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 Doubt taking shape + Ciàran

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Sujet: Doubt taking shape + Ciàran   Jeu 21 Avr - 7:53


Doubt taking shape.
Ciàran & Calypso




Mission. Champ de bataille. Tu te trouvais une nouvelle fois en chasse, à la poursuite de Néphilims. T'aurai aimé rester chez toi, faire autre chose. Surtout pas ça. Mais t'as pas eu le choix. Encore une fois. L'un des obscurs sur cette mission s'est fait tué la veille, ils t'ont mis à la place. A croire que le destin s'abat sur ta vie. T'es irritable, tu te brûles un peu plus les ailes à force de continuer sur cette voie avec ton coeur et ton esprit qui te demandent de stopper. Mais tu ne peux pas. Tu ne peux pas déshonorer ta famille, les Halloway. Tu deviendrai l'obscur à abattre, celle qui a trahi ses valeurs, ses convictions, sa place d'Obscurs. Mais combien de temps vas-tu résister ? T'en sais rien et ça t'effraies. T'as jamais eu peur de rien, tout comme tu n'as jamais douté de tes actions. Tu changes, littéralement et ça t'agaces. T'aurai tellement aimé ne pas avoir ses nouvelles pensées, avoir cette nouvelle vision des choses. Mais tu ne peux plus faire marche arrière, t'es bien imprégnée par cette situation qui te torture l'âme...Alors t'essaies de faire abstraction, de te rappeler combien tu te sentais vivante quand tu tuais, quand le sang coulait le long de tes mains. T'essaies de te souvenir de cette adrénaline qui te prenait lorsque tu voyais la peur dans les yeux de ton ennemi. Tu veux retrouver cette jouissance de pouvoir, tu veux ressentir toutes ces émotions qui t'envahissaient pour ne jamais te quitter. Tu te sentais forte, invincible. T'étais une Obscure, une vraie de vrai. Connue pour son agressivité, sa soif de sang...T'étais pas des plus douces mais tu t'en foutais royalement. Tout ce qui comptait, c'était de voir les autres tomber comme des mouches en ne ressentant qu'une chose : de la souffrance. A présent, c'est toi qui subit. C'est toi qui ne cesse d'être étouffée par cette douleur poignante qui te brise le coeur. Mais tu ne peux te laisser être consumée. Surtout lors d'une mission. Tu cours à en perdre haleine. T'as toujours été endurante mais depuis tous ces changements, tu fais plus vraiment d'efforts. Pourtant, ta propre vie est en jeu si tu fautes...En quelques secondes, tes pieds freinent sur le sol, laissant des gravillons éclatés de tous les cotés. Tu fronces les sourcils tout en regardant tes coéquipiers courir dans tous les sens pour les attraper. Tout à coup, perçant le silence du cimetière, un cri de loup-garou te fait frissonner de tout ton corps. Ton échine réagit directement à cet appel. Que fait-il ici ? T'es bien placée pour savoir qu'aucune de ces créatures n'étaient inclus dans cette mission. T'inspires à plusieurs reprises pour te remettre en chasse. L'une de tes mains tenant fermement ta dague, prête à faire saigner. Tu rejoins un de tes partenaires mais ta course se brise. Tu le vois planter sa lame dans la gorge du Néphilims sans aucune culpabilité, sans une once de sentiment. « Qu'est que tu fous ? Ce n'était pas le plan ! » Tu t'approches dangereusement de lui. Il n'aurait pas du. L'ordre avait été de les ramener, vivant, pour les transformer. Pas de les tuer. Tu sers ta dague et le foudroie du regard. T'es prête à lui sauter à la gorge et tu comprends pas pourquoi. Peut être avait-il une raison, peut être n'avait-il pas le choix...Tu restes statique, face à lui. Il te sourit sadiquement et t'envoies un baiser volant avant de partir. T'as pas eu le courage, t'es restée bloquée. T'as été ridicule...Tu contractes ta mâchoire avant d'avancer avec hésitation vers le corps sans vie de la jeune femme. Tu te laisses tomber au sol. Sans vraiment réfléchir, tu lui fermes les paupières et baisses le regard. T'espère au fond de toi, qu'elle n'a pas souffert...Tu restes quelques secondes au sol avant d'entendre de nouveau le cri du loup-garou. Tu te relèves rapidement pour filer droit vers lui. Plusieurs de tes partenaires sont présents. Tu te retrouves face à plusieurs Néphilims et ce fameux loup-garou qui n'a rien à faire ici. Ton attitude change et se transforme rapidement en celle d'une combattante. Tu courbes ton dos, tu plis tes jambes et sers ta dague. Il n'a pas fallut attendre longtemps avant que le combat ne commence. T'aurai aimé te diriger vers l'intrus mais deux de tes coéquipiers y sont déjà, alors tu te retrouves avec un Néphilim. Les coups s'envoient, t'en reçois mais tu peux le voir, t'as le dessus. T'es une vraie combattante, celle qui n'a pas froid aux yeux, celle qui a appris bien plus qu'elle n'aurait du. On te craint et c'est certainement mieux ainsi. Tom combat se termine, le Néphilim à terre, paralysé par le sérum qui couvrait ta dague. T'as un haut le coeur en le voyant. C'est toi. Toi est toi seule qui sera la coupable de son avenir, de son destin si noir...Il va devenir un obscur. Un de plus dans les rangs. Tu recules de quelques pas avant d'entendre le loup-garou hurler à la mort. Ton regard pivote vers lui et tu peux facilement l'apercevoir. Il est dans un mauvais état...Il ne reste plus que toi et l'un de tes partenaires. Toi aux cotés du Néphilim, et lui prêt de cette créature. De l'aconit tue loup, tu peux le comprendre rapidement. Certainement une dose de cheval au vu de sa faiblesse soudaine. T'avales avec difficulté ta salive, il n'était pas dans vos projets. Il n'était pas inclus dans la mission. Tu t'approches à temps et retient le bras de ton coéquipier qui était prêt à planter son arme. « On est pas là pour lui ! Les Néphilims c'est tout ce qui compte ! » Au fond, avant, toi aussi tu aurai agis comme lui. Un loup-garou en moins dans les pattes. Une menace en moins. C'était toujours comme ça. Et cela te convenait très bien. Pas cette fois. Tu restes devant lui, attendant qu'il baisse son bras. Mais au lieu de ça, tu reçois un coup en pleine figure. T'es plaquée au sol, étourdie par la frappe que tu viens de recevoir. Tu clignes plusieurs fois des yeux pour tenter d'y voir clair. « Tu te fiches de moi ? » Il faut te relever, tu te dois de le stopper. T'essaies à plusieurs reprises mais il revient sur toi pour t'envoyer des coups dans le ventre. Tu restes au sol, grimaçant par la douleur. T'es prise au piège, tout comme le loup-garou. Il va mourir et toi aussi lorsqu'on apprendra ton acte. Mais tu n'as pas le choix...Tu regroupes le peu de force qu'il te reste et te relèves. Ton coéquipier se tourne vers toi prêt à te renvoyer au sol mais contre tout attente, ta dague se plante dans son cou. Ses yeux se transforment en deux grosses billes, comprenant qu'il vient d'être trahi. Sa mort sera mise sur le dos des Néphilims, tu le sais. Mais ta conscience elle, ne pourra rejoindre cet avis. Tu es la seule fautive. Tu lâches ton arme qui tombe au sol dans un écho qui te broie les oreilles. Tes mains sont recouvertes de son sang. Tes jambes se font tremblantes et se laissent tomber sur le gravier du cimetière. Ta respiration se fait plus rapide, avec des mouvements saccadés. T'as tué l'un des tiens. Tu es une traitre...

1317 mots
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Dernière édition par Calypso Halloway le Jeu 28 Avr - 16:23, édité 1 fois
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Sujet: Re: Doubt taking shape + Ciàran   Jeu 21 Avr - 10:11


Doubt taking shape.
Ciàran & Calypso




J'avais besoin d'aller sur sa tombe. Non, ce n'était pas un besoin mais bien vitale. Voilà trois ans qu'il était mort. Au début j'y allais presque tout les jours, puis, plus le temps passait et plus je ne trouvais pas le temps d'y déposer quelques fleurs. Mon mari me manquait, souvent, je repensais à lui, souriant face à nos moments passés. Dix-sept ans de mariage ça ne s'oublie pas en un claquement de doigt. Puis, j'avais fais cette rencontre qui changeait beaucoup de choses. Je me sentais coupable de poser les yeux sur une autre personne, c'était comme trahir l'amour que j'avais si longtemps porté à Lorçan. Enfin, pour l'instant il n'y avait pas grand chose, mais c'était déjà assez pour que la culpabilité me ronge de l'intérieur. J'étais donc venu au cimetière après ma garde à l'hôpital. Pas de fleurs, pas de souvenirs, juste moi et mes pensées. Moi et mes souvenirs. Je trouve sa tombe sans même la chercher des yeux, mes pas m'y mène instinctivement, ayant fait le chemin des centaines de fois. Je m’accroupis devant la pierre tombale usée et pourtant encore bien entretenue, passant une main dessus pour y enlever la poussière qui s'y était accumulée au fil des mois. Le nom de Lorçan Jonsson y figurait en lettre d'or, un loup gravé sur le côté. Il avait toujours voulu garder son nom propre, son identité, ce que j'avais accepté tout de suite comprenant que ses origines étaient importantes à ses yeux. Ma gorge se serre et je baisse les yeux vers le sol. Je me laisse aller, les fesses lourdes percutant les graviers inconfortables. Je ne sais plus quoi penser, quoi faire. J'avais honte de ne pas être passé depuis deux mois, comme oubliant mon ancienne vie, cet ancien amour qui m'avait brûlé intérieurement tellement de fois.

Je reste là sans rien dire, observant son prénom, la phrase écrite dans le marbre, immortelle. C'est alors que j'entendis des cris, que je sentis des odeurs diverses. Mes instincts se réveillèrent directement. Ils étaient nombreux, ils courraient. Le bruit de leurs pas résonnaient tels des échos sonore dans mes oreilles. Ni une ni deux je me redresse dans un bon agile. Je suis épuisé, réellement, mon travaille me demande beaucoup de temps et mentalement je ne suis pas dans le meilleur de ma forme. Qu'importe. Ma vue se fit plus perçante et je vois une Néphilim courir, poursuivie par d'autres personnes qui devaient sans nuls doutes être des obscures. Putain, ils ne savaient pas faire leurs conneries ailleurs que dans un cimetière. Elle bifurque vers moi, alors que mes yeux c'étaient teinté d'un jaune brillant. Ben oui, apporte les emmerdes à moi...Je gronde furieusement et mon corps se change, laissant place à un loup noir comme l'ébène, aux crocs acérés et aux griffes menaçantes. Un hurlement s'échappe de ma gorge, annonçant ainsi ma présence, faisant plier net les obscures qui, surpris, m'observèrent durant quelques instants. Ils furent vite rejoins par d'autres. La Néphilim se place à mes côtés, elle me dit quelques mots que je n'écoute pas. Ils sont trop près de la tombe de Lorcàn, je n'aime pas ça... Un cris résonne au loin et l'odeur du sang apporté par le vent me glaça de l'intérieur. Une perte de plus au combat. Une jeune femme vient se mêler à la foule et je gronde furieusement, claquant l'air de ma mâchoire menaçante. Le combat s'engagea et je bondis tête baissée dans la lutte. Ils sont forts, je ne suis pas en pleine forme mais j'arrive à planter mes crocs dans la gorge d'un de mes assaillants.

Un coup bien placé me percute le flanc et je fus projeté au loin. Alors qu'il fonçait vers moi, je lui assène un coup de griffe qui déchire le ventre avec rage. Dommage, ses tripes restèrent en place, je n'avais pas été assez proche pour l'éventrer. Il revient à la charge en hurlant comme un malade en mode furie. Je l'évite et il trébuche, j'en profite pour le griffer de nouveau mais là ce fut le drame...Il atterri avec une puissance étonnante dans la tombe de Lorcàn. Elle explose et je me fige, le regard perdu dans les morceaux de marbres abîmés par cette lutte qui n'aurait pas dû être. Cette vision, cette seconde de choc me fit perdre pieds et me condamna. Je ne comprends rien quand, d'un coup, je sens quelque chose s'enfoncer dans ma chaire pour y injecter de l'aconit tue loup. Une dose de cheval. Je gronde, mais ce grognement se changea rapidement en un hurlement de souffrance. Mon corps semblait bouillir de l'intérieur alors que ma force m'abandonnait. Je tombe lourdement entre les tombes, le regard brouillé par ce poison mortel pour les loups. Je ne sais plus bouger, pas sans douleurs et même le plus fort des loups se verrait paralysé par cette foutue dose. Je n'arrive plus à apercevoir le monde, je vois juste des formes incertaines, sans couleurs. Une ombre noir approche et je pense que le coup fatale va m'être asséné. Rien ne vient. Des paroles, telles des murmures dont je ne comprends pas le sens. Il y a lutte, ça je le sais. Quelqu'un serait-il venu rejoindre la bataille ? C'est ce que j'imagine. Ma respiration est difficile, douloureuse. Mon corps reprend une forme humaine alors que je suis légèrement replié sur moi-même. Je tente de me relever mais je retombe lourdement, la joue sur le sol, les yeux légèrement révulsés. Il y a quelqu'un non loin de moi, je peux sentir sa présence, voir sa forme se dessiner au large. Mes yeux sont toujours jaunes, mes muscles sont tendus. J'étais à sa merci.

1003 mots

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Dernière édition par Ciàran de Brùn le Jeu 21 Avr - 12:48, édité 1 fois
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Sujet: Re: Doubt taking shape + Ciàran   Jeu 21 Avr - 11:31


Doubt taking shape.
Ciàran & Calypso




Tu te retrouves devant le corps inanimé de ton coéquipier. Pour lui, tu n'as hésité à lui planter ta dague dans son cou. T'as vu son sang jaillir et venir se déposer sur ton visage, tes mains. T'as osé le regarder dans les yeux et t'as pu voir à quel point il te haïssait d'avoir trahi les tiens. Tu ressens exactement la même chose et pourtant...Pas une once de culpabilité te prend de plein fouet. Au contraire. T'as l'impression d'avoir fait ce qu'il fallait. Mais un combat sans fin se produit en ton être. T'es une obscure et tu viens de tuer l'un des tiens. Tu n'es plus innocente. T'as trahi ta famille, tes valeurs. Ta conscience en prend un coup. Tu restes immobile pendant encore plusieurs minutes. Tu ne cesses de regarder tes mains, ta dague et le corps. Oui, c'est bel et bien toi qui a fait ça. Mais tu ne peux pas rester ainsi toute une éternité. Il te faut bouger. Sauver tes fesses. Si tu restes, ils comprendront et n'hésiteront pas à te tuer, d'une manière davantage horrible. Alors tu t'appuies sur tes cuisses et tente de te relever. Sans attendre, t'essuies ta dague sur ton tee shirt. Tu n'oubliera pas de le brûler une fois rentrée. Aucune preuve. Tu te dois de t'y obliger. T'es prête à partir, rejoindre les autres ou inventer une blessure et les attendre mais un bruit te retient. Tes sourcils se froncent. T'en as oublié le fameux loup-garou pour qui tu as tué un de tes partenaires. Trop captivée par ta fuite et ton envie de ne pas te faire démasquer, tu l'as vite zappé.

