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 I wish you could see it ☽ Lizanael

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NEC PLURIBUS IMPARLisbeth Lefebvre
Je suis à Chicago depuis le : 15/08/2016 et j'ai déjà payé : 308 factures et gagné : 675 gains. Il paraît que : Deborah Ann Woll est mon double. Schizo je joue aussi : Lehr O'Siodhachain & Jeremiah Fitz. On m'appelle : Luiyna et pour mon profil je remercie : Shyia et tumblr

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Sujet: I wish you could see it ☽ Lizanael   Jeu 18 Aoû - 3:23

I wish you could see it ☽ Lizanael
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We all have things we hold onto for ourselves, that we don't want anyone to know  Δ Karen Page

Comme chaque jour, tu t’es levée aux aurores, commençant par une douche pour te réveiller en douceur sous l’eau chaude qui coulait sur ta peau pâle. Ensuite, sans prendre la peine de t’habiller, tu te rendais dans la cuisine pour prendre ton petit-déjeuner. Même quand tu étais en retard, tu ne sautais pas ce repas, le plus important de la journée, il t’arrivait assez fréquemment de faire l’impasse sur le déjeuner, trop prise dans tes dossiers tu ne voyais pas le temps passer, mais jamais celui-ci, tu prenais toujours le temps. Il s’inscrivait dans ton rituel et tu n’y dérogeais sous aucun prétexte. Le menu variait en fonction de tes humeurs, mais même si tu ne devais avaler qu’un yaourt et un café tu ne quittais jamais ton luxueux appartement dans le quartier des affaires sans avoir grignoté un petit quelque chose. C’est grâce à la fortune de tes parents que tu avais pu t’installer directement ici, au centre névralgique de la ville, non loin d’ailleurs de là où tu avais installé ton bureau. Tu aurais carrément pu t’installer dans le même immeuble, mais, même s’il t’arrivait parfois de dormir au bureau, tu préférais mettre une séparation entre ton lieu de travail et ton petit jardin privé comme tu l’appelais, du moins autant que faire se peut.

Encore emmitouflée dans ta serviette humide, tes cheveux goutant sur ton dos tandis que tu étudiais ce que tu allais enfiler aujourd’hui. Tu devais voir un important client aujourd’hui, