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 Round 2 [Axel & Lyall]

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Sujet: Round 2 [Axel & Lyall]   Jeu 8 Sep - 13:13


Saleté de téléphone. Je savais pertinemment à quel endroit j'avais perdu l'appareil qui me sert majoritairement pour mes contacts d'affaire. C'était plus facile comme ça, diviser travail et vie personnelle. Un téléphone pour un et un téléphone pour l'autre. Même si ma vie personnelle en était réduite à un cercle très restreint de personnes. On se demande bien pourquoi quand on sait que je suis un connard de première qui se préoccupe généralement davantage de sa propre personne que des autres. Généralement. Parce que toute règle a tout de même son exception. Il y avait un cercle encore plus restreint de personnes qui pouvaient réellement se vanter être suffisamment proche de moi pour que j'aie envie de me mettre dans le pétrin pour eux sans réellement prendre le temps de réfléchir. Ses personnes-là avaient un avantage sur toute rencontre future que j'effectuerais au cours de mon existence. Elles m'avaient connu à une époque de ma vie où j'en étais encore à perfectionner mon actuel statut de connard. Une époque de ma vie où j'étais encore fragile même si je ne voulais pas l'admettre. Une époque que je ne peux qu'espérer bien loin derrière moi. Le problème c'est cette splendide ecchymose que je porte au menton. L'ecchymose provenant justement de l'endroit où j'avais perdu mon téléphone. Pas que mon téléphone visiblement puisque sinon je ne me trouverais pas ici en ses instants.

Où suis-je exactement? Je suis assis dans un café, rien de bien extravagant, à une minuscule table et je fixe à tour de rôle ma tasse de café noir, bouillant, et à peine entamé. À côté de la tasse traîne lamentablement le journal d'un compétiteur. Ça m'arrive à l'occasion de les feuilleter. Soit pour me conforter et me dire que je ne m'en sors pas si mal tout compte fait, soit pour noter le nom des journalistes qui ont du potentiel pour tenter de leur dénicher un nouveau boulot. Un nouveau boulot pour moi évidemment. Quelle meilleure façon de vaincre la compétition que de leur subtiliser leurs meilleurs éléments? Il suffit des bons mots et quelques billets et le tour est joué. En bonus, ça me permet de virer les incapables qui osent se prendre pour des journalistes. Bon, je ne suis pas un pro, mais comme tout le monde j'arrive à faire la différence entre un déchet et un texte respectable. Bref, tout ce qui est un avantage pour moi et une plaie à l'existence des autres est nécessairement une bonne chose.

À côté du dit journal que j'ai terminé de feuilleté depuis un moment déjà se trouve une petite assiette vide. Une assiette que la serveuse essaie désespérément de remplir avec des biscuits ou pâtisseries en tout genre. Innutile de dire que ça me file un mal de cœur à chaque fois, mais bon je ne suis pas con non plus. Je vois bien comment elle me regarde celle-là. Elle admire toute la simplicité du look tee-shirt et jean qui me fait peut-être paraître un peu plus jeune qu'avec le complet cravate que je porte à l'occasion. Elle détourne le regard dès que je pose les yeux sur elle et, le comble, c'est qu'elle en rougit presque. Bon, c'est évident que ça ne me déplait pas forcément, surtout avec la gueule que j'ai. Ça doit me donner ce look 'bad boy' que les filles aiment tant. Ça m'amuse même de la voir essayer si fort de me vendre quelque chose simplement pour venir me voir à ma table, mais ça n'en reste pas moins agaçant au possible. La pauvre je ne suis pas d'humeur pour ça aujourd'hui. Plus vite je vais me tirer et mieux je me porterai en fait. Dis-je alors que je suis tout de même arrivé avec une bonne demi-heure d'avance.

Tout ceci pour dire que je suis assis là avec ma gueule de bagarreur à attendre un blond avec un manteau de cuir qui a visiblement trouvé mon téléphone, mon numéro de téléphone personnel que je devais avoir griffonné quelque part et mon veston. Ce qu'il me reviendra je ne le sais pas, mais c'est déjà bien sympathique de sa part d'avoir fait preuve d'honnêteté. Surtout avec les circonstances de la perte. L'autre con que j'ai allumé avant de me tirer. Tout ça pour une connerie. C'est toujours pour une connerie. On croirait presque que l'espèce humaine ne cherche que ça prendre sur la gueule. Tout ce que j'espère c'est qu'il a appris sa leçon ce crétin. Enfin, j'espère surtout ne jamais le revoir de toute mon existence parce que bon, on se mentira pas, il avait de ses muscles et ça serait un comble de craquer pour ça. Même si ce que j'ai tâté... Disons qu'il était pas mal foutu.

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Sujet: Re: Round 2 [Axel & Lyall]   Jeu 8 Sep - 20:01

Ce sale petit enfoiré t'as bien eu. Un coup de genou dans le ventre, le majeur brandi derrière la vitre de sa voiture, tout ça juste après t'avoir chauffé. Autant dire que s'il était resté un peu plus longtemps, tu lui en aurais fichu - encore - une dans la tête. Mais cette enflure est partie, laissant veston, téléphone et carte de visite. Il n'a pas du le remarquer, mais en tout cas tu n'as pas manqué de tout ramasser avant de rentrer chez toi. T'as demandé à un de tes potes de regarder au téléphone voir ce que tu pouvais en tirer, mais étant un téléphone professionnel, il n'y avait rien grand chose. Tu as pensé un temps bousiller ses contact via quelques sms, mais finalement tu t'es dis que ça n'en valait pas la peine et qu'il y avait de toute manière une chance qu'il ait prévenu tout le monde de la perte de son téléphone et qu'il ne fallait donc pas faire attention s'ils recevaient des textos spéciaux. Enfin, ça t'aurais bien fait rire cette petite vengeance, malgré le fait qu'elle soit puérile. Mais du coup il te restais sa veste sur les bras, et une carte où était griffonné un numéro de téléphone. T'as voulu voir à quoi ça menait, alors tu as essayé, sobre, honnête homme. T'as envoyé un sms, t'as même été jusqu'à lui proposer de lui rendre son bien devant un café. Tu jubiles de la tête qu'il fera quand il verra que c'est toi qui as ramassé ses affaires. Dix-huit heures, rendez-vous au starbuck, le truc le plus normal du monde. Tu finis ta journée un peu plus tard que prévu, mais tout juste pour être à l'heure, voire cinq minutes en retard. T'avais pas envie d'arriver à l'avance de toute façon, parce que comme ça, tu vas voir son visage se décomposer. Et tu sais que ça n'aurais pas le même effet si c'était lui qui arrivait après toi. Tu comptes sur sa ponctualité, même si tu le connais pas. Ta veste sur le dos, la sienne restée chez toi, tu mets ton casques. Juste, tu vérifies si son téléphone est toujours dans ta poche et tu enfourches ta moto, qui vrombi déjà. Elle est tellement chouchoutée celle-là. Tu imagines déjà la tronche qu'il va tirer quand il comprendra que c'est toi qui as son téléphone. T'as veillé à ne pas dévoiler dans les sms qui tu étais, même si tu en mourrais d'envie, juste pour le savoir en rage. Ce petit con aurait bien mérité que tu ne lui rendes pas ses affaires, mais t'es bon prince. Tu pardonnes. Et puis comme ça, tu pourras lui réclamer un café - et tu prendras un brownie de chez starbuck, aussi, tant qu'à faire. Il te dois bien ça, puisque tu viens lui rendre ses affaires. Enfin, il manque sa veste : tu n'avais pas la place ni l'envie de la prendre avec toi. Et puis merde, même si elle est trop petite pour toi, tu lui trouveras bien une utilité. Tu ricanes, avalant la distance qui te sépare du café en quelques minutes seulement, c'est bien pratique la moto pour se faufiler dans le trafic. Tu fais exprès de passer devant la terrasse, juste pour être sûr qu'il est déjà là avant d'aller te garer sur le trottoir. Oui, bon, ça devrais pas vraiment durer plus de cinq minutes, donc c'est pas réellement un soucis, tu gênes pas en plus. Enfin, tu descends, enlevant directement ton casque. Tu avais pensé l'enlever juste devant lui pour l'effet de surprise, mais il fait chaud là-dessous. D'un geste à la l'Oréal, tu mets tes cheveux en arrière, pour ne pas être gêné. Tu ne sais pas s'il t'as vu, s'il pense ou non à une coïncidence, mais en tout cas tu te diriges vers lui sans dévier. Il est en terrasse en plus, et tu marches à pas mesurés, essayant de distinguer de la colère ou de la surprise dans ses prunelles. Tu finis par arriver à sa hauteur, face à sa table et tu t'installes, hélant la serveuse pour qu'elle t'apportes un café. Autant qu'elle serve à quelque chose cette fille, à tourner autour. T'imagines bien que c'est lui qui l'attire, tout le monde est attiré par les bad-boys, et lui clairement en as l'allure. Ou du moins, il a quelque chose du badboy, ce qui est très agaçant, parce que t'aimes ça aussi. Enfin, à côté de toi, surtout avec ta veste de motard et ton air revêche, il a tout de suite plus l'air d'un chaton. « Parait qu'on a perdu son téléphone ? » Tu lâches, innocent, avant de poser tes coudes sur la table, et poser ton menton sur tes mains jointes. « C'est vraiment bête, n'est-ce pas ? » Tu sais qu'il a compris que c'était toi qui l'avais, mais tu as envie de l'ennuyer, le plus possible. Sinon c'est pas drôle.



