui, c'était incontrôlable. Tu le vivais, tout simplement, sans dire mots. Tu t'es approchée non sans grâce et délicatesse pour lui tomber dessus comme un poids lourd. Tu sentais ta colère s'amplifier en le voyant agir de la sorte devant toi. Si tout le monde avait eu connaissance de tes sentiments anciens, il n'était pas une exception. Ton regard qui restait fixé sur lui se détourna. Tu ne pouvais supporter la scène. De la jalousie purement mal placée. Ces femmes avaient le droit de le côtoyer, d'avoir une mince attention même si c'était pour finir comme quatre heure. Toi tu n'avais rien. Et c'était peut être pire. Chaque fois que tu le voyais s'enfuir, ton coeur se serrait pour commencer doucement à s'effilocher. Tu l'aperçut maintenir son regard sur l'une de ces jeunes femmes. Tu fis une grimace sentant tout à coup une difficulté pour avaler. Tu le méprisais. T'aimerais le haïr, t'éloigner de lui mais chaque fois que tu tentais l'expérience, c'était pire. C'était atroce, invivable. Néanmoins ton attention se porta de nouveau sur lui quand il prit la parole. Tu leva les yeux au ciel. Après tout, tu t'attendais à rien venant de sa part. Si tu avais dû parier sur sa réaction, tu aurais touché le gros lot. Bingo ! Tes yeux expriment avec ardeur ton mépris et ta rage. Tu serres les dents, crispant ta mâchoire. Tes poings se serrent et t'essaies de rester calme. Tu ne veux pas t'emporter, aller trop loin et regretter par la suite. Connaissant ton caractère, une troisième guerre mondiale est certainement sur le point de démarrer. « Oui sers moi un verre je pourrai te l'envoyer dans la figure par la suite histoire que tes idées soient claires...» Tu lui balances un tendre sourire totalement hypocrite. T'as envie d'être sympathique, encore moins mignonne. Enfin t'en sais rien. Tu sais pas réellement comment va se terminer la soirée. Dans ta tête t'avais pensé à toutes les options possibles. Même celle de tenter un coup de drague pour l'emporter dans tes filets et avoir ce que tu désirais. Ce n'était pas pour rien que tu t'étais habillée ainsi. Un charmant décolleté laissant apparaitre ta généreuse poitrine. Tes lèvres d'une couleur rouge sang accompagnées par des yeux d'un noir charbon. D'habitude, tu n'étais pas ce genre de fille. A faire attention à ton physique, à te maquiller ou même à sortir le grand jeu. Seulement lors d'occasions extrêmement rares. T'avais pensé que ce serait un petit plus mais en y repensant, tu te trouves ridicule. Vraiment ridicule.

« De quoi je veux qu'on parle ? Non mais Balthazar t'es sérieux ou t'essaies de me rendre encore plus folle ? » Une certaine distance vous sépare et tu la trouves très agréable. Tu risquerais de lui sauter au cou, l'idée t'a traversé l'esprit en arrivant. Plus d'une fois. En un temps vraiment très court. « Pas très malin ? En même temps si monsieur cessait de jouer à ce jeu de fuir constamment peut être que jamais je n'aurai mis un pied ici. Soit content mon cher, si tu veux te débarrasser de moi, t'aura pleins de gentils copains capable de faire le sale boulot à ta place. » Tu sens la chaleur monter en toi. Tu vois une serveuse arriver vers la table du jeune homme. Tu la toises d'un regard noir pour lui faire comprendre qu'elle n'est pas la bienvenue ici. Puis tu la retient, commandant au final un whisky. Peut être qu'au fond, t'avais vraiment besoin d'un verre pour te détendre. Lorsqu'elle part chercher ce que tu as demandé, ainsi que celle de Balthazar, tu te concentres sur lui. Cette fois-ci tu exploses, tes nerfs lâchent et tu t'emportes. D'ailleurs, sans t'en rendre compte, tes jambes se sont mises à avancer dans sa direction. « Allumes ton cerveau de suceur de sang et mets en marche tes neurones. A moins qu'ils ne soient complètement détruits à force de jouer les cons. » Tu te retrouves face à lui, à quelques centimètres de son corps. Il fait deux têtes de plus que toi, t'en as conscience mais peu importe. Tu relèves le menton et déposes ton index sur son torse pour commencer à appuyer dessus. « Tu comptes enfin prendre tes couilles en main et me dire pourquoi depuis ma naissance tu me fuis comme si j'étais une arme mortelle contre toi ? Ou tu vas encore m'inventer une excuse ? Ça ne marche plus Balthazar. J'ai passé l'âge de croire à tes mensonges tout droit sorti d'un conte diabolique. » Tes mains se retrouvent sur ta taille, toujours les poings serrés. Tu ne démords pas et même le bruit des verres déposes sur la table ne te perturbe pas. Pourtant, t'as envie d'attraper ton verre et le boire cul sec, histoire d'avoir tes pensées ailleurs l'espace de quelques instants.


1406 mots
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Dernière édition par Calypso Halloway le Ven 6 Mai - 9:24, édité 2 fois
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Sujet: Re: Shut up and let me talk + Balthazar   Dim 24 Avr - 23:06

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Balthazar & Calypso

Shut up and let me talk ❞
T’arrives pas à te positionner devant cette situation. Ça te dépasse. Tu ne sais pas si tu es énervé, saoulé ou prêt à faire face à cette conversation qui tu fuis depuis trop longtemps. De toute façon il est trop tard, l’heure est venue. C’est peut-être pas plus mal. Ça permet de remettre les pendules à l’heure pour tout le monde. Et puis de quoi  tu as peur de toute façon ? Vous auriez pu faire ça depuis bien plus longtemps. Mais ça aurait été bizarre. Elle est tellement têtue que tu sais très bien qu’elle ne lâchera rien avant d’avoir eu des « explications ». Le problème, c’est que t’as bien peur de n’avoir rien à expliquer. Comment peux-tu expliquer quelque chose que tu ne comprends pas toi-même ? C’est pas ton genre de faire dans la dentelle, mais là c’est différent. Lorsqu’elle ouvre la bouche pour répondre à ta question, tu ne l’écoutes qu’à moitié, trop occuper à observation la femme qu’elle est devenue. Tu l’as vu grandir cette jeune femme. Elle n’a pas changé à tes yeux. Toujours ce même regard, bien que plus haineux maintenant, mais ténébreux au possible. Par contre, son corps lui s’est transformé. Tu as toujours apprécié la beauté des femmes. La beauté du corps des femmes plus précisément. Et sous ces vêtements, tu es sûr que se cachent des courbes merveilleuses. Un frisson parcourt le long de ta colonne vertébrale. Cette pensée te fait te sentir mal. Comme si tu ne devais pas penser à ça. Mais pourquoi ? Au diable ce sentiment de malheur ! Au diable cette chose étrange que tu ressens en toi. T’aimes pas ça putain. T’arrives pas à le contrôler. Ta paupière tressaute, tu luttes avec toi-même et cette gêne. Puis, tu reportes petit à petit ton attention sur Calypso. Elle ne fait que te hurlais dessus et t’insulter. Bien que tu trouves ses injures mignonnes. « J’ai pas besoin qu’on fasse le sale boulot pour moi, merci. Mais c’est vrai que maintenant que tu le dis, j’ai deux-trois larbins qui pourraient faire l’affaire. », tu sens tellement de rage émaner d’elle que tu entendrais presque son sang bouillir à l’intérieur de ses veines. Sa respiration est irrégulière, son teint devient rouge, elle est sur le point d’exploser. Mais une serveuse arrive. T’as bien cru qu’elle allait lui demander de foutre le camp, mais elle a finalement trouvé raison et lui commande un verre. Tu fais pareil. Encore un bourbon. Tu te dis, que ça va peut-être la détendre un peu. Elle s’approche de toi à pas lourd, les yeux verrouillés sur sa cible, ne te lâchant plus du regard. T’avais pas envie de te retrouver si proche d’elle. T’as passé le reste des vingt-trois dernière années à la fuir comme la peste. Mais tu n’as pas moyen de fuir à présent. Alors tu te lèves. Tu es bien plus grand qu’elle, arborant un bon mètre quatre-vingt-dix. Tu baisses la tête pour la regarder d’en haut. « Petit mais puissant » n’aura jamais eu autant de sens que maintenant. Elle n’a pas peur de toi. Elle devrait pourtant. Pas qu’elle ait à craindre quoi que ce soit de ta part pour le moment, mais elle n’est clairement pas en position de force dans ce lieu. Elle est sur le territoire des enfants de la nuit. Des « suceurs de sang » comme elle vient de te qualifier.

Lorsqu’elle dépose son index sur ton torse, tu ressens une onde étrange. Tu ne pourrais pas dire si elle est positive ou négative. Tu ne pourrais la décrire même si tu le voulais. D’un côté t’as pas envie de la blesser, d’un autre, t’as bien envie de plonger ton visage dans sa nuque. Cette façon de te tenir tête est ridicule, car elle ne fait clairement pas le poids selon toi, mais la manière qu’elle a d’essayé la rend carrément sexy. Tu ne laisses personne te parler sur ce ton-là et quiconque ose essayer se voit souvent sa tête arrachée. Elle joue avec ton ego. L’ego surdimensionné que tu as. Mais tu la laisse parler. Déverser sa colère sur toi. Elle finira bien par s’épuiser. Elle continue d’appuyer sur ta cage thoracique. Tu lui aurais bien brisé le doigt, mais tu ne le feras pas. « Tu comptes enfin prendre tes couilles en main et me dire pourquoi depuis ma naissance tu me fuis comme si j'étais une arme mortelle contre toi ? Ou tu vas encore m'inventer une excuse ? Ça ne marche plus Balthazar. J'ai passé l'âge de croire à tes mensonges tout droit sorti d'un conte diabolique. », elle te regarde toujours fixement les poings collés à sa taille. Vos verres arrivent. Tu te penches pour les prendre. Tu lui tends le sien et lui montre le coussin, l’invitant à s’asseoir. Pas sûr qu’elle accepte, mais tant pis. Tu t’assoies de toute manière. Elle aurait l’air con de rester debout les mains sur les hanches comme un enfant qui fait son caprice parce qu’on lui a pas acheté le jouet qu’il voulait.

« Tu n’veux pas t’asseoir ? Très bien. Mais sache que je n’ai rien à te dire à ce sujet. Je ne sais moi-même pas pourquoi c’est si compliqué. 'Fin j’veux dire… », tu marquas une courte pause, ayant comme l’impression de t’être mis sur un terrain glissant en balançant ça. « Et puis merde, je vois pas pourquoi je me justifierais par rapport à ça ! T’aurais préféré quoi ? Qu’on apprenne à se connaître davantage ? Ça t’est pas venu à l’idée que j’en avais pas envie moi, de te connaître davantage ? Pourquoi j’ai cherché toutes ces excuses bidons pour ne pas te parler ou même t’approcher selon toi, hm ? », tu ne sais pas quoi lui dire. Tu ne sais même pas pourquoi tu lui as dit ça. Pourquoi tu lui as balancé ce mensonge blessant. Tu ne peux pas définir tes propres actes, encore moins dire pourquoi tu as agis de la sorte toutes ces années. Enfin si, parce que le simple fait de te retrouver dans la même pièce qu’elle te rend mal à l’aise. Ça te rend dingue. Mais est-ce judicieux de lui dire ? Tu te poses la question. Si elle avait été une personne sans intérêt, tu lui aurais volontiers tranché la jugulaire et ce, depuis longtemps. Mais tu ne peux pas. Et c’est ça qui te rend malade. Tu es incapable de t’imaginer lui faire du mal. Tu as l’impression de ne pas contrôler ta propre pensée. Depuis quand tu es incapable de blesser quelqu’un autre que ta propre famille ? Comme relié mystiquement à cette jeune femme. Pour la première fois, tu sens comme une vague de culpabilité te ronger le ventre d’avoir balancé une remarque offensante. T’as toujours été un gars blessant, mais jusqu’à présent, tu te fichais bien de savoir ce que l’autre pouvait ressentir face à tes remarques.

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Dernière édition par Balthazar Osborn le Sam 7 Mai - 22:28, édité 2 fois
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Sujet: Re: Shut up and let me talk + Balthazar   Lun 25 Avr - 16:04


Shut up and let me talk..
Balthazar & Calypso




Tu t'attends à une réelle réponse cette fois-ci, du moins tu l'espères. T'as pas envie de continuer à jouer à ce petit jeu. Il ne t'amuse plus depuis bien longtemps maintenant. T'es assez grande pour comprendre qu'il se paie ta tête, et t'aimes pas ça. Personne n'a le droit d'agir ainsi. Personne n'a le droit d'avoir autant de poids sur ta personnalité, ton comportement. Ça te gonfle, tu te reconnais pas. Il y a bien des hommes que tu as connu, certains étaient différents mais Balthazar c'est encore autre chose. Aucun mot dans le dictionnaire ne peut réussir à exprimer cette sensation, cette relation qui vous unie. Enfin si on peut parler d'une relation. Entre vous deux rien n'a vraiment démarré et t'es loin de t'imaginer que cela va commencer suite à votre échange de ce soir. Tu sais pas ce que tu désires réellement. Tu sais pas si après avoir eu cette conversation, les choses vont changer. Si tu en as envie ou bien si au final l'indifférence te convient. Au fond, tu as une petite idée mais tu ne peux l'accepter. Tomber dans ses filets, être "dépendante" d'une personne c'est trop pour toi. Les seules et uniques personnes a avoir le droit à une telle position restent et resteront ta famille. En particulier Mina, ta grande soeur. Alors il est vrai que pour toi, cette situation est totalement nouvelle. Tu détestes ne pas avoir de contrôle sur ce qui concerne ta vie. T'aimerais tellement pouvoir comprendre, agir et faire en sorte que tout ceci cesse. Parce que t'aimes pas. Parce que tu ne le supportes pas. Autant ce lien que Balthazar. Le haïr ? Tu essaies de toutes tes forces mais sans grand succès. Pourtant tu devrais. Oh ça oui ! Tu devrais le détester, vouloir le gifler, désirer un éloignement...Mais t'y arrives pas. Pourquoi ? T'en sais rien, encore une fois.

