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 Press play to start [Axel & Lyall]

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Sujet: Press play to start [Axel & Lyall]   Lun 29 Aoû - 23:13


C'est d'un ennui... J'en suis à soupirer si fort que j'en réveillerais les morts. C'est peu dire. J'ai le sentiment que ça ne se terminera jamais ses conneries. C'est impressionnant la quantité de mots qu'une personne peut débiter en l'espace de quelques minutes. C'est aussi impressionnant la quantité de phrases totalement vides de sens qui peuvent être enchaînées une à la suite de l'autre. Il y en a un qui va m'entendre gueuler quand je vais rentrer au bureau il a pas idée. Parce que oui, c'est la faute d'un de ses foutus journaliste ça. Un de ses crétins qui se croient au combien supérieur au reste de l'humanité parce qu'il arrive à écrire deux mots correctement sur une feuille et les faire lire au monde entier qui l'applaudit sans se demander si ça fait le moindre sens ce qui est écrit. 'C'est une personne super connue et ça va faire une exclusivité en or pour le journal alors tu ne peux vraiment pas rater ça boss.' C'est ce qu'il m'a dit. Avant d'ajouter que lui avait une vie et tout ça et qu'il ne serait pas en mesure de couvrir l'événement précédemment mentionné de lui-même. La femme, les gamins et tout ça... Ça lui prend un temps fou et déjà qu'il a beaucoup de boulot ici, s'il ne peut pas en plus passer un peu de temps avec sa famille et ses enfants, sa femme va l'engueuler. Forcément moi j'ai le temps de me prendre la tête avec un détail aussi stupide que ça. J'ai le temps de venir me planter dans un coin pour écouter une personne quelconque déblatérer ses trucs. Forcément. Il ira dire 'boss' à quelqu'un d'autre celui-là parce que ça doit bien faire deux heures que je me tourne les pouces comme un con.

Je fixe ma montre pour confirmer... Ça approche le trois heures même. Trois heures à être appuyé sur un mur et mâcher un crayon quand je ne suis pas à gribouiller des dessins grivois simplement pour voir la tête de toute personne qui passerait près de moi et serait un peu trop curieuse. Trois heures ou le seul moment que j'ai pris pour marcher a été pour me balader près des caméras par simple curiosité. Trois heures où je commence à avoir sérieusement chaud dans le seul costume que je possède et qui me donne un minimum de classe. Il le faut quand on est à la tête d'une entreprise apparemment. L'apparence c'est important. C'est probablement la raison pour laquelle je suis encore là à me faire chier comme un con. Pas parce que j'en ai envie. Pas même parce que c'est réellement intéressant ce que la dame a à raconter à propos d'un livre quelconque qu'elle aurait publié. Simplement pour l'image et le bon succès de cette entreprise que j'ai décidé de mener à son apogée jusqu'à ce que j'entende mon père se tourner dans sa tombe en passant pour cracher dessus.

Non mais sérieusement... Qui peut avoir tant de choses à dire à propos d'un livre qui parle de... Je ne sais pas même en fait. Je n'écoute simplement pas. Je fixe. J'espionne tous ses gens concentrés derrière leurs écrans, caméras et tout ça qui ne me porte pas la moindre attention parce qu'à leurs yeux je ne dois être qu'un journaliste parmi tant d'autre. C'est presque insultant de croire que je suis un journaliste. Ils sont là, cette bande de 'je me crois si supérieur à tout le monde' assis sur leurs petites chaises tous sauf confortables à prendre une quantité phénoménale de notes. Ils sont pendus à la bouche de la dame qui semble raconter des trucs morbides à souhait si je tends un peu l'oreille et boivent la moindre de ses paroles. Elle pourrait hurler 'des bébés chats' et ça les rendrait complètement dingue je n'en doute même pas. Les gens sont cinglés.

Enfin... Elle arrête de parler. C'est presque un miracle. Tant de mots pour une entrevue qui prendra à peine une trentaine de minutes à l'écran j'en suis certain. Je prends le temps de glisser le carnet et le crayon dans ma poche distraitement avant de me diriger vers la seule chose digne d'intérêt dans cette pièce. Une grande table couverte de breuvages en tout genre et de nourriture qui me fait de l'oeil depuis qu'ils l'ont installé il y a une quinzaine de minutes. Je suis bien le seul. Les journalistes, pour ne pas dire les vautours, sont déjà aux pieds de l'écrivaine à les lui lécher pour avoir plus d'exclusivités. C'est bien. Faites le boulot pour moi mes mignons. Il me suffit de quelques mots, un billet ou deux, et peut-être que l'un d'entre vous aura un nouvel emploi au sein d'un grand journal puisqu'il y en a un qui va se faire sortir à coups de pieds aux fesses. C'est si facile de les acheter ses cons...

816 mots


Dernière édition par Axel Foster le Mar 30 Aoû - 21:02, édité 2 fois
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Sujet: Re: Press play to start [Axel & Lyall]   Mar 30 Aoû - 15:02

Ta caméra est pointée sur une femme un peu étrange, qui fait même tâche au milieu de tout ces gens. T'es payé pour la filmer, alors tu filmes. Heureusement que tu n'es pas obligé de prêter attention à ce qu'elle dit, parce que clairement t'as pas la tête à ça. T'es en train d'espérer de toutes tes forces qu'il n'y aura rien de bizarre aujourd'hui. Et tant qu'à faire, qu'on vienne pas t'emmerder pour des bêtises. Pourtant, c'est bien, d'être caméraman. C'est bien d'être derrière l'engin à trouver le bon angle pour capturer le moindre mouvement et le plus infime changement d'attitude. Mais quand l'angle est trouvé, y'a plus besoin vraiment de s'en occuper, d'autant que ça se fait avant que l'interview commence vraiment. Du coup, tu as pile trois heures à rien faire d'autre qu'à surveiller, changer un peu ton matériel si les gens bougent, mais en gros c'est tout. Honnêtement, le travail, tu l'aurais bien fait tout seul, mais tout ces fichus journalistes sont venus avec leur propre caméraman. Enfin toi, tant que t'es payé, le reste tu t'en fiches un peu. Tu pousses un soupir quand un mec en costard s'approche des caméras, tu le surveilles du coin de l’œil. Il n'a pas à venir mettre son nez près des prises de vues. Heureusement il s'en va très vite, même si tu continues d'observer son manège. Il n'a pas l'air de réellement prendre des notes et on dirait clairement qu'il se fait chier. Tu ricanes, parce qu'il est aussi coincé que toi et les autres gars. Dans le planning, ils ont prévu entre 2h30 et 3h d'interview, histoire d'avoir balisé tout le livre, et ce qu'ils peuvent ou non dévoiler dans leurs teasing. Ça a l'air d'être un thriller et comme tu n'aimes pas trop ce genre littéraire, t'écoutes encore moins. Après, les livres c'est vrai que tu n'es pas le plus grand fan, mais ça t'arrive de lire de temps en temps par plaisir ou parce que tu t'emmerdes. T'as quelques bouquins dans ta bibliothèque qui traitent de sujets divers. Souvent ce sont des cadeaux de tes ex, qui pensaient te faire plaisir en t'offrant un énième livre sur les motos ou les caméras. Comme si dans la vie, tu n'avais que ces hobbys-là.  L'originalité, ça aurait été de t'offrir un bouquin sur la culture amérindienne, les totems, le chamanisme, et tout ce qui s'ensuit. Mais non, quand on te regardes on ne voit que motos et caméras. Tu soupires, tu t'y es fait. De toute manière depuis quelques semaines, tu préfères éviter de penser à tout ce qui peut être magique ou démoniaque, tu n'as pas envie de te retrouver avec des réponses trop brusques concernant les monstres que tu vois. T'aimerais pas un jour voir un wendigo débarquer pour te déchiqueter les entrailles et les manger crues. D'ailleurs, t'as arrêté les films d'horreur, après tout t'as déjà vu en réalité ce que ça donne. C'est à faire vomir et pourtant t'as pas l'estomac fragile. Tu réprimes un frisson et quand tu rouvres les yeux, les autres gars te regardent comme si t'avais un problème. Tu leur grognes dessus. « Mêlez vous de vos fesses. » Oui, t'es pas agréable, mais tu t'en fous. Heureusement l'interview touche à sa fin. Les trois heures t'ont parues longues comme jamais. T'as même pas vu que les autres avaient déjà installé le buffet, mais ton estomac qui crie famine ne laisse pas de place à l'hésitation. Tu te dépêches de ranger ton matériel, ta journée est finie, en espérant que ces piques-assiettes laisseront de quoi manger et boire. De toute manière tu ne leur laisse pas tellement le choix, s'il ne reste rien dans les plats, tu piques une crise. Tu ranges en quatrième vitesse, tu vas même pas mettre dans ta voiture, tu préfères foncer vers le buffet. Tu pensais devoir jouer des coudes mais finalement, il n'y a pas grand monde, la masse est concentrée près de l'auteur du bouquin. Peut-être que t’ira demander à un de tes collègues c'était quoi le sujet du jour, histoire de ne pas mourir débile. Après tout, ça doit être une dame connue, pour avoir autant de journalistes à ses pieds pour lui poser des questions débiles. Parfois tu les plains, les auteurs, parce qu'ils doivent se coltiner des questions vraiment connes à répétition. Enfin, tu hausses les épaules, tu prends un petit four à la saucisse et tu vas pour prendre un verre d'eau - t'es sur ton lieu de travail, après tout. Le gars qui se faisait chier est toujours là, tout comme toi entrain de manger. Tu lèves les yeux au ciel,  il a vraiment pas l'air commode. « Vous savez, c'est terminé, si vous voulez partir personne ne vous en voudra. » Tu lâches, sans agressivité, juste pour lui épargner ce long moment de solitude.


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Sujet: Re: Press play to start [Axel & Lyall]   Mar 30 Aoû - 22:16


C'est franchement pas difficile de voir qu'ils s'en sont tenus au strict minimum économique quand on regarde ce qui trône sur leur table. Ce qui n'est pas constitué de sucre à l'état pure, autrement dit biscuits et beignets en tout genre, est à peine suffisant pour nourrir une souris en terme de superficie et niveau apparence ce n'est pas non plus ce qui semble le plus appétissant. Je sais bien que je ne devrais pas faire la fine bouche au point où j'en suis. J'ai mangé des horreurs pires que celles-là au cours des dernières années, voir même pas mangé du tout durant quelques jours quand mon père a jugé que son fils était suffisamment grand pour se débrouiller sans avoir le moindre billet dans les poches. Je me demande bien quand il l'a rempli ce fichus testament. Je devais bien avoir la dizaine d'années encore puisqu'à cette époque j'étais visiblement déjà apte à prendre soin de moi sans l'aide de personne. Connard.

'Il t'a laissé le journal. C'est mieux que rien du tout. C'est un très bon capital qui a déjà une bonne renommée et donc beaucoup de potentiel. Le temps de remplir les papier légaux et tout mettre à ton nom et tu verras que l'argent va arriver. Il ne faut pas t'inquiéter avec ça.' C'est ce qu'il m'a dit Frank, l'avocat de mon défunt paternel. Au moins il t'a laissé le journal. Il ne m'aurait rien laissé que ça n'aurait pas amélioré le cours de mon existence. J'aurais simplement trouvé autre chose à faire de ma peau que gérer une bande de crétins superficiels qui ne supportent pas de se faire diriger par un gamin de 28 ans. Parce que tout le monde sait qu'un homme qui n'a pas au minimum atteint la quarantaine ne peut pas être suffisamment mature pour gérer une entreprise d'une telle envergure. Ça fait seulement quatre ans que je gère ce fichu journal, qui n'a pas coulé je tiens à le préciser, et on me reproche encore de le gérer comme un enfant. Je vais leur donner des sucettes, ça les calmera et ça en fera moins pour moi.

J'ai horreur du sucre. Je sais, c'est étrange à dire. En général les gens se délecte de tout ce qui contient un minimum de sucre. Les desserts en tout genre, les confiseries, les pâtisseries... Pourvu que ce soit sucré ils s'en rempliraient le ventre à exploser, mais pas moi. Je n'y avais pas droit quand j'étais enfant, on se demande bien pourquoi, et le jour où j'ai finalement eu un morceau de chocolat dans les mains j'ai trouvé la chose si immonde que je n'y ai pas retouché. J'ai bien essayé d'autres trucs sucrés, mais la réaction était toujours la même. Pas assez salé, amer ou corsé pour moi. Alors j'ai simplement arrêté d'essayer. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'observe les biscuits avec dédains avant de simplement tendre la main pour attraper une carotte. C'est ce qui me semble le plus naturel, à l'exception peut-être de l'eau. L'eau vers laquelle je vois d'ailleurs un homme tendre la main.

C'est à peine si je lève le regard dans sa direction. Un simple coup d'oeil pour déterminer s'il s'agit de l'un des journalistes qui a enfin retrouvé un peu d'estime de soit ou un membre de l'équipe technique. C'est la deuxième option qui s'avère finalement la bonne. Ce n'est pas difficile de le deviner. Pas en raison d'un quelconque signe distinctif, mais disons qu'en trois heures de temps à perdre j'ai eu le temps de les observer ne serait-ce qu'un minimum et je reconnais les vêtements qu'il porte. Un joli morceau le mec tout de même. Un joli morceau qui se permet un joli commentaire qui m'est visiblement destiné puisqu'on est les seuls à se 'goinfrer' dans le buffet. Même si de mon côté ça se limite à cette carotte que je termine et le café, noir, que je me verse dans un de ses petits verres en carton qu'on se demande déjà comment ils font pour supporter la chaleur du breuvage sans se désintégrer... Enfin chaleur c'est relatif puisqu'il n'y a pas la moindre fumée qui s'en échappe et breuvage... Disons de l'eau colorée.

« Vous savez c'est pas parce que je suis là qu'il faut me parler. Je suis pas con non plus. Je sais que c'est terminé. »

Je le sais bien que personne ne me retient ici, mais je ne vais tout de même pas lever le nez sur un peu de bouffe, aussi peu appétissante soit-elle. De la bouffe d'ailleurs dont je n'ai pas même levé les yeux lorsque je me suis adressé à lui. Je risquais de lui donner le goût de me mettre son poing sur la gueule simplement avec mon regard de 'me prend pas pour un imbécile du con'. Puis-je ne lui dois rien à ce mec de toute façon. On ne se connait pas et quand je vais sortir d'ici on ne se verra probablement plus jamais alors bon. Personne ne sait qui je suis ici de toute façon. Le journal est 'officiellement' au nom de mon père même s'il est mort donc la réputation que je peux lui donner elle me passe bien loin en haut de la tête et ça depuis des années. Il y a des choses qui ne changeront jamais.

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Sujet: Re: Press play to start [Axel & Lyall]   Mar 30 Aoû - 22:57

De base, t'es pas un méchant. T'es un gars, un pauvre type qui fait sa vie comme il l'entends et qui gère sa vie personnelle -assez chaotique- du mieux qu'il peut. Tu payes tes factures, tu te lèves tous les matins pour aller au boulot et tu aimes manger gratos, comme tout le monde. D'autant que t'es assez souvent seul le soir, et pour te décider à te faire à manger, faut se lever tôt. T'as toujours la flemme, pas le temps, pas les ingrédients, et une longue liste de choses à faire avant de t'y mettre. Par exemple, faire supprimer le numéro d'une ex trop collante qui essayes de te remettre le grappin dessus. Une autre qui tente pas tous les moyens de te pourrir la vie, comme soit disant tu as pourris la sienne. Sérieusement, c'est quoi cette tendance monogame ? C'est tellement plus simple de pas se contenter d'une seule personne. Enfin, tu dis ça, mais quand ce sont elles qui te trompent, tu l'acceptes pas. C'est macho comme réaction et t'as pas envie qu'on te le rabâche sans cesses, surtout que t'as aucune excuse puisque tu fais pareil. T'essaies de faire croire que c'est pas la même chose, mais tu sais bien qu'au fond c'est un mensonge. Et tu culpabilises absolument pas quand l'une te vois aux bras d'une autre. Parfois même d'un autre. C'est presque horrible dans ces cas-là. Comme si c'était vraiment le pire qu'elles te trouvent au bras d'un autre homme. Enfin, on est au vingt-et-unième siècle, t'es bi, tu t'en es jamais vanté certes, mais tu vas pas te cacher pour des minettes moyenâgeuses. Bon après c'est l'autre qui râle parce qu'il était pas au courant qu'il y avait une femme, il te dis qu'il est temps de faire ton coming out. Et puis on te juges sur les apparences, mais franchement qu'est-ce-que tu en as à foutre ? C'est ton problème, pas le leur, d'autant qu'ils ont rien à dire sur ta façon de gérer ta vie, tu leurs as jamais dis que t'étais fidèle. Bon, tu leurs as pas non plus avoué que t'étais un infidèle compulsif, mais ils ne t'ont jamais posé la question. Ce n'est qu'un pieux mensonge après tout. Ils ont pas besoin de savoir que t'aimes bien aller voir ailleurs. Toute façon, t'es pas sûr qu'ils ne le font pas de leur côté alors c'est un prêté pour un rendu. Tu mords dans un morceau de beignet, le sucre fond sur ta langue et tu adores ça. Le sucre, c'est peut-être pas une énorme partie de ta vie, mais assurément ça a une petite place. Ne serais-ce que pour les cornflakes que tu avales régulièrement sans jamais te lasser. C'est drôle parce que c'est plutôt associé à des enfants, et que t'es loin d'avoir leur carrure. Toi, tu donnes plutôt l'impression d'être un motard, un bad guys, et un mauvais gars qui mange des céréales au petit déj', tout de suite ça fait moins crédible. Mais encore une fois ça n'est qu'une étiquette qui te colles à la peau, et t'es ravis régulièrement de surprendre les gens avec cette espèce de douceur qui peut parfois émaner de toi. Bon, si quelqu'un que tu connais pas te le fais remarquer, évidemment, ça passe pas, mais comme tu as peu l’occasion d'inviter des inconnus déjeuner, ton petit péché mignon est bien conservé. T'as attendu un peu avant de lui parler à ce gars, et déjà tu regrettes. Tu regrettes, parce qu'il s'agit là d'un véritable connard. T'as juste voulu être poli, et lui il te réponds en te prenant de haut. Franchement, tu détestes ça, il est pas marqué bouffon sur ton front, et c'est pas parce qu'il est fringué classe qu'il peut se permettre de te parler comme à une merde. Tu essayes de garder ton calme, tu finis ton verre d'eau d'une traite, histoire d'avoir le temps que tes nerfs redescendent. C'est pas le moment, sur ton lieu de travail, de péter une durite pour un pauvre imbécile. Tu prends une profonde inspiration, tu écrases ce pauvre verre en plastique qui rejoins la table, jeté comme une simple ordure. « Vous étiez pas obligé de répondre si ça vous dérangeais. » Tu grondes un peu, pour la forme. « Si vous avez besoin d'aide pour trouver la sortie, mon pied au cul peut vous y aider. » Au diable les convenances. De toute manière, aucun de tes supérieurs ne t'entends et ils ont l'habitude de ta façon un peu brusque de gérer les choses. Merde quoi, le manque de respect c'est quelque chose que tu as en horreur. Bien amusant d'ailleurs d'une personne capable de tromper sans sourciller.


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Sujet: Re: Press play to start [Axel & Lyall]   Mar 30 Aoû - 23:34


Je ne suis pas de ceux qui se vantent. Je ne l'ai jamais fait de toute ma vie, même si avant le décès de mon si cher paternel j'avais de l'argent à ne plus savoir quoi en faire. Je n'en faisais pas de cas et je n'en ai jamais véritablement abusé non plus. Je ne voulais pas avoir une baffe en plus sous prétexte que j'avais abusé d'un bien qui ne m'appartient pas. Surtout que j'en ai bien la preuve maintenant que cet argent ne m'appartenait pas. Je vivais ma petite vie aussi pénard que j'étais en mesure de le faire au vu de ma condition et jamais je n'allais voir qui que ce soit en prétendant être plus intelligent ou plus socialement important qu'eux. Je n'en voyais pas l'intérêt. Encore aujourd'hui je ne le fais pas. Bon. Je traite les autres de cons à m'en éclater les cordes vocales, mais je ne dis pas qu'ils sont cons parce que je me considère supérieur mentalement à eux. Je dis qu'ils sont cons parce qu'ils le sont. Tout comme ses journalistes qui travaillent pour moi même si ça ne leur plait pas. Je ne le dis pas 'hey je suis le fils du conard qui vous servait de patron alors léchez mes pieds, massez-moi et si je dis à genoux vous le faites'. Je leur expose simplement la situation telle quelle est. C'est-à-dire que je suis celui qui signe leur chèque de paie et que s'ils me font chier bien ça ne me fera pas de peine de les sortir du bureau avec mon pied au cul en bonus parce que je suis le patron et j'en ai le droit. C'est comme ça.

Alors... quand ce crétin a cru bon de me répondre je ne me suis pas dit que je suis supérieur à lui d'aucune façon, qu'on ne se méprenne pas, mais par contre je me suis dit qu'il est assurément chiant. J'ai pas demandé à ce qu'on vienne me parler moi. Je lui ai pas demandé d'entretenir une conversation à ce monstre dévoreur de beignet. J'étais peinard dans mon coin à manger ma carotte et me préparer à boire mon verre d'eau aromatisée au café et c'est lui qui a décidé de me prendre pour un con. Je me suis défendu c'est tout. Bon le choix des mots n'était peut-être pas le meilleur dans la présente situation, mais je m'en moque et pas qu'un peu. En fait, honnêtement, je ne vois pas le moindre problème avec le choix de mes mots. Ce n'est pas de ma faute si monsieur ne prend pas que je lui réponde. Je ne vais pas surveiller mes mots avec ce connard qui ne me croit visiblement pas capable de comprendre quand on dit que c'est terminé. Ça m'enrage c'est atroce. Je devais lui dire quoi? 'Ah ouais merci de me prévenir je suis tellement bête que je pensais que je devais rester ici jusqu'à ce qu'on me fiche dehors. Vous avez sauvé ma soirée monsieur!'

Si ce n'était que ça. Il a décidé d'en ajouter encore ce con. Alors là je ne vais pas me gêner. S'il n'a pas apprécié mes paroles il va bien vite comprendre que ce n'est pas le pire dont je suis capable. Je me tourne donc dans sa direction. Jetant un bref regard en direction du pauvre verre d'eau qu'il a maltraité sans raison avant de lever les yeux vers lui.

« C'est drôle j'étais persuadé de vous avoir vu derrière la caméra, mais j'ai dû confondre avec quelqu'un de plus civilisé. À moins que vous n'ayez changé de boulot au cours des dernières minutes. Dans ce cas ça ne vous va pas du tout le look bodyguard qui fout les braves gens dehors. Vous étiez mieux muet derrière votre boîte de métal qu'à emmerder des gens qui ont pas demandé votre avis. »

Et le pire dans tout ça c'est qu'il a belle gueule ce con. Faut toujours que ce soit les pires qui aient de belles gueules et là je parle autant pour les garçons que pour les filles, qu'on ne se m'éprenne pas. Enfin, ça ne m'empêchera d'ajouter ma petite touche finale à la conversation. Un sourire tout sauf sympathique, mon verre de café qui se déverse à ses pieds et un petit haussement de sourcils satisfait.

