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 Business as usual ~ Florian & Eleanor

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Sujet: Business as usual ~ Florian & Eleanor   Mar 7 Fév - 20:27



Business as usual
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« All is riddle, and the key to a riddle is another riddle. »

Le crépuscule venait de tomber sur la ville de Chicago. La ruche que représentait les humains, par leurs diverses activités journalières, se calmait peu à peu. La plupart d’entre regagnant plus ou moins péniblement leur demeure. Si une longue journée se terminait pour eux, ce n’était que le commencement pour les êtres habitués au travail nocturne. Pour certains, il s’agissait d’un mode de vie, pour d’autres c’était l’unique moyen de survivre.

Parmi ces habitués du travail nocturne, on retrouvait toutes les instances censées protéger la vie des citoyens de Chicago. Quand ces dernières arrivaient après le dernier souffle d’un vivant, on faisait appel au bureau médicaux légal de Chicago. C’est pour cette raison que les talons d’une femme claquaient sur les trottoirs, puis dans les couloirs d’un taudis de la ville. Suivant les voix, le médecin légiste arriva à la porte d’un sinistre appartement. Après avoir montré son badge, elle fut autorisée à pénétrer sur les lieux du crime ou planait une odeur sinistre. Elle retint un léger rictus, quand elle vit un des policiers le visage blême passer en courant devant elle. Les humains avaient toujours été sensible aux odeurs de mort, mais elle devait bien reconnaître que l’odeur qui régnait dans ce cloaque était immonde. Heureusement pour elle, elle pouvait contrôler ses sens et ne pas être indisposés par son odorat. Un masque sur le nez, des petits chaussons au pieds et des gants sur les mains, elle avança vers la masse. Se faufilant parmi la masse des techniciens, elle arriva près du cadavre.

Elle commença son observation préliminaire prenant en note tous les éléments présents. C’était un homme d’une trentaine d’année, qui avait visiblement été poignardé. Après, elle ne saurait dire avec quel type d’armes, la décomposition était assez avancée. Le corps était probablement resté ici pendant quelques jours tout au plus. Et l’odeur du cadavre était loin d’être aussi marquée que celle flottant dans la pièce. Cela ne pouvait dire qu’une chose, il y avait un second cadavre. Il ne restait plus qu’à mettre la main dessus. D’un signe de tête le légiste indiqua à son assistant qu’il pouvait emmener la dépouille. Puis elle se dirigea vers une zone de l’appartement où l’odeur de décomposition était la plus forte. Là, elle vit un homme penché au-dessus d’une valise et qui s’apprêtait à l’ouvrir.

- Je ne ferais pas ça à votre place, inspecteur.


L’homme sursauta et se tourna vers elle.

- Et pourquoi devrait écouter une personne étrangère à mon service ?

La légiste retint un soupir face à cette question et se contenta d’un petit sourire.


- Eleanor O’Meara, je suis le médecin légiste qui travaille sur cette affaire. Et vous détective vous venez de trouver un second cadavre. Et avant que vous ne me posiez une nouvelle question, voilà ce que je peux vous dire. L’odeur qui vient de la valise est celle d’un corps en décomposition. Cette hypothèse est confirmée par les liquides présents autour de la valise. Et pour terminer, si vous trouvez l’odeur qui règne ici infecte, une fois que vous aurez satisfait votre curiosité, ce sera pire. Nous risquerions aussi de perdre des indices.


L’officier la regarda fixement, puis avant qu’il ait eu le temps de dire quoique ce soit. Eleanor fit empaqueter l’objet de la querelle pour le renvoyer au labo médecine légal. Elle tourna les talons et elle quitta la scène de crime. Pour sa part, elle avait tout ce dont elle avait besoin.

Eleanor fit le trajet jusqu’à la morgue dans le fourgon de médecine légale. L’ongle du pouce droit dans la bouche, elle repensait à l’enquête, mais aussi à quelque chose de plus désagréable. Elle avait la sensation ou plutôt elle se savait suivie. Elle n’était pas spécialement inquiète, même si elle préfèrerait que cet élément perturbateur se montre au plus vite. Réfléchissant à ses options, la devanture d’une supérette attira son attention. Elle fit stopper le fourgon afin de faire quelques emplettes. Elle ressortit quelques minutes plus tard avec un sac contenant deux kilos de citrons. Elle remonta dans le véhicule qui poursuivit son trajet jusqu’à sa destination. Elle fit décharger les deux colis dans la salle d’autopsie qu’elle utilisait habituellement.