Tu te trouves devant lui, plantée comme un piquet à attendre tes réponses. Tu ressens cette chaleur qui émane de toi. Tu mets ça sur le compte de la rage, de la colère qui a pris rapidement possession de toi. Pourtant, tu sens qu'il y a autre chose. Tu sens ton corps changer, se modifier lorsque tu le vois. Comme pour ce soir. Balthazar est au mieux de sa forme. Tu le remarques sans grande difficulté. Son visage rayonne, tu te laisses, quelques secondes, être hypnotisée par sa beauté. Tu sais qu'un humain s'embellit lorsqu'il est mordu. T'en prends vraiment conscience en le voyant. Tu bouges tes jambes de quelques centimètres, mal à l'aise. Mais la situation te rattrape en plein vol. T'es pas là pour lui faire les yeux doux et encore moins tomber dans ses bras. Même si parfois, l'idée de t'y installer t'es venu à l'esprit...Ton objectif est loin d'être gentil, ni même charmant. Balthazar peut facilement le comprendre en entendant tes répliques, ou plutôt tes insultes mais tu ne l'avoueras jamais, ainsi que l'intonation de ta voix. T'es pas d'humeur, on l'a tous compris. « Génial présentes les moi, sinon je peux directement aller me couper les veines plutôt que d'entendre tes réponses ridicules. » Pourquoi ? Pourquoi tu n'arrives pas à garder ton calme ? Pourquoi dois-tu constamment monter sur tes grands chevaux. T'en as marre, tu bouillonnes, t'as grand besoin d'aide. Et ta seule solution fut de te rapprocher davantage. Tu voulais lui montrer que tu n'avais pas peur. Ni de lui ni des autres. T'as jamais eu peur de rien. Surtout pas de la mort. T'as de la chance, une serveuse te coupe dans ton élan. T'en profites pour commander un verre. Voir même plusieurs dès que le tien sera terminé. L'alcool joue sur toi. Certes tu as du sang démoniaque, mais tu n'es pas immunisée comme Balthazar. Et t'en es bien contente. Juste l'idée d'y penser te donne un sourire en coin. Au vu de la situation, il aurait eu grand besoin de ressentir les effets de l'alcool sur son corps, histoire de faire passer la pilule plus rapidement et sans grande douleur. Toi, tu vas pouvoir ressentir cette légèreté qui t'envahis après plusieurs verres. Tu vas pouvoir flotter à travers les cieux et te foutre royalement de ton destin ou de cette conversation. Tu seras bien, calmée, dans un autre monde. Le rêve.

Tu sais qu'au fond, l'endroit dans lequel tu te situes n'est pas fréquentable, il est dangereux. T'es en position de faiblesse. T'es seule contre toute une bande de vampires. Et pourtant, ta seule pensée se dirige droit vers lui. Tu ne peux penser à autre chose. Cela t'es totalement impossible. Surtout depuis qu'il se trouve devant toi, tentant comme il le peut de s'échapper. Au fil des secondes, tu le vois changer d'attitude. Il est exaspéré, il n'a qu'une envie, que tu te casses d'ici. Mais il a vite compris que tu resterais jusqu'à avoir tes réponses. Peu importe si tu devais le suivre jusqu'à chez lui, dormir devant sa porte. Tu le ferais. Alors t'essaies d'avoir plus d'emprise sur la discussion. Ton index se retrouve sur son torse. Une charge électrique s'introduit dans ton doigt. T'as froncé les sourcils quelques secondes avant de te dire que c'était peut être ta colère qui te faisait avoir des illusions. Pourtant, ton index s'engourdit petit à petit alors tu déposes tes poings sur tes hanches. T'espères qu'il va enfin réagir suite à ton agression. Tu n'y vas pas de main morte. Tu veux le pousser à bout, t'as envie de le faire sortir de ses gonds. De toute façon, t'es plutôt douée pour t'énerver et t'emporter facilement. Alors disons que tu n'as pas vraiment d'effort à faire, juste être toi et te rappeler depuis combien de temps dure cette situation. Ton pouls s'accélère lorsque tu le vois s'approcher de toi pour ensuite se pencher vers la table basse. Il attrape les verres, voilà tout. Mais t'as vacillé, prise d'un vertige en le sentant tout près de toi. Encore plus que tout à l'heure. Son épaule a frôlé la tienne. T'as pu sentir son parfum envahir ton environnement. Tu te prends une sacré gifle en te rendant compte de ton attitude. Tu te calmes rapidement, effrayée par toi même. Tu prends le tien d'une main tremblante par ce qui vient de se passer. T'essaies de camoufler ta gêne et t'es plutôt forte la dessus. Tu t'entraines depuis bien trop longtemps. A cause de lui. Toujours à cause de Balthazar Osborn. Tu le vois t'inviter à t'asseoir. Tu ne bouges pas d'un millimètre, t'as pas envie d'être à ses cotés. Au contraire. Avec la décharge que tu viens de te prendre, tu gardes tes distances. C'est mieux ainsi si tu veux rester concentrée sur ton véritable objectif. Tu plonges ton regard dans le liquide doré avec des touches de caramel qui n'attends qu'une seule chose, qu'il soit bu et très vite. Tu restes figée durant plusieurs secondes, t'amusant à faire bouger le contenu. Tu sors de tes pensées lorsque tu entends de nouveau la voix du vampire. Tes doigts se serrent machinalement autour de ton verre. T'espère ne pas avoir une trop forte pression afin de ne pas le briser en milles morceaux. Sinon tant pis, tu en profiteras pour prendre un morceau et aller le planter tout droit dans la jugulaire de Balthazar. Une possibilité ? Peut être. En tout cas, tu viens d'y songer...

Comment peut-il ne pas savoir ? Il est impliqué dans la situation. Tout est de sa faute. Tu comprends pas et à vrai dire, tu cherches pas vraiment à essayer. Il te ment, c'est obligé. Puis tu le vois changer d'expression. Ses traits se durcissent, il est sur le point de craquer, comme toi. Tu l'attends au tournant et pour tout dire, tu te prends une sacré claque dans la gueule. Tu restes statique, ne sachant quoi répondre. Tu ne t'attendais pas vraiment à ce genre de réponse. Enfin si, tu t'étais dis la même chose. Mais l'entendre de sa propre voix, ça fait mal. Horriblement mal. T'es même surprise de sentir ton coeur se briser petit à petit. Tu peux sentir cette nouvelle faille qui vient de s'intégrer à lui. Ils sont en harmonies, ils battent ensemble et toi tu souffres. T'avales avec difficulté ta salive. Tu détournes les yeux pour les poser sur ton whisky que tu bois cul sec après une toute petite hésitation. Tu grimaces, tu sens le liquide réchauffer ta trachée et venir se déposer dans ton estomac. Tu passes ta langue sur tes lèvres pour ne pas en perdre une goutte. T'en as pas assez, il t'en faut un autre. Ton pouls tente de s'échapper par tes tempes et tes extrémités. Si ton coeur avait pu faire le grand saut, il l'aurait déjà fait. Mais ta poitrine l'en empêche, alors il se venge, en saignant, en pleurant. T'affiches un petit sourire forcé avant de laisser échapper un faible rire nerveux. « Je vois...Au final c'était pas si compliqué que ça Osborn. Tout est dit, profites pleinement de ta soirée...» Tu ne déposes pas ton regard sur lui. Tes yeux tentent de le fuir, tu ne peux te donner une claque de plus en le regardant. En admirant son visage que tu aimes tant. Tu ne peux te résoudre à lui donner une quelconque importance après ses paroles. Il t'a détruite en quelques secondes. Au final, tu regrettes amèrement le passé. T'aurai préféré rester sans savoir, t'aurai préféré continuer d'être dans le flou et te faire une idée. Ta propre idée mais jamais validée par Balthazar. Pas comme ce soir. Mais tu ne peux pas faire marche arrière. Tu te dois d'avancer malgré ton coeur meurtri. Tes jambes sont comme coupées de toute activité. Tes pieds ne se décrochent pas du sol. Ton cerveau est inerte. T'as arrêté de réfléchir à l'instant où il a commencé à parler. Tu déposes le verre sur la table avant de croiser les bras. « Suffisait de le dire...T'as peur de t'attacher et de souffrir une fois que je ne serai plus de ce monde puisque je ne suis qu'une pauvre mortelle ou bien tu as simplement honte de ma condition, toi qui est immortel comme un Dieu ? » Ta voix est davantage froide et dure. T'es blessée, ta fierté en a pris un coup. Jamais tu ne t'es sentie aussi pitoyable. Puis tu soupires avant de passer une main sur ton visage. Tu hausses les épaules et plisses la bouche. T'as été idiote de poser ce genre de question, il a été très clair. Il n'y a plus rien à ajouter. « Non tu sais quoi ? Vas te faire foutre Balthazar. Toi et ton égo surdimensionné qui te bouffe le cerveau déjà à moitié mort. Ne t'en fais pas je te renvoies tes poches de sang, t'es bon qu'à ça. » Tu le toises d'un regard méprisant avant de tourner le dos et de partir. Tes jambes ont réussi à t'obéir mais tu ne sais pas comment. Elles sont faibles, prête à céder sous ton poids. Pourtant, tu te forces à rester debout, tu n'es pas faible. Pas pour lui. Pas devant lui. Il n'a pas le droit de te réduire à cet état. Il n'est qu'un vampire minable. Tu te dois de l'oublier, tu te dois de tracer un trait sur son existence. C'est mieux pour toi. Du moins tu crois...

Sans attendre ton reste, tu te diriges droit vers le comptoir. T'as peut être terminé cette conversation mais certainement pas ta soirée. T'as perdu toute notion du danger, tu te jettes dans la gueule du loup sans te poser de questions. T'en as plus rien à faire. Tu te livres corps et âme dans cet endroit diabolique. D'ailleurs, tu peux sentir le poids des regards sur toi. On t'observe, on ne te lâche pas d'une seconde. T'es l'intrus, ils l'ont vite compris. Ton sang put celui d'une humaine Obscure. T'as cette chance d'avoir du sang démoniaque en toi. C'est peut être pour cette raison que tu es encore en vie, ton sang à l'intérieur de ton corps. Mais pour combien de temps encore ? Tu t'assoies sur un tabouret ne prêtant pas attention aux autres vampires. T'es comme dépossédée de toute conscience. T'es plus toi même. T'es vide comme coquille creuse...« Un whisky et...donnez moi vos shooters les plus forts, merci. » T'attends quelques secondes avant d'être servie. Tu prends les shooters entre tes doigts et commences ta descente vers les enfers. De par l'alcool mais également de par ton destin qui risque de changer après ce soir...


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Dernière édition par Calypso Halloway le Ven 6 Mai - 9:25, édité 2 fois
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Sujet: Re: Shut up and let me talk + Balthazar   Mar 26 Avr - 0:04

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Balthazar & Calypso

Shut up and let me talk ❞
T’as merdé. T’aurais pas dû lui dire ça. Tu t’en rends compte au moment où tu vois les traits de son visage s’affaisser. Tu viens de taper dans le mille. Pile là où ça fait mal. Tu sais très bien que tu l’as blessé. Tu as entendu son cœur manquer un battement. Comme si ça allait atténuer sa peine, elle boit d’un cul-sec le contenu de son verre, passant sa langue sur ses lèvres, n’en gâchant pas un millilitre. Maintenant, elle rit. Tu sais bien que ce rire n’est pas sincère. Ca s’entend. Elle a mal. Au fond d’elle, elle a mal. Mais elle ne le laissera pas paraitre. Elle est bien trop fière pour ça. Et ça te plait. Elle ne se rabaissera pas à te montrer que tu l’as blessé. Elle ne te donnera pas cette satisfaction. Mais ça n’en est pas une. Nan tu n’es pas satisfait de la situation. T’as presque l’impression de ressentir son mal. Comme s’il était palpable. Elle fuit ton regard, elle t’appelle par ton nom. Pas si compliqué hein ? Non c’est vrai, tu avais toujours été bon pour mentir. Tu pouvais monter un mensonge de toute pièce en un rien de temps. Son expression est froide, les traits de son visage fermés. A quoi elle joue putain ? Qu’est-ce qu’elle raconte ? Sa condition ? D’humaine ? Qu’est-ce que ça a à voir avec la situation ? Tu te fiches bien qu’elle soit humaine, vampire ou loup-garou. Ça n’aurait en rien changé ce que tu ressens en sa présence. Du moins, tu ne penses pas. Tu t’en fous en fait. T’as envie qu’elle te fiche la paix. Qu’elle parte loin, comme ça tu n’aurais plus à supporter sa présence pesante, qui t’écrase la cage thoracique de tout son poids. Avant que tu aies pu ajouter quoi que ce soit, elle te coupe la parole te disant clairement d’aller te faire foutre. « Soit. », le mépris se lit sur son visage. Si elle avait pu te cracher à la gueule, elle l’aurait fait. Mais au lieu de ça, elle tourne les talons. Elle s’éloigne de toi. Tu ne tentes même pas de la rattraper. Ça ne servirait à rien. Et pourquoi tu ferais ça de toute façon ? Elle est mieux loin de toi. Bon débarras.

Tu exploses ton verre vide contre le mur. Cette situation t’a énervé. T’as besoin de passer tes nerfs sur quelqu’un sinon tu risques d’exploser. D’affliger à une autre ce que tu n’as pas été capable de lui faire. Tes humaines reviennent. T’as pas envie de les voir. T’as envie de rester seule. Mais elles ne le comprennent pas. Alors tu plantes tes crocs dans la nuque de numéro trois, peut-être que ça t’aidera à penser à autre chose. Ses petites tapes dans ton dos te font penser qu’elle n’apprécie pas l’ardeur et la vitesse avec laquelle tu pompes son sang. Dommage. En quelques secondes, ses coups s’atténuent. Ses bras pendent de part et d’autre de son corps que tu tiens encore entre tes mains, à la manière d’une chorégraphie de danse. Tu la lâches sur les coussins, ne prêtant guère attention à sa tête qui se fracasse sur le coin de la table basse. De toute façon, elle est déjà ailleurs. Mais ça ne te suffit pas. Tu te tournes vers la seconde et lui arrache la carotide de tes dents. Crachant le bout de chair au sol tu la pousse d’une main pour la laisser tomber à son tour. La dernière est tremblante. C’est de loin la plus jolie des trois. Pourtant, elle va y passer aussi. Comme ses copines avant elle. Et ses voisins de palier avant elles. Tu t’approches doucement « Je t’emmène dans un monde où tu n’auras plus jamais à te soucier de quoi que ce soit. », et elle finit par y passer aussi. T’as trois cadavres autour de toi, mais tout paraît normal. T’as du sang séché plein la bouche et tes vêtements sont bon pour le pressing. Tu sais pas ce qu’a bu ces nanas, mais tu commences à sentir les effets d’une trop grande quantité d’alcool absorbée en peu de temps. Sachant qu’elles n’avaient pas forcément bu la même chose, les différents liquides se mélangent dans tes veines à la façon d’un Cocktail Molotov. T’as vision parfaite devient trouble, pour la première fois depuis longtemps t’as chaud. C’est pas souvent que tu t’enivres à travers le sang de tes victimes. Mais lorsque ça t’arrive, tu ne le fais pas qu’à moitié.