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Sujet: Re: Round 2 [Axel & Lyall]   Jeu 8 Sep - 23:05


Le fils de... Il n'aurait pas pu se contenter de me dire que c'est lui qui l'avait ramassé ce con. Oui je sais, ça semblait pourtant évident, mais j'aurais pu l'avoir perdu ailleurs mon veston. C'est tout le but de dire qu'on a perdu quelque chose, on ne sait pas où il est. Quand je pense que je me la suis joué super gentil et professionnel avec lui par sms. Il a bien choisi son endroit. Bondé de témoins dans le cas où j'aurais pu vouloir poursuivre les hostilités. À savoir si c'est vraiment le but de la chose parce que je l'ai choqué le pauvre ou s'il y a une autre raison derrière, ça j'imagine que je vais devoir lui poser la question pour le savoir. Qu'il ne croit pas que ça va m'arrêter. J'en ai des cartes dans mon jeu en matière de 'tu me fais chier, je te fais chier'. Il n'a pas terminé de se mordre les doigts celui-là. Il n'a pas encore vu de quoi je suis réellement capable. Le petit manège auquel il a eu droit ce n'était qu'un avant goût. Il faut simplement trouver le bon timing, les bons mots et le bon geste pour accompagner les circonstances actuelles et pour ça je dois avouer que j'ai déjà plusieurs idées en tête. Quand je ne suis pas mort de trouille généralement j'ai la cervelle qui se débrouille pas trop mal niveau vitesse de réflexion et lui il est loin de me foutre la trouille.

Par exemple, tout ça, je le pense avant même qu'il ne soit devant moi. Il faut dire que je l'ai vu arriver de loin celui-là, ou plutôt je l'ai entendu arriver de loin. C'est que ça fait du bruit une moto. Beaucoup trop de bruit. Ça ne lui suffisait pas d'être un crétin, il devait en plus faire chier la population en entier en leur cassant leurs oreilles avec son engin démoniaque. Je parle de la moto bien entendu. Une moto dont il descend en voulant se donner un peu trop de look en enlevant son casque à la publicité de shampoing. C'est à ce moment-là que j'ai vu sa salle gueule. Le moment où j'ai pris une inspiration si profonde que j'ai eu l'impression d'avoir aspiré suffisamment d'air pour ne pas avoir besoin de respirer pendant un moment. Le moment où je me suis dit qu'il allait payer pour ça. Juste pour avoir fait mine de rien et m'avoir pris pour un imbécile.