Tu te retournes et tu le vois, au sol, gisant de douleur au moindre mouvement. Pendant quelques secondes, tu restes statique, priant les cieux pour qu'il meurt devant toi. Qu'il souffre et cesse de respirer. Tu t'en veux de l'acte que tu as fais à cause de lui, mais au fond, tu sais très bien qu'il n'y est pour rien. Tu as pris la décision toute seule, sans son aide. T'as voulu l'aider, lui sauver la vie. D'une sale manière. Mais tu l'as fais...Ton attitude de sanguinaire, agressive prend quelques instants le dessus. Tu attrapes fermement ta dague et t'approches doucement de lui. Tu ressembles à un carnivore prêt à se jeter sur sa proie, affaiblie. Tu tournes autour de lui tout en le méprisant du regard. Tes doigts se serrent littéralement autour de ton arme jusqu'à en avoir les phalanges blanches. Tu te vois lui planter à plusieurs reprises ta lame dans son dos, sans jamais t'arrêter. Tu te vois jouir de plaisir en le voyant donner son dernier souffle. T'aimerais tellement agir ainsi. Mais ton corps se refuse le moindre mouvement obscur. Tout ton être se bloque à cette idée. Alors tu te demandes si le laisser être consumé par l'aconit tue loup serait une meilleure solution. Il souffrirait, puis perdrait vie sans que tu n'es besoin d'agir. Bizarrement, un poids se retire de ta poitrine. Tu regardes autour de toi, prête à le laisser quand tes yeux se posent sur une pierre tombale, détruite lors du combat. Tu fronces les sourcils et arrive facilement à deviner qu'elle était importante pour ce loup-garou. Il te suffit d'analyser sa position au sol. Il a certainement tenté de ramper vers elle et seul son bras reste tendu en la pointant. Ses yeux, révulsés par le poison, cherche à regarder l'environnement, comme s'il essayait de la retrouver. Il voulait mourir à ses cotés. Tout à coup, une nouvelle pression vient infliger de sacrés dégats en toi. Ce loup-garou était là au mauvais moment. Il n'aurait jamais du se retrouver dans cet état. Il était sur le point de périr juste parce qu'il avait décidé d'aller faire une visite à un défunt...

T'as pas vraiment compris ce qui est arrivé par la suite. T'as rangé ta dague, tu t'es accroupie vers lui essayant de percevoir un rythme cardiaque. T'as regardé ses veines, ses yeux, ses dents. Le poison continuait d'avancer et il ne lui restait que peu de temps avant de rejoindre les morts. Alors tu t'es précipitée, t'as attrapé ses jambes et t'as commencé à le tirer. Il était lourd, mais t'as de la chance, être une obscure t'as procuré une force surhumaine. T'as aucun mal à le déplacer. Tu l'entends gémir, peut être appeler à l'aide. Tu te stoppes, tires sur ses cheveux et braques ton visage devant le sien. Il ne peut pas te voir, seulement les formes. Il ne pourra jamais savoir qu'une obscure lui a sauvé la vie. Tant mieux. Mais pour le moment, t'aimerais juste qu'il se taise pour que tu puisses l'aider. Tes paroles sont froides, directes et assez brutales. Il va vote comprendre que t'aimes pas la situation. « La ferme ! Si tu veux rester en vie, fermes ton museau loup-garou et laisses moi t'aider ! » Tu relâches la pression avec ses cheveux et sa tête retombe contre le sol. Tu retournes vers ses jambes et recommences ton travail. Tu le tires jusqu'à le mener loin du cimetière. T'entends des bruits derrière toi et t'espères atteindre le premier hôtel avant d'être aperçue. Il t'a fallut plusieurs minutes pour y arriver. Lorsque tu t'es présentée à l'accueil, t'as pas laissé le choix. Tu as braqué ton arbalète avant d'attraper les clefs. Puis tu t'es mise à soulever le loup-garou pour monter les étages. Tu sais pas combien de temps tu as mis, mais tu pries les cieux pour qu'il t'en reste assez afin de le sauver.

Tu ouvres la porte à coup de pied et entres dans la chambre. En quelques secondes, t'as laissé tomber le jeune homme sur le lit avant de partir refermer derrière toi. T'as déjà vu des gens soigner les loup-garous qui étaient empoisonnés par de l'aconit tue loup. Alors sans attendre, tu te mets au boulot. Tu prends ta dague, tu t'agenouilles à ses cotés. T'approches la lame de sa cage thoracique. Tu appuies légèrement avec la pointe, apercevant ce liquide chaud qui commence à se montrer. Du sang. Il faut que tu continues. Mais après ? Lorsque tu l'auras sauver ? Que va-t-il se passer ? Tu chasses ses pensées de ta tête et insères ta dague à l'intérieur de son corps avant de tracer une ligne parfaitement droite. Tu l'as entaillé. Véritablement. Mais t'étais obligée. Tu te recules tout en apercevant une fumée sortir de sa plaie. L'aconit n'est plus à l'intérieur. Il va guérir mais ce sera long. Tu t'es renseignée, t'as toujours voulu tout connaitre sur les créatures obscures. Et ce soir, tu te remercies d'avoir étudié. Tu t'approches de lui et t'assois à ses cotés. Sans t'y attendre, un mince sourire vint se dessiner au coin de tes lèvres. Tu retires des mèches mouillées par sa transpiration sur son front. « C'est bon c'est terminé. N'essaies pas de te battre, restes tranquille. Surtout, tu ne bouges pas. » Tu examines chaque centimètre de son corps. Ses yeux sont toujours révulsés et jaune brillant. Mais le reste a disparu. Ses nombreuses blessures vont commencer à guérir petit à petit. Tu te redresses doutant d'une seule chose, le moment où il va se réveiller. Ne voulant prendre aucun risque, tu lui attaches les mains et lui bandes les yeux. De toute façon, il sera tellement affaibli qu'il ne pourra pas bouger avant plusieurs heures. Mais t'as pas envie qu'il voit ton visage. Lorsque tu t'es assurée que tout était bien en place, tu sors dehors afin d'aller chercher de quoi manger. T'as fait vite, exprès pour ne pas le laisser seul trop longtemps. Ou plutôt, parce que t'as peur qu'il s'en aille avant la fin de sa guérison ou qu'il t'attende derrière la porte, prêt à te sauter à la gorge...

T'ouvres doucement la porte de la chambre et la pression redescend. Il est toujours sur le lit. Tu vois néanmoins une grande différence puisque lorsque tu fermes derrière toi, il sursaute un peu et pivotes avec difficulté sa tête vers le bruit. Il a l'air paniqué. Tu t'approches de lui mais t'évites de le toucher. « Calmes toi. T'as plus rien à craindre...Je suis allée chercher de quoi manger et boire. Ça va te faire du bien...Ne bouges pas...» Tu retires le bouchon de la bouteille et l'apportes vers ses lèvres. Mais comme tu l'as deviné, il tente de se débattre. Une colère vint s'installer en toi et tu te précipites vers ta dague que tu déposes contre sa gorge. Ton comportement a changé en quelques secondes, mais t'en as marre de le voir aussi terrifié alors que tu essaies de l'aider. « T'arrêtes de bouger, de te débattre et t'auras la vie sauve. Je t'ai pas soigné pour te trancher la gorge alors cesses de jouer à l'idiot.» T'attends quelques secondes avant de retirer ta lame. T'espère vraiment qu'il a enfin compris tes intentions. Quel crétin !


1617 mots
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Dernière édition par Calypso Halloway le Jeu 28 Avr - 16:24, édité 2 fois
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Sujet: Re: Doubt taking shape + Ciàran   Jeu 21 Avr - 12:44


Doubt taking shape.
Ciàran & Calypso




C'est la fin ? Ainsi, je vais finir le cul dans un cimetière, buté par de l'aconit tue loup. Putain, la mort de merde quoi ! Au moins, j'aurais fini par le retrouver, c'était un lot de consolation non ? Puis, il ne m'en aurait pas voulu de vouloir refaire ma vie, de recommencer à exister par moi-même. La douleur est intense. Mon corps semble lutter contre ce poison qui ne cesse d'intensifier la douleur. Je serre les dents, je ne souhaite pas crier, ça ferait plaisir à mes adversaire. Si je devais crever autant que ça soit dans la dignité. J'arrive à ramper, enfin, c'était plus un truc pitoyable qu'autre chose, de quelques centimètres. Au fond, je souhaitais recoller les morceaux de ce marbre qui avait été brisé. Une dernière volonté que l'on ne m'accordera pas, surtout pas dans mon état. J'ai la rage dans le corps. Cette colère m’envahit comme une bouffée de chaleur incontrôlable. C'était tout ce qui me restait de lui, le seul lieu ou je pouvais croire qu'il existait à travers cette tombe abritant son corps. Si il y avait bien une chose avec laquelle je ne jouais pas c'était ça. Les sentiments. L'amour ça rend faible, certes, mais ça rend également plus fort que jamais. Surtout quand on a aimé durant des années, traversant monts et marrés, luttant dans un monde sombre et presque tyrannique. Je n'arrive plus à bouger. Je suis immobile comme une loque humaine, alors que mes entrailles me font souffrir. Je ne suis pas un homme à abandonner, non, loin de là, mais sur le coup je n'avais pas spécialement d'autres solutions à mon actif. Je devais attendre que l'on m'achève ou encore, que l'aconit s'en charge, ce qui serait franchement cruel avouons-le...Parce que là, je souffrais d'une manière atroce, même si je ne hurlais pas, mon corps exprimait bien mes émotions.

Mes oreilles bourdonnes, ma poitrine se soulève d'une façon irrégulière et douloureuse, mon regard ne perçoit plus grand chose. Si c'est mon heure et bien soit, je l'acceptais, de toute façon je n'avais pas le choix. J'entends des bruits de pas. Quelqu'un tourne autour de moi comme si j'étais de la viande fraîche, ce qui en outre, me donna envie de lui arracher la tête. Bordel, si j'étais en état j'aurais pu faire de sacré dégâts, croyez-moi. Un grondement féroce se fait entendre. Ben quoi, ce n'est pas parce que je suis à terre que je dois me laisser faire ainsi. Bon, je n'aurais pas été capable de bouger le petit doigt, mais j'ai ma dignité quand même. La silhouette est fine et svelte, je peux dès lors me douter que c'est une femme. Tout mes sens étaient neutralisés par le poison, néanmoins, l'odeur de l'inconnue arriva quand même à se frayer un chemin parmi mes autres émotions. Elle ne cesse de rester là sans rien faire, comme se jouant de moi. Allait-elle seulement en finir ou comptait-elle regarder pendant que je crève ? Si elle ne me portait pas le coup de grâce elle allait devoir attendre longtemps. L'aconit tue loup c'est radicale mais ça prend du temps à ôter la vie de ses victimes...C'est alors qu'elle se décide à s'accroupir et je me crispe, me disant qu'elle allait me trancher la gorge ou m'enfoncer je ne sais quoi dans le cœur. Mais va-y bordel. Mon rythme cardiaque commence à ralentir et mes yeux ont du mal à rester ouvert. A chaque inspiration un bruit rauque sort de ma gorge, comme si l'air en lui-même me brûlait la trachée sans retenue. Je bouges légèrement la tête serrant les poings avec faiblesse. Je n'en aurais pas pour des heures, la dose de cheval qu'on m'avait injecté allait vite se charger de mon cas.

C'est alors que je me sens retourné et tiré sur le sol. Pardon ? Elle fait quoi là ! Si je devais mourir autant mourir tout près de la tombe de mon défunt mari, qu'elle me laisse ma dernière volonté merde. Je grogne de nouveau et tente de me débattre, enfin, c'était plus avec la force d'une fillette quoi mais au moins je tentais de garder ma fierté. Elle fini par me relâcher brutalement et mes cheveux sont tirés en arrière. La forme de son visage est sombre et loin d'être net, néanmoins, le son de sa voix me confirme que c'est une fille...ce qui me ravi le plus, c'est que son odeur fut bien plus distincte et que je m'empressais de l'imprimer dans ma mémoire. Elle veut m'aider ? Déjà qu'elle baisse d'une ton, sinon, quand je serais remit sur pattes, je lui casserais les deux jambes et lui arracherai la langue...Ma tête retombe sur le sol avec une certaine violence, incapable de la retenir, je grogne de mécontentement. Me voilà de nouveau traîné. La douleur se fait de plus en plus présente, je respire à peine et malheureusement je n'arrive pas à perdre connaissance. Ouai, parce que ça m'aurais bien arrangé de tomber dans les pommes là de suite. Après plusieurs minutes je suis soulevé et je comprends que j'ai affaire à une créature autre qu'une simple néphilim. Non, une force comme ça c'est sûrement autre chose, mais quoi...Voilà la question à dix million. J’atterris dans un lit vu les remous du matelas. Je ne suis plus en état de faire quoi que ce soit, pourtant, quand la lame m'entailla sévèrement je serre les dents et un autre grondement retenti. Mes muscles se crispes et je me courbe légèrement face à la douleur...Quand le poison s'échappa de ma blessure je cru respirer de nouveau et ce fut à ce moment précis que je compris qu'elle venait de me sauver la vie.

Plusieurs de mes mèches sont décollées de mon front, alors que sa voix me parvenait à présent plus clairement. Je sens la tension redescendre et je tourne les yeux vers elle, alors que doucement, mes paupières se fermaient. Qui était-elle...Je sombre. Quand je me réveille il fait noir, complètement noir. Encore affaiblit par le poison parcourant anciennement mon corps, je tente de bouger mais remarque que je suis attaché. Je me remémore rapidement la situation que j'avais vécu, quand la porte de la chambre s'ouvrit, me faisant légèrement sursauter. J'étais à cran, ce qui pouvait clairement se comprendre. Son odeur envahi la pièce et je sais que c'est elle avant même qu'elle ne parle. Elle a été chercher à manger et à boire ? Je suis sur la défensive...Et si elle tentait de m’empoissonner... bon ok, elle venait de me sauver la vie, mais quand même. Le bruit d'une bouteille me parvient. Mes sens de loups sont de nouveau en éveilles. Quand elle approche celle-ci de mes lèvres je détourne la tête, tirant sur mes liens avec force. Je suis encore trop faible, mais ma force ne tardera pas à revenir...et à ce moment-là, je pourrais briser mes entraves sans grandes difficultés. Nouvelle lame sous ma gorge, nouvelles paroles brutales. Pour la première fois depuis le début, ma voix résonne. « Dégage ça de ma gorge avant que je ne m'énerve réellement ! » Je gronde férocement. J'avais été transformé à l'âge de douze ans, alors imaginez la force que je pouvais posséder quand j'étais en plein pouvoir de mes capacités. Quand elle retire ses lames, je dis simplement en déposant la tête sur le coussin. « C'est bien, tu prends tes précautions. Bandage sur les yeux, entraves pour les mains...tu oublies juste une chose. Je suis un loup, mon odorat est également capable d'imprimer toutes les odeurs possibles... ». Oui, elle avait prit pas mal de précautions, mais pas toutes.