Tu te lèves pour te fondre dans la masse, tu pousses tous ceux qui se trouvent sur ton chemin, animé par le tempo mouvementé de Can't Hold Us. Tu ressens une envie incontrôlable de danser. T’as jamais pu contrôler ce genre de pulsion. T’es plutôt bon danseur en plus. Tu ne remarques plus personnes autour de toi. T’as l’impression d’être seul avec toi-même, te livrant à une danse effréné dans un rythme parfait. Cette sensation de malaise t’a quitté. Tu te sens de nouveau puissant. Ça faisait longtemps que tu ne t’étais pas senti aussi ivre. Tu en avais presque oublié que ça multipliait par mille ton côté désinhibé. Tu ris, danses avec des jeunes femmes, t’amuses comme un gosse qui aurait été gâté d’un nouveau jouet. T’es bien loin de penser à Calypso et ses yeux de feu qui t’enflamment tout entier, capables de faire rôtir ton corps déjà mort. Mais c’était trop beau pour durer. Lorsque tu balades tes yeux sur le comptoir, elle t’apparaît. Alors elle est aussi stupide que tu le pensais. Ou peut-être que sa vie lui importe peu maintenant qu’elle pense que t’en as rien à foutre de sa gueule. Mais ça t’étonnerait. Un homme lui parle. T’as ce sentiment étrange que tu n’as pas l’habitude de ressentir. Que tu ne connais pas. Ouais, t’éprouves une profonde jalousie que tu n’arrives à expliquer. Elle peut bien faire ce qu’elle veut, tu t’en fiche. Ou tu aimerais que ça soit le cas. Tu essayes de détourner ton regard du comptoir, mais c’est déjà trop tard. Tu pars à leur rencontre. Qu’est-ce qu’il fout à être aussi collé à elle déjà ? T’aimerais bien savoir ce qu’ils se disent, mais on dirait que ta super ouïe n’est pas aussi super depuis que t’as bu.

Arrivant à leur niveau, tu l’écartes en le poussant gentiment de tes cinq doigts. « Excuse mate, mais la demoiselle est chasse gardée. », tu la prends par la main et la tire au milieu de la piste. Tu sais pas vraiment ce que tu fais, et ça ne serait certainement pas arrivé si t’avais pas décidé de vider ces étudiants comme on vide une bouteille d’eau. Le contact de vos mains provoque une onde dans tout ton bras. Ce n’est pas désagréable, mais ça peut vite devenir dérangeant à la longue. Une fois entraînée au milieu de tout ce monde tu lui lâches la main. « Avant de dire quoi que ce soit, laisse-moi te faire danser comme tu ne l’as jamais fait auparavant. », si tu te voyais. Qu’est-ce que tu fous ? Peut-être que tu le regretteras d’ici quelques heures, mais pour l’instant, t’en as strictement rien à cirer. T’as juste envie de profiter de la musique, de ta soirée et de cette fille que tu qualifies de mystère sur l’air de Spectrum.

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Dernière édition par Balthazar Osborn le Sam 7 Mai - 22:28, édité 2 fois
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Sujet: Re: Shut up and let me talk + Balthazar   Mar 26 Avr - 10:48


Shut up and let me talk..
Balthazar & Calypso




T'es ridicule, idiote mais t'as pas l'impression d'en avoir conscience. T'aurai du partir, rentrer chez toi ou aller dans un autre endroit pour te bourrer la gueule. Ici c'est une mauvaise idée, une très mauvaise idée. Mais peut être est-ce pour cette raison que tu n'es pas partie ? Peut être as-tu tout simplement envie de te fourrer dans une merde royale juste pour sentir que l'on peut porter attention sur toi. Même si c'est pour te trancher la gorge. Disons que c'est davantage ridicule mais toi ça te fait rire. T'es bien trop ailleurs pour tenter de réfléchir à une autre solution. Alors tu restes là, tes fesses posées sur le tabouret à siroter ton verre de whisky. Les shooters sont vite passés de l'extérieur à l'intérieur de ton corps. Et bon sang t'as aimé ça. T'aimerais le refaire mais tu commences déjà à ressentir les effets de l'alcool sur toi. Tu te sens plus légère, t'as l'impression de voler sans pour autant avoir ce pouvoir. T'es bien. Réellement bien. D'ailleurs, tu ne remarques pas directement qu'une personne, un vampire, vient s'assoir à tes cotés, te fixant d'un regard assez particulier. De base, tu aurais pris la fuite. Tu serais partie aussi vite que l'éclair. Mais t'as plus le cerveau pour y penser. T'es morte de l'intérieur sans vraiment l'être. Tu te sens vide et lorsque tu croises son regard, t'as l'impression de ressentir une petite étincelle. Il te porte une attention spéciale mais tu t'en fiches. Tu lui souris naïvement, comme une gamine qui vient de rencontrer son beau prince charmant. « Ça ne court pas les rues une si jolie demoiselle qui sirote son verre seule. Puis-je ? » Tu hausses les épaules sans vraiment répondre. T'es plus hypnotisée par son regard brillant d'un air vicieux qu'autre chose. Tu sais pas s'il se sert de ses capacités sur toi, t'arrives plus à analyser à ce stade là. Tu gardes ce sourire enfantin sur les lèvres. Tu laisses même échapper un petit rire ridicule d'une jeune femme emprise par l'alcool. Mais t'as pas honte, il ne te fait pas te sentir comme une cruche écervelée. Alors tu t'abandonnes, tu te laisses aller. « Faut croire que le destin fait bien les choses...A présent je suis en bonne compagnie. » Tu te mordilles légèrement la lèvre inférieure avant de baisser le regard vers ton verre et d'en boire une gorgée. Tu sais pas vraiment ce qui va bien pouvoir t'arriver. Tu connais sa nature. Et les jeunes femmes comme toi sont rapidement prise pour poche de sang. Mais tu ne peux te défaire de son regard, de son attitude. Il t'envoute, il te fait voyager à travers son corps, ses yeux d'un bleu éclatant. Tu te perds en lui. T'en oublies très vite la scène qui s'est déroulée il y a quelques secondes avec Balthazar. Tu t'évades et te laisses être transporter vers un univers que tu ne connais pas, excepté sur le fait qu'il est dangereux. Tu commences à monter une pente bien trop risquée. Tu pourrais à tout moment glisser et t'écrouler au sol sans avoir la capacité de te relever. Pour toujours. Mais même après cette comparaison, tu ne bouges de ton tabouret. Tu restes là, ton regard planté dans le sien, tes mains autour de ton verre. « Et si on continuait sur une autre lancée ? Je te montre ma douce ? » Tu fronces les sourcils et le voit se rapprocher de toi. Il se penche et se met à déposer une partie de son visage dans ton cou. T'avales avec difficulté ta salive mais une chose étrange se produit. Au lieu de te lever et partir, tu dégages ton cou et fermes lentement les yeux, sentant ton corps se détendre. Tu t'attends à sentir ses crocs venir se planter dans ta chair. Tu t'attends à ressentir une douleur atroce puis de simples picotements parce qu'il t'anesthésie. Parce que tu perds ta force et te laisses naviguer entre les ténèbres. Mais au lieu de ça, tu le sens être écarté de toi...

Que se passe-t-il ? N'es-tu pas à son goût ? Tes sourcils se froncent davantage, ta bouche se plisse. Tu ouvres tes yeux encore brillants par ce qui était en train de se passer. Puis tu le vois. Lui. Cet enfoiré d'Osborn. T'entends sa phrase et tu te mets à éclater de rire. T'as rien contrôlé, tu t'es laissée être emportée par tes sentiments. Se fout-il de ta gueule ? Certainement. T'es prête à répliquer et surtout, à vouloir rester aux cotés de ton inconnu lorsque tu sens une poigne virile t'attraper la main. T'as pas le temps d'agir ni même de comprendre que t'es déjà en train de marcher, à pas rapide et sans pouvoir rechigner, vers le milieu de la piste. Ta main s'engourdit. Elle commence à devenir lourde. Une sensation étrange traverse ton bras. T'essaies d'assimiler ce qui se passe mais ton cerveau refuse de se mettre en marche. Son contact. Vos mains entrelacées. Votre peau l'une contre l'autre. T'as aimé ça. Peut être même plus que tu le penses. Mais tu t'interdis d'y penser, pas après ce qu'il vient de faire. Tu continues de le suivre sans pouvoir te débattre avant de voir ta main de nouveau libre. Tu la fixes d'un regard surpris avant de te mettre à la masser. Une paresthésie se fait ressentir. Tu bouges tes doigts, mimant le geste d'une préhension puis tu te concentres sur Balthazar. Ta mâchoire se contracte, t'es vraiment prête à lui sauter au cou malgré la dose d'alcool dans ton sang. Ton expression ne trahit pas tes pensées. T'es en colère, tellement en colère. Pourtant lorsque tu entends ses paroles ton attitude change. Est-il sérieux ou se paie-t-il encore une fois ta tête ? Ton visage s'adoucit, il exprime une incompréhension. Comment peut-il vouloir danser avec toi alors que quelques minutes auparavant il clamait haut et fort n'en avoir rien à foutre de toi. Ta bouche s'entrouvre mais se referme aussi vite. Ton regard se balance entre le sol et le jeune homme. Tu dois répondre quoi, oui ? L'envie est bien présente...Tu le désires. Tu hausses les épaules, incertaine de ton choix. Puis tu oses enfin relever tes yeux et le fixer. A l'instant où vos regards se sont croisés, tous tes doutes sont partis en fumée. Une chaleur, bien plus puissante que celle causée par l'alcool vient de s'introduire en toi. Ton cœur rate un virage et se met à reprendre un rythme bien plus rapide. Au diable tes principes et la situation de tout à l'heure. Ton corps se détend et Balthazar peut l'apercevoir. Tu te rapproches timidement de lui, juste quelques pas, mais assez pour te retrouver à quelques centimètres de son corps. Ton regard est braqué sur son torse, tu ne sais pas si tu as vraiment le droit de redresser ton minois. Ou du moins, si c'est une bonne idée...Mais tu t'y risques et tu ne regrettes pas la vision qui s'offre à toi. Tu l'admires, avec tes yeux remplis d'étoiles, laissant une étincelle voyager dans tes pupilles. Un mince sourire se fend au coin de tes lèvres. Elles sont sèches parce que t'as l'impression de manquer d'air. Ta respiration est bloquée par ce que tu es en train de vivre. T'arrives pas à y croire et pourtant, c'est bien réel. Tu passes ta langue sur celles-ci afin de les hydrater. Tu sais que ce geste peut facilement déstabiliser un homme. Et bizarrement, tu te dis que Balthazar le sera davantage. « Montres moi de quoi tu es capable, Osborn. » Ta voix est douce, mais à la fois brûlante de désir. Tes yeux le défient. Si ses paroles sont vraies, alors tu seras la plus heureuse. Tu adores danser, tu adores lorsque ton partenaire mène le rythme et sait y faire...

Sans attendre quelques secondes, tu sens l'une de ses mains venir se déposer sur tes reins. Ta respiration se bloque dans un souffle perdu. Ton échine se courbe sous ce geste si anodin et pourtant, si particulier. Tu te sens prise d'un vertige et tes mains viennent se déposer sur son torse machinalement. Tu animes une petite pression avec tes doigts comme si Balthazar devenait ton ancre, ton pilier pour rester debout. T'es prise de court par ce que tu ressens. Des frissons parcourent ton corps. Ce simple contact t'a fait valser dans tous les sens. Tu n'imagines même pas la suite. Non, tu t'abandonnes une nouvelle fois, de façon plus impressionnante, à lui. T'essaies de retrouver un semblant d'oxygène, un semblant de rythme cardiaque. Mais t'as l'impression que c'est cause perdue puisque lorsqu'il se met à entrelacé vos doigts pour la deuxième fois de la soirée, tu crois mourir sur place. Une part d'espoir s'accroche de nouveau à toi. Une lumière brillante et effaçant tout sur son passage emprisonne ton cœur meurtri. Petit à petit, tes blessures, tes failles se pansent quelque peu. T'es bien. Même plus que ça. Tu ne peux définir les sensations que tu ressens à ce moment précis. Tu le vis, tout simplement. Tu ne regrettes pas. Tu continues de te laisser être transportée par ce vampire si mystérieux, si parfait à tes yeux. Tu ne le lâches pas du regard. T'as pas envie de perdre une seule seconde de ce visage si fabuleux. Et l'espace d'un instant, tu retombes des années auparavant lorsqu'une seule chose comptait pour toi. Être remarquée par Balthazar, sentir ton amour grandir pour lui. Tu te surprends de penser à tout ça. Mais pour une fois, tu te laisses être envahie par toutes ses émotions que tu as caché depuis bien trop longtemps en toi. Il n'y a plus de place pour la colère ou la rage. Seul le positif est ancré en toi. Ton bien être émane de ton corps. Si tu pouvais contaminer tout le monde avec cet état d'extase, t'en serai fière. Parce qu'il est présent au sein de ton cœur, de ton esprit et de ton âme. Balthazar a réussi où d'autres ont échoué. Rien ne vous prédestinez à avoir cette relation, à ressentir ce contact si spécial qui vous uni. Parce que tu le ressens un peu plus chaque jour, surtout lorsque tu te trouves juste à ses cotés. Quelque chose se passe. Un lien puissant et indéfinissable vous enferme dans votre monde. Dans votre donjon rempli de questions sans réponse. Tu te laisses être bercée par ses mouvements. Tu te laisses être guidée par lui. T'en arrives même à fermer les yeux pour capturer cet instant dans ta mémoire et en faire un souvenir agréable. T'as peur de parler et de tout gâcher. Pourtant tes lèvres brûlent d'impatience. T'as envie de lui dire à quel point il est merveilleux, à quel point t'es bien avec lui...Mais aucun de ces mots ne sortent de ta bouche. Pas ce soir. Alors dans un souffle léger et doux, tu tentes de former une phrase pour lui faire comprendre qu'il est divin et qu'il a raison. Tu n'as jamais dansé ainsi auparavant.« Okay...Pour une fois, tu as raison..»