Eleanor s’occupa en premier de la dépouille de l’homme. Il s’agissait bien d’un homme âgé d’une trentaine d’année. Elle releva les empreintes afin d’identifier le John Doe, car il n’avait pas de portefeuille sur lui ou même des papiers d’identité. Puis, elle observa la plaie. L’homme avait bel et bien été poignardé pas une lame fine, probablement un coupe-papier, mais il fallait le vérifier. Afin d’obtenir le plus d’éléments, elle découpa le cadavre afin de pouvoir tout analyser. Elle prit le temps de consigner toutes ses trouvailles dans son rapport, qui serait prochainement remis à la police. Elle y consigna que l’inconnu était mort depuis environ quatre jours et que les larves prélevées fourniraient les détails manquants. Le contenu de l’estomac n’était pas révélateur, le processus de digestion était bien entamé Une fois, ce dernier détail accompli. La légiste recousit le cadavre et le rangea dans son compartiment frigorifique. Elle regarda la valise et soupira. Elle savait ce qu’elle allait trouver, ce qui faisait qu’elle n’était pas pressée d’ouvrir le colis. Mais le travail était le travail, alors elle se dirigea vers la valise.

Eleanor posa le panneau « ne pas déranger » sur la porte de la salle d’autopsie. Elle enfila une nouvelle paire de gants, enfila un tablier en plastique, mit un masque afin de sauver les apparences, car elle était en train d’atténuer son odorat au maximum. Une fois sa préparation faite, elle ouvrit la valise et une odeur nauséabonde emplit la salle. C’était une odeur caractéristique de chaire en décomposition et de mort. Il y avait de quoi faire s’écrouler bon nombre de personnes. Elle observait la bouillie contenue dans la valise d’un air critique, avant de répandre son contenu sur la bâche posée sur la table d’autopsie. Elle se mit en quête d’éléments utiles pour elle, afin de refiler le plus rapidement possible la patate chaude à l’équipe scientifique. Concentrée sur sa tâche, les bruits de pas dans le couloir ne lui avait pas échappé. Elle fut cependant surprise d’entendre la poignée de la salle d’autopsie s’ouvrir. Il y avait donc deux options : soit la personne en question était dépourvue de bon sens, soit il s’agissait d’un de ces ahuris d’interne qui souhaitait tester sa résistance. Tout en soupirant, elle entendit la personne entrée dans la salle. Elle observa le jeune homme qui venait d’entrer dans la salle grâce aux reflets sur les compartiments frigorifiques. Ne le reconnaissant pas, elle vérifia rapidement l’emplacement de ses scalpels et continua sa tâche, tout en gratifiant l’inconnu d’une petite remarque.

- J’espère que vous avez l’estomac bien accrocher. Généralement, peu de personnes arrivent à supporter cette odeur.
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Dernière édition par Eleanor O'Meara le Mer 8 Fév - 20:16, édité 1 fois
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Sujet: Re: Business as usual ~ Florian & Eleanor   Mer 8 Fév - 12:02


Eleanor & Florian
Business as usual
Ma journée avait mal commencé. De toute façon une journée qui commence avec comme ordre de mission « découvre ce qui est arrivé à ce terrestre » ne pouvait pas être géniale. Malheureusement dans l’entourage proche d’Andrea Belson, je faisais partie des rares capables de mener discrètement une enquête. Et comme le terrestre en question n’avait pas de lien officiel avec le Nouvel Ordre, la discrétion était de mise. Voilà comment j’avais traqué le terrestre manquant aux machinations de ma boss, jusqu’à trouver son cadavre de longues heures plus tard. Dieu bénisse les caméras de surveillance qui parsèment la ville et qui m’avaient permis de suivre virtuellement le type en question.

Les fichiers vidéo que j’avais collectés m’avait permis de voir, en arrière-plan d’un distributeur de billets, ma cible suivre une silhouette dans un ruelle, dont il n’était jamais ressorti. C’était dans l’égout juste en dessous de la ruelle que son corps, déjà bien abimé, se trouvait. Quant à la silhouette – peut-être bien le meurtrier, ou plutôt la meurtrière vu la constitution – il m’avait fallu le reste de la journée et pas mal de détermination pour réussir à avoir des infos dessus. Disons qu’après avoir vu, vu et revu la vidéo jusqu’à n’en plus pouvoir pour enfin comprendre ce qui me dérangeait dessus, j’avais pu deviner la nature de la tueuse : seule une vampire pouvait ne pas faire de buée vu le froid qui régnait.

Le reste de la journée n’avait été qu’au crépuscule de cette journée interminable, j’avais un nom : Eleanor O'Meara. Vampire tueuse à gage et médecin légiste. Quant à savoir pourquoi elle avait tué cet humain, excellente question. Qu’il allait falloir que j’aille lui poser. Il ne fut pas trop compliqué de la retrouver sur la scène de crime où elle avait été appelée. J’arrivai au moment où la brune que je cherchai montait dans un fourgon appartenant à la morgue. Sans état d’âme, je piquai une voiture – bah oui j’étais venu à travers un portail pour gagner du temps – et suivis le véhicule utilitaire.

Perplexe, je vis le véhicule s’arrêter devant un magasin de quartier. Je me garai donc un peu plus loin, énervé. Déjà que j’avais passé toute ma journée à courir derrière cette vamp qui avait buté un humain dont je ne connaissais pas le nom avant le jour même, et en plus elle s’arrête en chemin pour faire ses courses ? Heureusement elle ne s’attarda pas, et la camionnette repartit, moi derrière. Quand la morgue se profila, je m’arrêtai à nouveau. Pas la peine d’y aller maintenant, il y aurait du monde, et il n’y aurait pas moyen d’interroger la créature obscure tranquille. Au lieu de ça, je pris mon portable et rédigeai une version préliminaire de mon rapport que j’envoyai à Andrea. Nul doute qu’après une journée sans nouvelles, elle devait commencer à s’impatienter.

