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 I don’t know who I am anymore ☽ Lizanael

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NEC PLURIBUS IMPARLisbeth Lefebvre
Je suis à Chicago depuis le : 15/08/2016 et j'ai déjà payé : 308 factures et gagné : 675 gains. Il paraît que : Deborah Ann Woll est mon double. Schizo je joue aussi : Lehr O'Siodhachain & Jeremiah Fitz. On m'appelle : Luiyna et pour mon profil je remercie : Shyia et tumblr

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Sujet: I don’t know who I am anymore ☽ Lizanael   Jeu 5 Jan - 2:17

I don’t know who I am anymore ☽ Lizanael
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I don't see the city anymore. All that I see are its dark corners. I look around this room and all that I see are threats.   Δ Karen Page

Depuis le changement d’année, et ton retour dans cette réalité, tu avais du mal à retrouver tes marques. Les événements qui s’étaient déroulé dans cette autre réalité, tout ce que tu avais appris sur toi, sur ta vie avait marqué au fer rouge ton cœur. Tu comprenais mieux d’où te venait cette sensation de manque que tu avais toujours ressenti sans en comprendre l’origine. De plus en plus des souvenirs que tu avais occultés, faute de pouvoir les expliquer, te revenaient en mémoire. Tu les voyais sous un jour nouveau à présent, bien sûr tu ne comprenais pas encore tout, deux semaines ça n’était pas suffisant pour répondre à toutes tes questions, d’autant plus que vous deviez surtout trouver un moyen de rentrer chez vous. Tout ce que tu avais vraiment retenu c’est que tu n’avais jamais été une simple humaine comme tu l’avais longtemps cru, tes parents n’étaient pas tes vrais parents, tu avais deux frères et une sœur. Oh et ta mère était une immortelle qui pourrait plus aisément passer pour ta sœur. Tout ça n’avait fait qu’emplir ta tête de milliers de questions auxquelles tu ne trouvais pas de réponses. Tu mourrais d’envie de rechercher ta famille dans cette réalité, et en même temps cette perspective t’effrayait tant cela allait bouleverser ta vie actuelle. Tu aimais le monde dans lequel tu vivais, tu aimais ton métier, l’officiel comme l’officieux, tu aimais les rencontres que cela te permettait de faire. Tu aimais ta vie telle qu’elle était. Pourtant… une part de toi n’aspirait qu’à rencontrer cette famille qui avait l’air de t’avoir cherché toute sa vie depuis ton enlèvement lorsque tu étais bébé.

Ce soir, tu n’avais pas voulu réfléchir à tout ça, tu avais voulu oublier tout ce que tu avais appris, oublier que tes parents t’avaient menti toute ta vie et tu ne savais même pas pourquoi, tu n’avais pas encore eu le courage de leur demander. Tu voulais oublier que tu aurais pu grandir auprès d’une famille bien plus nombreuse. Tu n’étais pas sûre d’en vouloir aux parents qui t’avaient élevé, après tout tu avais eu une enfance heureuse, baignée d’amour, rien ne te prouvait que cela aurait été le cas auprès de ta véritable famille… Pour oublier, tu avais choisi de ne pas rentrer tout de suite après la journée que tu avais passée à ton travail, te perdant dans tes dossiers pour ne pas avoir le temps de penser. De ce fait tu portais encore ton tailleur, une jupe crayon noire, un chemisier blanc cachée sous une veste noire avec de fines rayures crème, au vu des températures glaciales tu portais également un collant chair, une écharpe crème et un manteau en cuir noir. Tes escarpins claquaient sur les trottoirs de la ville, sans vraiment que tu y fasses attention. Tu n’avais pas vraiment choisi une direction en particulier, laissant tes pas te guider. Si le quartier des affaires fourmille de monde en pleine journée, de nuit c’est une toute autre histoire. En comparaison les rues semblent presque désertes, bien que ce soit loin d’être réellement le cas. Tu te laisses bercer par les bruits de la nuit, sans réellement faire attention vers où tu vas, laissant ton esprit se vider, t’imprégnant à nouveau de ta ville, de ta vie, essayant de laisser derrière toi, au moins pour quelques instants, cet autre monde dans lequel tu étais piégée il y a encore quelques jours.

Perdue dans tes pensées, absorbée par ton désir d’oubli et de quiétude, tu ne t’es par rendue compte que l’on te suivait, jusqu’à ce qu’un bras t’enserre la taille et qu’une main se pose sur ta bouche t’entrainant dans une ruelle mal éclairée. Passé la surprise tu tentes de te débattre, mordant la main de ton assaillant, l’effet est immédiat et ton agresseur relâche sa prise sur ta bouche, te permettant de hurler, malheureusement, les bâtiments ne sont que des bureaux, que tu devines vide à cette heure. « Putain cette garce m’a mordu. » grogne-t-il à l’attention d’un second homme que tu n’avais pas encore remarqué. Il est à peine plus grand que toi, contrairement à l’homme qui te maintient sous son emprise que tu devines faire pas loin des deux mètres. Le plus petit est brun, un regard noir et un sourire qui te glace le sang, il sort un couteau qu’il vient placer sous ta gorge. « Tu vas te tenir tranquille si tu ne veux pas que je t’ouvres les entrailles. » te menace-t-il d’une voix perçante qui ne laisse aucun doute sur le sérieux de ses dires. Mais tu n’es pas du genre à te laisser impressionner. Oui tu as peur, non tu ne veux pas mourir, mais il est également hors de question que tu te laisses faire. Alors tu lui craches au visage avant d’écraser le pied de celui qui te tient toujours fermement. La surprise des deux, et la douleur infliger au plus grand lui fait lâcher prise et tu en profites. Malheureusement celui que tu penses être le « cerveau » –façon de parler– se remet bien vite de sa surprise, te rattrapant bien vite et te plaquant au sol, se servant de sa taille pour te maintenir au sol. « Tu vas me le payer, tiens là. » ordonne-t-il à son comparse que tu peux enfin voir –tu t’en serais bien passer. Il est en effet grand comme tu t’en doutais, aussi blond que l’autre est brun, mais tout comme le plus petit ce n’est pas une montagne de muscle, il est athlétique certes, mais pas un bodybuilder. Il vient se saisir de tes poignets, les maintenant au sol tandis que l’autre commence déjà à remonter ta jupe.