Je soupire calmement et respire les odeurs, écoute les sons aux alentours. Finalement, mes muscles se détentes et le Ciàran de base repris le contrôle sur la bête. Généralement j'étais quelqu'un qui disait n'importe quoi, surtout dans de telles situations. « A qui ai je l'honneur ? Histoire de savoir où je dois envoyer la carte postale, la médaille, les chocolats peut-être...je fais de très bon cookies tu sais. » Je faisais quoi là ? Et bien, je tentais de découvrir l'origine de la jeune femme. Parce que oui, elle semblait jeune vu son timbre de voix. Je tire légèrement sur mes liens. « On se croirais dans un scène sado-maso, sérieux... ». J'ai pour réflexe de lever les yeux au ciel, mais ça, elle ne peut pas le voir à cause du bandage. Ma voix est légèrement faible, mais plus vigoureuse que si j'étais six pieds sous terre...

1507 mots

© ACIDBRAIN
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InvitéInvité
Sujet: Re: Doubt taking shape + Ciàran   Mar 26 Avr - 21:33


Doubt taking shape.
Ciàran & Calypso




Qu'est que t'as foutu ? Dans quelle merde royale tu viens de te mettre ? T'as sauvé la vie d'un loup-garou au prix de celle d'un des tiens. T'es folle, complètement tarée. Si cela vient à se savoir, tu peux déjà creuser ta tombe. Parce que la suite ne sera en aucun cas positive pour toi. Tu vas mourir, dans de sales conditions, tu le sais. Alors il te faut effacer toutes les preuves, tu te dois de devenir invisible, sans que l'on puisse remonter à toi. A commencer par ce loup-garou, cet homme allongé sur le lit, qui continue à se débattre pour extraire ce poison. Sa douleur diminue. Tu peux facilement le voir à son faciès et son corps qui se détend petit à petit. Ses muscles ne sont plus aussi contractés. Il lâche prise et se laisse écrouler contre le matelas. Son combat est terminé, tu lui as sauvé la vie. Mais à quel prix pour toi ? Il s'évanouit suite à tout ça et t'en profites pour lui attacher les mains et lui bander les yeux. Puis tu sors, rassurée que lorsque tu reviendras, il sera toujours là, se remettant de ses péripéties. Mais tu t'es pas gênée pour faire vite. T'angoisses trop. Tu t'imagines qu'il peut retrouver sa force en l'espace de quelques instants et toi, clairement, tu ne sais pas si tu feras le poids. Peut être que oui, après tout tu as une force surhumaine aussi et tes aptitudes aux combats sont excellentes. Mais il aura vu ton visage, et ça, tu te l'interdis. Il ne faut pas, pour ta survie et la sienne.

Lorsque tu reviens, tu ne t'attendais pas à le voir si réticent. Il s'attendait à quoi ? Si tu lui as sauvé la vie ce n'est pas pour la lui prendre juste après. Non si tu désirais le voir mourir, tu serais restée la bas, un sourire sadique sur les lèvres en le voyant être torturé de douleur par le poison. Tu ne sais pas la sensation qu'ils peuvent ressentir avec cet aconit tue loup, mais tu te laisses imaginer. Atroce. Insoutenable. Une arme de barbarie sadique. Tu l'as utilisé mais simplement pour les faire parler, non pas pour les tuer. Pas comme ton ancien coéquipier ce soir. Alors lorsqu'il commence à se débattre, tu n'hésites pas à planter ta lame sous sa gorge. T'es pas d'humeur, absolument pas d'humeur à ce qu'il joue à la forte tête. Et tu lui fais bien comprendre. « Oh mais vas y, énerves toi ! Si tu veux aussi je peux te ramener dans le cimetière et t'injecter une nouvelle dose de poison...A toi de voir ! » Lorsque tu termine ta phrase, tu retires ta lame. Tu n'as pas envie de jouer au guerrière encore une fois. Surtout pas après le fait que tu lui ai sauvé la vie. Il pourrait être reconnaissant non ? Juste l'espace de quelques secondes. Mais lorsque tu l'entends grogner et poursuivre, tu soupires d'exaspération. T'as le sang qui bouillonne et tu te demandes si tu n'allais pas le laisser seul, dans cette chambre, pour qu'il se débrouille sans ton aide. Et puis qui sait, peut être même crier au loup-garou pour que les Obscurs t'entendent et rappliquent ici. Il serait à leur merci. Mais cette solution t'effraie et te donne la nausée. Alors tu l'as chasse rapidement de ton esprit. « Qui te dit que c'est mon odeur ? J'en connais plus sur les loups-garous que tu ne le penses. Ne t'en fais pas pour moi chéri, tu ne pourras pas me retrouver aussi facilement ! » Et tu l'espères sincèrement. T'as pas envie qu'il soit sur ton dos, à tenter de retrouver ta trace. T'as pas besoin de ça, surtout pas maintenant. Et encore moins parce que tu sais que vos deux camps sont incompatibles. Lui une créature obscure appartenant à la rébellion, toi une obscure du Nouvel Ordre. Une équation très peu concevable.

Tu commences à trifouiller dans les affaires que tu as acheté. Après tout, quand un loup se transforme, il déchire sur son passage certains de ses habits. Non pas que la vision de son torse soit si horrible que ça, mais quand bien même. Lorsqu'il sortira, tu ne peux le laisser ainsi sans que personne ne se pose de questions. Puis tu l'entends et relèves la tête. Tes yeux se ferment et tu soupires de nouveau.« Et si t'essayais juste de ne pas me retrouver ou de m'envoyer quoi que ce soit ? Ça me ferait réellement plaisir. » Oh ça oui. T'as juste envie qu'après cette scène, lorsque tu partira pour rentrer chez toi, tout ça s'efface de ta mémoire. Mais tu sais très bien que cela est impossible. Tu devras vivre avec ça sur la conscience et tu commences déjà à paniquer. T'avais des doutes, certes, mais jamais tu n'avais tenté quoi que ce soit. Cette nuit là, t'en es arrivée à tuer un Obscur, comme toi. Ta gorge se serre face à cette pensée. Puis tu te plaques la main contre le visage avant de te frotter les yeux. Il ne peut pas se taire à la fin ? « Ouais j'adore tout ce qui touche au sado-maso. Tu es à ma merci et je domine. Mais tu sais ce que je désire encore plus dans ce genre de moment ? Que ma victime se taise ! » Tu rages. Il peut certainement le sentir au vu de ses capacités surnaturelles de loup-garou. Mais tu t'en fiches bien qu'il puisse le savoir. T'es plus à ça prêt on va dire...


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Dernière édition par Calypso Halloway le Jeu 28 Avr - 16:25, édité 1 fois
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Sujet: Re: Doubt taking shape + Ciàran   Jeu 28 Avr - 12:04


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Non mais en vraie je ne suis absolument pas à l'aise. Déjà, cette position m'est vraiment inconfortable. J'avais les muscles endoloris par le fait que mes mains soient attachées, puis, le fait d'avoir ma vision diminue à cause du bandage n'était pas spécialement agréable. Sur le coup j'étais légèrement sur les nerfs. Mon sentiment ne s'arrangea pas quand, une fois de plus, elle appuya sa lame sous ma gorge. Non mais allait-elle finir avec son jouet ? Une vraie gosse hyperactive qui se la joue supergirl. Les gens sont devenus si susceptible de nos jours. C'était moi qui devrait lui foutre un objet tranchant sur sa jolie gorge de donzelle. Ben oui, vaut mieux prévenir que guérir non ? Quoi que, les deux solutions sembles aussi importantes l'une que l'autre. En même temps, qu'attendait-elle de ma part. Une soumission parfaite ? Que je remue la queue comme un gentil loup, que je lui fasse de beaux sourires et que je prenne le temps de lui faire un câlin ? Ben, si c'est ce qu'elle attendait elle était pas dans la merde, parce que m'attacher freinait carrément mes hardeurs. « Je suis vraiment obligé de choisir une des deux options ? Parce que je me suis toujours vu mourir sur une plage tu vois...avec du chocolat également. » Putain mais je peux me montrer con, vraiment con quand je le veux. C'est naturel chez moi. Une façon de me défendre quand mon corps est prit en tartiflette ou encore attaché comme un cochon v'oyez. Un vrai phénomène de foire à moi tout seul, en mode provocation j'aurais toujours le dernier mot avec mes bêtises. Ça avait le don de taper sur les nerfs de mes adversaires, mais également de les fragiliser d'une certaine façon. Plus nos émotions nous submerges et plus nous sommes faibles, c'est une réalité mondial. Heureusement, plus je vieilli et plus j’apprends à me contrôler, à me jouer des faiblesses des autres, à les pousser dans divers retranchements. Puis, ne cherchons pas, je suis con un point c'est tout. La lame ne me menace plus et je me sens déjà plus en sécurité, pas que d'être encore attaché et les yeux bandé était forcément une bonne chose. Néanmoins, nous progressions...enfin, d'un millimètre, mais un millimètre c'est un millimètre. Ouai, je me contente de peux.

Je sens que la jeune femme est tendue, sur les nerfs, comme si quelque chose la hantait, la tracassait. Je pouvais sentir son odeur bourrée d'hormones. Bon, elle n'avait pas ses règles sinon ça aussi je pourrais aisément le sentir. L'inconvénient chez un loup c'est qu'on a l'odorat fin, très fin et que certaines choses nous sembles plus évidents. C'est assez horrible pas moment, surtout quand je dois prendre le métro et me retrouver entourer de dix mecs puants la transpiration avec une subtile odeur d'alcool...Dégueulasse. « Chéri ? Oh ma jolie je ne savais pas que nous avions atteins ce seuil...mais j'aime quand tu me dis des mots d'amour, continue. » Je me serais bien tué moi-même avec mon ironie de merde. Bien sur, j'avais dit cela d'une voix assez monotone, voir presque amusé mais quand même. Même si elle avait tenté de masquer son odeur je pourrais la tracer, parce que au final, une odeur ça garde des caractéristiques propres et vu qu'elle semblait pleines d’hormones et bien...il ne me sera pas spécialement difficile de la retrouver. Non, je mens, parce que des odeurs y en a pleins dans cette ville. Mais si je la croise et que je vais attention, et bien, je pourrais lui sauter dessus et l'envoyer balader les yeux dans les yeux. « Puis, tu devrais rester zen ma belle, histoire d'arrêter de faire travailler tes hormones. Parce que là, tu me donnes tout ce dont j'ai besoin pour te retrouver si nécessaire. » Si je la cherche ? Bien sur, dans un sens je me la joue provocateur, mais je sais ce que je vaux et je le vaux bien. - merci l'oréal – Un léger sourire s'affiche sur mes lèvres alors que je bouge un peux les mains. Elle cherche quelque chose dans son sac et je tends l'oreille. Du tissus qui se frotte. Des vêtements ? Ah oui juste...j'en avais oublié que j'en étais...nu ? Et merde ! Enfin presque ? Totalement ? Cette idée me perturbe et je me sens d'un coup encore plus mal à l'aise. Pas que la nudité me pose problème, ça devient habituel avec le temps. Mais quand même faut pas pousser bobonne dans les orties hein !

Elle soupire une fois de plus devant mes commentaires. Je ricane alors qu'elle me demande de ne pas la retrouver, que ça lui ferait réellement plaisir. Oh, je suis le père noël moi, j'offre des cadeaux qu'aux enfants sages. Hors, me foutre une lame sous la gorge ce n'est pas des plus sympathique. D'accord, elle m'avait sauvé la vie...et alors ? Elle voulait un twix ? « Allais juste une carte postale avec des petits loups dessus, en mode sympathique tu vois...Puis, tu refuses mes cookies ? Tu as franchement tores ils sont délicieux...Puis, j'aime bien savoir qui m'attache au pieux tu vois, question de respect. » Plus je bouges doucement mes mains et plus les liens se dé serre alors que ma force revient doucement mais sûrement. Je souris cette fois réellement face à ses paroles. Si elle attendait de moi un silence totale elle était mal barré, parce que oui, je suis bavard et surtout je ne lâche jamais l'affaire. Une vraie tête de mule. A croire que je descend de l'âne et non pas du loup. « Oh, t'es une coquine en faite. Bon, j'aime bien me faire dominer quelques fois tu vois, mais j'aime surtout pouvoir toucher aussi sinon c'est franchement pas équitable...T'as pas envie de me détacher, promis, je ne te sauterais pas à la gorge. Puis, j'aimerais bien enfiler des vêtements. A moins que tu souhaites réellement me dominer, alors là, ne perdons pas de temps je suis chaud bouillant. » J'étais sérieux quand je disais que je n'allais pas lui sauter dessus, moins quand j'annonçais que j'étais chaud bouillant...Quoi que, si elle était mignonne y avait peut-être moyen de moyenner vous voyez...La récompenser à ma manière quoi, autre qu'avec des cookies maisons. A cette idée je me retiens de rire, pinçant mes lèvres l'une contre l'autre.

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Sujet: Re: Doubt taking shape + Ciàran   Jeu 28 Avr - 16:18


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Tes soupirs ne cessent d'augmenter au fur et à mesure que la conversation avance. Tu le trouves exaspérant, lourd et vraiment ridicule. Mais au fond, tu te demandes s'il ne fait pas exprès pour apprendre à mieux t'analyser, retenir certaines choses essentielles afin de te retrouver, une fois que tu l'auras laissé. Et c'est une chose que t'as vraiment envie d'éviter. Après tout, tu es une Obscur, lui une créature obscure servant la rébellion. Sinon, cela ferait longtemps que tu l'aurais vu dans tes rangs. Disons qu'il n'était pas si facile d'oublier son joli minois et sa crinière de loup-garou. Non, ça t'en étais sur, tu t'en serais rappelée. « Tu commences vraiment à me taper sur le système nerveux. T'es toujours aussi lourd ? Na parce que sérieux, t'es invivable ! » Et toi tu te jettes dans sa gueule. Tu continues de lui répondre. Mais en ce moment, tu ne marches pas, tu cours. Peu importe ce qui se passe, t'agis différemment et tu te mets en danger. Comme ce soir. T'es pathétique et pourtant, tu ne te stoppes pas. Au contraire, tu accélères le processus en gravant les échelons à une vitesse éclaire. Tu comprends qu'avec l'acte que tu as fait tout à l'heure dans le cimetière, tu ne peux te permettre d'en refaire un dans les jours suivants. Certes, on peut facilement mettre ça sur le compte des Néphilims. Mais rien que l'idée de rejeter la faute sur les autres t'empêche de prendre une respiration. Avant, tu n'aurais pas réfléchi. Enfin, avant jamais tu n'aurais osé tuer l'un des tiens pour sauver un ennemi. T'essaies de retrouver ton calme, de retirer toutes ses pensées qui te bouffent l'esprit. Tu ne dois pas perdre tes moyens, surtout pas en sa présence. Il suffirait d'une seule seconde pour que la situation tourne au drame. Tu te concentres sur les achats que tu as fais avant te tourner vers le loup-garou. Tu as peut être un peu forcé sur tes paroles juste à l'instant. Tu t'appuies sur la table et déposes ton autre main sur ta hanche. Tu l'entends parler et ses mots te donnent une décharge électrique. T'as pas pensé à tout ça. Non. Et pourtant, tu aurais du t'en souvenir. Il peut suivre ton rythme cardiaque, sentir ton corps réagir de manière différente en fonction de la situation. Tu t'es faite avoir en beauté. Mais un truc te rassure, il faudrait que vous vous retrouviez presque seul à seul pour qu'il puisse vraiment te reconnaitre. Et tu comptes bien le fuir comme la peste une fois que tu seras partie. Toi tu as vu à quoi il ressemblait. Un point pour toi. « Ne joues pas au super loup-garou. Dois-je te rappeler que moi je sais à quoi tu ressembles et que je pourrai te traquer pour te tuer ensuite ? Crois moi, les touffes de poils dans ton genre ne me font pas peur. » A vrai dire tu n'as pas peur de grand chose. C'est assez bizarre. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'on t'envoyait souvent en première ligne et que tu as appris plus que tu ne l'aurai dû. Et tu te rends compte que cela te sert. Bien plus que tu ne l'aurais pensé.

