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 Son of a bitch (Ciarcan)

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Battle cry
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COMINUS ET EMINUS
COMINUS ET EMINUSBeau Ollivier


You know you’re in love when you can’t fall asleep because reality is finally better than your dreams.

Je suis à Chicago depuis le : 14/09/2016 et j'ai déjà payé : 134 factures et gagné : 847 gains. Il paraît que : Dominic Sherwood ; est mon double. Schizo je joue aussi : Gabriel Osborn ; On m'appelle : spf ; et pour mon profil je remercie : .sassenach / Sebastian : Gif

Je suis : célibataire, bien que mon coeur n'appartienne qu'à lui
Maybe I'll crash into you Maybe we would open these wounds We're only alive if we bruise So I lay down this armor I will surrender tonight Before we both lose this fight Take my defenses All my defenses I lay down this armor
Sujet: Son of a bitch (Ciarcan)   Ven 23 Sep - 15:30



Son of a bitch
feat. Ciàrcan
La journée s’est écoulée relativement vite, quoi que, pas assez à mon gout. Depuis plusieurs jours je courre dans tous les sens, ne sachant plus où donner de la tête. Je dois absolument faire mes preuves, ayant repris mon ancien job à l’hôpital sans pour autant ne pas être sous le viseur de mon boss. Ben oui, n’oublions pas que j’avais filé il y a quatre mois, les laissant en plan. Heureusement que j’étais un excellent médecin, sinon, j’aurais été dans la merde. Ma pause c’était donc terminée et je remballais les internes que j’avais au cul. Il faut bien apprendre un jour, certes, mais je n’aimais pas spécialement avoir des gosses à mes fesses qui faisaient conneries sur conneries. Bon, ils servaient hein. Du style, un gosse n’arrêtait pas de gerber ben, j’ai envoyé un des internes qui s’est fait gerber dessus. Je dois avouer que j’ai pissé de rire sur le coup, surtout en voyant son teint blanchâtre face à l’odeur. Et, faut qu’il s’habitue hein…J’avais eu quelques cas assez intéressant, notamment, un mec qui c’était tiré une balle dans le pieds en nettoyant son flingue. Quand on n’est pas doué on prend pas une arme…mais soit. Enfilant mes vêtements de rue, je dépose mon uniforme dans mon casier et file chez moi pour prendre une douche, me changer et manger un bout. Un message m’indique que je dois retourner au Quantum pour voir si tout va bien en l’absence de Nathanaël, chose que j’allais quand même faire après avoir mangé. Débarrassant ma table pour foutre mon assiette et mes couverts dans le lave-vaisselle, j’enfile ma veste en jeans et choppe mes clefs pour démarrer. Je ne perds pas de temps, la musique à fond dans la voiture, dansant presque sur place comme un abruti de première. D’ailleurs, à un feu rouge je suis presque sûr d’avoir vu la femme dans ma voiture d’à côté rire comme une truie.

Après une petite demi-heure de route je me gare devant le Quantum et sors de la voiture, fredonnant un air complètement abruti, sautillant presque sur place. Je suis de bonne humeur, ne cherchez pas plus loin. Déjà, je vois quelques loups dehors en train de fumer une cigarette, discutant patiemment entre eux. Saluant ceux-ci, je n’entre pas de suite, engageant la conversation l’espace de quelques minutes. Pourtant, un ancien me regarde étrangement, comme nerveux et je ne comprends pas son comportement. Peut-être à t-il un souci. Ou encore, j’ai peut-être de la salade entre les dents ? Bof, je prendrais le temps de parler avec lui plus tard dans la soirée, là, j’ai d’autres choses à faire, notamment vérifier si les jeunes loups ne sont pas en train de faire du grand n’importe quoi. Poussant les portes du bar, j’entre dans la foule, saluant de nouveau plusieurs personnes dont de vieux loups qui étaient dans la meute depuis pas mal de temps. Certaines souris avec un air crispé. Mais merde, ils ont un balai dans le cul ce soir ? Enfin, il y en a un qui pose sa main sur mon épaule et approche de mon oreille. « Respire et retournes toi lentement… » What ? Je fronce les sourcils, interrogateur et me tourne directement en direction indiquée pour me figer…Non, je deviens fou ? Y avait quoi dans mon steak ? On m’a encore lancé un sort ou j’hallucine total ? Impossible, il ne peut pas être là. « Lorcàn ? Non, impossible, il est mort. » Je me parlais à moi-même, ignorant les quelques regards tournés vers nous. « Non, c’est lui. » Cette simple confirmation me fit sortir de mes gonds. Si l’Oméga avait le don de calmer les tensions, là, il avait lamentablement échoué sur les miennes. En-même temps, il faut dire que la rage qui m’a envahie sur le coup n’était absolument pas gérable.