Tu continues à te débattre, refusant la fatalité, t’écorchant la peau sur le sol, mais peu importe, tu refuses de rester passive. Le brun te gifle avec force, nul doute que tu en garderas une marque pendant quelques heures, avant de passer ses mains sur ton cou, serrant d’abord doucement puis de plus en plus. « On va voir si tu te débats encore quand tu n’auras plus d’air. » grogne-t-il en resserrant un peu plus sa prise. « Tu vas pas la tuer… » s’inquiète le blond. « La ferme. » réplique-t-il son regard planté dans le tien. Tu les entends encore un peu se disputer, mais ta vision commence à se troubler, tu vois les lumières danser devant tes yeux tandis que tu manques de plus en plus d’air. Dans les films ils nous font croire que c’est rapide d’étouffer quelqu’un, ça ne l’est pas. On perd connaissance bien avant de mourir, et tu devines qu’ils ne veulent pas te tuer, enfin, pas tout de suite, ils ont d’autres projets avant cela. Les sons deviennent de plus en plus lointains, les visages des deux hommes sont de plus en plus flous, tu as le temps de remarquer une troisième forme un peu plus loin qui se rapproche avant de perdre connaissance.
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Sujet: Re: I don’t know who I am anymore ☽ Lizanael   Sam 11 Fév - 0:46

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I don't see the city anymore. All that I see are its dark corners. I look around this room and all that I see are threats.   Δ Karen Page

Parfois on a beau se battre de toutes nos forces mais... Ce n'est pas suffisant. Chaque jour de ma vie je lutte, pour vivre une vie normale, pour protéger cette vie, ce monde, l'humanité. Tous ces putains de jours je les passe à me battre contre les affaires quand ce n'est pas contre l'obscurité. Joli jeu de mots quand on prend en compte mon handicap qui rend ces tâches deux fois plus compliquées. Et il y a des jours et des nuits comme celle ci où je suis lassé de tout cela, pour ne pas dire fatigué. C'est dans ce genre de nuit que j'ai l'impression de me battre contre le vide, à frapper encore et encore jusqu'à ce que je m'épuise et qu'il m'engouffre tout entier. Je me sens tomber dans le néant... Pourtant au fond de moi je n'arrive pas à m'y résoudre, à cesser de lutter. Même au bout de mes forces, au bout de moi même, il y a cet instinct qui me pousse toujours à me battre sans m'arrêter. Même lorsque mes croyances s'effritent, cette... Force en moi me pousse à aller toujours plus loin, à ne rien lâcher et c'est ce que je fais toujours, continuer. Avec les derniers évènements, il fallait que je redouble de patience et de courage. La meute avait besoin de moi, comme l'humanité. Je ne sais pas pourquoi je ressens perpétuellement ce besoin de protéger le monde, de tout porter sur mes épaules, je le fais tout simplement. Il faut que je le face. Comme cette nuit encore... Je me suis battu en début de soirée et la finalité est moche, mon visage et mes côtes s'en souviennent. Pourtant? Je ne rentre pas, non pas encore. J'ai à faire dans les rues de ma ville. Ici, il se passe toujours quelques chose, ce foutu ennemi caché dans l'ombre. Si je vais me reposer, qui sera là à ma place? Personne. Bon ok, d'autres comme moi se battent mais ce n'est pas une raison pour leur laisser le travail non, je serais là jusqu'à 5 heures du matin, c'est chose sûre. Je tourne en voiture, toutes vitres baissées pour écouter les moindres bruits que m'apporterait les rues, mon chauffeur sait y faire depuis le temps et je lui fais entièrement confiance. Il roule lentement, passe par les rues les plus à risque et guette de ses yeux ce qu'il peut voir que je ne verrais pas. Moi je suis silencieux, à l'écoute, calme et concentré. Pas de musique, pas de radio, pas de parlotte. Notre virée est sombre et macabre et ma descente de cette voiture serait de mauvaise augure pour celui qui en serait la cause. Et soudain, un cri. Je mets directement la main sur le siège de mon chauffeur qui stop net le véhicule et je tends l'oreille un peu plus. Lui cherche du regard ce qui me fait réagir mais il ne voit rien. Moi j'entends... Il se passe quelque chose non loin d'ici. "Qui a t-il patron?", je fronce les sourcils attentif au moindre son "Il se passe quelque chose... Par là." montrant de mon doigt la direction "Vous voulez que j'avance la voiture?" je secouais très légèrement la tête "Non, reste ici, il faut que j'écoute." je ne suis pas encore sûr de comprendre ce qu'il se passe. Il me dit alors à voix basse "Qu'entendez vous..?" et je ne bougeais plus d'un cil, fronçant d'avantage les sourcils concentré "Des menaces." puis je sortais d'un coup de la voiture en entendant le bruit de talons claquants sur le sol dans une course. "Reste en stand bye je reviens!" que je dis à voix haute à mon chauffeur en m'éloignant d'un pas ferme. Canne à la main, je ne l'utilisais plus pour jouer mon rôle d'aveugle, je la tenais à l'horizontale, prêt à frapper.

