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 forever and always. (Mariel)

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Battle cry
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PRO MUNDI BENEFICIOGabriel P. Osborn
Parabataï and more

Où que tu ailles, j'irai;Où tu mourras, puissé-je y mourir, qu'à tes côtés je sois enterré :Que l'Ange m'inflige son courroux, et plus encore,Si toi et moi étions séparé par quelque raison sinon la mort

Je suis à Chicago depuis le : 21/08/2016 et j'ai déjà payé : 250 factures et gagné : 1140 gains. Il paraît que : Nathaniel Buzolic On m'appelle : spf et pour mon profil je remercie : Amiante et Hunt

Je suis : Fiancé à Aurora Montgomery, amoureux de mon parabatai Florian.
☯️ My Twin

Parce que tu es mon double, ma vie, mon tout. Pour toi je donnerais mon âme, je brûlerais cette terre. Oui, pour toi je tomberais sans remords, parce que ton coeur et le miens ne font qu'un. Deux êtres, une âme, un frisson à l'unisson.
My complication.

Tu es cette drogue qui me fait tomber, tu es cette femme qui me fait vibrer. Je me perds dans cette sensation étrange. Non, je ne le souhaites pas. Laisses-moi me détourner de l'aurore, laisses-moi m'échapper de ton regard. Plier n'est pas une option, pas pour toi, encore moins pour moi. Pars, va-t-en, abandonnes-moi, laisses-moi avant qu'on n'en crève mutuellement.
Sujet: forever and always. (Mariel)   Sam 11 Fév - 17:11



forever and always.
feat. Mariel
Mes pas résonnent dans la villa alors, qu’enfin, je rentrais chez moi. Derrière moi, des traces de chaussures rouges, semelles ensanglantées, je ne faisais même pas attention à ça. Non. Depuis un mois, je n’étais plus vraiment le même. J’avais espéré, oh oui, j’avais espéré qu’elle soit vivant ici…grave erreur. Une fois ramené dans ma réalité, j’avais cherché après Lea, la retrouvant. Son corps était toujours bien présent, certes, mais son âme n’était plus là. Morte…Elle n’était plus, elle ne reviendrait jamais. Ma veste pleine de sang tombe sur le parquet dans un bruit sourd, mon arme rejoint celle-ci. Je me traîne vers l’étage. Mes pas sont lents, mon corps est lourd. Si autrefois ma folie était déjà bien marquée, à présent, je faisais du grand n’importe. Andrea m’avait envoyé en mission, se disant que quelques meurtres pourraient me remonter le moral. J’avais donc effectué celle-ci, sauf qu’à la fin, j’avais remarqué que je m’étais simplement trompé de rue, et donc, d’habitation. Deux adultes, quatre enfants, un chien et des poissons. Ouai, j’avais tués tout le monde, prenant soin de faire souffrir les parents et de tuer rapidement les gosses. Au moment de partir, j’avais aperçu le courrier et le nom de famille…réalisant mon erreur lamentable. Ce que j’ai fait ? Et bien, je suis retourné à l’adresse, la bonne cette fois-ci, et j’ai recommencé le boulot, bien que moins conséquent. Deux adultes et un adolescent de dix-sept ans. Donc oui, j’étais dans un état à faire peur. Si je regrette de m’être trompé ? Non, bien sûr que non. Je ne regrette plus rien, je ne ressens plus rien. Mon âme semble se vider, s’épuiser, crever. Doucement, j’ouvre la porte de la chambre, enlevant enfin mes chaussures. Le corps tâché de rouge, les cheveux poisseux, je ne devais pas être très beau à voir. Mon corps tombe lourdement dans mon lit et là, je me replie sur moi-même, le regard rivé sur ce mur vide. Toutes les photos ont disparu, il n’y a plus rien. Voilà un mois qu’elle n’était plus, le pire, c’est que j’avais refusé d’aller à son enterrement. Je n’avais pas pu m’y résoudre, tout simplement. La savoir morte est une chose, affronter la réalité en est une autre. Je repoussais tout le monde. Mes sœurs, mes frères, mes parents, ma fiancée. Seul Florian avait le droit de m’approcher et encore, c’est surtout à cause de notre lien de Parabatai.

Mes yeux se ferment alors que mes doigts agrippent un pull noir qui ne m’appartient pas. C’est la seule chose que j’ai encore d’elle, que j’ai gardé précieusement, son pull préféré, celui que je lui avais acheté tout en m’offrant la version masculine. « Oh Lea…pourquoi ne m’as-tu pas attendu. » Mon regard se brouille, ma gorge se serre et les larmes s’écoulent lentement le long de mes yeux, nettoyant à moitié le sang qui peignait mes traits. Elle me manquait tellement…J’avais l’impression de ne plus être entier. Certes, elle n’était pas ma parabatai, mais Lea restait ma sœur jumelle, ma maitresse, ma moitié. Avec elle, j’avais tellement partagé. J’entends la porte d’entrée s’ouvrir et mes muscles se crispent. Plongé dans le noir, je sens la colère m’envahir et pourtant, je ne bouge pas, je n’en ai pas la force. Même piquer mes crises de colère est devenu rare…c’est comme si toute mon énergie m’avait été enlevée, comme si je n’étais plus rien qu’une simple loque humaine. Mes parents se faisaient énormément de soucis, j’en étais conscient, mais je ne faisais rien pour arranger les choses. Je vivais à moitié. Occupant mon poste, tuant quand on me le demandait, me défoulant comme je le pouvais, rentrant chez moi, mangeant une fois tous les trois jours…Je ne m’entraînais même plus et ce, malgré les demandes répétitives de Florian. Poussant un soupire évident, j’entends des bruits de pas monter les escaliers et s’arrêter devant ma chambre, juste à l’entrée. « Va t’en. » Je ne sais pas de qui il s’agit et ce, jusqu’à ce que mon regard dévie vers la silhouette frêle de ma jeune sœur, Marie. « Laisses-moi. » Oui, je n’ai pas envie de la voir, ni elle, ni les autres, c’est de Lea dont j’ai besoin et, malheureusement, elle ne reviendra jamais. Putain, être vampire aurait dû la protéger…j’aurais dû la protéger ! Mais non, comme un con, j’avais atterri dans le corps d’un putain de Terrestres et surtout, je l’avais regardé brûler sans pouvoir rien faire. Je me souviens encore de l’odeur de chair brûler, de ses cris, de mon prénom qu’elle hurle encore et encore, réclamant mon aide pendant que les flammes lèchent cruellement sa peau. Oui, tout ça, je m’en souviens, j’en rêve la nuit, me réveillant en hurlant son prénom. Mes doigts s’agrippent d’avantage au pull que je ramène contre moi, regardant de nouveau le vide.




© MADE BY SEAWOLF.




Darkness is your candle.
Floriel ☽ I'll be right here now To hold you when the sky falls down I will always Be the One who took your place When the rain falls I won't let go I will show you the way back home Never leave you all alone I will stay until the morning comes I'll show you how to live again

Battle cry
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PRO MUNDI BENEFICIO
PRO MUNDI BENEFICIOMarie G. Osborn


MARIE GALITH OSBORN

• Stratège haut-placée oeuvrant pour le Nouvel Ordre.
• Hackeuse semi-professionnelle dans le monde terrestre.
• Réputée pour ses talents de repérage et de localisation mais aussi pour être la plus clémente de sa famille.
" Searching, following, killing. You can't find a psychopath without being a little insane yourself. "


" Ô toi qui n'es pas d'ici, méfies-toi des Osborns. Les enfants étaient destinés à un avenir glorieux et resplendissant. Pour une raison inconnue jusqu'alors, ils étaient venus au monde pour devenir des soldats, des stratèges ou encore des leaders. Ils étaient fait pour régner, contrôler, manipuler. Une minutie mortelle et une soif de sang sans limite, cette famille embellit les rangs d'Andrea Belson un peu plus chaque jour qui passe. "


Je suis à Chicago depuis le : 08/07/2016 et j'ai déjà payé : 167 factures et gagné : 872 gains. Il paraît que : Emily Browning est mon double. Schizo je joue aussi : moi-même, ça suffit amplement. On m'appelle : Maé et pour mon profil je remercie : Anaëlle (SIGNATURE) et Candy Apple (AVATAR)

Je suis : célibataire
Sujet: Re: forever and always. (Mariel)   Lun 20 Fév - 11:43

Forever and always
“Sometimes I believe that this less material life is our truer life, and that our vain presence on the terraqueous globe is itself the secondary or merely virtual phenomenon.”
L
a journée avait été longue pour la benjamine tant elle avait été remplie. Pour une raison inconnue, Marie s’était mis à travailler d’arrache-pied au Palais pour contribuer un maximum aux missions. Que ce soit pour de la simple localisation ou même une planification de meurtre elle avait tout réalisé sans aucun problème et sans discuter, frôlant la perfection à chaque fois. Cependant, ce mode de vie effrené lui dévorait sa bonne humeur et la faisait doucement ressembler de plus en plus aux Osborns qu’on connaissait. Elle qui avait toujours été d’une gentillesse sans limite et toujours présente pour sa famille, elle s’était juste enfermée dans le travail pour oublier. Si certains préféraient l’alcool ou la drogue, elle, avait préféré s’assomer de contrats divers et variés que lui donnaient ses collègues. D’abord l’incident temporel qui avait causé la mort subite de sa soeur, ensuite la descente en Enfer de son frère ainé et enfin l’amnésie de sa cousine. La famille Osborn était en pleine crise et aucune lumière ne semblait vouloir se manifester pour les sauver de cette situation douloureuse. Marie peinait à garder la tête haute et son sang-froid mais elle savait pertinemment qu’elle devait continuer. Continuer pour ne pas tâcher le blason de sa famille. Le seul point positif dans tout ce bordel était qu’elle avait eu l’opportunité de participer à des missions d’exécution donc de s’améliorer en combat rapproché et à gérer sa soif de sang. Cela lui arrivait toujours de perdre pied mais elle arrivait à reprendre le contrôle alors qu’avant c’était peine perdue. Il n’y avait rien à dire là-dessus : Marie était en train de mûrir.

Après avoir franchi la porte d’entrée de la demeure familiale, Marie posa son sac sur le côté et constata qu’aucune âme ne semblait vivre à cet étage. Soupirant une première fois, elle se dirigea dans la cuisine pour savoir si par pur hasard elle aurait pu croiser sa mère. C’était vers elle que la benjamine s’était tournée pour garder les pieds sur terre, elle avait pu reprendre un peu de contenance pour pouvoir avancer. Toutefois, il n’y avait définitivement personne. Quelque peu déçue, la jeune femme prit un verre d’eau et s’adossa à un plan de travail. Tout comme sa famille, la Osborn avait l’impression que le manoir n’était plus que l’ombre de lui-même. Laissant alors son esprit divaguer dans ses souvenirs, elle sourit doucement en repensant à la fois où Eve, Adelaïde, Léa, Gabriel et elle étaient en train de manger tous ensemble alors que leur mère attendait le petit dernier. La banalité de ce souvenir était d’une tendresse infinie et son coeur se serra subitement, comme si une pointe aiguisée venait de le perçer. Ce temps était largement révolu, emmenant avec lui ce sentiment léger et crédule qui l’avait habité autrefois pendant l’enfance. Léa était partie pour toujours, laissant la fratrie seule et perdue. De son côté, elle avait pleuré toutes les larmes de son corps jusqu’à n’en plus pouvoir, jusqu’à en perdre ses forces et tomber de sommeil. Même si la relation qu’elle entretenait avec elle n’avait pas toujours été belle ou reposante, elle n’en restait pas moins sa soeur et elles auraient tout donné pour se sauver mutuellement. C’était la force des Osborns après tout. Une fois revenue dans leur temporalité, Marie avait dû faire face à cette nouvelle et elle avait sû tout allait basculer. Tous les enfants Osborn étaient voués à l’immortalité mais, personne n’étaient réellement à l’abris. Personne ne pouvait feinter ou duper la mort éternellement. Tout le monde avait été profondément attristé de cette perte mais personne n’avait souffert comme Gabriel. Jamais ô grand jamais Marie n’avait vu Gabriel dans un tel état. Elle l’avait vu doucement plonger dans un cercle vicieux dangereux mais pour la première fois de sa vie elle ne savait pas quoi faire pour l’aider. Léa était son monde, une partie de lui avait disparû avec elle.

Nettoyant son verre en vitesse, la jeune femme monta les escaliers pour changer d’étage. Il était temps de se changer les idées, mais elle avait eu tort tout à l’heure : elle n’était pas seule à la maison. S’arrêta naturellement sur le pas de la porte de Gabriel, Marie retint son souffle quelques instants. « Va-t-en. » Entendit-elle faiblement. La chambre ne semblait pas être éclairée et il devait probablement être sur son lit. Avant de faire un quelconque mouvement, Marie se devait de réfléchir. C’était la première fois qu’il lui adressait la parole depuis l’enterrement alors, est-ce que ça voulait dire qu’il était prêt à parler ? Dans tous les cas, soit elle lui déobéissait et entrait pour l’aider, soit elle traçait son chemin en le laissant seul avec ses démons. Mais Marie toujours fidèle à elle-même, d’autant plus lorsqu’il était question de Gabriel, pénétra dans sa chambre sans réfléchir davantage. « Laisse-moi. » Ne l’écoutant pas, la jeune femme s’approcha pour voir l’étendue des dégâts. Sentant l’odeur de sang frais sur lui et en voyant son état, Marie en déduisit qu’il revenait de mission. Cela dit, elle vit aussi le pull de Léa dans ses bras. Non, il n’était toujours pas prêt. Faisant quelques pas vers lui avant de s’asseoir au bord du lit, Marie se permit de poser une main sur le mollet de son frère pour manifester son soutien. « Avec tout ce sang, tu vas finir par le tâcher tu sais. » Lâcha-t-elle sur un ton presque détendu et bienveillant. Elle ne voulait pas paraître trop sérieuse alors elle opta pour la douceur. « Et si on doit le laver, son odeur partira… » Continua-t-elle en retirant sa main pour la plonger dans une des poches de son perfecto. Quelques instants plus tard, la jeune femme sortit une broche dorée avec une rose imprimée dessus. C’était un cadeau que Léa lui avait fait pour ses dix ans et elle l’avait retrouvé récemment. Jouant avec quelques instants, Marie se tourna vers son frère toujours en pleurs et se rapprocha de lui en lui posant la proche sur le pull. « Prends-là. » Elle savait que cela aurait bien plus de signification pour lui qu’à elle, et qui sait, peut-être que ça l’aidera à aller de l’avant.
© Mister Hyde


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she just ran away
©️ by anaëlle.

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Où que tu ailles, j'irai;Où tu mourras, puissé-je y mourir, qu'à tes côtés je sois enterré :Que l'Ange m'inflige son courroux, et plus encore,Si toi et moi étions séparé par quelque raison sinon la mort

Je suis à Chicago depuis le : 21/08/2016 et j'ai déjà payé : 250 factures et gagné : 1140 gains. Il paraît que : Nathaniel Buzolic On m'appelle : spf et pour mon profil je remercie : Amiante et Hunt

Je suis : Fiancé à Aurora Montgomery, amoureux de mon parabatai Florian.
☯️ My Twin

Parce que tu es mon double, ma vie, mon tout. Pour toi je donnerais mon âme, je brûlerais cette terre. Oui, pour toi je tomberais sans remords, parce que ton coeur et le miens ne font qu'un. Deux êtres, une âme, un frisson à l'unisson.
My complication.

Tu es cette drogue qui me fait tomber, tu es cette femme qui me fait vibrer. Je me perds dans cette sensation étrange. Non, je ne le souhaites pas. Laisses-moi me détourner de l'aurore, laisses-moi m'échapper de ton regard. Plier n'est pas une option, pas pour toi, encore moins pour moi. Pars, va-t-en, abandonnes-moi, laisses-moi avant qu'on n'en crève mutuellement.
Sujet: Re: forever and always. (Mariel)   Mer 22 Fév - 14:00



forever and always.
feat. Mariel
Je ne veux plus voir personne. Non, je ne veux plus rien ressentir. Je veux juste ma sœur bordel. Je veux me réveiller et pouvoir sentir la chaleur de sa peau contre la mienne. Je veux pouvoir sentir cette communion que nous partagions, que ce soit sous les draps ou en dehors. Je veux entendre son rire mélodieux qui me donnait envie de sourire, ses réflexions qui me donnaient envie de l’étrangler. Je veux pouvoir l’aimer davantage, je veux pouvoir la toucher, respirer son odeur. Là, de suite, je ne veux rien d’autre, pour l’instant, je n’ai besoin de rien d’autre. Mes parents ont perdu un enfant, eux une sœur, mais moi, c’est bien plus que ça. J’ai perdu un bout de mon âme, j’ai perdu ma jumelle, mon âme-sœur en quelque sorte. Comment puis-je avancer si je ne vois plus le monde comme autrefois ? Si la douleur ne cesse de me tirailler de l’intérieur, de me bouffer les entrailles comme un démon qui ne cessait de me lacérer de ses griffes acérées ? Comment puis-je voir la lumière si les couleurs n’existent plus ? Ils ne peuvent pas comprendre. Ils ont tous de la peine et la gère à leur façon, je fais de même. Les Osborn ont beaux avoir une sale réputation, nous sommes unis jusqu’au bout. La famille avant toute chose, ce n’est un secret pour personne. S’attaquer à un Osborn, c’est s’attaquer à toute la famille, à tous ceux qui portent ce nom légendaire et sanguinaire. Mais là nous sommes démunis, nous ne pouvons rien faire, nous ne pouvons même pas nous venger sur ceux qui avaient brûlés vifs mon double. Ma Léa, ma douce Léa. Je m’effondre, glacé, je suis comme frigorifié par toutes mes émotions, par toute ma peine. C’est horrible, j’ai tellement besoin d’elle.

Marie approche, je le sais, je l’entends. Je lui ai demandé de partir, et pourtant, elle ne m’écoute pas. Qu’elle imbécile ! Trop gentille, trop douce, contradiction parfaite entre les autres membres. Et pourtant, je l’aimais autant que j’aimais mes frères, mes autres sœurs. Elle était juste différente, comme moi je l’étais à ma façon. Trop fou, trop enclin à faire le mal autour de moi. Sa main se pose sur mon mollet. Je ne réagis pas, je n’en ai pas la force, gardant ce vêtement entre mes doigts. Le sang sécher colle dans mes cheveux, j’empeste comme pas deux dans toute la baraque. Je sais que les vampires aux alentours le sentent, ce n’est pas possible autrement. Mais je m’en fou. Demain, j’allais recommencer, le jour suivant également. Plus personne ne pourrait m’arrêter, je continuerais jusqu’à ce que la douleur cesse, jusqu’à ce que je sois mort. « Avec tout ce sang, tu vas finir par le tâcher tu sais. » Je grogne légèrement, resserrant ma prise autour du pull, ne souhaitant pas le lâcher. Non, qu’elle ne tente même pas de me l’arracher, sinon sœur ou pas, je la démoli sur place. Mon regard fixe toujours un point invisible sur ce mur en face de moi, ne daignant pas tourner mon regard sur ma cadette. Je suis plongé dans mon univers de souffrance, plongé dans mon tourbillon de peine. « Et si on doit le laver, son odeur partira… » « Personne ne touche à ses affaires ! » Mes paroles sonnent comme une menace alors, qu’enfin, je regarde Marie froidement. A vrai dire je n’ai contre elle, non, c’est juste que mes émotions sont plus difficiles à gérer. La preuve, je pleure toujours comme un imbécile. J’ai beau être en colère, les larmes ne cessent de glisser le long de mes joues.

Elle retire sa main de mon mollet et je détourne de nouveau les yeux, me détendant, bien que mes doigts agrippent encore et toujours le tissu d’un geste désespéré. Elle bouge légèrement pour venir se mettre en face de moi, déposant une broche dorée avec une rose dessus. Je me souviens de celle-ci. Elle l’avait offerte à Marie pour ses dix ans, j’avais été traîné dans les magasins durant trois heures pour ce cadeau. Mon regard fixe la broche et mon estomac se noue face à ce souvenir. Je n’avais pas arrêté de râler tout du long, nos parents s’en étaient d’ailleurs bien amusés… « Prends-là. » Mes doigts quittent le pull et je touche la broche du bout des doigts. « On a cherché pendant trois heures ce cadeau…Elle…elle était jamais satisfaite. Elle voulait quelque chose de parfait, quelque chose qui te représentait… » Ma voix se brise de nouveau alors que je garde quelques secondes le silence avant de reprendre. « Elle disait que tu étais aussi douce qu’une rose, mais que nous, nous étions tes épines…Qu’on devait te protéger, parce que tu étais trop…douce. » Lâchant la broche, je reviens prendre le pull. « Garde-là, c’est ton cadeau…c’est un souvenir de ta sœur, tu dois avoir quelque chose à quoi te raccrocher. » Oui, elle doit avoir quelque chose pour se souvenir de Léa, quelque chose bien à elle. Mes dents se serrent. Je n’avais jamais parlé des circonstances de sa mort, ayant refusé d’en dire plus. Pourtant, je dis d’une voix brisée. « Ils l’ont brûlée vive Marie…j’étais là, j’étais là et je pouvais rien faire. Je l’entendais crier mon prénom…j’étais là, juste devant…j’ai rien pu faire…elle brûlait devant moi, elle hurlait et personne ne bougeait. Ils ne bougeaient pas Marie, ils la regardaient mourir et moi…je pouvais rien faire… »

Je me replie, je gémis, ça fait mal. « Je vais tous les tuer, je vais mettre cette ville à sang et à feu… » Le pire, c’est qu’effectivement, je le pensais, j’allais le faire. Ils allaient tous payer, tous crever pour ce qu’ils avaient osé faire. Ce n’était pas eux, certes, mais je suis sûr qu’un double ou un autre allait y passer ! Oui, ils allaient payer pour ma douleur, pour ma souffrance. Ils allaient tous hurler comme elle l’avait fait et j’allais m’assurer que personne ne puisse intervenir.

post 3 -1003 mots



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