« Désolé. Je suis si con que j'ai oublié comment tenir un verre. Peut-être que vous devriez me montrer ça aussi en bonus avec le pied au cul histoire que je gagne quelques neurones avant de sortir d'ici. »

Il ne me fera pas chier longtemps celui-là. J'ai déjà eu ma dose pour la journée avec cette entrevue de merde et cet endroit de merde et cette ambiance de merde. Je m'en fiche bien même si j'ai un peu de café sur les souliers au passage si ça me permet de me dire que je n'ai pas complètement perdu ma journée.


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Sujet: Re: Press play to start [Axel & Lyall]   Mer 31 Aoû - 10:19

Lui c'est décidé, tu ne l'aimes pas. Mais genre, pas du tout. T'es pas plus con qu'un autre et t'as juste voulu être poli. Lui, il a décidé de te prendre de haut - si si, c'est ce que tu penses - et de faire sa mijaurée, son pseudo vexé. Tant pis pour lui. C'est pas à toi de gérer les gens désagréables, c'est vrai. Il y a de vrais agents de sécurité, mais t'as pas envie de les faire chier pour un imbécile de première classe. Et comme toi, tu as terminé ta journée, tu es prêt à le faire à leur place. Tu en as la carrure, autant en profiter. Ça fait de l'animation après tout. En prime, tu ricanes, parce que le type en question, il se mange une carotte. Une carotte. Tu croyais que c'était juste de la décoration, mais bugs bunny à l'air d'apprécier son légume. Enfin, chacun mange ce qu'il veut, c'est pas à toi de faire une réflexion là-dessus. Tu ne te permettrais pas voyons. T'es juste entrain de te dire que c'est ça qui dois le frustrer, qu'il a le droit de ne manger que des légumes. A tous les coups, c'est une nana qui le tiens par les couilles, et s'il mange du sucre elle pète un câble. Ça arrive les filles comme ça, t'en a eu une à un moment. Tu l'as vite plaquée elle, parce que toi, vivre sans un peu de sucre, c'est juste pas possible. T'as même pas pris la peine de la tromper, t'as passé deux trois soirs avec elle que c'était déjà terminé. On te fais pas chier sur le sucre toi. On t'obliges pas à manger quelque chose que tu ne veux pas. C'est pas la peine d'espérer. Et ça te surprends d'ailleurs qu'un gars comme lui, du moins, au vu de l'aperçu que tu en as eu, se laisse tenir en laisse par une femme. Elle doit en avoir une sacrée paire d'ailleurs. Enfin, si ce type est frustré, il a misé sur le mauvais cheval pour passer ses nerfs. Tu ne vas pas te laisser faire, d'autant que son petit rictus satisfait t'énerves. T'as pas que ça a faire de le divertir. Alors quand il se tourne vers toi, qu'il t'insultes, tu as déjà bien envie de lui faire manger ton poings - à défaut d'une autre carotte. Pourtant il continue, il te laisse pas en placer une. Tu serres ton poings, il a réussis à t'énerver ce con. Alors quand il te jette le reste de son café sur les pieds, tu vois rouge. Tu retiens ton souffle un court instant, sans même t'en rendre compte. Ces chaussures ont vu pire, certes, mais c'est le geste et le principe. Et comme en plus il continue de te narguer, c'est encore plus éprouvant pour tes nerfs. « T'inquiètes pas sale con, mon pied au cul tu vas l'avoir. » Tu grondes, la petite insulte sort. Oui, t'essayes quand même de pas te faire trop remarquer, t'as bien envie de conserver ce boulot quoi. Un boulot civilisé d'ailleurs, quoiqu'en dise cet abruti en costard. Comme quoi, les plus gros connard sont parfois ceux qui sont les plus habillés. « Sors si t'es un homme. » Tu lâches, la phrase bien cliché. T'as du mal à te retenir de le frapper là, devant tout le monde. Quoique, ils sont tellement occupés à lécher les bottes de l'écrivaine qu'il y a peu de chances qu'ils remarquent votre altercation. Mais ça reste une possibilité à ne pas négliger, alors tu préfères régler ça dehors. Entre hommes. « A moins que renverser du café tiède soit la seule chose que tu puisse faire, Bugs Bunny. » Tu craches, t'es passé au tutoiement sans forcément le vouloir, mais tu n'en as rien à faire. C'est pas comme s'il avait du respect pour toi, au vu de ce qu'il t'as balancé. Alors tu n'as pas a en avoir pour lui non plus. Il a réussit son coup, il a réussit à te rendre malade. Alors tu détournes les talons, tu prends un dernier beignet dans lequel tu croques, et puis tu sors. Même s'il ne te suis pas, il est obligé de passer par là pour retourner à sa voiture. Et tu seras là, à l'attendre. Il est hors de question qu'il s'en sorte aussi facilement. T'as envie de rayer sa voiture, de lui crever les pneus, pourquoi pas de foutre le feu, d'ailleurs ? T'as des pensées un peu extrêmes c'est vrai, mais étant donné son comportement, tu sais que tu n'es pas le premier à subir ses sarcasmes. Il devait bien payer, à un moment ou a un autre. Et c'est toi qui va le lui faire comprendre. T'es pas contre d'être le donneur de leçon pour une fois, ça te fais même rigoler. T'as hâte de voir s'il a des couilles, ou si c'est juste un beau parleur et qu'une fois dehors il va se débiner et rentrer chez lui.



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Sujet: Re: Press play to start [Axel & Lyall]   Mer 31 Aoû - 12:01


C'est tout juste si je n'éclate pas de rire. Il est presque mignon à gronder si bas qu'il ne tardera pas à mettre à exécution sa petite menace. J'ai bien hâte de voir ça. Je me doute bien qu'il ne veut pas attirer l'attention, qu'en soit on ne parle pas particulièrement fort et que le verre de café à nos pieds peut aisément passer pour un accident, mais de voir qu'il se force pour ne pas monter le ton c'est vraiment magnifique à voir. C'est vraiment dommage que je sois le seul à pouvoir profiter du spectacle parce que l'armée de vautours en est encore à lécher les pieds de la prétendue célébrité qui semble tout de même tout sourire même si une lueur au fond de son regard semble dire 'Je me fais adorer parce que je suis cinglée c'est merveilleux. À mes pieds mon armée!'. On ajoute à ça un petit rire diabolique et une potion qui les transformerait en singes et on a le parfait scénario d'un film cliché et horriblement mauvais. Tout aussi cliché que la phrase que le colosse me sort ensuite. Sors si t'es un homme. On se croirait dans un bar à une heure pas possible du matin et horriblement saoul à se regarder dans le blanc des yeux, ou au moins essayer parce qu'on vacille un peu trop, en sortant nos petits poings tout sauf menaçants. C'est tout de même pas le comble du ridicule.

Le comble, l'insulte ultime, c'est qu'il me traite de Bugs Bunny ce con. Visiblement il a horreur des carottes comme j'ai horreur du sucre, mais niveau insulte il a vraiment du travail à faire. J'ai eu un petit soubresaut. Un rire qui se coince au fond de ma gorge parce que je me dis que si je craque maintenant je vais briser toute la magie de l'absurde du moment. Il y en a qui ne sont vraiment pas doués pour insulter les autres et celui-là il en fait assurément parti. Si je n'ai pas ri, je ne me suis tout de même pas empêché de laisser ma bouche se déformer d'un large sourire alors que je l'observe avec une once de mal de cœur engouffrer cette espèce de montagne de sucre synthétique qu'on ose appeler beignet. C'est dégueulasse et je prends une autre carotte pour la peine pour faire passer le goût du vomi qui me remonte dans la gorge. Ouais je déteste la chose à ce point. Ça me rend malade à tout coup. J'ai vraiment un truc de pas normal.

Je l'observe tourner les talons en bouffant ma carotte et en me disant qu'il va prendre cher ce con si je me décide à le suivre. Je sais, c'est pas la réaction qu'on s'attendrait à avoir de la part d'un mec qui s'est fait battre à mort par son connard de paternel quand il était gamin... et même plus parce que je n'arrivais simplement pas à me résoudre à le frapper à mon tour. Pas de la lâcheté, simplement... une once de bon sens. J'aurais pu être un bon gars s'il ne m'avait pas brisé si jeune. Tout ça c'est sa faute et je le sais, mais j'y peux rien. C'est comme ça que je suis. Conscient que je suis un connard sans pouvoir me résoudre à ne pas en être un parce que c'est l'exemple qu'on m'a montré. C'est ce qu'on m'a expliqué être 'l'amour' une belle baffe sur la gueule.

Donc bon, sans être un violent de nature et heureusement que c'est pas le cas, je sais me défendre un minimum. J'ai quand même fait des bêtises plus d'une fois quand j'étais gamin pour essayer d'oublier tout le reste et parfois on en venait aux poings. C'est pas sans raison que la première chose qui m'est venu en tête c'est une bagarre de saoulons. Une vieille habitude qui remonte. Sauf que pour moi c'était pas dans les bars. J'étais trop jeune pour ça... J'allais tout de même pas me laisser insulter sans sortir les poings sous prétexte que j'avais déjà la gueule dans un état pitoyable. Idem aujourd'hui.

Alors j'emboîte ses pas peu de temps après pour ne pas trop le faire attendre histoire qu'il ne perde pas son adrénaline du moment. Je termine ma carotte et je pousse la porte qu'il a emprunté à peine quelques instants plus tôt en retirant mon veston. Je ne vais tout de même pas achever le seul vêtement décent que j'ai simplement pour ses beaux yeux. Je m'attends à recevoir un bon coup de poing dans la gueule, mais disons que je vais appeler ça les risques du métier. Pour le reste on verra bien. Pour l'heure je sors et j'hurle pour être certain que le message se rende à son minuscule cerveau.

« ALLER VIENS CONNARD QUE LE LAPIN TE FASSE TA FÊTE! »

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Sujet: Re: Press play to start [Axel & Lyall]   Mer 31 Aoû - 14:21