Plus le son deviens clair, plus je presse le pas, avançant sans hésiter droit devant le pas ferme. Il faut que j'aide cette femme. C'est là que je reconnais ces bruits, ce souffle, ce cœur qui bat et surtout... Cette odeur si particulière. Je ralenti alors un instant mon souffle devenant plus fort "Lisbeth..." avant de me mettre à courir en entendant le son de ses gémissements. Elle se débat, elle est en danger, il faut que j'intervienne. Je ne devrais pas me mêler de la vie des humains. Pas que ça ne me regarde pas mais qu'avec mon "normalement" handicap, je ne pourrais pas faire ce que je m'apprête à faire, surtout que je la connais et qu'elle me connait... C'est me mettre en danger, la mettre en danger et mettre en danger ce que je suis. Mais je n'arrive pas à passer outre, il faut que j'y aille. Je cour alors, vite, aussi vite que je peux, me retenant autant que possible de me transformer. Mon corps brûlent d'envie de passer à ma forme bestiale mais il faut que je me retienne... Je ne peux pas me le permettre devant elle ni même devant eux. Ce ne sont que des humains et voir un loup géant ne serait pas la meilleure chose qui puisse nous arriver, surtout de ces temps ci. De plus si je perds le contrôle de moi même ou que je la blesse par accident... Je m'en voudrais toute ma vie. Alors je lutte. Mon corps me fait souffrir mais je continue de courir à en perdre mon souffle, tournant à chaque coin de rue nécessaire pour filer le plus rapidement possible droit sur ma cible. Je la sens qui a mal, qui faiblit et j'en accélère e rythme à point tel que je suis à deux doigts de me transformer et enfin, j'arrive dans cette foutue ruelle. Ils sont là, je sens l'un deux près d'elle mais... Elle a perdue connaissance, du moins je la sens passive et ça m'inquiète. Debout face aux agresseurs, le souffle fort je me tiens droit tandis qu'ils se tournent tout deux vers moi, le plus petit menaçant "Il n'y a rien à voir, casse toi de là!", l'autre penche la tête pour me relooker d'une grimace "Hey j'crois qu'il est aveugle le gars." le petit me regarde avec plus d'attention avant qu'ils ne se regardent l'un l'autre "J'crois que tu as raison." se mettant à sourire et rire doucement "Tu t'es perdu ou quoi, on t'as dit de te barrer!", j'inspire alors un grand coup pour me reprendre et leur répondre froidement "Je vous laisse 30 secondes pour vous éloigner d'elle. Passez ce délai et je vous fracasse le crâne sur le trottoir qui est juste là." désignant le dit trottoir de mon doigt, juste là à mes pieds. Ils froncent les sourcils dans l'incompréhension avant d'approcher visiblement décidé à en découdre "T'es sûr que t'es aveugle? Ou tu te fou juste de notre gueule?", je ne bougeais pas d'un poil, la laissant venir à moi, prêt à les recevoir "Plus que 10 secondes, 9..., 8..., 7..." et ils continuaient d'approcher malgré le décompte me crachant un "Tu vas voir ce que tu vas prendre mon salaud, tu vas regretté de t'être arrêté là." et je sens son couteau foncer vers mon ventre. Une esquive et j'attrape son bras que je lui brise avant d'attraper sa nuque pour le jeter au sol. L'autre plus grand surpris, me fonce malgré tout dessus pour tenter de me frapper mais j'attrape son poing dans ma main et je le stop net. Choqué il me regarde, puis regarde nos mains avant de se mettre à gémir de douleur en sentant ses doigts se broyer sous ma force surnaturelle. Un coup dans le torse pour le faire reculer d'un pas et je le lâche avant de le frapper au genou pour le lui retourner. Il hurle, comme son compagnon couché au sol et moi je me redresse l'air de rien, inspirant un coup avant de leur dire "Vous voilà bons pour l’hôpital je vous avais prévenu." les laissant dans leur merde pour m'approcher de Lis', mettant un genou à terre pour soulever sa tête doucement afin de lui susurrer "Lisbeth vous m'entendez...?" mais elle était visiblement encore HS et je sortais mon téléphone pour l'appelle automatique "Warren amenez la voiture." pas besoin de lui dire où je suis il suit le gps de mon téléphone. Je raccroche rapidement pour passer le bras de Lisbeth autour de mon cou et la soulever doucement afin de l'éloigner d'ici. Marchant sans gêne, je passais entre ces deux hommes, bousculant le plus petit au passage avant de rejoindre la grande rue où mon chauffeur se pointait bien vite pour m'ouvrir la portière arrière. J'y déposais la fille puis montais près d'elle et dit à mon chauffeur "À la maison et vite." avant de caresser le front de Lis' encore dans les vapes.


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I don't like my mind right now, Stacking up problems that are so unnecessary. Wish that I could slow things down, I wanna let go but there's comfort in the panic. And I drive myself crazy, Thinking everything's about me? Yeah I drive myself crazy, Cause I can't escape the gravity. I'm holding on, Why is everything so heavy. Holding on, So much more than I can carry. I keep dragging around what's bringing me down, If I just let go, I'd be set free. Holding on, Why is everything so heavy.

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NEC PLURIBUS IMPARLisbeth Lefebvre
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Sujet: Re: I don’t know who I am anymore ☽ Lizanael   Lun 13 Fév - 3:58

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I don't see the city anymore. All that I see are its dark corners. I look around this room and all that I see are threats.   Δ Karen Page

Tu errais dans une douce inconscience, des sons te parvenaient comme étouffés mais tu n’y faisais même pas attention. Tu te demandais même si tu ne les rêvais pas. Peut-être que c’était ça, tu avais cauchemardé les instants précédents, tu te réveillerais demain et toute cette nuit n’aurait en vérité jamais eu lieu. En attendant ton esprit te ramena aux semaines précédentes, quand tu t’étais retrouvée dans une vie qui aurait pu être tienne mais qu’on t’avait retiré avant même que tu ne puisses en avoir le moindre souvenir… Tu revoyais le sourire de cette mère dont tu ignorais tout il y a encore quelques mois, sa douceur et son amour pour toi. Et il y avait eu ses frères et sœur providentiels. Thomas, Jamie et Aurora. Les deux derniers avaient vraisemblablement été piégés dans cette autre réalité comme toi, tandis que le reste de la famille était eux de l’autre monde. Enoncer mentalement cette simple phrase te semblait déjà si compliquée… Outre cette famille de sang tu avais fait d’autres découvertes, tu avais ta propre famille, quelque chose que tu n’avais pourtant jamais envisagé jusqu’à aujourd’hui… tu étais mariée, vraisemblablement heureuse et tu attendais un enfant… À ton retour tu t’étais surprise à regretter ce ventre arrondi que tu avais eu pendant deux semaines… Bien plus que ton mari, tu l’avais trouvé charmant, mais il lui manquait quelque chose, ou peut-être était-ce dans ton cœur qu’il manquait la place qui lui était réservé dans celui de ton double. Sans doute.