Je le laisse tout de même prendre place devant moi, je n'ai pas trop le choix si je veux récupérer mon téléphone, et je bois mon café pendant qu'il hèle la fille qui n'arrête pas de me tourner autour depuis que je suis arrivé. Forcément, elle fait une tête qui mériterait une photo. Je ne sais pas si c'est parce qu'elle a trouvé un nouvel amour en la personne de cet imbécile simplement parce qu'il a une moto et que visiblement ça fait encore plus 'bad boy' que l'ecchymose que je me paie à cause de se pauvre mec ou alors parce qu'elle vient d'avoir une idée que je ne veux pas même imaginer. Je ne veux tellement pas l'imaginer que je ne peux pas même me résoudre à la mentionner. C'est dire comme ça me dégoûte. Cherchez, je ne dirai rien.

« Parait qu'il y a un imbécile qui l'a récupéré. Je ne savais même pas qu'il était capable de faire usage d'une technologie si récente. Lui et son attitude préhistorique, on aurait pu croire qu'il vivait encore dans une caverne en vivant de feu et de chasse. Mais non. Il a été capable de m'envoyer des sms... Impressionnant. »

Je bois une nouvelle gorgée de mon café avant de lui offrir un sourire tout sauf aimable. Vous savez ce sourire qui dit 'Tu vois ce sourire? Imagine que c'est mon majeur qui te dit bonjour.' avec énormément de sincérité. Ce sourire-là.

« Quoique ça me surprend que tu aies décidé de me contacter pour me le redonner. Je t'ai un peu trop chauffé et t'en a pas eu assez mon chou? Fallait choisir un autre endroit pour la rencontre dans ce cas. Je fais pas dans exhibitionnisme. »

Vous vous souvenez le visage de la serveuse que je mentionnais? Bien cette phrase-là a suffit à l'achever. Précisément celle-là. Cette phrase qui a validé sa théorie et brisé tous ses espoirs au passage. La pauvre petite.

« Enfin... à moins que tu t'ennuies déjà de nos petits échanges. Ça serait compréhensible. Je suis tellement sympathique comme mec. »

821 mots & -24h
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Sujet: Re: Round 2 [Axel & Lyall]   Mer 28 Sep - 18:02