Mon regard croise le sien et mes yeux changent radicalement de couleur, passant du marron au jaune loup. J’avance vers lui à une vitesse hors du commun, alors que les loups sur mon passage s’écartent instinctivement. Là, j’aurais bien aimé que Nathanaël soit là pour m’ordonner de m’arrêter. En quelques secondes je me retrouve devant mon défunt mari pas si mort que ça, lui envoyant mon poing dans la gueule. Oui, effectivement il était bel et bien vivant et fait de chair et de sang… « Espèce de fils de pute ! » Bonsoir la vulgarité, bravo…bon, il n’y a pas de jeunes oreilles ici, heureusement. Je tremble, le cœur battant dans ma poitrine, le regard furieux. « Dans la cuisine, maintenant ! » Ce n’était pas négociable, c’était un ordre. Oui, j’usais clairement de mon statut de Second puis lui intimer d’aller foutre son cul dans la cuisine du quartier général. Ben quoi, il croyait que j’allais être en mode : oh mon amour tu es vivant, je t’aime, t’es l’homme de ma vie faisons des bébés. Crève ! Sans l’attendre je file dans la cuisine et plaque mes mains sur la table, je dois respirer un bon coup. Dès que je sens sa présence dans la pièce, je lève les yeux vers lui. Il est là…il est véritablement là. « Tu es mort…je t’ai tenu dans mes bras, j’ai vu ton corps de mes propres yeux… » Oui, cette scène je ne peux pas l’oublier, elle est encore gravée dans ma mémoire.



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Sujet: Re: Son of a bitch (Ciarcan)   Ven 23 Sep - 16:23

Il était revenu dans une meute et c’était étrange. Lorcàn s’était rapidement renseigné pour se rendre compte que Ciàran était second de la meute. Il pouvait choisir de fuir, ou pas. C’était cela ou aller dans la meute du nouvel ordre et franchement il ne voulait pas. Alors il allait devoir l’affronter. Personne ne lui avait posé de questions, même s’il pouvait les lire dans leurs yeux. Il préférait rester silencieux et attendre. Lorcàn percevait bien la tension, mais restait calme. Il n’avait pas de job, alors il dormirait dans le QG de la meute. Il avait pris soin de demander quand Ciàran rentrerait. On l’informa que cela ne serait pas avant une ou deux heures. L’oméga décida alors de faire un tour dans le quartier et cela ne manqua pas, une petite brunette se leva. « Je t’accompagne. » Elle était déterminée, il la toisa. Elle voulait probablement venir car son instinct le lui dictait. Lorcàn n’était pas d’humeur à lui montrer qu’il pourrait très bien lui dire non, alors il accepta. Elle l’accompagna et le suivit, même dans chinatown. Lorcàn appréciait vraiment ce quartier. L’oméga ne parla pas, faisant quelques courses l’air de rien. D’où lui venait l’argent ? De quelque part ! Mais d’où ? Jamais il ne le dirait.