Ceci fait, et les lieux semblant morts – c’est le cas de la dire pour une morgue. Je sortis de la voiture, après m’être assuré de pas avoir laissé de trace – non pas que la police pourrait me retrouver, mais sait-on jamais – et je me glissai lestement dans le bâtiment. Rapidement je trouvai la seule salle d’autopsie encore illuminée, où un panneau « Ne pas déranger » figurait. Sans m’en soucier le moins du monde, j’entrai sans m’annoncer. Pas la peine d’essayer d’entrer sans me faire repérer – les vampires avaient une très bonne ouïe, c’est un truc qu’on apprenait vite en trainant chez les Osborn. La pièce sentait le produit désinfectant et tout était nickel. La seule activité provenait de la tueuse vampirique qui était penché sur un magma de chair – sans doute humaine – qu’elle avait visiblement sorti d’une valise. Réjouissant.
Consciente de ma présence, elle me le fit savoir en me mettant en garde contre l’odeur. Comme c’était gentil de sa part ! Sauf que j’étais un chasseur d’ombre et j’avais senti nombre de cadavres et de démons, alors franchement, j’y étais plus sensible depuis longtemps. Qui est-ce qui passait derrière Gabriel Osborn pour nettoyer son bordel ? C’était bibi. Aussi je m’appuyai à une table d’autopsie vide, en face de la brune, et croisai les bras, avant de répondre : « Ne vous inquiétez pas pour ma sensibilité, je n’en ai pas. ».

Ce disant, je passai la pièce en revu, notant qu’il n’y avait que deux sorties, mais nombre d’objets pouvant servir d’armes. Visiblement peu soucieuse de ma présence, elle continuait sa tâche et s’occupait du « corps » - pour peu qu’on puisse lui donner une telle appellation. Je n’en étais pas dérangé – mon parabatai faisait bien de l’humour sans problème au milieu de corps qu’il avait lui-même mis en pièces – je continuai sur ma lancée. « Si j’étais vous, je m’inquiéterais plutôt d’avoir emmerdé Andrea Belson. Ça me semble autrement plus important que l’indisposition éventuelle d’un chasseur d’ombre face à l’odeur d’un cadavre. »

Je savais que j’avais lâché une bombe, et malgré mon attitude décontractée, ma main se referma un poignard caché dans les replis de ma veste. J’ignorai si elle avait délibérément agi à l’encontre du Nouvel Ordre ou non, mais dans les deux cas, mes paroles pouvaient être interprétées comme une menace. Et valait mieux ne pas se laisser surprendre. D’un autre côté si elle avait tuée cet humain en sachant son implication avec Andrea, elle devait être suicidaire pour juste revenir travailler ici aussi naturellement. Peu plausible. Je pensais plutôt qu’elle avait été embauchée pour tuer l’humain sans savoir pourquoi. D’ailleurs le commanditaire ignorait peut-être lui aussi les liens entre l’humain et Andrea. C’était justement ce qu’il fallait découvrir, et c’était pour ça que j’étais là – à condition que ça ne dégénère pas. J’escomptais quand même qu’elle essaierait d’en savoir plus avant de m’attaquer, parce qu’elle ne semblait pas être bête, et que ce serait plus malin pour elle de savoir de quoi je l’accusais exactement.



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Sujet: Re: Business as usual ~ Florian & Eleanor   Mer 8 Fév - 21:53



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Eleanor resta concentrée sur sa besogne pendant que le nouveau venu pris ses aises. Elle prit note du fait que l'odeur ne le dérangeait pas. Cette remarque la fit sourire, rares étaient les humains capable de supporter une telle puanteur. Elle continua de farfouiller la masse visqueuse et en sortit une veste. Elle se retourna pour déposer l'objet sur la table d'autopsie vide qui se trouvait à l'origine dans son dos. C'est ce moment que choisit le jeune homme pour mentionner Andrea Belson. En insistant sur le fait que la vampire l'avait gênée dans une quelconque affaire. Et pour couronner le tout, il lui annonçait qu'il était un chasseur. Cela faisait beaucoup d'informations et surtout trop de mauvaises nouvelles d'un coup.

Afin de masquer son trouble ou tout du moins sa réflexion, elle prit le temps de bien étaler la veste. Puis, elle revint à sa tâche précédente, c'est-à-dire la fouille de la bouillie tout en observant son interlocuteur qui semblait être en attente de sa réaction. Pour le moment, elle n'avait rien de précis en tête. Elle devait réfléchir et organiser ses pensées avant d'agir. Pour cela, il lui fallait du temps et elle doutait que ce dernier tente quoique ce soit avant d'obtenir les informations dont il avait besoin. Cet élément jouait en sa faveur. Elle était aussi persuadée que tant qu'elle ne l'attaquait pas, elle serait sauve. Enfin aussi sauve qu'une sorcière sur un bûcher qui devait être allumé. Elle décida donc de jouer la tactique de la montre.