Ton esprit continua à divaguer un temps, laissant ton autre vie pour te ramener à des souvenirs de la tienne. Des instants que tu avais partagés avec un certain brun. C’était comme t’y retrouver réellement, tu entendais encore distinctement le timbre de sa voix, tu sentais à nouveau le parfum de sa peau, comme si tu y étais et d’une certaine façon cela t’apaisa, faisant céder le verrou de ton esprit. Tu ouvris enfin les yeux pour découvrir que tu ne te trouvais absolument pas chez toi ce qui ne fit que réveiller ta panique et ton instinct de fuite. Tu te relevais brusquement, un cri dans la gorge qui refuse pourtant de s’échapper de tes lèvres. C’est à peine un râle, rauque et douloureux qui franchit ta bouche malgré ta terreur en imaginant que les deux hommes de la ruelle t’aient finalement kidnappée pour te faire dieu sait quoi… Instinctivement tes mains se portent à ton cou tandis que tu observes ta tenue. Ce n’est pas celle que tu portais, ce ne sont même pas tes affaires. Cela ressemble plutôt à des vêtements d’homme. Quelque chose ne colle pas. Ils n’avaient pas eu l’air d’être le genre à kidnapper les gens. Les tuer dans une ruelle sombre, oui, mais élaborer un plan plus complexe… certainement pas. Encore moins à prendre « soin » de leur captive. Alors pourquoi ? Pourquoi t’a-t-on changée ? Comment es-tu arrivée là ? Et là c’est où exactement ? Réfléchis Liz’, réfléchis ! t’ordonnes-tu mentalement. Les souvenirs te reviennent par flash, la ruelle sombre, les deux hommes, ces mains qui t’étranglent, une troisième personne qui approche, puis le néant. Et après ? Est-ce qu’ils ont… tu déglutis et c’en est douloureux autant à cause de la salive qui glisse dans ta gorge meurtrie qu’à cause de ce que tu imagines. Penses plus fort Lizzie, quelque chose t’échappes ! te morigènes-tu. D’autres flashs encore, auditifs uniquement cette fois, des bruits de lutte, des os qui se brisent, des hurlements de douleur et l’inconscience à nouveau. Cette autre forme que tu avais aperçue avait sans doute appartenue à quelqu’un qui t’était venu en aide, non ? Ça te semblait logique en tout cas. Du moins au vu des maigres souvenirs que tu avais. « Encore un effort Liz’ ! Tu y es presque ! » t’exhortes-tu dans un murmure, tu as besoin de comprendre, de savoir. Un nouveau flash, une sensation diffuse de quelqu’un qui te porte, délicatement comme si tu risquais de te briser, néanmoins fermement comme mué par un instinct protecteur, possessif, puis l’inconscience à nouveau. Combien de temps avais-tu passé dans les vapes bon sang ? Ne pas savoir ne faisait qu’ajouter à tes peurs et si ce sauveur n’en était pas un au final ? S’il ne t’avait secouru que pour s’en prendre lui-même à toi ? Pourtant… il y avait quelque chose dans cet endroit qui semblait presque apaiser ton angoisse, comme si ton corps savait qu’il n’y avait rien à craindre malgré ton esprit toujours en alerte, prêt à fuir le moindre danger.

Un bruit te tira de tes réflexions, électrisant ton corps déjà bien mis à mal. Instinctivement tu attrapas la première arme qui te tomba sous la main quand bien même celle-ci fusse un oreiller. Malgré la faiblesse de cette arme improvisée tu es bien prête à y mettre toute ta force et ton désespoir dans la bataille même si c’est la dernière chose que tu dois faire. Tu n’as peut-être jamais appris à te battre –ce que tu comptes bien corriger à l’avenir si jamais tu réchappes à cette nuit– mais il est hors de question de te laisser faire sans rien dire. Tu as toujours été très débrouillarde et inventive, sans compter ce que tu as appris de tes origines, tu te sais plus forte, plus résistante que ce que tu t’étais toujours crue. Le fait que tu ignores encore comment mettre à profit tout cela n’a pas d’importance en cet instant.
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Sujet: Re: I don’t know who I am anymore ☽ Lizanael   Mar 14 Fév - 0:31