Il acheta des épices, du thé, mais aussi des objets pour faire fuir la malchance. Il sentait bien l’impatience de la jeune louve. « Tu étais mort, non ? » Ah, Lorcàn la regarda et la vit rougir violemment. Il ne draguait pas les filles, aussi belles soient-elles, elles le laissaient indifférent. Elle dut comprendre qu’elle n’obtiendrait aucune réponse avant longtemps. Si elle voulait savoir toute l’histoire, elle devrait attendre. Le portable de la louve vibra, elle répondit et se tourna vers Lorcàn, il comprit aussitôt, Ciàran rentrait. Il grimaça à cette pensée. Durant trois ans il avait fui à travers les Etats-Unis, allant jusqu’au Canada. Il n’était même pas retourné en Europe, il aurait trop inquiété ses parents. Ses parents qui l’avaient cru mort aussi. Tout ceci lui donnait la migraine. Un soupir discret lui échappa et il retourna dans le QG de la meute. Les loups étaient nerveux, surtout les anciens qui avaient été dans la précédente meute et n’avaient pas oublié Lorcàn. Le brun était étrangement calme alors qu’il dégustait un soda. Quelqu’un murmura que l’oméga risquait de se faire frapper, mais le brun en doutait. Peut-être serait-il surpris.

Il était nerveux, nerveux de devoir faire face à son mari qu’il avait abandonné depuis trois ans. Il ne savait pas dans quel état il le retrouverait et ne l’avait pas demandé. Il voulait le voir de ses propres yeux. Un murmure retentit et Lorcàn tourna la tête. Il était là, Ciàran. Il se leva, lentement. Il pouvait percevoir sa colère et voir son regard non humain. Il ne recula pas alors que son mari s’approcha rapidement. Lorcàn ne s’y attendait pas, mais le poing s’écrasa contre sa joue. Il en eut le souffle coupé et ne bougea pas, choqué. Son corps trembla, mais il se maîtrisait et posa son regard sur Ciàran. « Salut Ciàran. » Sa voix était étrangement rauque. Il ne s’y était pas attendu, mais les sentiments endormis étaient revenus dès qu’il avait senti son odeur. Il avait toujours son mari dans la peau, même après sa disparation. C’était pire, comme si le manque le rendait fou. Il ne bougea pas, mais quand l’ordre éclata, il dut s’y soumettre. Il détestait quand on faisait cela, mais il ne pouvait pas se rebeller et se rendit dans la cuisine. Il se massait la joue, vexé d’avoir été frappé.

Il entra dans la cuisine à la suite de Ciàran et ferma la porte tout en le fixant. Silencieux comme une tombe. Il ne savait pas comment dire les choses, quoi dire surtout. Il l’écouta et enfonça ses mains dans ses poches. « Je sais. » C’était lui qui avait mis en scène cela, avec le sorcier. Car il avait touché le fond, tout simplement. « Ce n’était pas moi, c’était un autre. » C’était dit. Lorcàn resta silencieux, laissant le temps à son époux de comprendre ce qui se passait. « Je suis vivant. » Ah oui cela, il l’était bien. « Je suis rentré… » Il ne savait pas comment dire les choses qui trottaient dans sa tête. Lorcàn savait ce qu’il ressentait, ce vide qui se comblait enfin. « J’avais besoin d’air… » Trois ans d’errance pour comprendre qu’il aimait encore cet homme. Il ne pensait pas le retrouver à Chicago. Mais maintenant qu’il était face à lui, il était heureux de le voir. Sauf que la partie ne s’annonçait pas gagné d’avance. Leur couple avait toujours été compliqué, terriblement compliqué et Lorcàn en était la cause. Son second allait-il lui demander de partir ? Il le redoutait soudainement.

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Sujet: Re: Son of a bitch (Ciarcan)   Ven 23 Sep - 17:05