- Je dois dire que je suis surprise par vos propos et le choix de votre lieu de conversation. J'en déduis donc que vous ne serez pas dérangé par le fait que je continue ma tâche tout en vous parlant.

Ces quelques phrases prononcées, elle sentie la texture d'un os sous ses doigts. La femme vampire sourit, finalement sa quête ne serait pas vaine. Si il y avait des os, elle pourrait peut-être obtenir des réponses. Elle retira le peu de matières osseuses qu'elle trouva pour les poser sur la table d'autopsie voisine. Occuper ses mains par une activité médicale avait toujours été le meilleur moyen de réfléchir, en tout cas pour elle. Elle profita donc de cette activité pour retracer ses actions des derniers jours. Hormis un petit contrat, fort juteux, elle n'avait rien fait qui aurait pu provoquer le leader du Nouvel Ordre ou même nécessité l'intervention d'un de ces pions. Au contraire, la légiste avait toujours fait en sorte de se tenir à l'écart des contrats visant les êtres obscurs ou les chasseurs. Premièrement, parce qu'elle s'était très peu confrontée à eux. Deuxièmement, si elle se tenait à l'écart de ce genre d'affaires, elle était tranquille. Troisièmement, il était bien plus facile de faire payer de grosses sommes à des humains. Après tout, certains vendraient pères et mères pour obtenir ce qu'ils désiraient le plus. Elle commença à disposer ses trouvailles, tout en restant de dos à son interlocuteur. Elle n'allait pas se laisser intimidée par ce trouble-fête. Il était temps d'entamer une étape cruciale : la réponse aux accusation du jeune homme. Elle espérait pouvoir trouver un terrain d'entente avant de devoir recourir à la manière forte. De plus, le fait de parler lui permettrait de comprendre comment elle avait pu se retrouver dans un tel pétrin. Avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête n'avait jamais fait parti de ses projets.

- Comme je vous le disais, vos propos sont surprenants. Je ne me rappelle pas avoir fait quoique ce soit qui ait pu froisser Madame Belson.

Satisfaite de son organisation, elle se retourna pour fixer la bouillie humaine. Elle semblait avoir retiré un maximum d'objets. Il ne lui restait plus qu'à passer tout cela sous l'eau pour trouver les derniers éléments. Cette réflexion terminée, elle retira  ses gants poisseux et les déposa sur le bord de la table d'autopsie. Puis elle retira le masque qui obstruait son visage. Après tout, elle avait fini son travail de recherches. Il est vrai qu'elle aurait pu retirer son masque plus tôt, car il n'était pas utile de sauver les apparences avec son invité. Cependant, elle tenait à faire preuve de la plus grande prudence sur son lieu de travail et surtout vis à vis de ses humains de collègues. Ces deniers était bien trop curieux pour leur propre bien. Elle se servit de son masque pour saisir les gants, avant de jeter le tout dans une corbeille. Puis, elle fixa son interlocuteur avec un petit sourire.

- J'ose espérer que vous avez des arguments pour étayer votre théorie.

Eleanor prit une nouvelle paire de gants et s'écarta de la table d'autopsie pour ouvrir une petite trappe au sol. Elle vérifia que le filtre était bien placé. Cette précaution prise, elle se dirigea vers le bout de la table et saisit un tuyau en plastique agrémenté d'un diffuseur. Elle orienta le tout en direction de la masse visqueuse, puis elle lança un regard sur le côté destiné au chasseur.

- Je vous conseille de vous éloigner un peu. Vous allez déjà empester la mort et je doute que vous teniez à ramener de petit souvenir avec vous.

Elle mit le jet d'eau en marche et commença à nettoyer minutieusement la bâche et la table. Elle en profita pour observer les réactions du chasseur et le jauger. Elle avait quelques minutes de nettoyage devant elle et elle comptait bien les mettre à contribution
.

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Sujet: Re: Business as usual ~ Florian & Eleanor   Mar 21 Fév - 10:50


Eleanor & Florian
Business as usual
Toujours tendu, prêt à réagir au quart de tour, je la vis continuer sa « dissection » - si on pouvait appeler ça comme ça – prenant sans doute le temps de la réflexion – j’aurais sans doute fait de même à sa place. Je restais immobile, observant ses moindres gestes, enregistrant sa façon de bouger, gardant en mémoire les moindres détails qui pourraient m’être utile plus tard. Qu’elle prenne son temps ne me dérangeait pas, j’étais quelqu’un de patient, et maintenant que j’avais une piste digne de ce nom, je pouvais bien attendre un peu plus. Finalement, après avoir plié une veste sortie comme par magie de l’amas de chair, et recommencé à trifouiller dedans, elle me répondit, trouvant mon choix de lieu étonnant. Si je n’étais pas sur le qui-vive, prêt à dégainer mes lames si besoin, j’aurais haussé les épaules. Cet endroit en valait bien autre. Alors qu’elle extrayait des os de la masse ensanglantée, je lui répondis : « Je préfère être discret, un lieu sans témoin, peu importe lequel me convient parfaitement. Quant à mes paroles, elles ne sont que l’expression de la vérité. »

Je n’en dis pas plus, parce que je voulais la faire mariner – après tout elle se gênait pas pour gagner du temps n’est-ce pas – mais aussi parce que je voulais voir ses réactions, découvrir comment elle fonctionnait. J’étais doué à ce jeu-là, ce n’était pas pour rien qu’Andréa m’envoyait de temps à autre enquêter pour elle. J’étais sans doute plus doué pour ça – résoudre des énigmes, déchiffrer les gens – que pour la chasse aux démons en soi-même. Non pas que j’étais nul, c’est juste que lorsqu’on avait Gabriel Osborn comme parabatai, on ne vous remarquait pas pour vos compétences au combat. Voilà pourquoi prendre mon temps dans cette histoire n’était pas une perte de temps. Chaque minute passée dans cette morgue en compagnie de la vampire, apportait son lot de connaissances à son sujet – parce qu’un détail était une connaissance pour quelqu’un comme moi. Alors je ne la brusquais pas, suivant de manière détachée ses gestes cliniques.

Finalement, sans s’arrêter une seule seconde, elle me répliqua qu’elle ignorait ce qu’elle avait pu faire pour emmerder Andréa – bon ce n’était pas ses paroles, mais c’était mon interprétation. C’était difficile de déterminer si elle était sincère ou non. Elle est concentrée et calme, dans son élément, ce qui l’aidait à contrôler les réactions qui auraient pu m’aiguiller. Toutefois, si elle avait mis délibérément les pieds dans les affaires de la puissante sorcière, je ne voyais pas ce qu’elle avait à gagner à discuter tranquillement avec moi – sauf si son but était d’endormir ma confiance pour pouvoir s’en sortir. Si c’était le cas, c’était la pire stratégie qui soit. Je ne me fiais à personne, pas même ma famille, seul mon parabatai était l’exception à la règle – et encore, je lui faisais surtout confiance pour nous mettre dans les ennuis. Sur un ton ironique, je lui répliquai : « Ah oui ? Peut-être qu’on devrait revoir ensemble votre emploi du temps de ces derniers temps pour en être sûrs non ? ».

Elle retira ses gants, ayant visiblement fini sa tâche, avant d’enlever son masque, et elle jeta le tout dans la poubelle prévue à cet effet. La brune se tourna vers moi fixant son regard dans le mien, un sourire sur les lèvres. Pour ma part je restais stoïque, peu impressionné, elle ne me faisait ni chaud ni froid. Elle finit par me demander mes arguments. Malgré je lui souris, mais d’un sourire froid, plein d’amusement noir. Visiblement elle était peu au courant du fonctionnement du Nouvel Ordre pour poser une question pareille. Ce n’était pas à moi d’avoir des arguments – même si j’en avais, entre les vidéos et ce que je savais de son second travail – mais c’était à elle de me prouver que je me trompais. Bon pour cela, il faudrait peut-être qu’elle en sache un peu plus sur ce dont elle était coupable – parce qu’elle l’était, la question était de savoir à quel point. D’un geste lent, pour qu’elle ne pense pas à une attaque, je sortis mon smartphone de ma poche, affichant la photo de l’humain mort. Pendant ce temps-là je la vis s’activer, remettant des gants, attrapant un tuyau, avant de me mettre en garde face à la suite des opérations.

Haussant les épaules, et par esprit de contradiction, je me hissai lestement sur la table d’autopsie sur laquelle j’étais accolé. Et puis, en cas d’attaque, être en hauteur me serait une position avantageuse. Alors qu’elle commença à asperger le tas de tissus humains, je lui montrai la photo sur le téléphone. Je savais que je n’avais pas besoin de m’approcher plus pour qu’elle voit, elle en était parfaitement capable de là où elle était. Conscient également qu’elle serait tout aussi parfaitement capable de m’entendre malgré le jet d’eau, j’ajoutai : « Il vous dit quelque chose ? Parce que les circonstances de sa mort m’intéressent assez. ». Une main sur la hanche, l’autre orientant le portable vers elle, j’avais mes yeux fixés sur elle, attendant sa réponse.