Tu sais que t'es ridicule. Tu sais que tes insultes sont dignes d'un gamin de douze ans, mais t'as pas vraiment l'habitude d'insulter les inconnus gratuitement. C'est plutôt toi qu'on insulte d'ailleurs, ça ne devrais plus t'atteindre. Mais bon, là c'est un homme que tu ne connais ni d'Eve ni d'Adam, alors si, ça t'atteint. Et évidemment, tu sors cette phrase clichée de tous les films soit-disant d'hommes. Mais après tout, t'aurais pu dire quoi ? Hé mec, viens dehors parce que j'ai pas envie de te démonter la face devant mon boss ? Non, sans façon. Ç’aurait été tendre la perche à cet abruti, et lui montrer que tu te soucies un minimum de ton travail, c'est lui donner l'idée de justement rester là pour t'emmerder un maximum. Alors t'as tourné les talons assez vite, pour ne pas avoir la tentation de le frapper devant tout le monde. Chose qui aurait été bien plus débile que la maigre qualité de tes insultes aujourd'hui. Il va falloir que tu te remettes dans le bain, sinon tu passeras pour un abruti. D'habitude tu as plus d'imagination que ça pour les grossièretés, mais ça doit être la fatigue. Passer trois heures derrière un écran à rien faire d'autre qu'attendre que ça se finisse, ça aide personne à rester éveillé. Et l'énergie donnée par le sucre des beignets n'est pas suffisant pour te remettre d'aplomb. Juste assez pour que tu lui pètes la tronche et que tu rentre chez toi après. Et dormir, aussi. Deux jours même. Si t'y arrives, parce qu'avec les cauchemars qui te viennent depuis quelques semaines, c'est assez ardu pour toi de faire une nuit entière. Et le pire c'est que tu ne peux en parler à personne. Ton meilleur pote te prendrais pour un fou, ne te croirait pas et te dirais que tu es bon pour l'asile. Personne ne voit des gens se faire trancher la tête en pleine rue, c'est pas possible, a moins d'avoir quelques cases en moins. Et devenir débile du jour au lendemain, t'y crois pas. Toi, tu crois que c'est un mauvais sort, lancé par ta dernière ex en date. Tu sais pas comment elle a réussit son coup, mais t'es persuadé que c'est de sa faute si t'as toute ces merdes maintenant. Elle aurait pas pu faire comme toutes les autres, t'insulter, te traiter de connard et casser deux trois affaires avant de partir ? Tu aurais sûrement du aller racheter quelques verres et assiettes, pour combler les manques, mais t'es plus à ça près. N'empêche que sa vengeance est originale, te rendre fou c'est la première fois que l'on y arrive. Te torturer l'esprit suffisamment pour que par moment, tu regrettes d'avoir trompé toute ces personnes. Oh, ce genre de pensées ne dure jamais bien longtemps avec toi, mais au moins, tu t'es remis en question pour une fois dans ta vie même si ça n'as pas changé grand chose. Tu tritures ton bracelet, tu le remet en place, tu hésites même à le mettre dans ta poche, histoire qu'il soit à l'abri. Mais non, tu peux pas te résoudre à l'enlever, qui sait ce qui traine dans les parages ? Tu en as besoin pour te protéger de ces monstres, alors tu lâches un soupir et tu arrêtes de jouer avec ton gri-gri. T'attends, sagement, qu'il arrive pour te provoquer une nouvelle fois. Honnêtement, tu ne penses pas qu'il puisse te faire mal autrement qu'avec ses mots. Même s'il est un peu plus grand que toi -enfin, ça se joue à quelques centimètres- il a l'air plus fin et moins musclé. Autant dire que tu vas lui faire comprendre que c'était une mauvaise idée de balancer son café sur toi. D'ailleurs, tu vois déjà que la tâche commence déjà à sécher. C'est pas une mauvaise chose, parce que l'odeur de café sur des chaussures, c'est pas la joie. T'es surpris par son arrivée, finalement il n'a pas trop attendu. En fait, tu t'es déplacé vers le parking, histoire d'avoir la paix, et son cri viens jusqu'à toi. Étonnant de la part d'un gamin pareil de vouloir sa raclée au plus vite. « J'espère que tu cognes plus fort que tu ne hurles, fillette. » Tu lèves les yeux au ciel, constatant qu'il a enlevé son petit veston. Précieux le mec, en plus. Il les cumules, les défauts. Néanmoins, t'attends pas. Quand on décide de frapper quelqu'un, c'est celui qui tape le premier qui as l'avantage. Alors tu cognes, tu vises son menton, histoire de le sonner. T'aimes pas qu'on te prenne pour un abruti.



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Sujet: Re: Press play to start [Axel & Lyall]   Mer 31 Aoû - 15:17


C'est qu'il frappe fort ce con. Bon, je n'en doutais pas vraiment en fait. Ça aurait été étonnant qu'il en soit autrement à en juger par sa constitution beaucoup plus imposante que la mienne. Difficile de se mentir sur le sujet. Je n'ai pas les bras gros comme les siens. Je n'ai pas les épaules larges comme les siennes et je ne frapperai assurément pas aussi fort que lui. On pourrait presque croire que j'avais envie de souffrir en sortant le rejoindre tout en le suppliant presque de me frapper en lui hurlant à la tête. C'est du joli ça. De la stupidité à l'état pur et je l'ai bien senti quand son poing s'est écrasé sur mon menton et que mes dents ont presque craqué sous l'impact. Elles ont claqué les unes contre les autres si fort qu'elles en ont hurlé à mort. Je les ai entendus j'en suis certain. J'avais envie de lui dire qu'il ne m'a pas encore entendu hurler, mais j'en étais tout simplement incapable à l'instant. Disons qu'il y a une grande marge entre la force de frappe d'un vieillard et celle d'un mec visiblement à l'apogée de sa forme physique. J'en suis sonné. Littéralement. L'espace d'un instant je vois presque des points blancs danser devant mes yeux et je me dis qu'il faut vraiment que je m'endurcisse.  

Forcément, je devais aussi me mordre la langue au passage parce que ce n'était pas suffisant de me faire défoncer la mâchoire à me la décrocher ou presque. Alors oui, j'ai besoin d'un instant. Un instant où je porte la main à mon menton pour m'assurer qu'il n'a pas simplement explosé. Un instant où j'espère qu'il ne me donnera pas un coup en plus pour que je m'étale au sol comme une crêpe simplement pour lui donner le plaisir de me faire ravaler mes paroles. Il en serait bien capable, même si ses insultes sont franchement à retravailler. Fillette? On entend ça dans les films quand le mec ne sait pas quoi répondre à celui qui vient de lui dire ses quatre vérités en pleine gueule. J'aurais pitié de lui je lui filerais un coup de pouce. Je lui dirais de me traiter de gamin mégalomane, même si je ne le suis pas. Je lui dirais de me dire qu'il va me faire bouffer mes dents jusqu'à ce que je le supplie à genoux avant qu'il en vienne à me faire bouffer ma langue. Peut-être même me faire bouffer mes yeux ou sinon me couper l'ensemble trois pièces pour me l'enfoncer bien profond... Enfin, vous voyez l'idée. Il y a matière à faire mieux que fillette.

Alors, après quelques instants, le temps que je retrouve mes esprits, je me fais craquer le cou en secouant un peu la tête pour bien me replacer la cervelle et je frappe. Un bon coup bien senti directement sur la joue avec toute la force que j'ai dans mon maigre corps. Bon, ce n'est pas la joue que je visais pour être bien franc, mais ça devra le faire. Je ne vais tout de même pas me laisser maîtriser comme ça sans me défendre un minimum quand même.

« Z'espère que t'as mieux comme inzulte parce que zérieusement za fait pitié ton truc. »

Ouais je sais que ça sort bizarre, mais la force avec laquelle je me suis mordu la langue l'a engourdi un peu. Ça va se replacer. J'espère. Je me compte déjà chanceux de ne pas l'avoir tout simplement sectionné en deux celle-là. Je ne comprends pas même pourquoi elle a décidé de se mettre au travers du chemin de mes dents. Probablement parce que j'allais lui renvoyer un réplique avant qu'il ne frappe, mais je n'en ai simplement pas eu le temps. Alors ma langue était-là, prête à faire le grand saut comme un nageur, et lorsque le moment de sauter est arrivé elle s'est simplement cassé le visage sur le plongeon qui lui a foutu un de ses coups sur la gueule qu'elle a sue que s'en était terminé pour elle.

« On t'a zamais dit que les muzcles remplacent pas la tête du con? »

Faut vraiment que j'arrête de parler moi. Crédibilité zéro tant que je parle comme ça. On dirait un calinours qui essaie de s'enrager et ça ne le fait pas du tout. Bonjour l'intimidation efficace. 'Ze vais te tuer!' Je ne le dirais pas, mais avouer que dit comme ça c'est tout sauf crédible et épeurant. Connard. J'aurais dû frapper plus fort. J'aurais dû y aller à deux mains. J'aurais dû lui donner un bon coup dans le bide qu'il en crache cet immondice qu'il a englouti plus tôt. Je lui aurais rendu service même de sortir ce truc de son organisme, mais non. Je n'ai pas frappé un coup de plus parce que j'ai la tête qui tourne un peu, ouais..., et j'ai déjà du mal à essayer de rester bien droit devant lui alors frapper encore... Faut me laisser trente secondes de plus.

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Sujet: Re: Press play to start [Axel & Lyall]   Mer 31 Aoû - 15:49

Tu l'as pas raté. A un moment, t'as cru qu'il allait esquiver, qu'il avait, à défaut d'une carrure convenable, l'agilité et la rapidité pour lui. Mais même pas. Autant dire alors que le coup qu'il se prend est mémorable, et visiblement il l'a bien senti. Un regain de fierté t'envahis : oké, tes insultes sont pas terribles en ce moment, mais au moins tu peux faire mal. Au moins, tes poings n'ont pas rouillé eux. Dommage que ça soit pour frapper une belle gueule comme la sienne, mais c'est lui qui l'a cherché. Tu n'as pas envie de te faire marcher dessus et si quelqu'un de la prod' a vu qu'un inconnu t'avais renversé du café dessus exprès, t'aurais eu droit à quelques moqueries de leur part. Pas question de leur faire ce plaisir, d'autant que t'as une réputation à préserver. T'as pas envie que les gens puissent penser qu'ils peuvent tout te faire et que tu ne diras jamais rien. Heureusement ils ont rien vu, rien entendu. Trop occupés à lécher les bottes. T'aime pas faire de la lèche toi, et de toute façon ton boulot est assuré, même si t'es pas à l'abri d'un licenciement pour faute grave, t'as quand même plus de chance de garder ce job plutôt que de le perdre. C'est pas comme les autres, ces stagiaires à la noix ou ces petits jeunes qui sont pas encore rodés à la pratique. T'as pris le temps de leur apprendre deux trois astuces, mais t'es toujours inquiet qu'ils ne décident de partir ailleurs en ayant appris tout tes trucs. Du coup, tu donnes jamais tout en une fois et t'attends parfois un bon bout de temps avant de leur apprendre une nouvelle ficelle. Enfin, personne ne s'est jamais plains de toi de ce côté là. Ils t'acceptent  comme tu es, un peu bourru, un peu grossier. En tout cas, t'as le sourire aux lèvres parce que ce gars se souviendra de ça la prochaine fois qu'il voudra te faire chier. Il y a même un peu de sang qui coule, il a du se mordre la langue, t'en sais rien, mais en tout cas ton air satisfait en dis long. Tu pourrais continuer de le tabasser, pour le plaisir, mais t'estimes que pour un café renversé, il a eu suffisamment avec la mâchoire en miettes. Enfin, t'as pas voulu taper si fort, mais c'est fait et tu ne peux rien y changer. C'est pas ta faute si tu ne mesures pas ta force. En tout cas il a l'air sonné le petit gars, et bien sonné même. Il met quelques secondes à se retrouver, tu le regardes, te retenant d'éclater de rire. T'as a peine le temps de te rendre compte qu'il a déjà pris ta joue pour cible. Du moins tu ne penses pas que c'était ta joue qu'il visait, plutôt ton nez même, mais finalement c'est la seule chose qu'il touche. Il frappe, c'est pas pareil que le coup que tu lui as donné, mais il fait quand même pas du bien. Il a réussis à faire renaître la colère qui s'était envolée en entendant craquer sa mâchoire. Mais heureusement pour lui, il parle. Il parle et t'es pris d'un fou rire nerveux, tu peux pas t'arrêter. T'as mal en plus, ce salaud a réussis à ce que tu t'entailles dans le même temps et tu craches un peu de sang sur le sol. Tu lèves les yeux au ciel, c'est bon, t'as compris que tes insultes étaient loin d'être bien senties. T'arrivais à calmer ton fou rire quand il recommences à parler, et c'est un cycle sans fin parce que tu recommences. Bon sang, t'as même une larme qui coule de tes yeux tellement tu ris. « J'aurais fait moins de mal avec ma tête tu sais. » Tu ricanes, un bon coup de tête bien placé, ça peut faire mal, mais les poings, y'a que ça de vrai. « Allez tais-toi, tu te fais du mal. » Tu dis, massant ta joue douloureuse. Oui bon, t'auras un bel hématome mais comparé à lui tu t'en sors pas trop mal. Heureusement d'ailleurs qu'il s'agit d'un gringalet et pas d'une masse de muscles, parce que t'aurais morflé. Bon, tu l'aurais peut-être pas cherché non plus. Mais c'est lui, c'est sa faute, pas la tienne. C'est jamais ta faute en même temps, faut pas aller voir plus loin. Et tu vois qu'il titube un peu - franchement, t'as tapé si fort que ça ? - et qu'il a du mal à s'en remettre. « Hé, fais pas une attaque, ein. » Tu t'approches de lui, t'es plus menaçant, t'essayes juste d'éviter qu'il ne tombe et qu'il ne crèves en tombant sur le sol. Ça ferait mauvais genre de toute manière. Alors tu lui prends le bras, tu sais qu'il va te repousser mais tant pis. Le mur est juste à quelques pas, tu l'obliges à aller s'y appuyer. Tu lâches un bon gros soupir. « La prochaine fois t'emballes pas quand quelqu'un tente d'être poli avec toi, regarde où ça te mène. » Tu hausses les épaules. Voilà que tu deviens gentil avec le mec qui t'insulte depuis tantôt. T'es un troll comme gars en fait.