Tu n'as pas le temps de dire quoi que ce soit d'autre qu'il te fait tourner sur toi même. Tu laisses échapper un rire tendre et franc. Tes jambes tremblantes comme deux feuilles mortes ont réussi à rester droites. Durant quelques secondes, tu te voyais t'écrouler au sol. Puis il recommence mais te stoppe dans ton élan pour que tu te retrouves dos à lui. Tu sens ses mains chaudes et rassurantes venir se déposer sur deux endroits différents de ton corps. L'une sur ta hanche et l'autre juste en dessous de ta poitrine. T'es sur le point de craquer. Il joue avec tes nerfs comme il a toujours fait. Mais cette fois-ci, il le fait d'une autre manière. Tu te sens être dominée par tes pulsions mais surtout par lui. T'as l'impression d'être à sa merci et t'aimes ça. Pourtant, tu n'as pas dit ton dernier mot. Dos à lui, tes courbes s'unissant avec les siennes, tu t'amuses avec ton déhanché et le sien. Ils se mettent en harmonie et une danse endiablée d'un désir nouveau vous prend en otage. Vous n'êtes plus que de simples pantins qui répondent par vos envies, par vos pulsions. Tes mains se baladent avant de les déposer définitivement. L'une sous ta poitrine, entrelaçant tes doigts avec les siens, l'autre attrapant son cou l'obligeant à rapprocher son visage du tien. Tu peux sentir son souffle chaud venir chatouiller ta peau brûlante de passion et d'extase. T'es possédée par ce vampire. Complètement et littéralement possédée.
Tout ça est nouveau pour toi. Ton corps doit s'habituer à temps d'impacts, à tant d'emprise, à perdre le contrôle total. Personne n'a ce pouvoir sur toi. Personne. Alors tu comprends qu'il est différent. Il est ton imprévisible, celui qui ne cessera de te surprendre, de t'étonner par ses paroles et ses gestes. Balthazar Osborn est devenu, ce soir, ton exception à la règle.


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Dernière édition par Calypso Halloway le Ven 6 Mai - 9:28, édité 2 fois
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Sujet: Re: Shut up and let me talk + Balthazar   Mar 26 Avr - 22:50

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Balthazar & Calypso

Shut up and let me talk ❞
Tu la vois perplexe, elle ne doit pas comprendre ce soudain changement de comportement. Elle s'approche de toi. Elle est de plus en plus proche. Très proche. Tellement que son odeur enivre tes narines. Elle te défie du regard, attendant de toi que tu tiennes parole. Elle ne doit sûrement pas penser que t'es une pointure en danse. Les différentes années que tu as traversé depuis ta naissance t'ont fait acquérir un certain savoir. Tu ne saurais définir clairement l'année de ta naissance, mais des décennies, tu en as vu passer. Tu as évolué avec le temps, toujours en adéquation avec ton époque. T'as jamais eu de mal à t'adapter à quoi que ce soit. Une nouvelle culture, un nouvel environnement, une nouvelle langue... D’ailleurs, tu connais pas moins de quatre langues et sept cultures différentes. La danse fait partie des compétences que tu as acquises lors de tes voyages, lors de tes beuveries. Le tango, la valse, le rock, le jive, le modern-jazz, et bien plus encore. Alors, tu ramènes ta partenaire vigoureusement contre toi, d'une poigne assurée. Tu mènes la danse comme tu avais l'habitude de le faire avec Elizabeth, ton mentor. Vos pas s'accommodent au rythme de la musique de Florence and The Machine, et bientôt tu sens les regards rivés sur vous. Tu es sûr qu'ils te jalousent, tous autant qu'ils sont. Mais pour cette danse elle est à toi, rien qu'à toi. T’es bien loin de penser à ce dont pour quoi tu la fuyais depuis toutes ces années. Ta gêne s'est envolée pour laisser place à du désir, de la passion. Ce moment que vous partagez est unique, réel. Tu as l'habitude de danser ici, mais jamais tu ne l’avais fait avec autant de fougue. Vos yeux ne se quittent plus. Son regard te transperce de part en part. Tu n’arrives pas à lire dans ses yeux. Pas comme tu le voudrais. Tu ne sais pas ce que ce regard veut dire. Tu la fais se déplacer ici et là, vous occupés une grande partie de la scène. Le monde est à vos pieds, pendus à chacun de vos mouvements. Tu te perds dans tes pensées, comme si tout ça n’était qu’un rêve, un leurre et que tu allais bientôt te réveiller. T’es pas du genre à faire des black-out quand t’as consommé une trop grosse quantité de sang alcoolisé, mais il y a bien deux ou trois détails de ta soirée que tu zappes forcément. Tu espères que cet instant n’en fera pas partie. T’arrives vraiment pas à l’expliquer, mais t’en as vraiment pas envie. Il doit clairement y avoir un truc mystique qui vous relie tous les deux. Quelque chose de malsain. Comment expliquer le fait que tu aies à la fois cette envie de la blesser et l’instant d’après envie de la posséder ?

Faut croire que ta démonstration l’a bluffé. Mais tu n’as pourtant pas dit ton dernier mot. Tu la fait tourner sur elle-même. Elle rit. Puis tu recommences, mais cette fois-ci, elle ne fait qu’un demi-tour. Tu viens l’arrêter au moment où elle te fait dos. Tu la colles à toi, l’entourant de tes longs bras. Une main presse sa hanche gauche, l’autre serre le côté droit de sa cage thoracique. Vous restez comme ça un moment, faisant légèrement tanguer vos corps de chaque côté de la scène, dans un mouvement de bassin frôlant l’indécent. Tes yeux se ferment, tu humes l’odeur de ses cheveux, tu profites de l’instant présent. Encore quelques secondes de plus dans cette position et c’est le craquage assuré. Vos corps unis dégagent la chaleur du désir, l’ardeur de la tentation. Elle a les mains baladeuses. L’une finit par renforcer ton emprise, enlaçant ses doigts avec les tiens. L’autre vient se glisser à la terminaison de tes cheveux, te lâchant un petit frisson de plaisir. T’as toujours aimé ça, qu’on passe sa main dans tes cheveux. La légère pression de ses doigts approche ton visage du sien. Vos souffles se mêlent. L’envie de lui donner un fougueux baiser te traverse. Vous restez dans cette position pendant quelques instants, comme si le temps c’est soudainement ralenti, que vous n’êtes plus que les seuls mobiles dans le club. Tu te rapproches dangereusement à ton tour. Vos lèvres s’effleurent. T’es à deux doigts de te laisser guider par cet instinct qui t’animes depuis que tu l’as arraché à ce gars au comptoir. Il n’y a jamais eu autant de tension sexuelle entre toi et quelqu’un d’autre. Non, cette fois c’est différent. Ce n’est pas que purement physique. C’est alchimique, puissant. Une sensation que même tes rêves les plus fous ne sauraient décrire. La distance qui sépare vos lèvres est comparable à l’épaisseur d’un cheveu. Mais alors que l’évidente conclusion à cette danse aurait été le baiser final, quelque chose vient tout gâcher.

Tes crocs sortent dans un craquement. A force d’être collé à toi, l’odeur de son sang à réveiller le vampire sanguinaire que tu es. Une danse. Il t’aura suffi d’une seule putain de danse pour craquer. Tu la fais une nouvelle fois tourner sur elle-même et la penche en arrière, à la façon d’un tango sensuel. Tu la regardes dans les yeux l’espace d’une demie seconde. T’es complètement hypnotisé par sa jugulaire battante. T’arrives pas à stopper cette envie d’y planter tes canines et si tu ne fais pas quelque chose, tu vas finir par laisser ton obsession de vampire éternellement insatisfait prendre le dessus. T’es sur le point de faire une énorme connerie qui pourrait bien pourrir le moment que vous venez de partager. Mais c’est trop dur, tu n’arrives pas à te contrôler. Tu te livres à une bataille sans merci à l’intérieur de toi-même, opposant ton envie dévorante de l’embrasser et celle de planter tes crocs dans sa chair.

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Dernière édition par Balthazar Osborn le Sam 7 Mai - 22:28, édité 2 fois
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Sujet: Re: Shut up and let me talk + Balthazar   Mer 27 Avr - 6:16


Shut up and let me talk..
Balthazar & Calypso




Plus rien ne compte excepté lui. Ton monde s'est arrêté de tourner à l'instant où ses mains se sont déposées sur ton corps. T'as eu le souffle coupé, et la suite t'a davantage époustouflé. Tu t'es laissée guider par Balthazar, prenant soudainement une confiance aveugle en lui. D'habitude, t'aurais essayé de comprendre. Pourquoi vous passiez d'une situation blessante à un tout l'inverse en un rien de temps. Mais ton esprit est bien trop occupé. A le désirer, à l'envier sur chaque parcelle de son corps. Tu te demandes bien ce que ses congénères pensent. Après tout, tu n'es qu'une simple humaine obscure. Mais t'as l'impression d'être différente lorsqu'il est là. Il te fait te sentir différente quand, malgré ses dires, il fait attention à toi. Tu le savais au fond, qu'un réel combat émanait de lui. Il se veut fuyant pour des prétextes insensés. Tu commences doucement à comprendre qu'il t'a certainement menti, encore une fois. Mais ce mensonge soulage tes blessures. Tu te dis, que peut être, l'espoir est encore entre vous, que tout n'est pas perdu. T'aimerais tellement mais tu sais qu'avec lui, rien n'est prévisible...

Alors tu t'abandonnes face à quelque chose de certain. Cette danse enivrante de désir et de passion. Tu profites du moment, incapable de te dire qu'il va se terminer un jour. T'en as pas envie. Tu ressens le besoin d'être constamment avec lui, collée à lui. T'as besoin de Balthazar Osborn dans ta vie. Alors pourquoi est-ce si difficile de l'accepter ? Pourquoi est-ce si compliqué en sachant que tous les deux, ensemble, vous formez quelque chose d'extraordinaire ? Parce que tu le sens et t'es persuadée que lui aussi. Il ne peut rester de marbre face à ce qui se produit ce soir. Vous êtes dans votre monde, sans se soucier des autres. Il n'y a que vous deux sur cette piste à l'Edge Comb. Vos regards s’ensorcèlent mutuellement. Tu aimerais tellement savoir ce qui lui traverse l'esprit mais t'as pas ce pouvoir. Et ce soir, t'en es bien triste. Tu voudrais simplement savoir, te rassurer et te dire que tu n'es pas tarée. Qu'il est bien, là avec toi, tout comme toi tu l'es avec lui. Vous continuez de danser ensemble, prenant un espace plus grand. Vos mouvements sont souples, harmonieux et sur la même longueur d'onde. Vos corps se parlent et vous n'avez pas besoin de dire un quelconque mot. Ils se comprennent et savent pertinemment ce que l'autre est sur le point de faire. Deux partenaires qui ont trouvé chaussure à leur pied. Et t'espères que cette comparaison ne s'arrêtera pas à une danse. T'es aux anges et ton expression te trahit mais tu t'en fiches. Un sourire mélodieux se dessine sur tes lèvres. La situation prend un cran sur tes sentiments. Dos à Balthazar, vos courbes se mélangent, vos bassins s'accouplent dans une danse sensuelle. Tu es sur le point de perdre pied. Encore plus lorsque tu approches son visage du tien. Il continue le mouvement et vos lèvres sont sur le point de s'unir. La distance ne peut se voir, elle se ressent juste. Tes lèvres frôlent les siennes et des frissons prennent vie à ton échine. Ton cœur bat à un rythme bien trop rapide. T'es prête à fermer les yeux et te laisser t'abandonner dans un baiser magique. Pourtant, au lieu de ça, tu te sens être renversée en arrière comme dans une danse de tango. Tes yeux pétillent d'étoiles et ton sourire s'agrandit. T'as toujours rêvé que l'on fasse ça et il vient tout juste de le réaliser. Il est merveilleux. Parfait. Exceptionnel. Mais ce que tu ne sais pas, c'est qu'au fond, Balthazar est sur le point de craquer. Un combat sans fin règne en son être. Tu ne ressens aucune tension, il ne l'exprime pas. Tu n'as absolument pas aperçu ses canines sortir. Tu le comprends seulement lorsqu'il te redresse. Tes mains se plaquent dans son cou, ton visage retrouve la même position que tout à l'heure, à quelques millimètres du sien. Mais la différence est bien là. Son regard a changé, ses crocs sont bien présents. T'aurais dû ressentir de la peur, t'enfuir parce qu'il est peut être sur le point de te mordre. Pourtant, tu restes collée à lui et tu ne bouges pas d'un fil. Tu le trouves davantage attirant. Tu t'amuses même à approcher l'une des tes petites mains froides vers son visage, vers sa bouche. Tu entames une série de caresses pour lui prouver qu'il ne te dégoute pas. Au contraire. T'es hypnotisée par son attitude, sa transformation. Un mince sourire s'affiche au coin de tes lèvres. Cette pensée, cette envie d'un baiser ne t'a pas quitté depuis que vos lèvres se sont frôlées. Et elle revient au galop, encore une fois. Alors tu resserres la pression dans son cou pour l'obliger à ne pas fuir et qu'il comprenne ce dont tu désires. Tes yeux ne cessent de voyager entre ses lèvres irrésistiblement attirantes et son regard de braise. Tu passes ta langue sur les tiennes avant de te mordiller celle inférieure. Tu penches doucement, et de quelques centimètres, ta tête sur le coté...Ce moment que tu attendais depuis ton enfance est sur le point d'arriver. Ta cage thoracique se soulève avec difficulté. T'as peur de tout gâcher en prenant un trop plein d'oxygène. Pourtant...Ce n'est absolument pas cette idée qui fait que la situation prend une tournure bien différente...