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Sujet: Re: Business as usual ~ Florian & Eleanor   Lun 6 Mar - 10:21



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Eleanor continuait d’asperger tranquillement la table d’autopsie, détachant un à un les restes de la bouillie humaine tout en prenant le temps de mettre en place les pièces du puzzle qui étaient devant elle. Le jeune homme préférait les lieux discret pour discuter, ce qui était compréhensible quand on abordait des sujets sensibles pour les humains. Elle trouvait aussi son insolence assez plaisante. Généralement, les jeunes travaillant à la morgue avait déjà tourner de l’œil à cette partie. En revanche le fait qu’il souhaite revoir l’emploi du temps de la légiste l’intriguait. Elle savait se montrer discrète, quand à ses activités donc normalement elle était tranquille. C’est à ce moment qu’elle vit son interlocuteur glisser une main dansa poche pour en sortir un téléphone. Elle observa ses manigances du coin de l’œil et vit une photo apparaître. Elle haussa un sourcil en reconnaissant la personne. C’est la seule expression qu’elle s’autorisa, car elle savait que si elle était attentive aux moindres changements, il en allait de même pour son interlocuteur. Vérifiant la table, elle coupa l’eau et rangea le tuyau. Elle se dirigea vers le filtre, pour en retirer le contenu et le poser sur la table d’autopsie ou était entreposer les autres éléments découverts. Cela fait, elle se dirigea vers un des congélateurs de la salle. Elle tira sur la poignée pour l’ouvrir et fit glisser de quelques centimètres la plaque, afin de faire apparaître un visage.

- L’homme sur votre photo me dit bien quelque chose. Il est l’un des occupants de la morgue. Sa famille n’est pas encore venu le chercher.  

Elle se déplaça suffisamment pour que son interlocuteur puisse vérifier par lui-même le contenu. Une fois sûre d’avoir satisfait la curiosité du jeune homme. Elle fit glisser à nouveau la plaque et referma la porte du congélateur. Alors qu’elle s’apprêtait à poursuivre sa conversation, la sonnerie du téléphone résonna dans la salle. Elle fusilla l’interruption du regard et laissa échapper un « tsk », puis elle répondit au téléphone. Au fur et à mesure que la conversation à sens unique se déroulait, elle prit un air de plus en plus sombre et quand elle put enfin dire quelques mots, elle prit un ton mielleux.

- J’ai bien conscience que l’affaire presse et que notre cher inspecteur a besoin de réponses. Mon rapport sera prêt dans quelques heures et la scientifique peut venir chercher les preuves. Bonne soirée.

Elle claqua rapidement le téléphone. Elle prit une nouvelle paire de gants qu’elle enfila rapidement. Elle saisi les éléments qui serviraient de preuves dans l’enquête, puis les glissa dans différents sacs. Elle les scella, puis nota quelques informations sur un papier. Elle prit les quelques, les rangea dans une boîte en plastique sur laquelle elle indiqua les informations liées au dossier de l’enquête. Une fois sa tâche terminées, elle se tourna vers son invité.

- J’aimerais beaucoup continuer notre petite conversation dans la salle d’autopsie, mais je n’ai pas spécialement envie d’expliquer la présence d’une personne étrangère au service. Je vous propose donc de me suivre.

Eleanor avança vers une porte adjacente à l’entrée de la salle d’autopsie, elle traversa un petit couloir pour s’arrêter devant son bureau. Il y avait une plaque sur laquelle on pouvait lire Docteur Eleanor O’Meara. La pièce était de taille moyenne. Deux pans de mur étaient consacrés à des bibliothèques recouverts de livres et de dossiers. Le bureau était installé de biais devant les étagères. Un ordinateurs et quelques dossiers en occupaient l’espace. La légiste s’installa derrière son bureau et indiqua d’un signe de la main un fauteuil.

- Je suis curieuse de savoir ce qui vous intéresse dans les circonstances de la mot de cet homme. Il y a déjà des enquêteurs qui sont en charge de ce dossier. Mais surtout, je souhaiterais connaître les raisons de vos interrogations. Si les circonstances de sa mort vous intéressent, vous devriez parler au médecin légiste en charge du dossier.

Il était plus que temps de partir à la pêche aux informations. Eleanor se doutait bien que son interlocuteur ne lui avait pas donné toutes les informations qu’il possédait. Il était évident qu’il avait d’autres cartes en main. La légiste se doutait que cela n’allait pas lui plaire. Son instinct le lui criait, mais elle ne pouvait pas non plus rester dans l’ombre. Elle devait aussi savoir, comment le jeune homme avait pu faire le lien entre elle et la victime de son contrat. Il lui semblait ne rien avoir laissé au hasard, elle avait toujours été prudente. Alors comment était-il parvenu à faire ce lien. Prudence avait beau être mère de sureté, il était important qu’elle obtienne les informations que son interlocuteurs avait en sa possession. Parce que si il y avait eu rupture de contrat la note allait être drôlement salée pour son client.
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Dernière édition par Eleanor O'Meara le Sam 11 Mar - 13:26, édité 1 fois
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Sujet: Re: Business as usual ~ Florian & Eleanor   Ven 10 Mar - 21:27