Tu sais bien que ce type est un pauvre con, un mec infréquentable. En soi, c'est pareil pour toi. T'es pas un gars bien, pas au sens où les gens veulent vraiment l'entendre. T'es pas un mauvais bougre, t'es pas un pervers narcissique, et si tu peux aider, tu le fais. Seulement, t'es pas fidèle, et rien que ça, ça te classe parmi les gros salopards. C'est con comme les étiquettes vont très vite pour être placées chez les gens. Enfin, tu n'as pas le droit de te plaindre, ce n'est pas à toi que tu fais du mal, c'est plutôt à ces conquêtes délaissées. Si t'étais honnête - mais tu ne l'es pas, pas quand ça concerne les relations de ce type - tu avouerais que tu te fais du mal à toi aussi. Aller voir à droite à gauche, c'est pas la meilleure chose à faire et c'est pas non plus très clean. Enfin, tu te protèges évidemment, c'est pas le soucis. C'est vis à vis des autres, tu passes pour l'enflure ultime, le mec incapable de fermer sa braguette et qui réfléchis qu'avec son engin. T'es plus que ça pourtant, mais devant un beau corps, t'es faible. Tu dis que tu as trop d'amour à donner, et qu'une seule personne ne suffit pas. T'as jamais dit que t'étais monogame, non, mais c'est tellement la norme dans la société actuelle que ça en deviens tacite. Que lorsqu'on se dit « en couple » c'est d'office avec une seule personne. Du coup t'es obligé de te cacher, et au final ça fait pire que mieux puisqu'elles finissent le cœur brisé. C'était pas ton but pourtant, ça le sera probablement jamais d'ailleurs. T'aime pas blesser les gens, pas ainsi. T'as aucun problème pour te battre, ça non, mais c'est encore un tout autre vice. Enfin, ce gars là, ça te déranges pas du tout de lui en avoir collé une. D'ailleurs, l'ecchymose qu'il se paie au menton te donne envie de rire. Tu l'as décidément pas raté, et la belle couleur bleutée t'arraches quand même un sourire. Il doit quand même pas mal t'en vouloir, comme le témoigne ses paroles. Toi, un homme des cavernes ? Tu lèves les yeux au ciel, c'est pas ton trip les cavernes et les slips en peau de léopard. Mais tu ne relèves pas, ça te passe au dessus de la tête ce genre de petites piques sans importances. Tu ne te départis pas de ton sourire, la serveuse arrivant bien vite avec ton café, entendant elle la dernière phrase de l'imbécile devant toi. Le timing est génial, tu ne peux pas t'empêcher de pouffer de rire. Tu t'en doutais bien, vu son air quand même assez coincé, qu'il n'était pas de ce genre-là. Et puis, son mec doit bien le tenir en laisse, et là, vu le magnifique hématome, il est clair qu'il doit pas être très rassuré ce gars. Enfin, c'est pas ton problème, c'est le sien. Tu attrapes ta tasse, tu croises les jambes, avalant une gorgée à ton aise. « Tu as fini ta tirade? » Tu sors dans le même temps que tu la repose sur la table. « Pour info, oui, je sais très bien me servir d'un téléphone, tu en as eu la preuve. Secundo, j'ai juste voulu faire preuve de civisme en te le rapportant. » Tu laisses échapper un long soupir. « Mais si tu ne veux pas le récupérer, il n'y a aucun problème j'irais le revendre, il ne vaut pas grand chose mais ça sera déjà ça en plus. J'y ai vu quelques photos croustillantes, j'en tirerais aussi quelque chose j'imagine. » Tu lèves les yeux au ciel, tu bluffes oui, parce qu'elles ne sont pas aussi croustillantes que ça, mais il y a bien quelques trucs que ton pote hackeur à pu trouver. « Et puis, t'es pas tellement sympathique. Je peux trouver bien mieux comme mec que toi, donc non j'ai pas besoin de ton cul si ça peux te rassurer. » Tu reprends ta tasse, terminant le café d'une traite. « Bon, évidemment, tu m'invites. » Tu lâches, rappelant la serveuse pour cette fois demander à avoir un de leurs cookies géant. T'as faim, t'as rien mangé, et puis ça passe le temps. Et surtout, c'est gratuit, il n'a pas le choix. « Ah et, joli fond d'écran. » Tu lâches, sortant le dit téléphone de ta poche pour le mettre sur ton genou, histoire qu'il le voie, mais qu'il n'y ait pas accès aussi rapidement.


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Sujet: Re: Round 2 [Axel & Lyall]   Lun 3 Oct - 16:59


Ce n'est pas possible avoir envie de frapper quelqu'un à ce point. Il a bien choisi son endroit, définitivement, sinon je crois que je ne me serais pas gêné pour lui donner encore quelques coups en souvenir de notre dernière rencontre quitte à en récolter encore des ecchymoses. Ce n'est pas comme si je n'avais pas l'habitude de toute façon. J'ai vu ma gueule bien davantage teintée de bleu et violet que de sa véritable couleur au cours de ma misérable existence alors quelques marques en plus ou en moins ce n'est pas ça qui va me faire crisser des dents. Ses commentaires par contre, ça a un don pour m'enrager. Un peu. Il faut dire que j'ai les nerfs à crans depuis quelques temps. Probablement les phases de la lune ou une connerie de ce genre. Le monde est pavé de trucs étranges qu'on peut utiliser pour se trouver des excuses bidons et je suis le roi des excuses bidons. Comment expliquer les ecchymoses quand je mettais encore les pieds dans une école sinon? Cours de boxe. Je suis nul pour me battre, mais cours de boxe. C'est ce qui me semblait le plus plausible. Comment ça on me laissait tranquille. J'avais une gueule à faire peur. Les seuls qui osaient s'approcher ils savaient, parce que certains devaient savoir. Lui, ce grand molosse sans cervelle, ne sait pas et je m'en moque. C'est derrière-moi tout ça. Ce qui compte c'est le moment présent et le moment présent me dit que j'aurais peut-être vraiment dû faire boxe histoire de rendre la chose plus crédible à l'époque. Au moins ça m'aurait permis de lui foutre une raclée digne de ce nom à ce crétin.

« Primo faire preuve de civisme aurait été de me donner ce putain de téléphone puis te tirer. On a pas besoin de se prendre la tête avec plus même si visiblement tu prends ton pied à essayer de me faire chier. Secundo, c'est beau de voir les conneries qui peuvent sortir de ta bouche. Je sais parfaitement ce qu'il y a sur ce téléphone et il n'y a franchement pas de quoi s'énerver le poil des jambes. C'est un téléphone pour le boulot, pas le journal de mon existence en vidéos. »

Cet imbécile quand même... Raconter n'importe quoi juste pour m'embêter. Les seules photos qui sont sur cette saleté de téléphone que j'aimerais bien récupérer pour pouvoir me tirer sont des photos que mes employés m'ont envoyés en lien avec leurs articles. Rien de bien croustillant assurément. Puis comment il a pu aller fouiller dans cette saleté de toute façon avec le mot de passe et tout? Oh il n'a quand même pas osé me le craquer ce con. Il n'est visiblement pas conscient de la bêtise qu'il vient de faire. Un sourire mauvais vient flotter à la surface de mes lèvres alors que je l'écoute parler du cul des mecs qu'il pourrait avoir, détail que je note, et qu'il décide de commander une horreur que je dois apparemment lui payer avant de sortir mon téléphone pour le mettre sur son genou.

« Oh je peux bien te payer un cookie vu ce que tu vas devoir débourser... Faudra bien que tu aies quelque chose dans le corps avant d'être ruiné. »

De quoi est-ce que je peux bien parler? Ah ça j'espère qu'il va se questionner.

« Je pourrai assurément avoir une jolie somme en te poursuivant pour atteinte à la vie privée pour avoir fouillé dans mon téléphone. C'est un crime tu sais. Les juges sont pas sympas avec ça. »

Je bluffe moi? Peut-être. Peut-être pas. J'ai assurément ce qu'il faut en termes d'avocats avec le journal même si ça me coûterait un peu trop pour une connerie pareille, mais simplement pour voir la tête qu'il va faire ça vaut la peine de lancer la menace en l'air. Bon... Il pourrait bien me renvoyer la balle parce que j'ai osé toucher son corps beaucoup trop bien sculpté pour ma santé mentale qui essaie de ne pas y penser parce qu'il ne mérite pas même que je m'attarde sur ce détail, mais au vu de la magnifique ecchymose que je me colle il risque d'en baver bien plus que moi. Toutes les cartes étaient dans mes mains et lui... lui bien il aurait un cookie. Mince prix de consolation.

« Alors... tu me le rends ce téléphone qu'on en finisse ou je dois trouver autre chose pour te convaincre de me rendre ce qui m'appartient... Tiens d'ailleurs... T'as fait quoi de mon veston? Tu l'as utilisé comme doudou pour te remémorer le goût de mes lèvres contre les tiennes? Ça en serait presque chou. »

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Sujet: Re: Round 2 [Axel & Lyall]   

 
Round 2 [Axel & Lyall]
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