Son of a bitch
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La colère semble s’être emparée de chaque parcelles de mon corps, mais également l’incompréhension, la surprise, l’étonnement sûrement la peine aussi. S’il était vivant c’est qu’il était parti pour une bonne raison, sûrement volontairement sinon il m’aurait appelé. Pourquoi n’avait-il pas appelé ? J’avais tellement souffert de son absence, mettant ma vie entre parenthèse suite à sa « mort ». J’avais cru que mon monde c’était écroulé autour de moi. La douleur m’avait mené tellement loin, j’avais tellement changé durant cette époque. Je m’étais renfermé sur moi-même, éloignant mes proches, mes amis qui heureusement avaient réussi à me faire remonter la pente. Sait-il seulement à quel point j’avais cru crever sur place en voyant ce cadavre devant moi ? Trop d’émotions d’un coup et je ne pus contrôler mon poing qui avait atterri directement sur sa joue, un grondement féroce s’échappant de mes lèvres tel le loup que je suis. « Salut Ciàran. » Est-il sérieux ? Salut Ciàran ? Non mais…Je gronde une nouvelle fois, l’obligeant à se diriger vers la cuisine. Lorsque Nathanaël n’était pas dans les parages, les loups me devaient obéissances tant que ça n’allait pas à l’encontre d’un ordre de notre alpha. Généralement, j’évitais d’user de mon nouveau statut, aimant me mêler aux autres comme l’ancien loup que j’avais été. Mais là, je ne pouvais pas faire autrement, il fallait nous éloigner de la foule. Inutile de laver notre linge sale en public. Je me refugie donc dans la pièce alors qu’il ferme la porte derrière lui. Rapidement, je sens son état d’Oméga prendre le dessus sur moi, me calmant légèrement, bien que la colère soit toujours bien présente. C’est pour ça également que je l’avais toujours aimé, que j’avais sûrement accepté bien trop d’infidélités de sa part. L’amour rend aveugle, c’est malheureusement bien connu.

Je ne le regarde pas directement, le regard cloué sur cette table qui attire toute mon attention. « Je sais. » Il le sait… « Non, tu ne sais rien. » Oui, il ne sait rien de ce qui s’est passé dans ma tête à ce moment-là. A-t-il entendu les hurlements de douleurs lorsque j’ai compris que je l’avais perdu ? Lorsque Ashen tentait de m’éloigner de ce corps qui n’était pas le sien, alors que je m’y accrochais fermement, essayant de recoller les morceaux éparpiller dans la ruelle ?  « Ce n’était pas moi, c’était un autre. » Un grondement sort de mes lèvres, résonnant dans ma gorge, écho de ma colère mais également de ce sentiment de trahison qui me brûlait de l’intérieur. Je lève enfin les yeux vers lui, ceux-ci n’arrivaient plus à récupérer cette couleur noisette. J’avais beau être loup depuis l’âge de douze ans, il y a des maux qui ne peuvent pas être contrôlés. Ce n’était pas son corps, ça, je pouvais m’en douter à présent. Mais pourquoi ? Pourquoi et surtout comment… Comment avait-il pu me faire ça ? Je lui avais dédié ma vie, mon temps, mon existence. Jamais je n’avais été infidèle, pas même lorsque je sentais l’odeur d’un autre sur lui. Pas même lorsque je m’enfermais dans la salle de bain, le cœur serré, alors que je le savais ailleurs…Non, j’étais resté à ses côtés, acceptant le fait qu’il avait besoin d’autre chose. Tant qu’il revenait vers moi, j’étais simplement heureux.  « Je suis vivant. » Je me redresse, le regard fiévreux, le cœur malmené. « Je suis rentré… » Non, pour moi il n’était pas rentré, il n’était pas vivant. Qu’importe ce qu’il dirait, il resterait mort à mes yeux, il n’existait plus. Je ne voulais plus souffrir, je ne voulais plus plier.

« J’avais besoin d’air… » Besoin d’air ? C’est comme s’il venait de m’enfoncer un coup dans le ventre, m’empêchant ainsi de respirer. C’est comme si, cruellement, il serrait mon cœur de sa main, l’empêchant de barre. « Tu avais besoin d’air… » Un simple murmure froid et ironique, miroir de ce que je pouvais ressentir à l’heure actuelle. « Je ne t’ai jamais étouffé Lorcan ! Justement, j’étais bien trop laxiste avec toi. Tu n’avais pas assez d’air quand tu allais baiser les autres ? Quand tu revenais à la maison sans même avoir pris la peine de te laver, puant l’odeur d’un inconnu à plein nez ? » Ma voix se fait menaçant et s’élève dans les airs, augmentant au fur et à mesure. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que les larmes tentent de se faufiler à travers mes paupières. Oui, j’ai beau être physiquement un gros baraqué, j’ai toujours été plus émotifs bien qu’en général, j’arrive à le cacher. « Tu as pensé à ce que moi j’allais ressentir hein ? Ce que j’ai ressentis durant trois ans ? Tu m’as bousillé Lorcan, tu m’as brisé. Comment as-tu osé simuler ta mort, pourquoi n’as-tu simplement pas demandé le divorce hein ! Après tout, tu allais déjà baiser ailleurs à tout va, je n’aurais pas refusé de divorcer si ça avait été ton bon plaisir… » Cette fois je criais, essayant de retenir l’eau salée qui menaçait clairement de rouler sur ma joue. « Et tu oses rappliquer ici, en disant que tu es rentré ? Je…Putain si ça tenait qu’à moi, tu serais déjà ta gueule dehors Lorcan. » Oui, sauf qu’au final, ça ne tient pas à moi mais à Nathanaël et, finalement, on ne crache pas sur un loup et encore moins un Oméga.