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Sujet: Re: Press play to start [Axel & Lyall]   Mer 31 Aoû - 20:44


Je vais lui faire ravaler son sourire moi à ce crétin! Cette espèce de rire qu'il n'a pas été capable de retenir quand j'essaie avec beaucoup beaucoup d'efforts de placer deux mots sans que ça ne sonne comme si j'étais un ours en peluche haut comme trois pommes. Oh je vais lui en coller une et il va le regretter cet imbécile. S'il y a bien une chose que je ne supporte pas c'est qu'on se foute de ma gueule, mais là je vais me la jouer coup-bas. Il l'a cherché. Alors même si ma tête semble enfin s'être remise du choc je me la joue 'je vais m'effondrer' alors qu'il m'explique tout gentiment que sa tête m'aurait fait moins de mal. Avec de la chance ça lui aurait replacé la cervelle au passage alors ça n'aurait pas été un mal. J'aurais au moins pu lui dire qu'il sait s'en servir de cette tête qui lui trône entre les deux oreilles, parce que là je ne me risquerais pas à le faire. Pas avec les insultes de merde qu'il me sert. Pas avec sa propension à ce foutre de la gueule des autres sous prétexte que je pouvais partir si je ne voulais pas me faire chier plus longtemps dans le studio. Il en sait quoi lui de ce qui me retient ou pas de toute façon? Il ne me connait pas et il s'en permet un peu trop. Ouais. Je suis enragé. Son rire m'a achevé. J'ai envie de lui arracher la tête avec mes dents comme ce chanteur un peu étrange qui le fait avec les chauves-souris. D'ailleurs plus j'enrage et plus j'ai le sentiment d'avoir le goût du sang dans la bouche. Un goût qui s'avère visiblement bien réel et qui doit provenir de cette saleté de langue. Oh oui il va payer.

Alors je me masse le menton, c'est limite si je ne titube pas pour ajouter à mon petit manège, et je lui lance un regard qui lui promet que j'en ai pas encore terminé avec lui quand il me dit de ne pas faire une attaque. Je lui dirais bien que ça va aller, mais ça risque de le faire éclater de rire encore ce con. Le pire, le pire, c'est qu'il ose me prendre le bras comme si j'étais un gamin. Forcément, j'essaie de me défaire de sa prise, mais ça ne l'empêche pas de me diriger comme il le souhaite en direction du mur le plus proche. Et il ose se la jouer mec sympa en plus de tout ça. Alors là... C'est vraiment le comble. Je ne lui ai jamais demandé moi de venir me parler. Je lui avais à peine jeté un regard et pourtant c'est de ma faute? De la mienne?

Je prends une grande inspiration, me redresse de toute ma grandeur et je lui fous un de ses coups de poing en plein dans le ventre. Quand j'ai dit que je lui ferais cracher cette horreur qui lui pourri le système j'étais plus que sérieux. Bon, peut-être pas d'amblé, mais là il m'a cherché à agir avec moi comme si j'étais un enfant. S'il savait à quel point ça fait longtemps que je ne suis plus un enfant. S'il savait comme je ne l'ai jamais véritablement été en fait. Comment est-ce qu'on peut passer par la case enfance quand on doit apprendre à prendre soin de sa personne seul à un âge où normalement on va dehors et on joue avec des gamins de notre âge? Une époque où on s'invente une vie, on se laisse rêver et surtout où on ne passe pas nos journées à essayer de ne pas mourir de faim ou se soigner avec de la crème hydratante en ne comprenant pas que ça ne changera rien du tout.

J'inspire un peu plus avant de cracher un peu de sang à mon tour tout en essayant de jauger de l'état de ma langue. Ça semble mieux. Un peu. Elle me fait encore mal, mais l'engourdissement ça va. Alors je prends une chance. Je le fixe, je ne le quitte pas des yeux.

« Faut vraiment être con pour considérer ce que tu as dit comme quelque chose de poli. On a visiblement pas du tout la même notion de la chose. La prochaine fois que quelqu'un se tient là et ne cherche de problèmes à personne ne lui adresse pas la parole. Ça n'en vaut pas la peine. Connard. »

Je sais, on en revient toujours au même, mais on ne peut pas passer des millions de sujets non plus quand la base de tout ça c'est 'dégage, non toi, bang boum pif'. Vous voyez le genre? On en vient forcément à tourner en rond. L'issue de la chose ne pourra se régler que d'une seule façon. Le premier qui s'avouera vaincu... et ce n'est pas prêt de se produire... Sauf si... Sauf si je trouve une façon de le faire taire pour de bon.

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Sujet: Re: Press play to start [Axel & Lyall]   Mer 31 Aoû - 22:12

Tu sais pas s'il joue la comédie, mais en tout cas il est vraiment doué si c'est le cas. Toi, tu tombes dans le panneau parce que, oui, tu viens de lui décrocher la mâchoire, mais t'avais pas prévu qu'il aurait les os aussi fragiles. Et puis, il t'avais cherché ce con en étant aussi désagréable. C'est tout, c'est sa faute. Il n'avait qu'à pas te balancer une tasse de café sur les pieds et faire son petit précieux, c'est tout. En tout cas, tu peux pas t'empêcher d'avoir ce rictus amusé aux lèvres. On dirait un chien, voire un chat qui essaye de se défendre alors qu'il est blessé et qu'il n'a pas les moyens de se protéger. T'es surpris qu'il ne se défende pas plus, qu'il ne ronchonne pas quand tu le prends et l'oblige à s'adosser au mur. Peut-être qu'il n'ose pas encore parler à cause de sa mâchoire, t'en sais rien. Mais c'est clair que s'il continue de zozoter comme ça, tu pourrais pas garder ton sérieux longtemps. Non mais c'est vrai quoi, le type il mordrais presque et il a une voix de sale gamin. Oui, d'accord, c'est toi qui en es a l'origine, mais pour le coup ça te fais bien rigoler. Il faut bien rire dans la vie un peu, même si ici c'est aux dépens d'un autre. T'arrive enfin à faire en sorte qu'il soit contre le mur, sans qu'il ne dise un mot. T'es en attente, un peu surpris qu'il continue son mutisme. Tu sais qu'il prépare un mauvais coup, mais quoi ? T'en as aucune idée jusqu'à ce qu'il te plante son poings dans le ventre. Ouh le salaud ! « Mais t'es malade ! » Tu grondes, tu craches un peu de sang et tu lui jettes un regard noir. Tu te recules d'un pas, voire même deux pour être hors de sa portée. Tu renchérirais-bien, juste pour la forme, mais vu le bleu qu'il va se taper dans quelques jours, tu te dis que t'as bien mérité ce dernier coup. Et puis bon, faut pas exagérer, si tu t'y mettais vraiment, le pauvre n'aurait aucune chance. Non que tu sois vantard, mais il n'y a pas photo entre vos deux carrures et surtout le fait que ce type n'a certainement pas l'habitude de se battre. Toi non plus cela dit, mais t'es persuadé d'avoir eu affaire à plus de réelles bagarres que lui. D'ailleurs, il a quel âge ? Tu le trouves bien jeune pour avoir autant d'arrogance et de suffisance, mais t'arrive pas à lui donner un âge précis. Tu ferais bien ton curieux d'ailleurs, mais ça serait tellement incongru que tu préfères te taire. Alors en plus si tu lui demandes comment il s'appelle, c'est le pompon. Enfin, tu te redresses doucement, tu te remets de ce coup dans le ventre alors qu'il parle. T'es surpris, c'est le moins qu'on puisse dire. Bon sang, c'est pas impoli d'adresser la paroles aux gens ! T'as juste voulu engager la conversation, tu savais pas en essayant que tu tomberais sur le seul tordu qui prends la mouche quand on ose lui adresser la parole ! « Et c'est quoi la politesse selon toi ? Rester de planton comme deux cons à se goinfrer, c'est ça ta politesse ? Franchement, je préfère la mienne. » Tu dis, tu hausses les épaules. Ce n'est que la stricte vérité. « Et honnêtement tu foutais quoi là ? T'étais là pour faire de la figuration ? » Tu lances, te rappelant qu'il ne prenait même pas note de l'interview. Tu passes ta main dans tes cheveux qui se sont mis devant tes yeux, quand tu étais plié en deux. « Tu vas me dire que c'est pas mes oignons, mais je suis sûr de pas être le seul a avoir remarqué que tu foutais rien. Je me demande ce que t'as mis dans ton carnet de tapette d'ailleurs. » Tu lâches, souriant à moitié. « J'espère que t'auras retenu quelque chose pour ton article, au moins. » Tu t'en fiches après tout, c'est sur ses doigts qu'on tapera s'il a pas fait son job. Mais bon, tu peux pas t'empêcher de parler avec lui. Au moins, tant qu'il parle - ou fait semblant de t'écouter - t'es sûr qu'il va pas tomber en syncope. C'est ta seule hantise d'ailleurs, et la seule chose qui fait que tu restes là plutôt que de rentrer chez toi. T'as pas envie d'être tenu pour responsable dans la mort de ce type fragile.




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Sujet: Re: Press play to start [Axel & Lyall]   Jeu 1 Sep - 17:33


Sors si t'es un homme. Ce sont les mots exactes qu'il avait employés. Des mots porteurs de tant de promesses de 'je vais te casser la figure' et 'je jure que tu vas le regretter'. Des mots qui ont visiblement perdu toute trace de sens dès que le 'combat' s'est amorcé, parce qu'il faut dire que combat c'est vite dit. Disons plutôt des coups civilisés. Un genre d'échange de 'je te frappe, tu me frappes, on papote et on recommence'. C'est vraiment à ça que ça ressemble en ce moment. Il me fou sur la gueule et ça me sonne sans doute plus que ça le devrait, je lui fou sur la gueule et ça fait sans doute moins mal que ça le devrait puis, round deux, je lui fou dans le ventre et ça au moins ça ça a semblé avoir un certain effet. Je suis satisfait. Je n'allais tout de même pas le laisser rire de moi sans riposter ce con. Alors je l'observe reculer et je lui crache mon venin au visage comme si je venais de grimper sur la place première du podium avec ce sourire beaucoup trop victorieux qui m'étire la bouche. Oui bon, ce n'est pas comme si je venais de remporter le titre de patron de l'univers, mais à chacun ses petites victoires. Surtout que c'est trop facile tout ça. Beaucoup trop facile. Je ne devrais pas m'en plaindre. Je vais tout de même avoir une ecchymose mémorable d'ici quelques jours. Ça va me rappeler de merveilleux souvenirs...

J'essuie le coin de ma bouche du bout du pouce sans le quitter des yeux, jamais sans le quitter des yeux. Je me dis que je ne le connais pas celui-là et que si moi j'ai été capable de lui faire un coup tordu simplement pour avoir le dernier coup, il peut tout autant en faire de même s'il le décide. Après tout on ne se doit rien lui et moi. Il peut bien me tabasser comme je le veux et après m'oublier jusqu'à la fin de ses jours... et vice-versa. Surtout que je ne risque pas de revenir ici. Le prochain de mes larbins qui me dit que c'est un événement à couvrir il ira le faire lui-même sous peine de perdre son boulot illico. Je dois vraiment renforcer cette image que je m'acharne à établir depuis des années qui leur fera comprendre que s'ils ne font pas mon bonheur je les vire et je ne me casse pas la tête. Bon, je sais bien que je veux rendre ce fichu journal plus grand que jamais simplement pour faire royalement chier le fantôme de mon père, mais ça reste quelque chose dont je peux me débarrasser. Je suis suis certain qu'il y a des gens qui seraient prêts à payer pour ça.

« Comme tu dis ça ne te concerne en rien ce que je foutais là. Puis ma notion de la politesse aurait été oui de ne simplement pas te parler. À bosser sur un plateau de télé comme ça tu ne me feras pas croire que tu n'as jamais vu personne se tourner les pouces. Tu vas vraiment les voir et leur dire qu'ils peuvent se tirer si ça les emmerde? Je suis certain que ton patron aimerait en entendre parler. Peut-être que c'est lui qui te sortira le pied au cul de savoir que tu parles comme ça aux gens qui sont invités dans son studio. Ça ferait un super grand titre non?  »

Le vouvoiement il a bien rapidement disparus ça c'est une évidence. On se parle davantage comme deux adolescents qui viennent de vainement tenter de régler un conflit que comme deux adultes qui viennent de ce foutre sur la gueule pour une connerie. C'est presque pathétique. Enfin, pas autant pathétique que le fait qu'on est sorti ici pour ce foutre sur la gueule et qu'on s'est donné à peine trois coups avant de recommencer à papoter. Où va le monde?

Pour ce qui est du carnet, je ne réponds simplement pas. Je me contente de glisser ma main dans ma poche alors que je prends une grande inspiration avant de commencer à marcher en direction de ma voiture. Je ne vais pas rester une minute de plus avec ce crétin. Surtout si notre petit jeu est terminé. Alors, au passage, je m'assure de simplement laisser tomber le dit carnet où j'ai dessiné toutes ses saletés. Je suis doué, c'est bien ça le pire. Peut-être qu'avec les bons encouragements quand j'étais plus jeune j'aurais pu faire quelque chose de plus artistique de ma vie, mais c'était trop tard pour ça.

« J'espère que tu vas apprendre à insulter les gens un jour. Tu risques d'en avoir besoin. »

Que je lui lance alors que j'approche de ma voiture en farfouillant dans ma poche pour trouver mes clés.

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Sujet: Re: Press play to start [Axel & Lyall]   Jeu 1 Sep - 21:04

Tu sais pas pourquoi, en le regardant encaisser ton coup avec tant de difficultés, ton côté protecteur a fait surface. Ou du moins, ton envie de le frapper a disparu. Aussi vite qu'elle est venue. Et puis il faut dire que se payer une bonne tranche de rire évite aussi de reproduire une agression, même si du côté de l'autre gars c'est pas la même chose. Lui, tu le sens très bien, t'en veux encore et t'en voudra probablement encore longtemps. En même temps c'est pas très civilisé de balancer son poings dans la mâchoire d'un inconnu. Tu l'as fait, t'as jamais dis que t'étais civilisé. Toi, on te compare plutôt à un ours, bourru, grognon, et pas très au fait de la délicatesse. Ce dernier point et toi, d'ailleurs, ça fait deux. La délicatesse ou la subtilité, t'es pas très au point. Tout comme les insultes d'ailleurs, honnêtement, tu aurais pu trouver bien mieux. Pourtant ce sont les seules choses qui sont sorties de ta bouche sur l'occasion. T'es rouillé, et il est temps que tu te dérouilles un peu. Quand même. Histoire de ne plus passer pour un gros paysan devant les inconnus. Bien qu'en soit, le regard des autres sur toi, tu t'en tamponnes comme de l'an quarante. Mais c'est sûr qu'un gros baraqué avec du verbe, ça a quand même plus de gueule qu'un gros baraqué qui sait pas aligner deux mots. Ton envie de rire est par contre très vite partie suite à ce coup dans le ventre. Non pas que tu sois submergé de douleur, mais disons que tu te méfies un peu. Il serait capable de recommencer, ce couillon. Du coup, tu le quittes pas des yeux, lui non plus. Comme deux chiens de faïence, en gros. Tu hausses les épaules, tu parles, il te réponds comme à une merde. Tu lâches un soupir plus gros qu'une maison. Bien sûr que tu as vu des gens s'emmerder - toi le premier - mais d'habitude les gens sont quand même plus causant. Ils envoient pas bouler le pauvre gars qui essaye d'engager la conversation. Ils ont au moins la politesse de saluer, chose qui n'as absolument pas traversé l'esprit du petit démon devant toi. Enfin, démon, t'espère pas. T'en as pas vu depuis quelques jours, t'en es même revenu au point où tu doutes d'avoir vu quelque chose. Mais t'arrive pas à t'en convaincre, parce qu'il y a toujours un de ces tueurs qui reviens te hanter de temps à autre. T'essayes de chasser cette pensée de ton esprit, aidé en ça du connard devant toi. Ses paroles pourraient passer pour une menace, clairement. Tu lui jettes un regard noir, bien sûr que non tu ne dis pas ça à tout le monde. Tu dis juste ça aux gens qui ont terminé, qui n'ont rien fichu, et qui ont l'air d'attendre qu'on les aies remarqués pour partir et dire qu'ils ont fait acte de présence. Enfin merde, ce type n'as aucune relation sociale ou quoi ? « T'inquiètes pas pour mon patron, lui sait que je fais mon travail. » Tu lâches, parce que bon, tant qu'à faire, autant lui balancer une petite pique. De toute manière, ton patron ne prendrais pas en compte ce que ce gars dis, tu le connais. Enfin ça ne fait pas de mal de lui faire comprendre que ça n'est pas un moyen de pression. De toute façon, il ne t'écoutes même pas, il sors son putain de carnet qu'il jette au sol, ouvert sur une page au hasard. Des croquis. Et pas des vilains en plus, le mec il sait y faire. Tu ricanes, vu son apparente conscience professionnelle, il en a eu du temps pour affiner son trait. Heureusement d'ailleurs que ce n'est pas ton genre de rougir, parce que la plupart de ces croquis sont a caractère sexuels. Surprenant de la part d'un gars aussi coincé que lui, mais chacun ses vices cachés. Tu feuillettes, par curiosité, tandis qu'il retourne à sa voiture. Il a pas l'air pressé, probablement qu'il cherche à voir ta réaction face à ses dessins. Probablement encore un complexe enfoui, ou n'importe quoi d'autre. Un manque de reconnaissance, peut-être ? Enfin là n'est pas la question, ces dessins ne représentent pas grand chose, jusqu'à ce que tu tombes sur toi. Dessiné, de dos, tu peux pas manquer de voir la ressemblance. Et puis surtout, il t'as ajouté une caméra enfoncée entre tes fesses. Le choc est assez impressionnant, t'en lâches même le carnet de surprise. Bon sang, il est aussi pervers que ça ce mec ? En colère, tu reprends le carnet, ouvert à cette même page, et tu lui cours après. T'écoutes même pas son laïus sur la faiblesse de tes insultes, non, tu colle le carnet sur la vitre de sa voiture, qu'il voie bien ce dont tu parle. « Et ça connard, c'est quoi ? C'était ça ton délire, venir dessiner des gens nus sur les plateau télés ? Tu sais que t'es un beau taré ? » Tu dis, le forçant à se retourner vers toi. Ah putain, le vicelard !



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Sujet: Re: Press play to start [Axel & Lyall]   Jeu 1 Sep - 23:46


Ah merde... J'avais complètement oublié que je l'ai dessiné celui-là, mais alors là vraiment complètement. Il faut dire que j'en avais tellement marre d'être là que je suis tombé dans un état second. Ce dessin... Je sais qu'à première vue ça peut sembler complètement taré, comme il le mentionne si bien, mais il y a une explication totalement logique à la chose je le jure. Voyez-vous, j'ai une vilaine tendance à observer les gens lorsque je m'ennuie. À laisser mon regard trouver un point fixe et ne plus m'en détacher. Donc, je dessinais des saletés dans mon carnet dans l'espoir d'obtenir une quelconque réaction de la part de toute personne un peu trop curieuse passant près de moi, mais ça je crois que je l'ai déjà dit, et forcément est arrivé un moment où j'en ai eu assez de dessiner des saletés. On passe rapidement à autre chose quand on fait la chose sans arrières pensés, mais simplement parce que ça nous amuse. Je n'ai pas eu d'enfance, j'ai l'âme d'un gamin à l'occasion. Il ne faut pas chercher plus loin. Les blagues à la 'pipi caca' ça me fait rire comme ça ne devrait pas être permis quand je suis dans une bonne journée. Ce n'est pas de ma faute si mon seuil de maturité frôle le zéro parfois. Le moment où mon regard a décidé de se fixer sur un point et ne pas s'en détacher et bien il s'est fixé sur lui. Lui autour de qui j'avais tourné en faisant ma petite balade santé plus tôt et qui semblait trouver le temps long tout autant que moi. Je sais que ça n'explique qu'une partie du dessin, mais on y vient.

Vous connaissez l'expression 'avoir un balai dans le cul'? C'est quelque chose qu'on dit lorsque la personne nous semble trop coincée. On dit qu'elle a ça, un balai dans le cul. Comme si elle marchait en serrant les fesses pour afficher une certaine supériorité. C'est l'impression qu'elle me donnait l'animatrice du plateau avec ses vêtements trop serrés et ses petites lèvres pincées. Elle me semblait coincée. Vous commencez à faire le rapprochement? La pensée de cette expression, le caméraman... et la caméra à défaut d'avoir un balai. Voilà ce que ça donne. Ça donne le dessin qu'il expose à mon visage en le plaquant contre la vitre de ma voiture. Ce que je peux avoir envie de rire à l'instant c'est fou, mais je me retiens en le sentant m'agripper pour me retourner.

« Ne me touche pas connard. »

Je tâche de garder mon sérieux en posant mon regard dans le sien. L'envie me démange de simplement entrer dans ma voiture et le laisser-là avec ce portrait plus que réussi de lui... ou encore le confronter de nouveau. Ce n'est pas comme si j'avais réellement quelque chose d'autre à faire de ma peau en cette fin de journée. Ça éviterait au journaliste qui m'a poussé à venir ici de recevoir un appel de ma part pour lui dire que ça ne vaut pas la peine de se pointer au bureau demain matin. Même si je dois avouer que le niveau de rage a descendu un peu. L'envie de rire probablement. Il rigole moins lui par contre depuis que c'est mon tour de me foutre de sa gueule.

« Quoi? Ça ne te plait pas? J'ai su capter tout ton beau profil pourtant. »

Ses jolies fesses dans toute leur splendeur. Du moins ce que j'ai été capable d'en imaginer malgré les vêtements qui le couvrent. Ça aurait été joli tient que tout le monde ait été nu. Ce n'est pas ce qu'on dit d'imaginer lorsqu'on a le traque? Imaginer tout le monde en sous-vêtements ou dans leur tenue d'Ève ou d'Adam? Il me semble bien que oui. Non je n'avais pas le traque, mais ça on s'en moque. Si on ne peut plus même s'amuser comme on le veut. Ça donne presque envie d'en jouer simplement pour me venger de son attitude de merde sur un autre plan. Je vais me gêner tient.

Alors je baisse le regard, l'observe des pieds à la tête en esquissant un mince sourire avant de finalement reposer mon regard dans le siens. Un regard qui ne montre plus la moindre trace de rage ou la moindre once de douleur même si je commence à la sentir un peu cette mâchoire. C'est la douleur d'après adrénaline qui commence à se faire ressentir.

« J'ai pourtant l'impression d'avoir bien capté toute l'essence de ton boulot... Dans le moindre détail. »

Je laisse mon sourire s'élargir un peu plus. Juste assez pour le narguer.

« On appelle ça la liberté d'expression tu sais. Ah moins que tu ne sois trop crétin pour savoir ce que c'est. »

L'art de passer du mode enragé au monde manipulateur en l'espace de quelques minutes est vraiment un art.

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Sujet: Re: Press play to start [Axel & Lyall]   Ven 2 Sep - 10:09

C'est vraiment un gros dégueulasse. En plus c'est tombé, d'entre tous tes collègues, sur toi. Enfin, tu n'as pas feuilleté le carnet après avoir découvert ce dessin, il est possible qu'il y en ait d'autres. Mais là t'as même pas envie de le savoir, t'es clairement dégouté. Non qu'en soit tu sois gêné d'être représenté nu, il t'en faudrait plus, mais c'est la position, le contexte, et le fait que ça soit ce sale péteux qui s'en soit chargé. Sérieusement, il n'avait rien de mieux à faire que ça? A la limite, qu'il dessine des insanités partout, tu t'en serais douté, mais qu'il aille jusqu'à faire ce genre de dessin, là t'es plus tellement d'accord. Et en plus, ce petit con se permet une réflexion. Pas le toucher. La blague quoi. T'as envie de lui mettre ton poings dans la gueule, mais tu sais que ça ne mènerais à rien. Quoique, qu'il tende l'autre joue ça ne serait pas mal non plus. Enfin, t'as à l'esprit les conséquences qu'il pourrait y avoir, alors même si tu serres le poing, tu ne frapperas pas. Ça te démanges, certes, mais tu vas réussir à te calmer. Tu ricanes, il te parle de ton profil. Sincèrement, t'es plus beau en vrai que sur ce portrait ridicule. « Non, ça m'plait pas. » Tu dis, confirmes, parce que cette situation est ridicule et ça te met un peu mal à l'aise quand même. T'as pas l'habitude que des abrutis de première te dessinent dans le plus simple appareil. « Mais toi visiblement, tu t'es bien rincé l’œil. » Tu ajoutes, alors qu'il te détailles des pieds à la tête. C'est clair, il est gay. Tu croyais que c'était une femme qui le tenais par le slip, mais finalement avec un caractère pareil, t'es quasiment certain qu'il est célibataire. Et gay, puisque d'entre toutes les personnes présentes - et il y en avait, des femmes - c'est ton cul qu'il a choisis d'illustrer. Simple hasard, peut-être, mais tu crois plus tellement au hasard ces derniers temps. Tu soupires, son regard reviens se poser dans le tiens. Il te nargue, encore, parle des détails, alors qu'il t'as représenté de dos. Tu lèves les yeux au ciel, t'as pas tellement envie de jouer avec ce gamin, alors tu reprends le carnet et tu détaches la page qui te concerne. Tu le regardes, droit dans les yeux, et tu la déchires. « Le droit à l'image, tu connais, crétin? » Tu utilises la même expression que lui, crétin. Parce que maintenant, celui que tu considères comme le plus abruti, c'est lui. Tu reprends le carnet, tu l'ouvres à une page au hasard, et tu les déchires méthodiquement devant lui. Tu en découvres de belles d'ailleurs d'images, et vu comme il l'a jeté au sol, tu sais très bien qu'elles n'ont aucune valeur pour lui. Mais ça ne t'empêches pas de le faire, tu passes ta colère contre ces bouts de papier. « Tu n'auras qu'à les refaire quand tu te sentiras d'attaque, sale pervers. » Tu le foudroies du regard, tu déchires encore un papier en deux, trois, quatre, en une multitude de petits morceaux qui s'éparpillent sur le sol. « Et tu n'as plus intérêt à revenir ici. » Tu dis, la menace tangible. En effet, tu n'as pas la moindre envie qu'il revienne si c'est pour dessiner des choses pareilles : il y a parfois des enfants qui viennent sur le plateau et à voir ce grand malade, tu n'as pas envie qu'il vienne les emmerder. Tu le connais pas et le peu de choses qu'il a montré de lui te font te méfier. Oui, c'est toi qui as levé la main sur lui en premier, oui tu as mérité ce coups en traitre, mais ça veut pas dire que tu l'acceptes et que tu vas pardonner. Au contraire, au vu de l'occupation du gars, t'as justement pas envie de lui faire de concessions. C'est pas parce qu'on s'emmerde qu'on dessine les gens nus. Enfin, t'as jamais vu ça quoi. Surtout aussi précis. En fait, c'est ça qui te fais tiquer. Qu'il ait été jusqu'à t'imaginer nu. Tu pourrais en être flatté, mais franchement tu trouves ça flippant. « Et si t'avais besoin d'un modèle masculin nu, y'a pleins de demandes dans les journaux, t'avais pas à t'occuper de mon cul. » Tu lâches, un peu plus calme après avoir déchiré presque l’entièreté de son carnet.



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Sujet: Re: Press play to start [Axel & Lyall]   Ven 2 Sep - 11:18


Il est d'un ennui ce mec c'est pas possible. Que je le détaille de la tête aux pieds avec un regard qui veut absolument tout dire ou que je le dessine nu avec une caméra entre les fesses ce n'est pas pire que si je venais de lui dire qu'il est un imbécile. Pas la moindre réaction. Zéro. Nada. Rien de plus que la rage qui semble le porter depuis qu'on est sorti dehors, une rage qui de mon côté s'est vraiment estompée parce qu'en général, même si je gueule à l'occasion sous le coup de l'impatience ce qui est normal, je ne suis pas réellement classé dans la catégorie des mecs violents. Oui je me suis déjà battus par le passé, du moins j'ai essayé, mais je suis rarement celui qui frappe le premier. Je préfère les narguer et les contrôler ses cons. Je préfère trouver les mots justes simplement pour voir leur tête quand ils vont enfin comprendre que je les manipule à fond et que tout ce que je leur raconte depuis le début c'est tout sauf véridique. Je suis un pro dans l'art du mensonge. Je n'avais pas le choix. Comment expliquer aux autres lorsque j'étais gamins pourquoi j'étais toujours couvert d'ecchymoses? Je n'allais pas tout simplement hurler que mon père me frappe. Alors j'inventais. Je suis tombé en bas des escaliers. J'ai essayé la boxe. Mon chien a mangé mon devoir. Ce genre de trucs. Donc bon, à force de mensonges, on développe un certain talent naturel pour que ça ne ressemble pas trop à un mensonge. C'est pratique.

Alors pendant qu'il parle, me dit que non ça ne lui plait pas parce que visiblement il a de plus jolies fesses que ce que j'ai pu dessiner, me dit que je suis un pervers qui s'est rincé l'oeil et qu'il déchire mon pauvre petit carnet auquel je ne tiens absolument pas, moi je réfléchis. Je réfléchis à la suite de la chose. Je me dis que j'ai une occasion en or de lui fermer la gueule pour de bon à ce con sans qu'il ne vienne redemander son reste maintenant que je me suis calmée. La question est comment est-ce que je le fais. Parce que j'ai plusieurs options. La première est de lui sortir un mensonge long comme mon bras pour expliquer ma tendance à dessiner des gens nus. Quelque chose du genre qu'à temps partiel je fais du porno ou même que j'en ai une compagnie. J'ai le complet cravate d'ailleurs aujourd'hui alors ça colle à merveille. J'ai d'ailleurs complètement oublié de reprendre mon veston que j'avais posé, mon veston dans lequel se trouve mon téléphone. Hum. C'est embêtant. Ça brise un peu la dynamique de mon plan. Je vais devoir improviser parce que non ce n'est pas pour l'option mensonge que j'ai décidé d'opter.

J'ai décidé d'user de la manière forte. De l'option qui devrait le faire arrêter de parler sous le coup ne serait-ce que trente minuscule seconde. De l'option qui risque de me mériter un coup supplémentaire si je n'arrive pas à me tirer assez rapidement, mais c'est un risque à prendre. Ça en est presque devenue un but personnel de le faire réagir ne serait-ce qu'un minimum. Il ne va pas l'oublier de si tôt cette journée ce con et moi je vais me contenter de repartir et continuer ma petite vie comme si de rien n'était après que le rideau se soit baissé sur ma finalité.

Je commence par le laisser parler, l'observer mettre en miette mon carnet puisque ça lui fait plaisir, sans laisser mon sourire cesser d'étirer mes lèvres parce que ça m'amuse. J'en profite pour replonger ma main dans ma poche au passage pour réussir à attraper ses fichues clés que je n'avais pas eus le temps de sortir avant qu'il me retourne pour me parler dans le blanc des yeux comme on dit. Histoire de donner l'impression que je vais simplement me tirer puis j'attends. J'attends qu'il ait terminé de parler et l'a j'attaque, mais pas à coup de poing. Je bondis et je viens coller ma bouche contre la sienne ne serait-ce qu'une fraction de seconde. Pas parce que j'en avais envie. Juste pour lui soutirer une once de réaction. Pour pouvoir crier victoire. Ceci fait, je me tire rapidement et contourne la voiture pour me diriger vers le mur où il m'avait appuyé pour récupérer mon veston.

Oh je sais bien qu'il risque de venir m'en coller une, mais on appelle ça les risques du métier. Quel métier? Emmerdeur, manipulateur et menteur professionnel. C'est ça que j'aurais dû faire de ma peau plutôt que m'acharner sur ce fichu journal, quoique ça en reviens presque au même de raconter n'importe quoi à la population simplement pour vendre quelques maigres feuilles de papier à ses braves habitants de Chicago.

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Sujet: Re: Press play to start [Axel & Lyall]   Ven 2 Sep - 12:03

Il dit rien. Au contraire, il a même presque l'air de s'amuser, à te voir déchirer son carnet. Preuve s'il en est que ce gars n'accorde pas d'importance à ce bout de carton, mais aussi que son passe temps favoris c'est de faire tourner en bourrique les autres. Oui parce que ce petit regard satisfait, tu sais très bien qu'il a eu le temps de le pratiquer. Ça se voit, ça se sent. Ce type est un pervers, un manipulateur et un menteur. Autant dire, le mec parfait. Non plus sérieusement tu n'aimes pas les gens comme ça. Qui aimes les gens comme ça, de toute façon ? Après ça n'est peut-être qu'une impression, mais tu n'arrives pas à t'en détacher, tu ne vois pas ce que ça pourrait être d'autre. Tu n'imagines pas un instant, malgré que tu le pense gay, qu'il ait eu envie de te dessiner nu pour une autre raison. Non tu penses pas à ce genre de chose, t'es encore trop dans l'excès, comme d'habitude. Tu vois tout en grand, tu vois tout de suite le mal qu'il peut distiller. Ce type est un danger, un mec qu'il ne faut pas côtoyer sous peine de s'en mordre les doigts. Tu les connais les gens comme lui finalement, ils apportent plus de malheur que de bonheur. En quelque sorte, tu lui ressembles. Toi aussi tu as tendance à blesser les gens, mais toi contrairement à lui ce n'est pas par plaisir. Lui semble s'amuser de faire du mal, en témoigne son air content de lui. Tu ne vois que ça, alors que tu finis par déchirer la dernière page de ce cahier de malheur. T'allais le jeter par dessus ton épaule, mais ce qu'il fait te coupe le souffle. Tu t'y attendais pas, tu fulminais toujours, l'espèce de contentement de tout déchirer encore bien ancré en toi. Ses lèvres sur les tiennes, l'espace d'un instant. Toi qui t'apprêtais à lui lancer une remarque acerbe, encore, te voilà muet. Il a réussis à te couper la chique en un instant. Et il se dégage ce connard, il te laisse planté là comme un con. T'es perdu, tu sais pas ce qu'il voulait finalement ce con. Tu restes là, les bras ballant, le regard perdu dans le vague l'espace de quelques secondes qui suffisent d'ailleurs à l'autre de parcourir la distance le séparant de son veston. Tu n'avais même pas remarqué qu'il ne l'avait pas récupéré. En même temps il aurait eu du mal, mais bon. Tu l'aurais ramassé, tu l'aurais mis en miette et s'il y avait eu quelque chose dedans, tu l'aurais jeté. Ça lui aurait fait une bonne leçon. N'empêche que ce gringalet t'as bien surpris, tu pensais pas qu'il oserais faire ça. Après, ça n'est qu'un chaste baiser, rien de bien folichon, mais avoir le culot d'embrasser le mec qui viens de vous tabasser, faut le faire.  Tu restes planté devant la porte, essayant d'assembler les quelques pièces du puzzle que tu viens de déchirer. Franchement, si c'est ça sa technique de drague, il peut aller prendre quelques leçons. Enfin, t'arrive pas à croire qu'il ait eu une once d'intérêt pour toi. Il l'a bien fait remarquer, t'es un caméraman, t'es comme les autres. Et tu l'as frappé. A moins qu'il n'aime expérimenter le syndrome de stockholm, tu ne vois pas trop l'intérêt qu'il a eu de t'embrasser, surtout aussi rapidement. Sauf si c'est uniquement pour te faire taire et auquel cas il a très bien réussis son coup. Tu reprends tes esprits, l'entendant revenir près de sa voiture. Tu fais obstacle, tu fais barrage, t'appuyant sur la portière. « Alors comme ça, c'est ta manière de gérer les conflits ? Chapeau. » Tu lâches, les bras croisés sur ta poitrine. Tu pourrais avoir l'air menaçant, mais ça ne sert à rien avec un type comme ça. Pour clouer le bec à ce genre de personne, il faut se lever tôt. Et franchement t'as pas le courage d'entrer dans une joute verbale de plus avec cet imbécile. « Si tu voulais un plan cul, je connais un type qui peut t'intéresser. » Tu lâches. Finalement tu as peut-être encore quelques réserves pour le faire chier. Après, ce n'est pas de toi dont tu parles. Pas vraiment en tout cas. Mais bon, il a tellement l'air frustré par la vie que tu serais prêt éventuellement à faire un geste pour ce pauvre con.



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Dernière édition par Lyall Hackett le Ven 2 Sep - 20:02, édité 1 fois
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Sujet: Re: Press play to start [Axel & Lyall]   Ven 2 Sep - 15:34


Pas le moindre mot. Voilà ce que j'ai entendu en me dirigeant vers mon veston. Pas la moindre insulte, enfin tentative d'insulte, ou la moindre attaque. Rien. Le silence le plus complet. Que le bruit de mes pas qui résonnent et le tintement de mes clés que je m'amuse à faire tourner entre mes doigts. Moi un, le connard zéro. Je dois me dire satisfait, plus que satisfait même, de lui avoir complètement cloué le bec ne serait-ce que durant quelques minutes. Et dire que je ne me retourne pas même pour voir la tête qu'il fait avant d'avoir attrapé mon veston simplement par principe. Ce n'est pas l'envie qui manque, mais je dois faire mine de rien. Ça fait partie de la stratégie. C'est l'essentiel de la stratégie en fait. Un simple petit baiser tout ce qu'il y a de plus innocent et une attitude complètement détachée de la chose comme si ce que je venais de faire était la chose la plus normale en ce monde. Pour moi ça l'est presque. Je ne suis pas vraiment un coincé dans ce domaine même si j'ai davantage tendance à me faire des femmes que des hommes. Les hommes ça a surtout été circonstanciel, disons dans le but d'obtenir quelque chose de particulier. Ça ne m'empêche pas de prendre mon pied tout de même, mais disons que je reste un peu moins expérimenté dans ce domaine-là et que je n'ai surtout jamais été en 'relation' avec un homme.

Mes relations passées étaient toutes avec des femmes et malheureusement pour elles, si je peux les compter sur les doigts de mes mains je n'ai pas assez de doigts pour compter le nombre de personnes avec qui je les ai trompés. Ce n'est pas faute d'avoir essayé pourtant. Le couple est dépeint de façon si magnifique, une chimie unique avec l'être aimé qui nous fera frémir d'envie à chaque instant de notre vie jusqu'à la fin de nos jours. Ça donne envie. Ça donne envie d'essayer de se perdre dans cette sensation ne serait-ce qu'une fois pour pouvoir dire 'oui j'ai aimé'. Le problème c'est que ma notion de l'amour se résume à des coups sur la gueule alors forcément je ne sais pas comment y faire. Ce n'est pas que je ne voulais pas, c'est que je ne pouvais pas. Passer une soirée assis sur un canapé à regarder un film bras dans les bras ça n'est pas pour moi. Les câlins, le temps passé à se faire des bisous et les petits maux doux ça me file la migraine. Je ne suis simplement pas fait pour être en couple. Ça me donnait envie de prendre mes jambes à mon coup et c'est précisément ce que je faisais. Quand elle commençait à être un peu trop envahissante je me tirais et j'allais en voir une autre. Pas plus compliqué que ça. Inutile de dire que l'idée d'avoir une famille ne m'a même jamais traversé l'esprit. Si je ne me vois pas en couple je me vois encore moins avec des gamins dans les bras à gérer.

Enfin, on ne parle pas de couple là. On parle d'un simple petit baiser pour qu'il la ferme et que je puisse me tirer en beauté. Mon veston attrapé je me redirige donc vers ma voiture à côté de laquelle il se tient encore. Hey bien. Le choc qu'il a eu pour ne pas avoir bougé. J'ai sans doute choqué la testostérone en lui. Un mec comme lui avec un comportement comme celui-là ne peut qu'être un hétéro qui accumule un peu trop de frustrations. Il devrait s'occuper un peu mieux de petit jack ça le calmerait. Visiblement, ça n'était tout de même pas suffisant pour qu'il me laisse me tirer sans rien ajouter. Monsieur croit bon de venir se placer juste devant moi alors que je n'aspirais qu'à atteindre ma porte. Et ce qu'il me dit, bordel j'ai pas été capable de me retenir de rire... même si ça m'a fait un de ses mal à la mâchoire c'est atroce. C'était plus fort que moi.

« Ouais c'est ça. Tu devrais peut-être lui dire de s'occuper de toi parce que visiblement tu as de la frustration à évacuer de ce côté mec. »

Et ceci dit, je pouffe encore un peu de rire avant de simplement le contourner pour aller atteindre ma porte et glisser mes clés dans la serrure pour la déverrouiller. Il croit quoi lui? Que je me balade dans les rues en dessinant des gens nus dans l'espoir d'engager une discussion qui mènera à une nuit torride dans mon pieux? Faudrait vraiment être taré.

« Aller dors bien crétin. »

Que j'ajoute en ouvrant la porte de ma voiture. Rien de bien extravagant. Une voiture bien simple d'une grandeur acceptable, mais dans un état qui n'est pas des plus glorieux, ça il faut l'admettre. Comme si je n'avais que ça à faire dépenser mes maigres économies dans la remise en forme d'une vieille voiture pourrie. Tant qu'elle sait me guider du point A au point B je suis aux anges.

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Sujet: Re: Press play to start [Axel & Lyall]   Ven 2 Sep - 22:41

Le problème avec les beaux garçons, c'est que ce sont souvent des connards de première. Tu ne fais pas exception, au vu du nombre de fois où tu as trompé quelqu'un. Mais tu n'as pas envie de penser à ça encore. Oui, le couple est pour toi une notion agréable, mais elle reste théorique. Tu ne peux même pas imputer la faute à un modèle malsain ou inexistant, non, tu n'es juste qu'un connard dans ce domaine là. Tu n'attaches pas d'importance aux apparences et au qu'en dira-t-on, et c'est probablement une des raisons qui fait que tu prends si peu à cœur les histoires d'amour. Tu préfères penser à ton cul plutôt qu'à celui des autres et oui, tu as eu diverses relations, mais quand une autre ou un autre qui se présentait te faisais de l’œil, tu n'hésitais pas à aller voir ailleurs. Peu t'ont résisté, pour autant tu n'as pas la grosse tête. Du moins pas suffisamment pour t'en vanter à chaque nouvelle conquête dans ton lit. Pour rigoler, parfois tu dis que tu as trop d'amour à donner et que ça serait du gâchis que de le dédier à une seule personne. Mais cette blague ça ne marche qu'avec ton meilleur ami. Et encore, à force de la lancer comme piètre excuse à ton attitude, ça commence à lasser. Même toi parfois tu es lassé de ton comportement, mais t'arrive pas à changer. T'essayes, tu tentes de t'améliorer avec l'âge comme le bon vin mais il faut croire que tu es plutôt comme une tisane de houblon : à boire avec modération, et fraiche. Oh non tu ne résumes pas tes relations à de la bière, ce serait terriblement réducteur, mais tu ne te bonifies pas avec l'âge et tes relations en pâtissent. Pourtant tu n'es pas frustré, certainement pas sexuellement d'ailleurs, comme semble le croire ce trou du cul. C'est même loin d'être le cas, tu as juste assez de retenue pour ne pas imaginer la moitié du plateau à poil et dans des positions suggestives. Pourtant quand tu regardes ce type, tu ne peux pas t'empêcher de le mettre à la place de certains de ses dessins. Tu ricanes, mais surtout tu as un rictus assez désagréable aux lèvres lorsqu'il se retourne pour revenir près de sa voiture. T'arrive pas à comprendre que t'es manipulé comme un bleu, mais en tout cas tu te redresses et tu le laisse passer alors qu'il te lances que ton engin n'as pas servi depuis longtemps et qu'il est peut-être temps de lâcher la bête. Tu laisses échapper un éclat de rire, le sourire aux lèvres. Tu te rapproches un peu, juste assez pour claquer ta main sur ses fesses rebondies. Un beau petit cul d'ailleurs, mais le propriétaire étant plus que chiant, tu n'es pas certain de vouloir aller plus loin. Oui, peut-être que tu aurais eu une chance avec lui si tu ne lui avais pas défoncé la mâchoire, mais bon, on a le droit de faire des erreurs quand même, non ? Enfin, t'as à peine entendu son énième crétin du jour que tu t’accoudes à cette portière entrouverte. « Et quoi, tu te proposes pour être mon défouloir, c'est ça? » Tu dis, sourire toujours accroché aux lèvres. « Je dormirais sans doute mieux après, c'est clair. » Tu continues, tu provoques. La portière, tu la tiens de telle sorte qu'il ne puisse pas la fermer. Cette petite joute verbale, tu l'as trouve distrayante, amusante, et tu n'as pas envie de le laisser filer de sitôt. Malgré son air de gros dégueulasse finalement, tu as bien envie de voir jusqu'où tu peux aller pour qu'il pète enfin un plomb. Parce que là, la seule chose qu'il a montrée c'est qu'il sait dessiner des gens nus, surtout de dos. Oh, tu ne te proposes pas pour être un modèle nu, certainement pas. C'est pas ton genre de poser comme une gravure de mode pendant des heures. C'est long, c'est chiant, et en général le type s'emmerde. Et clairement t'as autre chose à foutre de tes journées que de servir de croquis géant à un artiste à deux balles. « Et toi aussi d'ailleurs, comme un gros bébé. » Tu te penches encore plus sur cette portière - sérieux, est-ce qu'elle va tenir ? - pour jeter un coup d’œil distrait dans la voiture. Franchement, elle est à la limite du crado. Aucun respect pour son propre véhicule, t'en es presque choqué. Quand tu jettes un coup d’œil à ta moto un peu plus loin, tu ne comprends pas comment on peut autant dénigrer un outil de travail. Oui, parce que s'il est journaliste, il en a besoin souvent de sa voiture. Enfin ce n'est pas ton problème, c'est le sien. Tu te promets en rentrant chez toi que ta moto, tu la bichonneras deux fois plus, pour compenser le manque d'entretien de cette voiture par procuration.


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Press play to start [Axel & Lyall]
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