Tu le toises d'un regard méprisant même si tu sais qu'il ne pourra le voir. Tu le fais pour toi et juste pour toi. T'as besoin de dégager cette colère qui émane de toi. D'habitude, tu le fais en combattant, en courant, en tapant. Mais là tu es bloquée avec lui, les yeux bandés et les mains attachées au lit. Au fond, il a raison. Cette scène prend des tournures assez particulières mais ce n'est absolument pas cette idée qui te traversait l'esprit quand tu l'as fais. T'es loin d'être ce genre de personne. Après tout, ta vie sentimentale et sexuelle sont de vrais fiasco. Tu ne t'es jamais réellement intéressé à tout ça. T'en avais pas envie et t'avais surtout d'autres priorités. Mais depuis quelques temps, tes hormones te jouaient des tours. Surtout quand tu croisais un certain Balthazar Osborn. « Le jour où je te respecterais, crois moi tu le comprendras très vite. Et non merci pour la carte postale, j'en ai déjà assez avec des loup-garous dans la vraie vie, j'ai pas besoin d'en accrocher sur mon frigo. » Clair, net et précis. Pourtant tu sais qu'il va continuer sur sa lancée. Sinon il aurait stoppé depuis bien longtemps. Tu te bats contre un homme désespérant qui n'obéit qu'à ses propres règles. Ou du moins dans cette situation là. Tu lèves les yeux au ciel avant de lui balancer les habits dessus. Bien entendu, tu vises comme une pro et tu admires la scène qui s'offre à toi. Un rire s'échappe de ta bouche, t'es fière. Les vêtements lui sont retombés sur le visage. Tu applaudis rapidement avec tes mains. « Ne me remercies pas...J'espère que t'arrivera à les enfiler avec les mains liées parce que non, je ne te détacherai pas. De toute façon je vais te laisser...Tu m'as donné mal au crâne c'est horrible ! » T'as aucune envie de te marrer avec lui. Le moment est mal choisi et quand bien même, jamais tu n'aurais l'occasion d'agir ainsi avec lui. Vous êtes différents, des opposés. Si un jour il advient à te retrouver, tu ne sais comment les retrouvailles vont se passer. Mal. Comment serait-ce possible que ce soit autrement ? Ta suggestion a été appuyé quand tu l'as vu à l’œuvre. Il ne doit vraiment tolérer les Obscurs. Après tout, c'est logique. Peut être que toi, tu seras l'exception. Parce que tu lui as sauvé la vie...Enfin, peut être oui...« C'est simple maintenant loup-garou. Je vais déposer une lame à tes pieds. Tu vas te débrouiller pour l'attraper, je pense que tu t'en sortira à merveille. Surtout que ta force commence à revenir alors qui sait...Peut être tu n'en auras pas besoin ! » Tout en parlant tu t'es rapprochée du lit pour y mettre la lame. Bien entendu, ce n'est pas une de tes dagues. Celles-ci tu les conserves précieusement. Cette lame n'est qu'un poignard de mortel. Tu en es plusieurs en ta compagnie, ne sait-on jamais...

T'es prête à partir et pourtant quelque chose te retient. Tu as terminé ce que tu devais faire mais ton cœur n'est pas en accord avec ta pensée. Tu ne peux pas rester ici, à attendre qu'il se libère. Tu ne peux pas te permettre d'être vu. Mais au fond, tu te demandes si cela ne changera pas les choses. Avec les doutes qui s'infligent à toi, tu hésites. Peut être que tu peux devenir l'Obscur qui fait tout basculer. Montrer que vous n'êtes pas tous des barbares en recherche de sang...Puis tu te frottes le visage avec ta main, chassant tes stupides idées. Tu rêves. Un peu trop même. Tout ça n'arrivera jamais. Une union, une paix entre les deux clans. Tu peux facilement faire une croix dessus...Alors tu commences à rassembler tes affaires laissant avec précaution l'eau et la nourriture. Toi tu n'en as pas besoin. Lui plus. Une fois que ton sac est fait, tu te tournes vers lui une dernière fois. « En tout cas saches que t'es vraiment horrible comme compagnie. J'espère pour toi que tu n'es pas comme ça tout le temps, avec tout le monde. Sinon je plains ta copine ! » Ou ton copain. Peu importe...T'espère que ce sera la dernière fois que tu croisera son visage. T'espère qu'il ne réussira pas à te retrouver et que tu pourras continuer de vivre en paix. Oui, c'est cette pensée qui doit rester ancrée dans ton esprit. Elle, et elle seule. Tu es une Halloway. Tout est dit. Tu serres la lanière de ton sac et tu commences à te diriger vers la porte d'entrée de la chambre d'hotel. Tu approches, d'une main tremblante, la poignée. T'es prête et tu te dois de partir. Mais quelque chose reste dans ta mémoire et tu frissonnes en y repensant. Alors tu te retournes, pour une dernière fois, vers cet homme qui restera, tu l'espères, un simple loup-garou lambda. « Au faites...Je suis vraiment désolée pour la tombe de ton ami...» Tu baisses les yeux vers le sol, émue par cette scène. Puis, sans attendre de réponse, tu empruntes le chemin du retour pour enfin rentrer chez toi.


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Sujet: Re: Doubt taking shape + Ciàran   Jeu 28 Avr - 17:43


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Vous savez, parfois j'arrive à me soûler moi-même. J'aime bien me la jouer mode boulet, alors que je suis loin d'en être un. Beaucoup me sous-estimais à cause de cette facette de ma personnalité. Ils avaient tendances à voir en moi un homme sans cervelle qui ne réfléchissait pas forcément, qui agissait avec un air enfantin voir débile. Ils avaient tores et je réussissais souvent à les tromper au point qu'ils baissent leur garde. C'était assez drôle, parce qu'au final, je ne le faisais pas forcément exprès. Certes, j'avais ma manière de fonctionner. Je disais des conneries parce que j'aimais ça, je blaguais sur tout et sur rien dans la limite du raisonnable, mais je n'en étais pas moins un homme âgé de trente-quarte ans avec un passé assez lourd. Je n'en parlais que très rarement de mon enfance, de mes épreuves, de mes faiblesses. Mais mes amis, mes proches, savaient que quelque chose avait hanté mon histoire durant bien des années. Un mari que je savais infidèle mais que je laissais faire par amour. Une transformation très jeune, des parents qui étaient en faite des grands-parents, une mère qui m'avait abandonné à la naissance, la mort d'un mari récemment...Bref, que du bonheur quoi ! Mais je ne m'étais jamais plains, je marchais la tête haute. Bon d'accord, j'avais eu un passage assez sombre durant deux longues années, mais toutes créatures, tout homme à son point de rupture. Moi, je l'avais atteins à la mort de Lorcàn. Je ne m'en remettrais peut-être jamais totalement. Vous savez, aimer un homme durant plus de dix ans c'est quelque chose. Je ne parle pas de cet amour vagabond, éphémère. Non, je parle de cet amour avec un grand A. Celui qui fait bondir votre cœur dans votre poitrine à chaque fois que votre regard se pose sur l'être aimé. Cet amour pour qui vous donneriez tout, même votre vie, quitte à blesser vos proches. Oui, c'est de ça dont je parlais. Enfin, là de suite je n'avais plus vraiment d'amour en moi, surtout pas attaché comme un pantin nu comme une limace et affaibli. Vraiment glamour comme image. Mais bon, je devais faire avec je n'avais absolument pas le choix. Puis cette fille c'était une vraie tête de mule, presque autant que moi...j'ai bien dis presque !

Je ricane légèrement à ses paroles, bien décidé à ne pas lui laisser le dernier mot. Ben quoi, faut le dire, j'ai une grande gueule et malgré ma position de faiblesse je ne comptais pas baisser les bras et me laisser marcher dessus. « Oui navré, ces derniers temps j'ai pris un peux de poids tu vois...j'avais juré de faire un régime pourtant. » Bien sur j'avais compris qu'elle ne parlait pas de mon poids physique mais bien du poids énervant de mes paroles. Mais encore une fois c'était ma façon à moi de l'envoyer chier. A la mode de Brùn les mecs ! Elle trifouille dans ses affaires et je tente de réfléchir à toutes vitesses, continuant mes âneries par la même occasion. Oui je sais avoir une conversation sérieuse quand je le souhaite, mais là, je n'en avais aucune envie...J'avais juste envie de pouvoir mettre toutes les chances de mon côté pour pouvoir, par la suite, la retrouver. Je sais que mes actes, mes paroles l'énerve au plus haut point. Elle pue la colère à dix kilomètres à la ronde et ça en est très amusant. Si elle aurait voulu me tuer elle l'aurait déjà fait. Non ? A la place elle était sortie m'acheter à manger, des vêtements et à boire. Qu'elle délicate attention...Je parle de son odeur, de ses hormones et j'entends durant quelques secondes les battements de son cœur s'accélérer. Elle sait qu'elle a fait une erreur, elle le sent au fond d'elle. Elle est nerveuse et c'est un bon point pour moi. Bon faudrait pas qu'elle me saute dessus pour me tuer, histoire que je ne vienne pas toquer à sa porte avec un tablier et un bouquet de fleur – ce que je ne ferais pas rassurez-vous - , mais au moins elle savait que j'étais dans la capacité de la pister ou même, de la retrouver si elle passait près de moi. Pas de chance ma poule. Je ris à ses paroles. Était-elle seulement sérieuse ? Non, des touffes de poiles comme moi elle n'en avait jamais réellement combattu, j'en étais sûr, sauf si elle c'était déjà mesurée à Ashen, alors là oui, elle pouvait dire que des loups comme nous elle y avait fait face.

Du coup, oui, elle devrait avoir peur. Enfin, pas à l'heure actuelle hein, là, j'étais aussi inoffensif qu'un louveteau attaché de la sorte. « Sérieux ? Tu me laisserais la vie sauve pour ensuite me tuer...sois pas stupide, j'aime bien ton humeur, il est cool. » Elle était téméraire voir inconsciente et ça se sentait dans le son de sa voix, dans sa façon de bouger. Elle ressentait trop d'assurance en elle. C'était dangereux, surtout pour elle. « Oh dommage, je t'en aurais fait une main avec des petites paillettes... » Ouai, mais non. Le bricolage c'est loin d'être pour moi...Je dessine comme un cul, par contre, je joue très bien du piano et de la guitare. Je sens qu'elle se lève mais surtout, je sens qu'elle pose son regard sur moi. Je peux le sentir, comme si elle tentait de me tuer inconsciemment. Bordel, si ses yeux étaient des mitraillettes et bien je serais mort sur place, sur et certain. Sauf si elle me dévore des yeux, là, c'était une toute autre histoire mais sincèrement j'en doutais quand même. Je bouge légèrement et, d'un coup, je reçois les vêtements qu'elle m'avait acheté en plein dans la tronche. Mouai, moyen comme blague. Heureux que ça la fasse rire, parce que franchement, des vêtements ça se porte sur le cul pas sur la tronche hein. Je souffle pour enlever je ne sais qu'elle partie de ma bouche, secouant légèrement le visage pour faire tomber le reste. « Tu m'abandonnes déjà ? Oh, moi qui commençais à m'amuser... » Tenter de la retenir n'allait pas servir à grand chose, de toute façon j'en étais incapable. Je l'écoute me parler et je déplace doucement mon visage au rythme de ses pas. Ainsi, elle allait même me laisser un couteau. Putain, sympathique la meuf quoi ! Bon, c'était mieux que rien mais au moins elle me donnait une issue de secoure. Elle me voulait quoi au final ? Sérieux, cette fille était un mystère en plein. Une fois elle me menaçait de me tuer et maintenant elle m'offrait un couteau pour que je puisse me délivrer. Franchement étrange. « T'es vraiment spéciale comme fille toi... » J'avais dis ça en fronçant les sourcils, j'étais clairement sérieux.

Elle commence à rassembler ses affaires et je soupire, tirant cette fois-ci beaucoup plus fort sur mes liens. Encore trop faible, je n'arrive pas à faire céder ceux-ci. Et merde, je me sens vraiment con. Je ris quand elle me dit que je suis invivable et qu'elle plaint ma copine...Mouai, on me le dit souvent qu'il faut un sacré courage pour me supporter, mais encore une fois, elle ne voit qu'une de mes facettes. Donc, elle ne pouvait juger que de mon coté boulet de première. « Ah, si seulement je pouvais en avoir une, ça me changerais des branlettes du soir. » Encore une fois je ne la prend pas au sérieux, lui répliquant avec une phrase de merde. Elle s'éloigne et je la laisse faire, poussant un long et grand soupire. Mais avant de partir elle s'arrête devant la porte et me lâche une bombe nucléaire. La tombe de mon ami. Je ne réponds pas, la gorge serrée. La tombe de Lorcan...J'avais oublié qu'elle avait été explosée durant la bagarre, me laissant comme seul endroit de recueil qu'un souvenir de nouveau pénible. Je pince les lèvres et sens de nouveau la colère m'animer. Je me mets à me secouer dans tout les sens quand, enfin, les liens lâches pour me libérer. Je me redresse et découvre mes yeux, clignant plusieurs fois rapidement alors que la lumière semblait m'agresser. Je jette le bandeau à terre furieusement, passant une main sur mon visage. Attrapant les habits – pile poile à ma taille - , j'enfile ceux-ci et bois rapidement l'eau à la bouteille. Je tente de garder un certain contrôle, ne souhaitant pas démolir la pauvre chambre d'hôtel. Je ne sais pas combien de temps passa avant que je ne daigne bouger de cette pièce..Le regard plongé a travers la fenêtre je me posais énormément de questions, essayant d'ancrer l'odeur de la jeune femme encore existante dans la pièce en moi. Pourquoi ? Qui était-elle ? Tellement de questions sans réponses. Ce n'était pas logique, elle aurait dû me tuer...Puis, pourquoi avoir dit qu'elle était désolé pour la tombe de Lorcàn... Je finis par baisser les yeux et par partir de cet endroit ou une rencontre hors du commun eu lieu. Ça ne sera pas la dernière, non, car je comptais bien retrouver celle-ci, la traquer et avoir une discussion sérieuse avec cette jeune demoiselle. Je devais comprendre, j'en avais besoin. Sans le savoir, elle avait éveillé ma curiosité mais également des souvenirs violents, terribles.

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