« Pendant trois ans j’ai pleuré l’homme que je n’ai jamais aimé, ne pouvant me rapprocher d’un autre à cause de l’amour que je te portais et ce, même en te croyant mort…tu es mort à mes yeux Lorcan, l’homme que j’aimais n’est plus, il n’aurait jamais osé me faire ça. » Cette fois ça en était fini, les larmes c’étaient emparées de mes yeux. Néanmoins, je restais droit et fier, tremblant de part et d’autre, tentant de contrôler le loup en moi qui ne demandait qu’une chose, sortir. Pas pour attaquer l’Oméga, non, mais plus pour le retrouver.



1004 mots - post 3 - 24h


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Sujet: Re: Son of a bitch (Ciarcan)   Sam 24 Sep - 15:47

Cette conversation Lorcan l’avait énormément imaginée. Il regarda son mari qui lui affirma qu’il ne savait pas. L’oméga n’osait imaginer sa douleur, en fait, il avait tenté d’imaginer. Cela n’avait pas été facile de partir, de monter ce plan dans l’ombre et de dire adieu au petit matin à sa manière. Il était parfois maladroit, mais il le dit, il avait eu besoin d’air, de réfléchir. Il avait été convaincu que Ciàran ne l’aurait pas laissé partir, pas ainsi du moins, aussi facilement. Un mort ne pouvait être retenu. Il n’appréciait pas comment son époux parlait, il pouvait sentir sa colère. Il avait donc la preuve, Lorcan s’était toujours demandé si Ciàran savait pour les autres, mais bien sûr que son compagnon savait. Il y avait eu tant d’autres, mais sans cesse il était revenu auprès de cet homme qu’il connaissait depuis dix-huit ans. Quel genre de couple tenait autant d’année ? Pas beaucoup à son humble avis. Il laissa parler Ciàran, il était triste pour lui. Lorcan savait que c’était sa faute. C’était sa faute s’il était dans un tel état émotionnel après tout. Il n’aurait jamais dû revenir, ou alors ne pas se faire passer pour mort, mais c’était fait. Il n’avait plus qu’à assumer et garder la tête haute. « Je n’étais pas capable de divorcer. » Dit-il avec douceur après les cris de Ciàran.

Mais la suite l’acheva, les mots le frappèrent et le loup oméga recula. Il sentit sa bête touchée. Un loup vivait en meute par nature. Trois ans d’errance cela avait été dur. Lorcan ne savait pas quoi faire. Il savait que Ciàran le haïssait, mais là, c’était fort. Il ravala sa fierté. « Je peux partir. » Il se soumettait volontairement. Il n’imposerait pas sa présence si elle était insupportable. Un oméga était toujours bien accueilli, mais si c’était pour subir la rage de son second, jamais. Le loup le savait, il n’aurait jamais dû revenir. Ciàran méritait malgré tout de savoir la vérité. Il apprit la vie que son époux avait eu durant trois ans, une vie de souffrance. Cela faisait mal de s’entende dire qu’on n’était plus l’homme qu’on aimait, mais c’était vrai. Lorcan regarda Ciàran trembler, mais qui restait fier. L’oméga recula pour tenter de ne pas l’envahir avec son pouvoir, mais son pouvoir ne se contrôlait pas, c’était sa nature, son aura. Il espérait que son époux ne serait pas assez fou pour l’attaque, mais normalement aucun loup sensé ne ferait cela à un oméga. C’était sa seule manière de survivre. « Je savais… Que tu souffrais, je l’ai toujours soupçonné. Tu ne m’as jamais rien dit alors qu’on savait les deux la vérité. Je ne pouvais pas divorcer Ciàran et te laisser partir, je t’aimais toujours. » Il n’osait pas lui dire qu’il l’aimait encore, ce serait trop.

Il fallait y aller doucement dans ce genre de situation. « C’était mieux que je disparaisse. J’espérais que ce serait plus facile pour toi. Personne ne saurait alors ce qui c’était passé, ce que je t’avais fait et tu étais libre de mener ta vie… Je… C’était mieux ainsi. » C’était ainsi, il était parti car il était un conard sans fond incapable de divorcer et que Ciàran ne divorcerait pas. Il avait préféré fuir, répandre son poison partout. Lorcan avait conscience de ne pas être l’époux de rêve, mais il était ce qu’il était. « Je n’ose pas imaginer ce que tu as vécu… Je m’en excuse Ciàran. » Ses excuses étaient sincères. Il était désolé, mais il ne pouvait rien effacer. Il aurait voulu s’approcher de l’autre loup et lui essuyer les larmes, mais mieux ne fallait-il pas. Il ne fallait pas qu’ils se touchent, non. Il amadouerait trop Ciàran et il ne voulait pas. Il préférait affronter sa colère et sa peine. Il préférait affronter ce regard de loup. Il lui avait manqué et c’était probablement une des raisons qui avait fait qu’il était de retour. Il avait espéré le croiser sans même penser une seconde que croiser un mort qui marchait c’était vraiment craignos. Lorcan ne pensait pas que partir serait une bonne idée, mais il était prêt à écouter Ciàran et à lui donner les rênes de son destin une fois dans sa vie.

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Sujet: Re: Son of a bitch (Ciarcan)   Sam 24 Sep - 17:09



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Si Lorcan n’était pas un Oméga, je pense que dès lors, je lui aurais foncé dessus pour l’étrangler. Hors, son statut fait que je n’en ressens pas spécialement l’envie. Oh, je suis franchement en colère, voire pire, mais mon instinct de loup m’empêche de vouloir lui faire plus de mal qu’en rêve. « Je n’étais pas capable de divorce. » Pardon ? Il n’était pas capable de divorcer ? Non mais, il se foutait royalement de ma gueule en vrai. Et moi dans tout ça hein ? Donc, parce que monsieur était incapable de divorcer j’avais dû payer les pots cassés ? C’était énorme comme excuse quand même, en tout qu’à, à mes yeux. Je lui balance que si ça ne tenait qu’à moi il serait déjà dehors, ce qui en soit était relativement faux. Pourquoi ? Encore une fois Lorcan est un Oméga, ce genre de loup est très précieux dans une meute et qui plus est, c’est rare. Du coup, oui, si j’avais été l’alpha j’aurais dû ravaler ma fierté, ma colère pour le bien de la meute. Mais bon, la colère avait parlé à ma place, la douleur également parce que j’avais l’impression que chaque parcelle de mon corps me faisait terriblement souffrir. Je peux voir dans son regard que mes paroles l’ont touchées. Tant mieux, c’était l’effet désiré. « Je peux partir. » Je sens en moi le loup gronder contre l’homme que je suis. Je suis incapable de lui répondre, je suis incapable de le mettre dehors. De toute façon, ce n’était absolument pas de mon ressort. Je n’étais pas l’alpha, je n’avais donc pas ce genre de pouvoir, je n’étais que Le Second et je m’en portais assez bien avec ce simple statut. Je grogne légèrement tel l’animal que je suis, cherchant à esquiver ses paroles.