Tout s'est passé si vite. T'as pas pu analyser l'action, t'as pas réussi à assimiler ce qui était en train de se passer. La seule chose que tu vois te suffit. Tu étais collée à Balthazar et maintenant, tu le vois être propulsé contre le mur où vous vous trouviez il y a quelques instants. Son corps s'étale de tout son long contre le sol, des morceaux de verres lui rentrant dans la chair à différents endroits. T'es horrifiée, tétanisée par ce qui vient de se passer. « Baltha...» Tu n'as pas le temps de terminer que tu ressens une pression s'entourer autour de ton cou. Tes yeux se transforment en deux grosses billes vivantes lorsque tu aperçois l'inconnu du comptoir. Tes mains se déposent rapidement sur la sienne, tentant de la retirer. Mais en vain. Au contraire, ton acte fait qu'il accentue sa force et tu sens ton gorge souffrir. Tu manques d'air, tes poumons n'arrivent pas à se remplir comme il se doit d'oxygène. Tes pieds décollent du sol et tu te sens voler. Tu te débats comme tu le peux, t'espères pouvoir lui donner un coup, mais il ne se déplace pas d'un seul centimètre. Tu te dis qu'il va en finir avec toi, t'arracher la gorge et goûter à ton sang. Au lieu de ça, il t'envoie t'écraser contre le comptoir. Tu t'écroules au sol, faisant tomber des tabourets sous ton poids. En quelques secondes tu te redresses sur tes genoux. Tu tentes désespérément de reprendre ton souffle, de retrouver un semblant de respiration. Tu suffoques. Tu ressembles à ces personnes en pleine crise d'asthme. Ton souffle siffle et chaque tentative te brûle la gorge. T'as l'impression qu'un feu commence à naitre à l'intérieur. Ta trachée te fait horriblement souffrir. Tu portes l'une de tes mains sur celle-ci, tandis que l'autre se dépose sur ta cage thoracique. T'as la tête qui tourne, t'es prise de vertige à force d'avoir été privée d'oxygène. Tu ressens le mal être...T'espères avoir le temps de retrouver une condition suffisante pour te relever mais tu sens une nouvelle pression venir t'attraper les cheveux. Une force violente et agressive t'oblige à te tenir sur tes jambes vacillantes. C'est lui et encore lui. « Alors ma douce, je croyais que tu étais chasse gardée ? Rassures toi, je vais prendre soin de toi en un rien de temps...Tu ne sentiras presque rien...N'est-ce pas ? » Il se mit à hurler pour que les autres l'entendent. Il voulait quoi ? Un spectacle ? Qu'on l'admire par ce qu'il était sur le point de faire ? T'essaies de te débattre mais il tire davantage sur ta crinière. Tu grimaces mais tous tes actes sont réfléchis. Tu gagnes du temps. Ta respiration, malgré cette forte douleur qui émane de ta gorge incendiée, revient petit à petit. Assez pour que tu puisses attraper les deux dagues en argent qui se situent dans ton dos. Et tu n'hésites pas une seule seconde. L'une d'elles vient trancher de manière assidue la joue du vampire. T'as appuyé de toutes tes forces et tu considères que ton acte est réussi puisqu'il te lâche en criant. Sa plaie le brûle, il souffre le martyre et une belle cicatrice lui fera se souvenir de toi éternellement. Les vampires craignent cette matière, c'est pour cette raison que tu as insisté pour que tes deux dagues soient constituées par cet élément. Et t'en es fière...

T'en profites pour te reculer et te mettre en position de combat. Tu comptes pas te laisser faire et tu viens de le prouver à l'instant. T'es une guerrière, une Halloway qui s'est entrainée depuis sa plus tendre enfance. Il est tombé sur la mauvaise personne s'il comptait qu'aucunes représailles ne se produisent. Tu serres les dagues entre tes doigts. Ils deviennent blanc face à la force que tu exposes. Tu t'attends à ce qu'il vienne. Il n'a pas dit son dernier mot et tu le vois à son regard qui change brutalement. Il te hait, il n'a qu'une envie, t'arracher la jugulaire ou bien même la tête. Ses yeux sont brûlant de haine, de sadisme. Ses crocs sont sortis, prêt à s'enfoncer dans ta chair. Il se positionne et vous vous faites face mutuellement. Il est prêt, et toi aussi. Maintenant il ne reste plus qu'à savoir lequel de vous deux se tiendra encore debout à la fin du combat. Ou bien, lequel aura la gorge tranchée, se vidant de son sang en tremblant sur le sol comme une feuille morte.


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Dernière édition par Calypso Halloway le Ven 6 Mai - 9:29, édité 2 fois
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Sujet: Re: Shut up and let me talk + Balthazar   Jeu 28 Avr - 22:35

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Balthazar & Calypso

Shut up and let me talk ❞
Tes yeux continuent à faire l’aller-retour entre sa jugulaire et ses prunelles foncées. Si ton cœur n’avait pas déjà cessé de battre, on l’aurait entendu du bout du monde. C’est fou ce pouvoir qu’elle a sur toi. Elle t’envoûte. Tu n’aurais jamais imaginé qu’elle puisse te procurer une sensation aussi agréable. Pas après avoir passé des années à fuir ce sentiment étrange que tu ressentais chaque fois qu’elle traversait la même pièce que toi. Tu la redresses après t’être résolu à plonger ton visage dans son cou, à la recherche de la source d’un plaisir complet. Tes canines ne rentrent pas pour autant. Tu n’arrives pas à les contrôler. Tu la dévisages tandis que ses mains agrippent ton cou, vous faisant adopter la même distance que quelques minutes plus tôt. Elle ne semble pas avoir peur de toi. Elle devrait pourtant. Elle ne sait sans doute pas que la retenue de ta soif et de ton autosatisfaction est un exploit encore jamais accompli. Tu n’as jamais fait passer quelqu’un d’autre avant ta propre personne, avant tes propres désirs. Habituellement, c’est toi et personne d’autre. A quelques exceptions près pour ta famille. Tu te fiches bien du bonheur d’autrui, tant que le tien atteint son paroxysme. Mais là c’est différent. T’as tête est inclinée vers le bas, tu la regardes. Tu te surprends même à lui sourire. Elle est belle. Vraiment belle. Elle à cette beauté naturelle que tu aimes chez les femmes. Bien que généreusement maquiller ce soir, tu sais que ce n'est pas son genre. Tu l'as jamais vu comme ça. Ça lui donne un petit côté ténébreux qui lui va plutôt bien. Mais elle n'a pas besoin de ça pour rayonner. Tu colles ton front au sien. Elle passe le bout de ses doigts sur tes lèvres, tout proches de tes crocs acérées. C'est pas comme ça qu'elle va atténuer ton envie de la croquer.

Vos pieds se décollent du sol l'un après l'autre à la manière d'un slow. Pas que la musique se prête à ce rythme, vous ne l'entendez même plus de toute façon. C'est l'atmosphère que vous vous êtes créée à deux qui est propice à une danse aussi lente. Tu entends son cœur battre la chamade alors qu’elle approche un peu plus ses lèvres à chaque seconde. Tu adores quand elle fait ça. Se mordre la lèvre inférieure. Signe d’un désir brûlant. Ça te rend dingue. Toi aussi t’en as envie. Envie d’aller à la rencontre de ses lèvres une bonne fois pour toute. Alors que votre désir commun est sur le point de se concrétiser, des complications pointent le bout de leur nez et vous pètent au coin de la gueule. On t’attrape, tu es projeté dans les airs, le but étant de te faire t’éclater contre le mur. Le choc fut violent. T’as été tellement surpris par cette tournure que tu n’as même pas eu le temps de réagir. Ton corps a heurté le grand cadre de verre qui se trouvait accroché au mur. Inutile de dire que les débris ont transpercé ton corps de parts et d’autres de ton t-shirt. Ce n’est pas de l’argent ou du bois, mais ça fait tout de même mal. Tu sais très bien que tu vas guérir d’ici quelques minutes, mais pour cela, il va déjà falloir retirer les corps étrangers de ta chair. Tu restes au sol pendant quelques secondes, légèrement sonné par la surprise. Personne ne lève le petit doigt pour te redresser. Pas un seul. Mais les ondes que tu ressens au sol te font dire qu’il y a du mouvement autour de toi. Qu’est-ce qu’il se passe ? Bordel Caly. Cette rupture brutale avec le monde dans lequel tu étais quelque minutes plus tôt t’en as presque fait oublier que tu n’étais pas seul. Et d’ailleurs, qu’est-ce que tu fous parterre ? Quel est le con, ou plutôt l’ignare qui a osé lever la main sur toi ? « Attaque-moi, mais sois sûr de me tuer, car si tu ne me blesses, c’est moi qui te tuerai. », telle est ton hymne, ton dicton. Celui qui a fait ça va le payer et au prix fort. Vampire ou non. A ce moment précis, une idée vient effleurer ton esprit. On n’a pas fait ça pour te provoquer, mais plutôt pour te distraire, pour t’éloigner d’autre chose. Calypso. Elle est sûrement en danger.

Dans un élan de rage, tu te relèves. Tu dois attendre quelques secondes pour que ta vision redevienne normale et que tu quittes ce brouillard ambiant qui t’entourait. Une ronde humaine s’est créée autour d’une scène que tu ne parviens pas à voir. Tu titubes jusqu’à l’extérieur de ce cercle, poussant tous ceux qui se trouvent sur ton passage pour arriver plus vite en son centre. Le chemin se dégage. Tu la vois, face à ce type du bar. A partir du moment où t’as vu sa gueule de con, t’as su que ça ne serait pas la dernière. Ils sont tous les deux en position de combat, l’un essayant de surprendre l’autre par des gestes vifs. Tu te crois dans un mauvais remake de Fight Club. T’aurais bien aimé voir de quoi elle était capable, mais tu ne veux pas risquer de la voir blesser. Tu sais que tu aurais du mal à le supporter. Ce qui s’est passé entre vous ce soir a changé la donne. Ça a changé absolument tout ce que tu pensais jusqu’à maintenant. Que tu le veuilles ou non, tu es relié à cette jeune femme. D’une manière ou d’une autre. Et ça n’est pas prêt de s’arrêter. C’est pour ça que ça serait de la folie de la laisser affronter un vampire. Elle n’en ressortirait pas vivante. Bien sûr, c’est une Halloway, mais un nom ne fait pas tout. Même pour le grand Osborn.

Tu t’approches d’eux, traînant ta jambe derrière toi. Les entailles sur ton visage se sont déjà refermées, bien que ton sang rouge vif reste la preuve du lancement des hostilités. « Eh du con, tu peux pas t’battre avec un adversaire à ta taille ? », tu empoignes le bout de verre jusqu’alors logé dans ta jambe et le retire d’un coup sec, laissant une traînée de sang sur le parquet. Tu le lances de toutes tes forces dans la trachée du vampire aux yeux bleus et t’élances vers lui avec la rapidité légendaire des vampires, toutes canines dehors. L’enchaînement s’est passé à une vitesse surhumaine. T’es pas prêt à le laisser s’en tirer comme ça. Les cris fusent dans le club, et bientôt vous entraînez une guerre des comptoirs. Tu sais bien que les humains présents ici ont peu de chance d’en ressortir vivant. Alors tu ne fais que penser à sortir Caly de cet endroit qui est en pleine dégénérescence. T’as envie d’arracher la tête de ce gars du bar, mais tu t’y résous. Tu ne peux pas tuer l’un de tes semblables. A terre, se tortillant comme un ver à cause du mal que doit lui provoquer sa gorge, tu lui donnes un coup dans le nez avec ta chaussure, histoire de t’assurer qu’il reste bien où il est. A voir Calypso comme ça, tu te doutes qu’elle n’en avait pas fini avec lui, qu’elle aurait voulu lui faire manger ses tripes. La rage dans ses yeux lui donnait un côté excitant. C’est devenu une vraie femme. Le t-shirt en lambeaux et couverts d’un liquide rouge grenade, tu la saisi par la taille, « Viens, faut pas rester là. », et vous vous éloigner avec peine de la scène qui risque de tourner au cauchemar d’ici quelques minutes.

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Dernière édition par Balthazar Osborn le Sam 7 Mai - 22:28, édité 3 fois
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Sujet: Re: Shut up and let me talk + Balthazar   Sam 30 Avr - 10:45


Shut up and let me talk..
Balthazar & Calypso




Toute personne normalement constituée aurait dû prendre peur, fuir à toute vitesse et sortir de cet endroit. Mais toi tu es restée. Pire encore, tu as joué avec le feu. Une chose que tu n'as cessé de faire en sa présence. Tu t'es mise à l'admirer avec des yeux brillants, ton sourire a exprimé tes sentiments. Il est davantage attirant et ses crocs ne t'ont absolument pas dégouté. Tu les voyais, elles étaient bien présentes. Et au fond, tu savais pourquoi. Ton sang qui bouillonnait en toi depuis tout à l'heure a fait ressortir son coté sanguinaire. Après tout, il est un vampire, un enfant de la nuit. Plusieurs fois, lorsque vous vous êtes mis à discuter, tu te demandais quand ce moment allait arriver. Tu fus bien surprise de voir qu'il n'a rien tenté. Du moins, qu'il a réussi à se contrôler jusqu'à maintenant. Il devait ressentir cet affreux combat à l'intérieur de lui. Tu ne sais pas ce qu'il peut vivre, toi tu n'as pas ce problème là. Il est bien différent le tien...Avec tes doutes sur ton rôle, ta position au sein du Nouvel Ordre. Et maintenant, cette énigme qu'est devenue Balthazar Osborn...

Ton visage à quelques millimètres du sien, tu te demandes lequel de vous deux va enfin rompre cette infime distance qui sépare vos lèvres. Elles brûlent d'envie et de désir. Vous êtes sur la même longueur d'onde, prêt à vous laisser envahir par vos pulsions. Vos fronts se rapprochent et se collent l'un à l'autre. Tu fermes tendrement les yeux, et frissonnes à ce simple contact. Lorsque tu ouvres tes paupières, tu entames une petite série de caresses sur ses lèvres douces. Tu oses même déposer tes doigts fins sur ses crocs acérés. Tu remarques son sourire et tu ne peux t'empêcher d'agrandir le tien. T'es envoutée par lui, possédée par ses moindres faits et gestes. Tu es à lui. Complètement et cela t'effraie un instant. Mais lorsque tu te sens être transportée par des mouvements lents, tout s'envole. Vous commencez à entamer un slow bien que la musique ne s'y prête pas. Mais vous vous en foutez. A vrai dire, vous êtes dans votre monde. Vous ne faites plus attention à rien excepté à vous deux, excepté à la situation qui s'offre à vous. T'es sur un petit nuage mais t'en veux plus. Encore et toujours plus. Pourtant, tu n'as jamais été dans cette attitude là, aguicheuse et dragueuse, à jouer avec tes hormones. Mais tu te dis qu'au fond, il existe bel et bien des sentiments pour que tu réagisses ainsi. Ton passé s'entremêle avec le présent et tu ne sais plus où donner de la tête. Tu ne sais même pas si une fois séparés, vous allez vous retrouver ou au contraire, recommencer à vous fuir. Tu ne l'espères pas. T'as même la trouille qu'il te délaisse une nouvelle fois alors que tu as pu enfin goûter à ce doux pêché interdit. Et tu le clames haut et fort, il est délicieux. Alors tu te lances, espérant qu'il partage la même envie que toi. Tous les signes qu'il dégage sont en accords avec les tiens. T'as envie de l'embrasser. Déposer tes lèvres sur les siennes et vous laissez voyager avec un baiser riche en émotion...Pourtant, tout chavire. Cette lumière qui permettait de faire battre ton cœur à laisser place à une crainte et une obscurité des plus effrayante. Ce vampire, avec qui tu as échangé quelques phrases au comptoir n'avait pas dit son dernier mot. Pour preuve, il propulsa Balthazar à l'autre bout de la pièce, pour ensuite venir s'occuper de toi...

Mais comme toute bonne combattante, t'étais loin de te donner en pâturage. Tu ne t'es pas laissée faire. Et c'est pour cette raison que tu t'es retrouvée face à lui, prête à te lancer dans un combat royal. Malgré cette douleur qui ne cessait de te picoter la gorge, t'avais réussi à retrouver tes esprits. Assez pour te tenir sur les jambes et l'affronter. Une marque violacée habitant ton cou montrait à quel point il n'y était pas allé de main morte...Tes dagues bien ancrées entre tes doigts, ton regard se perdit sur la personne qui venait de pointer le bout de son nez. Balthazar. Tu l'examine instinctivement et repères ses blessures. Il en a plusieurs et à différents endroits. Mais toutes commencent à cicatriser. Tu fronces les sourcils à le voir trainer sa jambe puis à en sortir un morceau de verre. Tu rages littéralement et s'il n'avait pas agis aussi rapidement, tu te serais jetée sur ce vampire sans savoir si tu allais gagner ou non. Ils se livrèrent dans un combat et l'Edge Comb partit en furie. Toutes les personnes ici présentes ont fait ressortir leur rage et colère qui étaient ancrées en eux. Toi, tu ne réussis pas réellement à bouger face à tant d'anarchie et de chaos. T'aurais aimé sauter dans le tas et tuer quelques vampires au passage, mais un poids au fond de toi te demander de rester sage. Ton attachement pour Balthazar. Sa nature. Il était lui aussi un enfant de la nuit. Tu ne pouvais te résoudre à tuer l'un des siens juste par plaisir...Il t'en aurai voulu. Tu le sais parce que toi même tu réagirais ainsi. Alors tu restes à ta place jusqu'à le voir revenir vers toi. Son t-shirt en lambeaux couvert de sang, tu grimaces. Tu te retiens de parler et le laisses prendre les commandes. Tu le suis comme son ombre, entrelaçant vos doigts pour ne pas vous perdre...

Commençant à vous éloigner petit à petit, en essayant de passer à travers la foule qui se dirigeait vers le cauchemar ambulant, tu sentis une pression maintenir ton bras. Tu étais entre deux. D'un coté Balthazar et de l'autre, un vampire qui s'était élancé vers toi. En quelques secondes, vous étiez encerclés par plusieurs suceurs de sang. « Laisses nous la fille et aucun mal ne te sera fait Balth'...On en a pas après toi...Et puis, tu devrais t'en foutre, c'est qu'une moins que rien c'tte nana ! » Tu sens la pression se resserrer entre vos mains. Malgré la situation, tu as ce sentiment de sécurité en toi. Tu n'es pas seule. Il est avec toi. Mais tu ne peux laisser les choses s'aggraver et surtout, le mettre en danger. Tu te débats quelque peu pour avoir la main libre. Tu sais que ta pensée ne sera absolument pas approuvée par le jeune homme alors doucement, tu te rapproches de lui, ton plan ne te quittant pas l'esprit. « Pardonnes moi Balth'...Et saches, ne sait-on jamais, que ce fut ma plus merveilleuse soirée. » Tu pointa ton regard dans le sien, des yeux brillants de tristesse. Sans attendre, tu l'éjecta avec ta force surhumaine vers des vampires qui formaient le cercle. Ils lui bloquèrent les bras et tu en profita pour te mettre à courir. Le plus rapidement possible et surtout, le plus loin de lui. Il ne t'aura fallut que quelques secondes pour atteindre les escaliers qui te mènent à l'extérieur de l'Edge Comb. Dans un élan immense, tu te mis à les descendre...

Un choc brutal vint te percuter dans le dos et tu te mis à dégringoler les marches jusqu'en bas. Ton corps avait reçu des coups un peu partout mais tu avais réussi à protéger ta tête. C'est certainement pour cette raison que tu fus de nouveau sur pieds en une vitesse éclair. Tu ouvris en un claquement violent les portes battantes de la sortie et tu te retrouva face à une pluie torrentielle. Tu continua ta lancée mais rapidement deux vampires se joignirent à toi pour te bloquer la route. Tu étais déjà trempée jusqu'aux os et ta vision n'était pas des plus nette. Tu te demandais bien comment tu allais faire pour les voir. Les enfants de la nuit peuvent se déplacer rapidement, en un rien de temps. Alors que toi, pauvre humaine Obscur, tu ne pouvais aller aussi si vite. Tes mains attrapèrent les deux dagues qui te servaient d'armes. « Qu'avez-vous fait de Balthazar ? » Depuis tout ce temps, depuis ta fuite, tu n'avais eu qu'une pensée à l'esprit. T'espérais que ton évasion permette au jeune homme de finir sain et sauf. Mais pourtant, tu sentais en toi un poids qui n'arrivait pas à disparaitre. T'avais l'impression qu'il était dans de sacrés ennuis. Peut être même pire que si tu n'étais pas partie...« Chérie ne t'en fais pas. Il va juste recevoir une bonne correction et tout sera oublié dès demain. Par contre pour toi...Je n'en suis pas si sur. » Il fit un mouvement de tête et tu compris sans même y voir clair. Son coéquipier s'était élancé vers toi pour te faire tomber au sol. Mais contre toute attente, tu fis volte-face et l'une de tes dagues en argent vint se planter dans sa cage thoracique. Un cri de douleur et ton sourire s'agrandit sur tes lèvres. Sa plaie, profonde, n'allait pas cicatriser aussi facilement. A terre, se maintenant la cuisse, tu t'approches de lui, prête à en finir. Mais son coéquipier se rut sur toi, et te propulse à plusieurs bons centimètres. Tu lâches tes dagues sous la frappe violente. Tes os ont craqué et une douleur pointue t'incendie au niveau de la colonne vertébrale. Tu gis au sol, tentant de ramper comme tu peux vers l'une de tes armes. Tes yeux ne quittent plus ce vampire qui jouit de la situation. Tu le vois s'approcher de ta dague la plus proche pour t'empêcher d'y accéder. Son regard est sadique, il compte bien te torturer avant de te tuer. A ce moment là, tu regrettes la confection de ton arme. T'aurais dû tout construire en argent et non pas juste la lame. Avec ça, jamais il n'aurait pu l'attraper. Tu fais marche arrière tout en restant au sol. La douleur résiste et t'impose ce choix. Pourtant, t'aurais bien besoin de te relever pour courir, t'enfuir. Alors tu deviens spectatrice de la scène. Tu ne peux qu'assister à ton destin qui est sur le point de basculer dans les ténèbres, pour toujours. Le voyant lever son bras pour te planter la lame de ta propre dague, tu braques tes bras devant ton visage et fermes les yeux, incapable de faire autre chose. Tu attends ta sentence et pourtant...

Tremblant de tout ton être, tu te demandes si tu es enfin ailleurs. Si c'est le cas, tu n'as rien senti. Et c'est justement ça qui te pose problème. Le suceur de sang était loin de vouloir te tuer sur le coup. Il avait ce regard qui prouvait à quel point il comptait te faire souffrir et y aller tout en douceur. T'as vite saisi que quelque chose clochait. Tu compris qu'il avait été stoppé. Tu resta dans ta position, recroquevillée sur toi même, avant de sentir une main froide se déposer sur ta peau brûlante, malgré la pluie qui ne cessait de tomber. Tu eus un mouvement de recul, pensant qu'il s'agissait de ces deux démons. Non. Cette pression, tu l'as reconnu quelques secondes après. C'était lui. Balthazar...Mais lorsque tu ouvris de nouveau tes yeux, un cri d'inquiétude sortit tout droit de ta bouche. Il avait différentes blessures mais surtout, l'une de tes dagues se trouvait plantée dans son flanc gauche.


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Dernière édition par Calypso Halloway le Ven 6 Mai - 9:30, édité 2 fois
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Sujet: Re: Shut up and let me talk + Balthazar   Mar 3 Mai - 23:58

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Balthazar & Calypso

Shut up and let me talk ❞
On se croirait à bord du Titanic. La comparaison n’est pas des plus gaies, mais tu ne peux t’empêcher de penser à la personne en charge de passer les musiques à l’Edge. Elles ne sont tellement pas raccord avec la panique, les cris, le fracas de la chair contre la chair, des crocs qui pénètrent les muscles. Ça, c’est une soirée comme tu les aimes habituellement, car tu es sûr de t’amuser. Mais ce soir, tu n’as qu’une chose en tête, sortir Caly hors de ce champ de bataille. Ça ne va pas être facile. Et même si tu as pu être épris par les effets de l’alcool, il n’en est plus rien dorénavant. Cette situation aura eu pour bénéfice de te remettre les idées au clair. Vous tentez au mieux de continuer votre parcours du combattant, les doigts de vos mains scellés, même si la difficulté pour atteindre l’extérieur est bien présente. Seulement tu sens une légère pression se faire entre tes doigts. Lorsque tu te retournes pour lui demander ce qu’il y a, vous êtes encerclés. Tu aperçois plusieurs visages familiers. Il faut dire que tu es connu ici. Ce n’est pas la première fois que tu t’y pointes, loin de là. Du plus loin que tu te souviennes, tu fréquentes l’Edge depuis son ouverture. Tous vous dévisager. Hommes comme femmes. « Laisses nous la fille et aucun mal ne te sera fait Balth'... On en a pas après toi... Et puis, tu devrais t'en foutre, c'est qu'une moins que rien c'tte nana ! », c’est vrai, tu devrais t’en foutre. T’es le grand Balthazar Osborn, le vampire sans pitié qui tuerait volontiers femmes et enfants, la veuve et l’orphelin. Une simple tâche causée par inadvertance sur tes pompes pourrait te faire arracher les ongles de quelqu’un un par un juste parce que t’as pas envie de payer le pressing. Alors que tout le monde sait que les Osborn roulent sur l’or. Tu vois, ça, ce portrait que tu offres à tes semblables ce soir, ce n’est pas toi. T’es loin d’être le gentil petit vampire qui protège son humaine. Pourtant, c’est exactement ce que tu es en train de faire. Tu protèges une simple humaine d’une horde de vampire assoiffée de sang. Mais pourquoi au final ? Quelle est la vraie explication à tout ça ? Quelle est l’explication tangible que tu peux leur fournir ? « Non, tu as raison. Elle n’est rien. Mais c’est pas pour autant que je vais vous laisser l’avoir. », tu plongeas ton regard dans celui de Caly, de sorte qu’elle détache chaque syllabe que tu vas prononcer, « Elle est à moi. ». Tu ressers la pression de vos doigts, tu ne comptes pas la lâcher. Seulement, elle ne semble pas l’entendre de la même oreille. Elle fait bouger ses phalanges afin de se libérer doucement de ton emprise. Elle va quand même pas remettre ça ? Elle ne fait pas le poids face à tous ces crocs. Elle glisse quelques mots à ton oreille qui sonnent comme adieux. A quoi joue-t-elle ? « Ne sait-on jamais », ces mots résonnent pour toi, comme le signe qu’elle s’abandonne à une mort probable. Tu ne peux l’accepter. Avant que tu aies eu le temps de faire quoi que ce soit, elle te pousse de toute sa force obscure. Des bras te saisissent et il t’est impossible de lui courir après. Ce n’est d’ailleurs qu’à ce moment que tu remarques les marques violacées qui ornent son cou à la manière d’un collier de la mort. Tu bouillonnes. Tu sais que t’as assez de force pour repousser tous ces bras, mais tu t’y résous. Elle est déjà loin de toute façon.

« On dirait que ton casse-croûte à filer Osborn. C’est dommage, j’m’en s’rai bien fait un morceau. », le regard toujours perdu dans l’obscurité du chemin qu’a emprunté Caly, un sourire se dessine sur tes lèvres, tu te retournes, « Tu sais bien que j’suis pas du genre à partager ma gamelle. » tu reçois un coup dans l’estomac. Ok, tu l’as pas vu venir celui-là. « C’est quoi ton problème Balth ? Depuis quand tu fais ami-ami avec la bouffe ? T’as déjà vu un humain parler à sa salade ? Où est passé le grand Osborn que tout le monde craint ? » « Parti faire un tour sans doute. » « Hin hin, mauvaise réponse. », son poing vient se loger au creux de ta joue, te faisant presque craquer la mâchoire. « Vous entendez ça tous ? Le p’tit Balthy en pince pour une humaine. Qu’est-ce qu’on va lui faire, hm ? Quel est le sort qu’on réserve aux traîtres ? », après ça, il continue à jouer avec tes nerfs un moment en hurlant dans le club que tu es en train de t’adoucir, que t’as faibli, que tu es un traître à ton sang, « S’tu veux j’t’achèterai un beau p’tit collier pour aller avec ta laisse. », s’en est trop. Si tu es resté calme jusqu’à maintenant, tu ne peux plus te laisser souiller par l’un de te semblables et ses airs supérieurs. Qu’est-ce qu’il espère en vous donnant en spectacle comme ça ? S’attirer les bonnes grâces de tous les réguliers comme tu les détiens ? S’accaparer les titres qui te reviennent de droit ? Non. Tu le saisis par la gorge de ta vitesse surhumaine et fais décoller ses pieds du sol. « Tu vas la fermer, ta gueule ? », tu resserres ton emprise à la manière d’un étau, ton regard est devenu fou. Puis, tu expédies Larry au fin fond de l’Edge. « D’autres amateurs ? », tu tournes sur toi-même, histoire d’avoir une vue circulaire sur tes congénères « Que c’la vous serve de l'çon à tous. La majorité d’entre vous savent de quoi j’suis capable et que j’me fixe aucune limite. Alors faites-moi le plaisir de rester à votre place. », peu de personnes aurait accepté qu’on leur parle comme ça, mais tu as ce respect que tu incites aux autres de ton espèce. Toi, le vieillard de plusieurs centaines d’années.

Des torrents de pluie te mouillent jusqu’aux os, les boucles de tes cheveux tombent sur ton front. Malgré la pénombre, tu n’arrives pas à louper le spectacle qui s’offre à toi quelques mètres plus loin. Les fils de putes. Ils ont dû se faufiler à l’extérieur quand Larry a commencé son show. Sans attendre plus longtemps, tu fais le home run le plus rapide de ta vie. Tu t’en prends d’abord à celui qui s’apprête à porter le coup fatal à ton humaine. T’as à peine le temps de lui craquer la nuque que le second se rue sur toi. Vous vous livrez à une violente bataille, mais malheureusement, tu n’es pas de taille face à son arme en argent qui entaille ta chair à plusieurs endroits et quand finalement tu arrives à le faire s’arrêter en lui craquant à lui aussi la nuque, il te laisse un goût amer dans la bouche. Il t’a planté la dague dans le flanc, là où tu sais que tu auras une cicatrice éternelle. Bien qu’elle ne fait que s’ajouter à la longue liste de celles que tu arbores déjà à divers endroits.

Tu marches avec peine, tenant le manche de l’arme à deux mains, crachotant des cailloux de sang qui ne font que couler le long de ton menton. Lorsque tu t’approches de Caly pour lui dire que tout est fini, elle te fait peine à voir. Elle a dû penser si fort qu’elle était en train de pousser son dernier souffle, qu’elle n’a pas réalisé que le mouvement s’est arrêté autour d’elle, s’imaginant sûrement déjà loin. Lorsque son conscient remonte, elle écarquille les yeux en te voyant, mais pousse un cri d’horreur lorsqu’elle réalise que tu es blessé. T’as envie de lui dire que ce n’est rien, que tu n’as pas mal, mais tu ne ferais que lui mentir. Cela dit, une fois n’est pas coutume, « Ça va aller, je… Je vais bien. », tu toussotes de nouveau regardant derrière-toi, « Ils ne sont pas morts, simplement endormis. On n’devrait pas rester là. », t’as pas envie qu’elle reste là. Elle est déjà assez blessée comme ça. Tu aimerais pouvoir lui donner un peu de ton sang, mais tu n’es pas sûr de pouvoir le lâcher à grande quantité vu ton état et l’argent qui continue de ronger ta chair. Tu retires la dague avec la force qu’il te reste, la force qu’elle a bien voulu de laisser, dans une douleur insupportable. Le cri que tu pousses durant tout le processus résonne entre les murs des longs bâtiments extérieurs. Tu lâches l’arme qui vient se fracasser au sol et tombes à genoux. Le trou béant dans ton flanc n’est pas prêt de se refermer. Il te faudra du temps pour que cela guérisse totalement. Ou un réservoir sur pattes. L’idée te traverse l’esprit, mais c’est hors de question. Elle est aussi mal que toi. « Va-t’en Caly, les autres pourraient débarquer d’une seconde à l’autre. », puis tu te laisses tomber sur le béton, à moitié en train de comater, beaucoup trop affaibli par cette épuisante soirée.

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Dernière édition par Balthazar Osborn le Sam 7 Mai - 22:29, édité 2 fois
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Sujet: Re: Shut up and let me talk + Balthazar   Mer 4 Mai - 13:35


Shut up and let me talk..
Balthazar & Calypso




Si t'avais su que la soirée tournerait vers un chaos royal, jamais tu n'aurais mis les pieds la-bas. Enfin...Après tout, tout est de ta faute. Tu aurais dû partir dès que tu en avais eu l'occasion. Mais tu as préféré jouer à la forte tête, comme toujours. Et voilà où tu en es. Une marque violacée logeant sur ton cou, des vampires sanguinaires à ta poursuite désirant ta mort mais surtout...Balthazar mis en danger. Tu n'as pas réfléchi à tes actes et encore moins aux conséquences. Ce ne sont pas tes habitudes, loin de là. Certes, on t'a souvent reproché de foncer tête baissée dans le tas, mais seulement quand tu savais que tu pouvais faire le poids. Ici, c'est un doux euphémisme. Et tu le ne le comprends que maintenant alors que tu es encerclée par deux vampires. Tu as délaissé, à contre cœur, celui qui t'a permis de rêver durant la soirée. Tu t'es dis qu'une fois seul, Balth' serait sain et sauf. Il est rare de voir deux confrères s'entretuer, même après ce qui vient de se passer. Tu n'as donc pas hésité, même si un déchirement dans ta poitrine s'est fait ressentir...Et maintenant te voilà en piteux état, attendant avec frayeur ta sentence, ta peine de mort. Parce qu'ils ne vont pas te laisser t'en tirer. Ils seraient fous de le faire...Recroquevillée sur toi même, tu trembles de tout ton être durant plusieurs minutes. Tes yeux se ferment et ton esprit divague pour tenter d'apaiser avant même cette douleur que tu es sur le point de ressentir. "Elle est à moi". Tu te concentres sur ses dernières paroles. Ces douces et enivrantes paroles qui t'ont fait lâcher un sentiment d'extase de courte durée. Aux yeux de ses partenaires, tu représentais simplement une poche de sang qui lui appartenait. Mais au fond, quand vos regards se sont croisés, tu as compris. Tu n'es plus cette jeune femme qu'il se devait de fuir, grâce à ce soir, tu es devenue bien plus. Malgré cette révélation, ton plan n'avait pas changé, bien ancré dans ta cervelle...Ton cœur qui battait la chamade réussi à se calmer. Tu pris le contrôle sur ton comportement, tes pulsions. Il te suffisait de l'imaginer prononcer ces paroles, encore et encore, pour t'adoucir. Un mince sourire vient capturer tes fines lèvres. Depuis tant d'années à attendre, Balthazar Osborn avait enfin fait preuve d'une attention remarquable envers toi...Tes muscles se détendent et tu te laisses aller à cette nouvelle idée. Tu peux mourir en paix ce soir car tu as été comblé...

Mais rien ne vient. Pourtant, tu étais prête, réellement, à sentir cette lame s'enfoncer dans ta chair. Tu te demandais même si tu allais souffrir. Ton corps avait réussi à produire un anesthésiant naturel lorsque tu te mis à penser au vampire Osborn. L'extase de votre rapprochement avait pris un grade sur ta peur et ta future mort. Mais rien. Puis tu sens une main froide venir se déposer sur ta peau. Tes sourcils se froncent avant de relever ta petite tête qui était, jusque là, enfoncée entre tes jambes et tes mains. Un cri d'horreur sort de ta bouche, n'ayant pas réussi à le retenir. La scène qui s'offre à toi ne te plait en rien. Balthazar est dans un sale état, par ta faute. Tu t'en veux, tellement. Mais tu ne peux rester là, à t'apitoyer sur ton sort. Tu te dois de bouger, de faire quelque chose pour l'aider. Tes oreilles bourdonnent et tu n'écoutes en rien ce qu'il essaie de te dire. Tu es bien trop éprise par ses blessures. Tu le regardes retirer ta dague de son flanc et son cri de douleur te glace le sang. En un rien de temps tu te redresses pour être à sa hauteur alors qu'il tombe, à genoux au sol. Tu es prise d'une angoisse grandissante au fur et à mesure que les secondes passent. « Non, je ne te laisserai pas Balth'...Pas encore...» Tes paroles font référence à ta fuite de tout à l'heure qui, au final, n'a pas porté ses fruits. Il suffit d'analyser la scène pour le comprendre. Tu as merdé et pas qu'un peu. Tu le vois s'écrouler contre le béton et ton seul réflexe fut d'accompagner sa chute. T'as pas eu assez de force pour le maintenir, t'es toi même faible avec toutes les blessures que tu as reçu. « Allez Balthazar, tu dois pas rester au sol...» Certes, si les vampires rappliquent, ils ne lui donneront pas la mort. Pas comme à toi. Mais cette éventualité ne t'effraie plus. Tu ne peux pas le laisser ainsi, gisant dans son sang. Sa blessure va guérir mais il lui faudra des jours. Si tu t'amènes à partir une nouvelle fois, plus jamais tu ne pourras le regarder dans les yeux ou même vivre avec ça sur la conscience. Tu es liée à lui, peu importe la situation, tout te ramène à ce Balthazar Osborn. Et cette séparation, d'il y a quelques minutes, t'as montré à quel point tu ne peux te tenir éloignée de ce vampire. Il est ton pilier, ton ancre dans ce monde...

Rien ne va et tu sais pas comment agir rapidement...Alors, rassemblant tes dernières forces, tu te places aux cotés du jeune homme attrapant l'un de ses bras pour le faire pendre autour de ton cou. Bien installée sur tes pieds, tu prends appuies sur tes cuisses et ta main libre pour tenter de le redresser. Il ne t'aura fallut qu'une seule tentative pour réussir. A croire que ta force surhumaine est bien plus élevée que tu ne le penses. « Okay accroches toi Balth'...» Mais tu sais pertinemment que tu parles dans le vide. Il n'est plus vraiment avec toi avec toutes ses blessures, en particulier celles causées par l'argent de ta lame. Tu commences à entamer une marche lente vers, tu l'espères, un abri. La pluie a réduit son débit et maintenant seules quelques perles étoilées coulent sur vos peaux. Les pieds de Balthazar s'entremêlent à plusieurs reprises, vous faisant presque re-chuter au sol. Mais tu ne le lâches pas. Plus jamais, tu t'en fais la promesse...Tu scrutes les moindres recoins pour tenter de trouver une cachette honorable afin que vous puissiez vous reposer. Puis cette maison, à quelques secondes de vous, s'offre à ton champ de vision. Un endroit abandonné au vu de l'entretien, mais qu'importe, c'est ça ou rien. Tu t'élances après cette maison pour y entrer et t'es bien contente d'y arriver puisqu'à peine as-tu rejoins l'un de ses murs que tu déposes Balth' tout en glissant toi aussi. T'es fatiguée, t'as mal partout. Ta gorge t'irrite, le feu qui ambiance ta trachée n'est toujours pas parti. Il continue sa fouille dans l'espoir de te faire cracher davantage. Mais tu résistes. Tu plaques tes deux petites mains encore mouillées sur le visage brûlant du jeune homme. « Balth' ? Ouvres les yeux. S'il te plait...On est à l'abri...Je t'en supplie, réveilles toi...» T'es prête à lui donner des claques pour qu'il te réponde mais tu t'abstiens. Il en a assez comme ça. Tirant sur ta manche, tu essuies son menton et sa bouche qui ont été recouvert par une lave de sang. Puis tu commences à l'examiner. T'es pas spécialiste en soins, mais tu te débrouilles. N'oublions pas que tu es une passionnée du savoir. Il t'en faut toujours plus. T'analyses, tu juges et les résultats sont là. Sur les 8 blessures que possèdent le vampire, 4 sont faites par de l'argent dont une importante. Celle qui t'a fait t'inquiéter, celle qui t'a laissé échapper un cri d'horreur. Son flanc ne cesse de saigner et tu peux facilement voir que sa chair est en train de se faire ronger. Une bataille se forme à l'intérieur de Balthazar. Sa guérison d'immortel, et ce matériel si détestable pour son espèce, l'argent...

Tu te laisses t'écrouler contre le mur, incapable de savoir quoi faire. T'es bloquée et ta rage intérieure ne cesse d'augmenter. Tu te dois de te calmer si tu veux rapidement trouver une solution. Tu te connais, quand les nerfs lâchent ton cerveau se stoppe et tu continues sur ta lancée avec pour seul repère ta colère noire. T'apportes tes mains vers ton visage avant de le frotter avec violence. Tu te masses ensuite les tempes, fermant les yeux. Inspiration, expiration. Inspiration, expiration...T'essaies de ralentir ta respiration mais en vain. Alors, sentant ton corps bouillonner, tu te relèves brutalement et commences à faire les 100 pas dans la pièce. Tu te figes ensuite devant le mur en face de celui où Balthazar repose. Tu repères un miroir déjà fissuré à quelques endroits. Et en quelques secondes, celui-ci se brise sous le coup de poing dont il fut la victime. T'es incontrôlable, tu te sens inutile et pourtant...Tout à coup, une lumière traverse ton esprit et une idée pénètre ton cerveau. Tu regardes ta main sanglante à cause de ce que tu viens de faire. Tes sourcils se froncent. Tu tournes ta tête vers Balthazar avant de baisser ton regard vers le sol où jonche plusieurs morceaux de verres comme des étoiles brillantes éparpillées en dehors de leur galaxie. Tu t’accroupis et en ramasses un. Ta main est tremblante, tes muscles se sont contractés et ton corps fut pris d'une réaction en chaine accompagnant frissons et tremblements. Tu te dois de le faire. Pour lui. Pour qu'il puisse retrouver sa capacité intégrale. Qu'il guérisse le plus rapidement possible. S'il est dans cet état, ce n'est autre parce qu'il a voulu te protéger. Toi la cruche Obscur qui a désiré braver l'interdit et jouer avec le danger. Il ne mérite pas tout ça, toi si. Dans un mouvement hésitant, tu approches le bris de verre de ton cou. Tu sens les pulsions que donne ta jugulaire. Ton cœur est en tachycardie, il pompe davantage et tu te résous à ne pas te calmer. L'apport de sang sera amplifié. Balthazar sentira l'odeur et n'aura aucun mal à agir grâce à la forte pression malgré sa faiblesse physique. Tu t'avances lentement vers lui, ne sait-on jamais. Tu ne sais pas comment ton corps va réagir à cet acte suicidaire. Tu vas peut être t'écrouler en quelques secondes, tu vas peut être avoir ta dernière once de force pour te mettre dans ses bras et lui tendre ton cou. Tu l'espères, t'as pas envie de faire ça pour rien. Tu le fais pour Balth'...

T'es prête. T'es prête à te sacrifier. Un regard déposé sur lui aura suffit pour que tu commences à t'entailler en profondeur la chair de ton cou. T'as suivi le trajet de tes veines. Tu connais la limite pour ne pas te trancher la carotide et te vider de ton sang avant même qu'il n'est pu en profiter. Ton visage se crispe et tu pousses un hurlement de douleur qui broie littéralement le silence de la nuit. Ta gorge s'élance et t'as l'impression que ton pouls bat à l'extérieur. Cette entaille te déchire la trachée et la peau. Ta vision se trouble. Tu laisses tomber le morceau de verre ensanglanté au sol et apportes l'une de tes mains vers la plaie profonde. Tu la maintiens et te diriges, titubante, vers Balthazar. Ton idée aura eu raison sur un point. L'appel du sang a réveillé le vampire. Tu te trouves face à lui, ce liquide chaud et appétissant à ses yeux continuant de couler le long de ta peau. Dans un dernier effort, dans un souffle presque lointain, tu t'écroules sur lui et offres ton cou en guise de rétablissement. « Main...Maintenant...Bal...» Tu ne peux réellement parler. Le poids de tes mots, l'effort que tu donnes est bien trop puissant à présent. Ta voix est rauque, faible. Il doit le faire, tout de suite. Soulager la souffrance qui règne en toi. Soulager ce feu incandescent qui brûle tout sur son passage. Ta salive ressemble à une lave destructrice...Tu ne peux rester ainsi encore longtemps. Avec ta main libre, tu empoignes les cheveux du jeune Osborn et l'obliges à enfouir sa tête dans ton cou, juste au niveau de ton entaille. Tu sens ses mains chaudes venir t'entourer et tu te laisses t'abandonner dans ses bras. Tu plaques les tiens dans son dos pour resserrer, comme tu le peux, l'étreinte. Tu le bloques, tu lui ordonnes et en peu de temps tu sens deux crocs acérés venir se planter dans ta plaie encore douloureuse. Tu contractes tes muscles et crispes ta mâchoire pour éviter de crier, pour éviter de l'empêcher de se nourrir. Tu fermes les yeux et tentes de trouver une respiration sereine et régulière. T'as l'impression de mourir sur place. Ta blessure te ronge, s'enfonce un peu plus dans ton corps. Tu te dis que ton heure est arrivée. Qu'il va te vider de ton apport sanguin. Et au fond, tu t'en fiches royalement. Tu étais prête à aller jusqu'au bout. Et tu l'es encore. Pour lui sauver la vie. Te sacrifier pour lui. Ton choix est fait...

Tu ne sais pas depuis combien de temps cela dure mais ton état a littéralement changé. Tes muscles ne sont plus douloureux, tu ne ressens plus ton entaille. T'es anesthésiée et tu te mets à sourire au vu de cette sensation. Tu soupires d'extase, et laisses une jouissance envahir ton domaine. Ton corps, ton esprit. T'es en ébullition de plaisir. Pourtant, tu connais la suite qui va t'assaillir dans peu de temps. Mais cela ne t'empêche pas de profiter. Tu retrouves une parcelle de force surhumaine et tu t'en sers pour serrer Balthazar dans tes bras. Ton souffle est chaud de désir, d'émerveillement et d'euphorie. Tes paupières ont senti le besoin de s'ouvrir pour laisser place à des yeux étincelants de sublimation. Tu t'enivres de lui, t'es dans un état de transe totale. T'espères que cela va continuer, encore et encore. C'est captivant, incroyable. Des mots se balancent dans ta tête et tu ne sais lequel choisir pour décrire ce qui se passe. Mais tu te confrontes, de nouveau, à une réalité bien plus effrayante. Cet acte a une conséquence effroyable et la situation change de rythme. Ta cage thoracique est écrasée par un poids insurmontable. T'as l'impression que tes os vont céder. Que tes poumons vont être broyés sous le choc. Tu manques d'air. Tes muscles sont faibles, tes bras qui auparavant maintenaient le dos du jeune homme, se laissent doucement glisser en son long. Ta tête, trop lourde pour toi, se laisse tomber sur l'épaule de Balthazar. Ton pouls bat trop doucement pour que la pression puisse continuer son rôle. Presque imprenable, t'as rapidement saisi que t'es sur le point de partir...Tu te situes entre deux mondes. La réalité et l'au de-là. T'es bien trop loin pour comprendre ce qui est en train de se passer autour de toi. T'es ailleurs. Tes yeux se révulsent, ton corps est moue...Tu possèdes, à présent, tous les signes avant coureur d'une mort certaine...Tu te le répètes sans cesse. "Elle est à moi". Ce soir, toi Calypso Halloway, tu t'es donnée entièrement à Balthazar Osborn, tu t'es sacrifiée sans avoir peur d'un non retour. Ce soir, tu as été littéralement et complètement son humaine, sa possession.


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Sujet: Re: Shut up and let me talk + Balthazar   Sam 7 Mai - 21:24

♣♣♣
Balthazar & Calypso

Shut up and let me talk ❞
Tes oreilles bourdonnent, t’as l’impression qu’on a posé deux bocaux de verre dessus. Ta tête heurte le sol dans un rebond et c’est le trou noir.

Tu ouvres les yeux avec peine, le soleil te fait froncer les sourcils et tu lèves une main pour cacher cet astre baigné de lumière. T’es couché dans l’herbe sur ton flanc. L’espace d’un instant tu te laisses séduire par la beauté du paysage. Une brise légère caresse ta peau, tandis que des aigrettes de pissenlit s’élèvent dans le ciel. Tu pourrais pas décrire cette manière que tu as de te sentir. T’as l’impression d’être léger, de plus avoir à te soucier de quoi que ce soit. Tu regardes le ciel qui arbore une couleur azur et te redresses sur tes coudes. A côté de toi, une jeune femme apparaît. Son visage t’est représenté flou, tu as du mal à la reconnaître. Comme dans un rêve où ton cerveau n’arriverait pas à reconstituer les traits de quelqu’un. « Qui es-tu ? », tu sens son regard se poser sur toi et tu imagines son sourire s’élargir, « Je peux être qui tu désires Balthazar. », la simplicité de la réalité ne te vient pas à l’esprit. Cette réponse t’apparaît normale, comme une évidence. Tu tournes la tête et fixe l’arbre immense qui te fait face. Il doit bien faire douze mètres de haut. Tu sens la jeune femme à tes côté se redresser sur ses jambes. Lorsque tu lèves le menton pour la regarder, c’est Elizabeth. Elle est là, grande de toute sa puissance, elle te sourit. Ça fait des années que tu ne l’as pas vu, tu la croyais morte. Elle qui t’a tout appris. Tu n’arrives pas à retenir ton sourire et saisit la main qu’elle te tend pour t’aider à te relever. « Catch me if you can ! », Lizzie s’élance vers le grand arbre qui surplombe toute l’étendue d’herbe et loge au sommet de la colline. Vous entamez votre course, mais tu manques à deux reprises de tomber à cause de tes jambes sûrement encore à moitié paralysées par ta récente inactivité au sol. Arrivant en haut, vous vous adossez contre le large tronc et vous laissez tomber. Ta respiration est saccadée, tu as du mal à reprendre ton siffle après cette rude montée.

« Seriez-vous rouillé monsieur Osborn ? », tu reconnais cette voix pour l’avoir entendu régulièrement depuis quelques temps déjà. Mina. La jolie blonde sulfureuse. Encore une Halloway, la sœur de Caly. A croire que les filles de cette famille sont nées pour te faire tourner la tête. « Moi ? Jamais ! », tu t’élances à la rencontre de ses lèvres que te viens bientôt presser contre les tiennes. Ça a toujours été bestial entre vous. Depuis votre rencontre. Avant même qu’une certaine ambiguïté s’installe. Bien qu’elle ait sûrement été présente depuis toujours. Vos mains sont baladeuses et tu la soulèves pour qu’elle se mette à califourchon sur toi. Tu retires d’abord son t-shirt et embrasses son cou. Elle penche sa tête dans un soupire et plonge ses doigts fins dans la jungle de tes cheveux. C’est à son tour de retirer ton t-shirt, mais alors que tu t’attendais à sentir l’air frais sur ton torse, tu vois une tâche rouge s’élargir sur le tissu blanc, au niveau de ton flanc gauche. Touchant du bout des doigts la texture mouillée, Mina a disparu.

Le ciel qui était jusqu’à présent bleu laisse place à de sombres nuages, le vent se glace, l’orage pointe le bout de son nez et bientôt des torrents de pluie s’abattent sur ton paysage bucolique. Devant toi tu retrouves la jeune femme de départ. A la fois tout le monde et personne. Tu n’arrives pas à voir son visage, une branche empêche la Lune de l’éclairer. Une main sur ta blessure, tu essayes de te relever, plissant les yeux pour essayer paradoxalement d’augmenter ta vision. Tes cheveux virevoltent et claquent sur ton front, alors que des perles de pluie ruissellent sur ta peau toute entière. L’inconnue fasse à toi tient une dague en argent dans la main et c’est là que tu comprends que tu lui dois ta blessure. T’es prêt à t’approcher d’elle pour en découdre, bien décider à lui faire payer son acte, mais à la vue de son visage dévoilé par un éclair, tu te raidis.

Calypso arbore un sourire fou et satisfait. Tu ne comprends pas. Pourquoi elle aurait voulu te blesser ? Ça n’a pas de sens. Elle ne l’aurait pas fait de son propre chef, t’en es certain. « Caly qu’est-ce que… » « C’est moi qui l’ai tué. », tu t’arrêtes. « Quoi ? » « C’est moi qui ai tué ta précieuse créatrice. », c’était le mot de trop. Tu avais juré de la venger. Tu n’avais même pas pu lui dire au revoir. Vous aviez prévu de dîner ensemble le lendemain du drame. Et elle t’avait volé ça. Calypso Halloway t’avait volé ton bonheur. Tu te jettes à son cou sans plus attendre. Etrangement, elle ne pas cri, pas une seule fois un son strident ne s’échappe du fin fond de sa gorge. Son sang est de loin le meilleur que tu aies goûté. C’est rare que tu t’en prennes à des humains obscurs, mais t’as remarqué que le goût et la texture de leur sang sont différents de celui des humains lambda. Tu sirotes ce liquide chaud et épais avec lenteur pour en profiter un maximum, mais sans pouvoir t’arrêter pour autant. Pourtant, une caresse électrique dans ton dos te ramène à la réalité.

Une dispute, une danse, une bagarre. De la haine, la passion, du désir. Tout te revient en mémoire. Toute ta soirée. Tu ouvres soudainement les yeux, tu as troqué ton cauchemar contre un bien plus réel. L’orage n’a pas cessé, mais le décor a changé. Tu te trouves dans ce qui s’apparente à une vieille bicoque au premier abord, mais plus important, Calypso fait également partie de la pièce et détient le rôle principal. Depuis tout ce temps tu rêvais, tu étais complètement loin de la réalité de ce soir. Tu aurais dû t’en rendre compte avec le soleil de plomb sous lequel tu avais évolué et ce manque d’air dont tu avais fait preuve lors de la montée jusqu’à l’arbre, choses qui ne seraient jamais arrivées, car les vampires n’ont pas besoin d’un apport en air et craignent la lumière du jour. Comprenant que ton cauchemar et la réalité sont liés, tu te recules vivement de Caly lui ayant pompé presque intégralement son sang. Tu lui maintiens la colonne, mais sa tête se ballade à la manière d’une poupée de chiffon. « Qu’est-ce que tu as fait… Mais qu’est-ce que tu as fait… », elle est complètement folle. Elle s’est sacrifiée pour te permettre de vivre putain. Tu aurais très bien pu guérir par toi-même, ça aurait pris du temps, mais ça aurait été possible. Quelle belle connerie elle a fait. Tu es partagé entre un sentiment haineux et un sentiment de compassion. Tu ne peux pas la laisser comme ça. Tu repères un divan sale et poussiéreux, mais ça fera l’affaire. Rapidement tu l’allonges dessus et touches l’entaille au niveau de son cou. Elle n’y est pas allée de main morte. Tu salues le courage dont elle a dû faire preuve pour s’infliger ça. Tu te dois de lui rendre la pareille, mais tu as bien peur de ne pas pouvoir la guérir pleinement.

Tu sors tes canines et viens les planter dans l’intérieur de ton poignet. Tu soulèves la tête de Caly et la force à boire le liquide rougeoyant qui en sort. « Aller Caly, fais un effort… », et après quelques secondes de calme plat, ses lèvres se mettent à bouger et tu la sens aspirer ta reconnaissance. Quelques minutes plus tard, la plaie de son cou est presque refermée. Tu retires doucement ton poignet, ne pouvant pas pleinement la guérir sans t’affaiblir davantage. Elle est encore dans les vapes, son corps est sûrement sous le choc après une telle maltraitance. Tu passes ta main dans ses cheveux pour lui dégager le front et y déposer un doux baiser. « Ça va aller maintenant. »

Le chemin jusqu’à l’hôpital n’a pas été très long grâce à ta rapidité surhumaine. Tu entres aux urgences avec ta belle dans les bras et explique qu’elle a eu un accident et qu’elle a perdu beaucoup de sang. Evidemment, trop de choses ne collent pas avec ce que tu déclares, mais un contact visuel et quelques paroles aux urgentistes suffisent pour leur faire comprendre de ne pas poser de question, que ce cas n’a rien d’inhabituel. En levant les yeux au ciel, tu sens l’aube approcher. Il faut que tu rentres, tu as assez joué avec ta vie pour ce soir. « Donnez-lui ce mot à son réveil. », vu ce qu’il vient de se passer, une conversation n’est plus évitable. Après t’être assuré qu’elle était hors de danger, tu pars en direction de ton appartement pour un long sommeil.

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Shut up and let me talk + Balthazar
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