Eleanor & Florian
Business as usual
Avec intérêt, je l’écoutais me dire que l’objet de ma recherche se trouvait ici et que personne n’était venu récupéré le corps. Elle se garda bien de me dire qu’elle savait qui l’avait tué. Soit, j’allais jouer le jeu pour le moment. Je la suivis donc du regard lorsqu’elle se dirigea vers l’un des compartiments réfrigérés après avoir fini son ménage. Lentement, je me déplaçai pour mieux voir le corps, mon portable retournant dans ma poche, prêt à bondir au moindre geste brusque. Mon regard glissa sur le cadavre nu, enregistrant chaque détail, même si au final il n’avait pas grand-chose : sa tueuse se trouvait en face de moi, et seule elle pourrait me transmettre les informations dont j’avais besoin. Mes yeux se fixèrent donc sur son visage, lui faisant comprendre silencieusement que j’avais vu ce que je voulais voir. Elle rangea donc le tiroir mais fut interrompue par un coup de fil. Je ne bougeais pas d’un cil alors qu’elle décrocha et qu’elle engagea la conversation. J’eus cru comprendre qu’un officier de police voulait ses conclusions sur une victime au plus vite, mais franchement, je m’en foutais. Mon expression neutre et mon immobilité m’offrait l’apparence d’une statue que seul les vampires pourraient sans doute surpasser.

C’était ma patience et mes capacités de déduction qui m’avait conduit ici, cependant, je commençai à manquer de sommeil. Je risquai de devenir un peu sanglant si je n’obtenais pas de réponses rapidement. Heureusement, elle raccrocha rapidement, et m’invita à la suivre en dehors de la morgue, sous prétexte que nous pourrions être interrompu. Toujours sans un mot, je la laissai passer devant, ne voulant pas lui tourner le dos – physiquement, elle avait déjà trop d’avantages par rapport à moi, pas besoin d’agir stupidement. Elle me guida dans son bureau et m’indiqua un fauteuil. Je le dédaignai et m’appuyai sur la porte – aussi rapide qu’elle puisse être elle ne pourrait pas quitter la pièce sans que je puisse intervenir de cette manière. Elle-même s’assit derrière le meuble central, avant de me faire part de sa curiosité sur mon intérêt pour l’affaire, précisant qu’il y avait une enquête en cours, me disant que si l’affaire me préoccupait tant, je devrais parler au légiste en charge du cas. Intérieurement, un rictus amusé et ironique avait tordu mes lèvres, un sourire que pourrait porter un démon. En apparence, mon expression n’avait pas changé, rien ne laisser transpirer ce que ses paroles m’inspiraient. Ainsi elle espérait empêcher la casse en se gardant de partager son implication dans l’affaire. Pourtant je lui avais laissé des indices sur ce que je savais. J’attendis un moment, les minutes filant, laissant la nervosité montait dans cet être qui ne le montrait pas.

Après un moment de réflexion, je pris la décision de couper court à la version longue de cet interrogatoire – j’avais des heures de sommeil qui se perdaient. Je plongeai donc mon regard dans celui de la vampire, et dit d’une voix calme, un peu basse, mais peu importe puisqu’elle pouvait parfaitement m’entendre : « Vous n’avez pas vraiment intérêt à me faire perdre mon temps, vous le réalisez n’est-ce pas ? Parce que si vous me faites perdre mon temps, vous faites perdre du temps à Andrea, et donc vous faites perdre au Nouvel Ordre. ». Croisant les bras, je continuai, sans lui laissez le temps de parler : « J’en sais assez sur les circonstances de la mort de ce type pour être venu vous voir vous, et pas quelqu’un d’autre. Ajoutez à cela que je suis un obscur, envoyé directement pas Andrea, et pas un abruti de terrestre. Alors évitez de partir du principe que vous pouvez me cacher des trucs, ça ira plus vite pour nous deux. ».

Avec une lenteur délibérée, je me détachai de la porte, et m’avançai, jusqu’à mettre mes deux mains à plat sur son bureau, mon regard toujours rivé sur le sien. Je laissai enfin sortir mon sourire sarcastique, lui montrant que je me savais en position de force – même si je restais sur mes gardes. « Voilà donc ce que j’attends de vous : vous allez me dire absolument tout ce que vous savez sur cet assassinat, de sorte que j’obtienne les informations qui me manquent. Si j’ai pas besoin de vous devoir vous cuisiner, j’en déduirais que vous n’êtes pas une ennemie à abattre, et je vous laisserai tranquille – vous pouvez même continuer votre side-business sans problème, tant que vous mettez plus les pieds dans les affaires du Nouvel Ordre. ». Je me redressai ensuite assez brusquement, mon visage reprenant un air neutre à la vitesse de l’éclair. « Par contre, si je dois m’embêter à vous poser des tas de questions pour obtenir ce que je veux, je pourrais décider que ce serait plus rapide pour moi de me débarrasser de vous. » Mes bras s’étaient croisés ce disant, comme pour dire que je n’avais rien à craindre. En vérité, mes mains avaient ainsi accès à des lames cachées dans ma veste.