Il recule et ça ne me fait absolument rien. Bien trop blessé à l’heure actuelle pour comprendre quoi que ce soit, pour laisser un quelconque sentiment m’envahir, un quelconque souvenir agréable remonter. Je cesse pourtant de trembler, le loup s’abandonnant à la présence de l’Oméga après que l’homme aille vaillamment combattus pour rester en colère. « Je savais… Que tu souffrais, je l’ai toujours soupçonné. Tu ne m’as jamais rien dit alors qu’on savait les deux la vérité. Je ne pouvais pas divorcer Ciàran et te laisser partir, je t’aimais toujours. » Je secoue la tête de droite à gauche, me laissant tomber sur une chaise. « Quand on aime, il me semble qu’un homme suffit. » Oui, je n’avais pas pu résister à lui balancer ces paroles qui auraient dû sortir depuis bien longtemps. J’avais toujours été fidèle, toujours. Pas une fois je n’avais éprouvé le besoin d’aller voir ailleurs. Oh, j’y avais pensé quelques fois, lorsque la rage s’imposait à moi en le sachant avec un autre. Mais pas par envie, non, par vengeance. Je n’avais jamais sauté le cap, bien trop respectueux de cette union qui nous unissais. Au moins, moi, je pouvais me tenir fier devant lui, je n’avais pas grands choses à me reprocher à part mon sale caractère par instant. Passant une main dans mes cheveux, je décide de ne rien dire, de le laisser continuer. Je me calme, mais la douleur, ne disparait pas. Si seulement il avait ce don… « C’était mieux que je disparaisse. J’espérais que ce serait plus facile pour toi. Personne ne saurait alors ce qui c’était passé, ce que je t’avais fait et tu étais libre de mener ta vie… Je… C’était mieux ainsi. » Je lève brusquement les yeux. Non, là il me déballait bien trop de conneries pour que je reste insensible.

« Plus facile pour moi ? Putain Lorcan, nous étions mariés depuis treize ans ! Comment voulais-tu que ça soit plus facile pour moi de voir l’homme que j’aimais plus que tout au monde, mort devant mes yeux. » Je fronce les sourcils en signe d’incompréhension total. Était-il aussi stupide ? Pensait-il vraiment que ça aurait été plus facile pour moi de croire à sa mort ? J’avais eu l’impression qu’on m’arrachait le cœur de la poitrine, j’avais souhaité mourir à de nombreuses reprises… « Je n’ose pas imaginer ce que tu as vécu… Je m’en excuse Ciàran. » Je serre de nouveau les dents, détournant le regard pour observer le mur sur ma gauche. « Toutes les excuses du monde ne pourront excuser ton acte. » J’avais dit ça dans un murmure lassé, brisé. Je suis passé de la colère à la peine la plus total, à la douleur enivrante et dévorante. Je ne pleure plus, néanmoins, c’est justement à ce moment-là qu’il faut s’inquiéter avec moi. Je croise les bras sur la table de la cuisine, gardant durant quelques secondes le silence le plus complet. Je ne réfléchis pas, j’essaye juste de ne pas sombrer devant lui, de garder la tête haute, mais c’est difficile surtout devant un homme qui me connais depuis des années. « En bon Second je ne peux décemment pas cracher sur un Oméga, de toute façon, je n’ai pas ce pouvoir. Les loups ont besoin de stabilité, tu es là pour ça, tu resteras donc avec nous si c’est ce que tu souhaites. » Je ne le regarde pas tout en parlant, je n’y arrive pas, c’est vraiment dur pour moi. « Je suppose que, si tu es là, c’est que tu attends le divorce que tu n’as pas réclamé il y a trois ans. »

A vraie dire, je ne vois pas trop d’autres raisons pour laquelle il serait revenu ici, alors que j’y étais également. Il savait qu’il allait forcément se faire surprendre, que son secret allait exploser. Il devait donc être prêt à divorcer. Sans lui laisser le temps d’argumenter, je dis simplement en levant doucement les yeux vers lui. « Et tu devras encore attendre, de toute façon, nous ne sommes plus à quelques années près hein. » Oh oui, il avait bien entendu. Je n’allais pas divorcer si facilement. Pourquoi ? Parce que si c’est ce qu’il cherchait il allait ramer, juste par fierté, juste pour le faire chier. Sauf que si il ne cherchait pas le divorce, je venais alors de passer pour un con…


1036 mots - post 5 - 24h


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Sujet: Re: Son of a bitch (Ciarcan)   Dim 25 Sep - 10:52