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Warren roule vite et c'est temps mieux. J'ai entièrement confiance en lui et ce depuis des années. Il sait ce que je suis, ce que je fais, ce qu'il faut faire pour m'aider. On travail ensemble ainsi depuis un sacré bout de temps maintenant. Il fonce donc au milieu de la nuit direction le manoir des Pharrel, chez mes parents, chez moi. En moins de 20 minutes nous arrivions à destination. Lis' était toujours inconsciente et moi tout le long de la route je surveille son rythme cardiaque, son souffle et sa température, en alerte de la moindre variante qui pourrait indiquer que son état se détériore. Mais fort heureusement elle allait bien, elle était stable, juste... Endormie. Ma main sur son front, une légère caresse de mon pouce comme un encrage pour la garder avec nous, pour l'apaiser et la rassurer, tel était la raison de ce geste légèrement affectif sur les bords. Oui, j'apprécie cette fille et la sentir dans cet état me déplait au plus haut point. Il faut qu'on s'occupe d'elle. Ouvrant la portière, je la porte de nouveau bien que Warren se propose pour prendre la relève "Non je m'en occupe, ouvre moi les portes." il hoche la tête d'un "Oui Monsieur." et s'exécute sans broncher, me facilitant l'entrée jusqu'à ma demeure. La portant dans mes bras, je la trouve tout de même froide, sa température est basse depuis tout à l'heure et même si elle ne chute pas d'avantage, elle doit remonter. Je demande alors à Millicent, ma major'dame. Oui oui c'est une femme mais j'ai d'autres personnes à mon chevet, elle... Elle est juste exceptionnelle. Toujours là, prête à me servir. C'est une femme formidable que les années n'arrivent pas à ralentir. Bref, je lui demande "Mili' elle est gelée va me chercher de quoi la changer, je la monte à la chambre." montant d'un pas décidé vers la chambre que j'utilise, la seule chambre de cet endroit que je m'autorise encore à utiliser d'ailleurs... Je n'ose plus aller dans les autres pièces ici, je n'aime pas cela. Je dors même la plupart du temps dans mes hôtels.... Je viens ici de plus en plus rarement ou simplement pour trouver la paix ou guérir après un dure combat. Je n'aime pas dormir ici, je fais trop de cauchemars. Bref... J'ouvre la porte d'un crochet du coude avant de pousser celle ci afin d'entrer avec Lis' toujours dans les bras. Doucement, je viens la poser sur le lit avant que Milli' n'arrive avec des vêtements à moi, pas tellement le choix hormis ses propres vêtements? Non je ne lui demanderais pas ça. Je lui demande alors "Pouvez vous... La changer s'il vous plait? Elle a besoin de vêtements propres et chauds." elle hoche la tête "Tout de suite Monsieur." et se hâte à la tâche. Je l'interrompe même en posant ma main sur son bras "Doucement... Il ne faut pas la brusquer non plus. Elle a besoin de se reposer." moi je reste là, sage, attentif, écoutant le moindre son qu'elle puisse émettre, la moindre odeur émanant de son corps endormi. Elle semble paisible. Je viens alors m'asseoir sur un fauteuil près d'elle lorsque Milli' s'écarte après l'avoir recouverte de la couverture. "Merci je prends la relève, vous pouvez disposer." elle sort alors de la chambre et moi j'appuie mes coudes sur les accoudoirs, mains croisées fermement devant ma bouche et j'attends, plusieurs minutes, deux heures puis finit par m'endormir à mon tour. Je suis resté ainsi jusqu'au levé du soleil, voir un peu plus que cela à vrai dire. Rare sont les fois où j'arrive à dormir aussi tard le matin mais là, j'étais épuisé. Puis le son des gens qui s'activaient au manoir finit par me réveiller. Une longue inspiration et je me redresse, écoutant de nouveau la belle au bois dormant. Elle rêve toujours et je souris lorsqu'en venant poser ma main délicatement sur la sienne, je sens qu'elle a bien chaud désormais. Tout va mieux. Je me décide alors à me lever pour descendre boire un café car honnêtement, j'en ai besoin. Un peu de blabla, un coup de téléphone et je vais prendre une douche. C'est en sortant que je sens un changement. Lisbeth se réveil. J'enfile alors un jean et un t-shirt et je remonte à l'étage pour ouvrir la porte de la chambre où elle s'est enfin réveillée. Elle est redressée, coussin à la main prête à se défendre et je souris en coin, m'approchant doucement "Enfin réveillée..?" fermant la porte derrière moi, redressant les mains comme pour "me rendre" en approchant d'un pas calme "Tout va bien, vous êtes en sécurité ici." venant m'asseoir sur le bord du lit "Comment vous sentez vous..?" toujours inquiet de son état puisque je n'ai pas le visuel.
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Sujet: Re: I don’t know who I am anymore ☽ Lizanael   Mar 14 Fév - 3:20

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En te réveillant tu t’étais attendue à tout, mais certainement pas à la personne qui franchit la porte de la chambre où tu te trouvais. « M. Pharrel ? » ne pus-tu t’empêcher de souffler presque imperceptiblement. Tu ne savais pas quoi penser de ça. Ça n’avait pas de sens. Tu aurais dû te sentir soulagée de voir un visage familier, mais après ce qu’il t’était arrivé en décembre… tu t’étais surprise à la paranoïa. Et si tout ça n’avait été qu’un coup monté ? Etait-il ce qu’il prétendait être ? Comment savoir. Soulagement et méfiance continuaient à se battre la priorité dans ton esprit, ton cœur continuait à battre un peu trop rapidement, ton souffle restait légèrement erratique, tes mains toujours fermement agrippées à cet oreiller qui représentait ta seule défense en cet instant. Il t’assurait que tu étais en sécurité, l’étais-tu vraiment ? Tu n’en avais plus l’impression depuis que tu avais appris qu’il existait un autre univers, un univers surnaturel dont tu faisais partie sans même le savoir. Le chaos émotionnel qui t’envahissait régulièrement ces derniers temps refit son apparition te maintenant silencieuse alors que le brun s’approchait de toi jusqu’à s’asseoir au bord du lit.

Si tu avais craint qu’il ne fasse parti d’un vaste complot à ton encontre tes doutes s’envolèrent finalement. « Comment vous sentez vous..? » l’inquiétude qui perçait dans sa voix était bien réelle, c’était sans équivoque. « Je… » commenças-tu d’une voix encore rauque suite à ce que tu avais subis hier soir. Car tu ne pouvais plus l’ignorer ce qui s’était passé… cela avait bien eu lieu. Mais qu’est-ce qu’il s’était passé exactement ? Qu’était-il arrivé après que tu aies perdu connaissance ? Tu te raclais la gorge pour essayer de t’éclaircir la voix, ce qui s’avéra une grave erreur puisque ça ne fit que te faire mal. « Je ne sais pas… » avouas-tu, luttant contre les sanglots qui menaçaient de te submerger.
Tu avais tellement de questions mais tu étais tellement effrayer de les poser, ou plutôt des réponses que tu risquais d’obtenir. Pourtant il fallait que tu saches. Tu devais prendre sur toi, garder le contrôle, rester forte. « Comment suis-je arrivée ici ? Où suis-je ? Qui m’a changée ? Et à qui sont ces fringues ? Comment m’avez-vous trouvée ? Combien de temps suis-je restée inconsciente ? » lâchas-tu comme incapable de t’arrêter. Tu te doutais de certaines réponses néanmoins, comme par exemple le lieu où tu te trouvais, probablement au domaine familial… Le comment tu étais arrivée avait certainement un rapport avec lui te ramenant, le reste en revanche… cela restait flou. Tu imaginais qu’il devait avoir du personnel vu sa richesse et pariais donc qu’il avait dû demander à un ou une domestique de te changer. Quant aux vêtements… Le propriétaire était sûrement la personne face à toi…
Ta gorge te faisait souffrir et toutes ses questions qui fusaient ne faisaient que l’érailler un peu plus, pourtant cela ne ralentis pas le moins du monde le flot de tes interrogations. « Pourquoi ici plutôt que dans un hôpital ? » Etrangement cette question ne t’était pas venue tout de suite, mais à présent c’était une de celles qui t’intéressait le plus… La logique aurait voulu que ce soit là qu’on t’emmène, tu ne le regrettais pas au final, si ce que tu avais appris était vrai il aurait été bien possible qu’un séjour dans un hôpital ne te conduise à devenir un rat de laboratoire. Il t’avait peut-être sauvé la vie à bien des égards… « Qu’est-ce qu’il s’est passé ?Est-ce qu’ils… Est que je… Est-ce… » C’était la question la plus importante, et pourtant, tu ne pouvais pas te résoudre à la poser, la réponse te terrorisait.

Cette question en suspens fini par tarir ton flot d’incessantes questions mais ouvrit les vannes des larmes qui dévalèrent sur tes joues. Tu fis ton possible pour retenir tes sanglots, mais tu avais été sur le fil durant des semaines maintenant, c’était la nuit de trop. Pourquoi est-ce que cela t’arrivais à toi ? Pourquoi devais-tu être différente des simples humains ? Plus que jamais tu te sentais esseulée. Tu n’avais même pas osée en parler avec les parents qui t’avaient élevée car tu ignorais s’ils étaient au courant que les légendes étaient vraies… Et tu n’avais pas encore pu mettre la main sur ta véritable famille. Alors à qui pouvais-tu parler de ce que tu étais ? Qui pourrait t’aider à comprendre ? Et si c’était à cause de ta nature qu’on t’avait agressée ? Est-ce que sans le vouloir ton autre nature s’était activée et avait attiré à toi ces deux malfrats ? « C’est ma faute… » sanglotas-tu sans pouvoir t’en empêcher. À présent que cette idée s’était frayée un chemin dans ton esprit il t’en fut impossible de l’en sortir. Des quelques infos que tu avais glané les deux semaines passées dans l’autre monde tu avais retenu que tu possédais des dons particuliers, plus faible que ta génitrice mais pourtant bien présents. Comment avait-elle appelé ça déjà ?  C’était comme mettre un costume pour les gens de son espèce, un costume qui empêchait les humains de la voir réellement pour ce qu’elle était, mais l’effet était différent pour toi. Ça semblait t’envelopper d’une aura particulière en fonction de ton humeur, incitant les gens à t’éviter quand tu étais en colère les attirant à toi quand tu étais heureuse. Tu avais plaisanté en disant que ça attirait l’amour parce que ça rimait avec… glamour. Voilà comment elle avait appelé ça. Est-ce que sans t’en rendre compte ton glamour les avait attirés ?

La honte s’ajouta au tourbillon de sentiments déjà bien trop nombreux. Honteuse de ce que tu étais, honteuse d’avoir été agressée, honteuse d’avoir été trop faible pour te défendre, honteuse aussi de ton comportement actuel. Tu te trouvais pathétique à sangloter comme une enfant devant l’homme qui t’avait probablement sauvé. Tu te sentais indigne de te trouver ici, de sa sollicitude à ton égard. Sans vraiment t’en rendre compte tu t’étais recroquevillée sur toi-même, remontant tes genoux contre ton corps comme si tu cherchais à te faire le plus petite possible en espérant disparaitre de la surface de la terre. « Je suis désolée… » finis-tu par souffler d’une toute petite voix entre deux sanglots. Tu ne savais même pas réellement pourquoi tu t’excusais mais ça t’avait semblé la chose à faire. Tu aurais tellement voulu pouvoir lui expliquer pourquoi tu étais si différente de celle qu’il avait rencontré il y a quelques mois, lui parler de tout ce que tu avais découvert sur toi, sur ton passé depuis. Cependant tu n’imaginais pas qu’il puisse être autre chose qu’un simple humain, alors tu te refusais à bouleverser son monde comme l’avait été le tien. Si seulement tu savais… Comment aurais-tu pu deviner que cet homme était en réalité aussi peu humain que tu l’étais ? Il n’était certes pas comme toi mais il n’avait jamais été aussi ignorant que tu l’avais été sur ce monde obscur durant les trente premières années de ta vie.
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Sujet: Re: I don’t know who I am anymore ☽ Lizanael   Dim 26 Fév - 21:40

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I don't see the city anymore. All that I see are its dark corners. I look around this room and all that I see are threats.   Δ Karen Page

J'ai agit, l'ai sauvé mais je n'ai pas pensé à la suite. Et depuis que je l'ai amené chez moi non plus, ainsi je me retrouve face à elle sans explication à lui donner et je m'en voulais soudainement. Qu'est ce que j'allais lui dire au juste? Que moi un aveugle ai mis deux types KO pour ensuite la porter jusqu'à mon domicile..? Pas tellement crédible non. Et sa respiration, son rythme cardiaque et le ton qu'elle avait dans la voix à son réveil « M. Pharrel ? » me laissait déjà clairement penser que je me devais de la rassurer dans un premier temps. Elle se sent sûrement perdu, il faut arranger ça. Je me montrais donc doux et calme en approchant, prudent puisqu'elle me menaçait d'un coussin tout de même. Ça peut sembler ridicule mais ce n'est pas son arme qui me fait agir ainsi mais plutôt sa réaction. Si elle se sent encore en danger c'est qu'il faut d'abord lui laisser le temps de remettre les choses en place dans son esprit. Alors oui, lui assurant qu'elle ne risquait rien je venais m'asseoir sur le lit pour lui demander comment elle se sentait. Enfin elle s'apaisait un peu, baissant du moins sa garde face à mon approche pour me répondre d'une voix encore fragile, signe que sa gorge avait souffert « Je… Je ne sais pas… » elle se retenait de pleurer et je n'aimais pas son état. Inquiet et compatissant, une moue sur le visage, j'approchais ma main d'elle, glissant celle ci sur le drap pour lui proposer de l'attraper si l'envie lui disait, comme une ancre sur laquelle se raccrocher "Prenez le temps de vous en remettre, rien ne presse..." non, qu'elle reste calme, qu'elle se repose elle en a encore besoin. Elle prit un instant avant de reprendre pour enfin me poser les questions problématiques « Comment suis-je arrivée ici ? Où suis-je ? Qui m’a changée ? Et à qui sont ces fringues ? Comment m’avez-vous trouvée ? Combien de temps suis-je restée inconsciente ? », là je restais fixe quelques secondes, avant d'un peu baisser la tête en léchant ma lèvre inférieure "Dans l'ordre je répondrais que c'est moi qui vous est amené, vous êtes à mon domicile, c'est ma major'dame qui vous a changé je ne vous ai pas touché. Ensuite ce sont mes vêtements et pour vous trouvez c'était tout simplement une chance que je passe par là. Pour finir vous avez dormi toute la nuit, il doit être pas loin de 9h30 du matin je crois." autre chose? Je pense que j'ai fais le tour, en espérant qu'elle ne revienne pas sur les réponses gênantes... Je relevis alors la tête vers elle tandis qu'elle me demandait malgré sa douleur « Pourquoi ici plutôt que dans un hôpital ? », une légère moue pensive et je répondais "Je ne sais pas... Je vous sentais plus en sécurité ici que là bas et je ne voulais pas vous abandonner dans un endroit froid comme celui là." je n'aime pas les hôpitaux, comme beaucoup de gens j'imagine mais avec mes sens en bonus, tout est décuplé et vraiment, le ressenti que j'en ai est horrible. C'est là qu'elle me demandait avec terreur « Qu’est-ce qu’il s’est passé ?Est-ce qu’ils… Est que je… Est-ce… », j'inspirais un grand coup pour répondre "Ces hommes vous ont agressés, vous avez perdu connaissance après strangulation. Ils s’apprêtaient à... Vous violer. Mais ça n'est pas arrivé." je suis arrivé avant le pire. C'est là qu'elle se mise à pleurer et que je me montrais plus doux et tendre dans mes gestes, venant glisser ma main sur son avant bras pour la rassurer d'une caresse compatissante. De là elle me dit en sanglot « C’est ma faute… » et je secouais automatiquement la tête pour la contredire "Non ce n'est pas vôtre faute, vous n'avez rien fait." il ne faut pas qu'elle commence à penser ainsi. Elle est perturbée, perdue et il faut qu'elle se laisse le temps d'évacuer pour se reprendre. Elle soufflait alors « Je suis désolée… » et mon visage toujours tourné vers elle, je fronçais les sourcils pour lui répondre "Désolé de quoi?" d'être ici? De pleurer comme ça? Il n'y a pas besoin d'excuses pour ce genre de chose. Ce qu'elle a vécue est difficile, elle n'a pas à s'en faire pardonner. Je suis tellement nul pour ce qui est du sentimental, de consoler, de comprendre ce que c'est que d'être humain, fragile, en danger... Ces notions me sont totalement étrangères et pourtant j'essaie. Mais elle... Elle n'est pas totalement humaine et si elle en a pas conscience elle se met en danger sans le savoir et j'aimerais la protéger contre cela.

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I don't like my mind right now, Stacking up problems that are so unnecessary. Wish that I could slow things down, I wanna let go but there's comfort in the panic. And I drive myself crazy, Thinking everything's about me? Yeah I drive myself crazy, Cause I can't escape the gravity. I'm holding on, Why is everything so heavy. Holding on, So much more than I can carry. I keep dragging around what's bringing me down, If I just let go, I'd be set free. Holding on, Why is everything so heavy.

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NEC PLURIBUS IMPARLisbeth Lefebvre
Je suis à Chicago depuis le : 15/08/2016 et j'ai déjà payé : 308 factures et gagné : 675 gains. Il paraît que : Deborah Ann Woll est mon double. Schizo je joue aussi : Lehr O'Siodhachain & Jeremiah Fitz. On m'appelle : Luiyna et pour mon profil je remercie : Shyia et tumblr

Je suis : papillonnante
Sujet: Re: I don’t know who I am anymore ☽ Lizanael   Lun 27 Fév - 1:37

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I don't see the city anymore. All that I see are its dark corners. I look around this room and all that I see are threats.   Δ Karen Page

Tu n’étais qu’une boule d’émotions en cet instant et pas des plus positives contrairement à ton habitude. En cet instant tu ne te serais probablement pas reconnue toi-même si tu avais pu te voir de l’extérieur. Toi qui avais toujours eu pour habitude d’être souriante, courageuse et forte, optimiste, déterminée et rayonnant de joie de vivre. Là tu n’avais rien de tout ça c’était même carrément l’inverse. Tu puais la peur, la honte et la défaite, même si tu n’étais pas en mesure de le sentir toi-même puisque tu n’avais pas vraiment conscience d’avoir des sens suffisamment développés pour ça.
Si tu avais d’abord été légèrement inquiétée par l’entrée de M. Pharrel alors que les derniers souvenirs que tu avais étaient la ruelle et tes deux agresseurs, sa simple présence à tes côtés réussissait à t’apaiser. Pas entièrement néanmoins, mais suffisamment pour que tu puisses organiser ton esprit et poser les questions qui t’importaient. Tu avais failli venir glisser ta main dans la sienne quand il l’avait approché de toi, mais une part de toi continuait à refuser cette familiarité alors que tu mourrais d’envie de te raccrocher à quelqu’un. Surtout si ce quelqu’un était lui.

La patience dont il faisait preuve à ton égard te permettait un peu plus d’éloigner la peur qui enserrait encore ta poitrine. Il était là, il veillerait sur toi, tu ne risquais plus rien. Voilà ce qu’il te disait sans avoir même à prononcer ces mots, sa présence et son attitude suffisaient. « Dans l'ordre je répondrais que c'est moi qui vous est amené, vous êtes à mon domicile, c'est ma major'dame qui vous a changé je ne vous ai pas touché. Ensuite ce sont mes vêtements et pour vous trouver c'était tout simplement une chance que je passe par là. Pour finir vous avez dormi toute la nuit, il doit être pas loin de 9h30 du matin je crois. » te répondit-il, continuant de te rassurer. En partie en tout cas, savoir que tu étais restée inconsciente aussi longtemps t’inquiéta légèrement. Tu avais froncé les sourcils quand il avait précisé ne pas t’avoir touchée, étrangement c’est ce qui te marqua le plus pour la bonne raison que ce n’était pas ce qui t’avait poussé à poser cette question, mais plutôt de savoir si tes vêtements t’avaient été retiré parce qu’ensanglantés ou déchirés suite à ton agression. C’était bizarre mais l’idée qu’il aurait très bien pu être celui qui t’avait changé ne t’avait pas vraiment effleuré l’esprit, peut-être parce qu’il était aveugle ou parce qu’une part de toi avait déjà imaginé qu’il t’enlevait tes vêtements plutôt… Mais c’était une autre histoire et quelque chose qui ne risquait pas de te passer par la tête en cet instant précis… ni même sans doute dans les prochains jours…

Puis te vint la question qui aurait pourtant dû être dans tes premières préoccupations, la plupart des gens t’aurait sans doute emmenée dans un hôpital. Et tu remercias intérieurement que le brun ne soit pas la plupart des gens. Sa réponse te sembla d’ailleurs parfaitement censé et en adéquation totale avec celui qu’il était. Cela t’arracha même un sourire, le premier depuis ton réveil. « Merci. » répondis-tu avec une gratitude très présente dans la voix même si tu ne pouvais pas lui expliquer que t’emmener dans un hôpital aurait, finalement, pu s’avérer excessivement dangereux pour toi. Ignorant évidemment que si tu avais longtemps ignorée ne pas être humaine, lui l’avait deviné lors de votre visite au musée alors que ta magie s’était exprimée sans que tu ne t’en rendes compte.
Ta dernière question tu ne réussis pas vraiment à la poser, pas entièrement, mais il n’en eut pas besoin pour comprendre ce que tu lui demandais. Sa réponse te terrorisait avant même qu’il ne la prononce et tu avais déjà commencé à pleurer alors qu’il entreprit de te répondre. Une vague de soulagement t’envahit en comprenant qu’il était arrivé juste à temps pour empêcher que le pire n’arrive. Ta reconnaissance envers lui ne fit que s’accroître encore plus. Il était ton sauveur à bien des égards.

Lorsqu’il vint passer sa main sur ton avant-bras tu ne te dérobas pas, au contraire, tu vins poser ta main par-dessus la sienne, la serrant dans la tienne. Tu n’avais pas osé le contact la première, mais à présent tu ne voulais surtout pas t’en détacher. Tu avais besoin de ce contact, de savoir que tu n’étais pas seule, que le pire était derrière toi à présent. C’était comme si tu puisais en lui la force de surmonter les émotions qui te submergeaient. La chaleur de sa peau contre la tienne t’aidait à t’ancrer dans le moment présent et dans la certitude que tout irait bien. Cela ne suffit pas cependant à t’empêcher de penser que tu étais au moins en partie responsable de ce qui t’était arrivée et tu ne pus t’empêcher de le dire à voix haute. « Non ce n'est pas vôtre faute, vous n'avez rien fait. » te détrompa-t-il immédiatement. Mais il ne savait pas, il ne comprenait pas ce que tu étais, tu en étais persuadée. Comment l’aurait-il pu alors que tu ne l’avais appris que quelques semaines auparavant… En réalité, c’était toi qui ne comprenais pas,  peu importe ce que tu étais, peu importe ce que tu aurais pu faire, quand bien même ton glamour aurait été actif, cela ne donnait pas le droit à ces deux hommes de t’agresser. Tout ça ne t’effleura pas l’esprit, persuadée comme tu l’étais qu’avoir appris ce que tu étais en réalité t’avait tellement changée que tu méritais ce qui t’était arrivé cette nuit.
Tu finis par t’excuser sans réellement bien savoir pourquoi. « Désolé de quoi? » te demanda-t-il en fronçant les sourcils comme s’il avait compris que toi-même tu n’étais pas bien consciente des raisons qui t’avaient poussées à t’excuser. « Je… » commenças-tu avant de t’interrompre. Je quoi Lizzie ? Je ne sais pas ? Oui sans doute. Tu soufflais autant de dépit que de frustration. Tu voulais tout lui dire sur ce que tu avais appris sur ton passé, sur ce que tu étais, mais tu craignais d’une part qu’il te pense folle,  ou que tu avais pris un coup à la tête, et d’autre part, s’il te croyait que ça le mette en danger, après tout tu avais toujours lu dans tes romans fantastiques que les humains qui savaient que le surnaturel existe étaient souvent plus susceptibles de finir morts. Et c’était très bête, mais tu imaginais que face à ce monde il serait encore plus sans défense que toi, ce qui était bien ironique quand on savait la vérité. Pourtant une part de toi te poussa à reprendre, si tu ignorais ce qu’il était en réalité tu savais qu’il était différent du simple fait d’être aveugle, la société avait un regard différent sur lui parce qu’il n’était pas dans la norme. Alors si quelqu’un pouvait te comprendre c’était bien lui. Le tout était de trouver comment l’expliquer. Puis… comme lorsque tu avais dû trouver un moyen de lui décrire le tableau au musée, le déclic se fit. « Récemment, j’ai appris pas mal de choses sur mon passé, sur moi… » repris-tu dans un souffle, ta voix comme un murmure, tu craignais presque qu’il ne t’entende pas, alors malgré le mal que ça faisait tu te raclas la gorge pour essayer de parler un peu plus fort. « La perception de moi-même et du monde qui m’entoure a été… changée. Et… je crois que, d’une certaine manière, ça m’a changée aussi et ça a changé le regard des autres sur moi à cause de ça… » tentas-tu d’expliquer maladroitement. Ç’aurait été tellement plus facile si tu avais pu lui dire la vérité : « En fait je suis à moitié faerie et autre chose, je l’ai appris en étant téléportée dans un autre monde où je n’avais pas été enlevée à ma famille. Dans cet autre monde j’avais plein de tatouages bizarres d’ailleurs. Ma mère est une faerie aussi d’ailleurs, et elle m’a expliquée que je possédais un glamour comme elle qui modifie la perception que les autres ont de moi. Du coup je me demande si je ne l’ai pas activé sans m’en rendre compte et que c’est la raison pour laquelle ces deux hommes s’en sont pris à moi. ». Oué… dis comme ça, même-toi tu aurais appelé un asile pour t’y enfermer… Tu soufflas de nouveau avec humeur, baissant le regard sur ta main qui serrait toujours la sienne. « Je ne sais pas comment l’expliquer… » grommelas-tu en venant essuyer rageusement de ta main libre les larmes qui continuaient de couler le long de tes joues. Tu préférais encore être énervée, même si c’était contre toi-même, que de ressentir autre chose.
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