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Sujet: Re: Business as usual ~ Florian & Eleanor   Sam 11 Mar - 21:11



Business as usual
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« All is riddle, and the key to a riddle is another riddle. »

Assise derrière son bureau, les mains posées sur différents dossiers, Eleanor attendait. Cette attente ne fut guère car son interlocuteur se décida, enfin à dévoiler ses cartes. La légistes obtint plus d’informations au cours de ces quelques minutes dans le bureau que lors de leur passage dans le salle d’autopsie. Un sourire se dessina sur ses lèvres pendant que le mystérieux étranger dévoilait clairement la raison de sa présence en ces lieux, tout comme son rapport à Andréa Belson et surtout celui de cette dernière avec son précédent contrat. Enfin, il commençait à se dévoiler et ce n’était pas trop tôt. Il s’agissait donc d’un obscur, cela expliquait son aisance vis-à-vis de sa nature vampirique, tout comme le fait qu’il se pensait en situation de supériorité. Ce qui était le cas d’une certaine manière puisqu’il représentait le Nouvel Ordre. Cependant, elle était surprise par le lien de la sorcière avec un simple terrestre. Eleanor n’avait trouvé aucune trace de ce genre de relation, autrement elle ne se serait pas lancée dans l’aventure, elle n’était pas suicidaire. Maintenant que l’épée de Damoclès qui pesait sur ses épaules ne tenait plus qu’à un mince fil, il lui restait tout de même à trouver où elle avait fait une erreur.

Il était évident qu’au vu de ses paroles menaçantes son interlocuteur, la patience de ce dernier ne tenait plus qu’à un fil. Elle s’enfonça dans son fauteuil pour retracer les étapes de son dernier contrat, tout en gardant un œil sur son invité. Un sourire apparu rapidement, quand elle repensa au fait qu’il l’autorisait à continuer sa petite activité. Elle n’avait besoin de l’autorisation de personne pour le faire, cependant, elle avait fini par être découverte. C’était un des risques qui pouvait apparaître quand on décidait de s’installer dans un endroit. Elle haussa les épaules, puis fronça les sourcils.

Le contrat n’avait rien de bien compliqué. Une exécution simple, avec quelques critères spécifiques que le client avait fixé. Elle avait accepté les termes, mais la note avait été salée. Tout d’abord à cause des exigences, mais aussi parce que l’homme semblait être un intermédiaire. Eleanor fit une moue et nota mentalement de ne plus travailler avec des intermédiaires. Cependant, en y réfléchissant bien, il était probable que son véritable client ait été dans cette salle. Cette supposition faite, elle repensa au déroulement des évènements. Elle n’avait laissé aucune trace, elle n’en laissait jamais. Elle avait vérifié que les caméras n’étaient pas orientées sur la zone où elle devait agir, il y avait eu une mystérieuse panne. Mais, son invité l’avait trouvé. Cela voulait dire que quelqu’un ou quelque chose l’avait vu. « Oh le fumier ! » Cette pensée à peine formulée, son regard devint froid et son petit sourire disparu. Elle se redressa rapidement et frappa son poing sur la table, en la fissurant au passage. Puis, un rire cristallin résonna dans la salle, tandis qu’un sourire carnassier apparut sur son visage. L’enflure avait rompu un des termes du contrat, elle n’était plus tenue par ses engagements : la confidentialité et la possibilité de trouver un alibi à son client. Après tout, elle avait été claire, elle se chargeait de tout, mais son client ne devait en aucun cas intervenir. Or, ce dernier l’avait fait puisqu’il y avait une trace de la présence du vampire.

La légiste releva la tête pour fixer son interlocuteur. Son sourire était à nouveau serein, ce qui n’était pas le cas de son regard. On pouvait y voir les éclairs de sa colère y danser, mais sa voix resta aussi calme que celui qu’on peut trouver au cœur d’un ouragan.

- Maintenant que vous avez mis les choses au point, je suppose que nous allons pouvoir enfin entamer une conversation digne de ce nom. Pour commencer, je suis surprise d’apprendre que Madame Belson s’intéresse au sort d’un terrestre. Je suppose que ce dernier avait un lien quelconque avec elle, même si je n’en ai trouvé aucune trace.

Elle marmonna ses dernier mots, en faisant glisser ses mains sur les dossiers de son bureau. Elle les décala afin de voir les dégâts sur le bureau. Une fissure zébrait le bureau, mais il ne semblait pas instable. Au moins, elle n’aurait pas à en acheter un nouveau, mais le comptable allait encore lui tomber sur le coin du nez. Elle soupira en pensant à sa voix nasillarde et poursuivit sur le ton qu’elle employait quand elle parlait affaires. Une voix calme et froide emplit la salle.

- Vos menaces n’ont pas lieu d’être. Je vais vous donner les informations que vous désirez, mais à certaines conditions. Tout d’abord détendez-vous, je n’ai pas l’intention de vous attaquer. Vous venez de m’enlever une épine du pied et je vous en suis reconnaissante. Ensuite, avant de poursuivre et de vous expliquer mes méthodes et la nature du contrat, je souhaiterais connaître l’identité de mon interlocuteur. Cela me semble normal, puisque vous connaissez déjà la mienne.

Les coudes posés sur le bureau et les mains croisées sous son menton. Eleanor fixa le jeune homme et attendit.

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Business as usual ~ Florian & Eleanor
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