Lorcan avait beau n’être ni un dominant, ni un soumis, se manger la colère de son époux ne lui plaisait pas. Il était vexé, mais aussi agacé. Néanmoins il semblait impassible. Il avait toujours été ainsi, étrangement calme, mais dessous la tempête grondait. Il savait bien que quand on aimait on restait fidèle, mais cet adage ne lui avait jamais convenu. Lorcan avait souvent tenté de comprendre son comportement, son incapacité de quitter Ciàran et de revenir auprès de lui. A un moment il avait arrêté de chercher, tout simplement. Il n’avait rien à répondre à cela, il ne se défendait même plus. Il avait d’autres batailles à mener. « C’était plus facile que de me voir rentrer avec l’odeur d’un autre. » Sa voix était catégorique, ferme. Il avait dit cela après les paroles de Ciàran concernant son supposé cadavre. Dans la logique de Lorcan, c’était cohérent. Faire face à un mort était plus facile qu’à un époux infidèle. Il se dit que peut-être aurait-il dû resté caché, changer de continent. Son retour semblait faire plus de mal que de bien. Aucunes excuses ne pourraient effacer la peine, mais il s’était excusé. Ce serait à son époux de choisir quoi faire avec tout cela. Son instinct d’oméga le poussait à vouloir rassurer son second et l’apaiser, sauf qu’il ne bougeait pas, il se contentait de le fixer.

Son rôle d’oméga lui sauvait la vie depuis sa tendre enfance et il le savait. Au début il avait vu cela d’un bon œil, mais à trente-quatre ans, Lorcan en devenait blasé. Il savait qu’il allait ramer dans cette meute avec un second furieux et un Alpha peu sympathique, mais il ferait avec. Cela ne le tuerait pas, on ne le frapperait pas. Il devrait ravaler sa fierté et jouer son rôle d’oméga au détriment de sa personnalité. Ce n’était pas si grave au fond, son loup serait satisfait, pas l’homme, clairement pas. Un mort qui revenait à la vie était bien accueilli dans les séries et films, mais pas lui car il n’était pas un mort. Il était un vivant qui avait dupé les vivants de la pire manière. Lorcan se demanda si c’était pour cela qu’il essuyait la colère de tout le monde. Peut-être bien, il avait été malin, bien plus malin qu’il ne le montrait habituellement. L’oméga sentait la migraine venir et il avait bien envie de sortir, un refuge pour lui pour oublier la vie qui l’attendait ici. Il se massa la nuque pour détendre ses muscles endoloris. Sans comprendre comment, Ciàran parla de divorce et le loup regarda son époux en se demandant s’il faisait exprès de dire des conneries. Il avait toujours été ainsi et l’oméga ne s’en était jamais offusqué. Lorcan appréciait cette partie de sa personnalité. A l’époque, il aurait ri, souri, mais son visage restait impassible, détaché.

En trois ans il s’était transformé, devenant plus dur, plus détaché du monde. Il n’était pas blasé, il était juste en dehors de la réalité qui l’offusquait. Trois ans d’errance, cela avait le mérite de faire revoir les priorités. Les paroles de Ciàran le firent sourire intérieurement, mais il se contenta d’arquer un sourcil. « Je ne viens pas te demander le divorce. Si tu le souhaites, demande-le. Je ne suis pas venu pour ça. » Il croisa les bras sur son torse et le regarda. Lui aussi était capable d’être féroce, bien sûr si Ciàran exerçait son pouvoir de second, il se soumettrait facilement. Lorcan ne défiait pas en le regardant, il ne défiait jamais. « Tu es encore mon époux Ciàran. » Il ne comptait pas demander le divorce et il ne signerait aucun papier. Il voulait récupérer son mari après trois ans d’absence. C’était totalement gonflé de sa part, mais il était ainsi. Il savait que la tâche serait ardue et il ne comptait même pas informer Ciàran ou lui demander son avis. Il allait prendre et faire ce qu’il avait à faire. Il se doutait que son second ne se laisserait pas faire, mais Lorcan appréciait particulièrement les défis.
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Son of a bitch (Ciarcan)
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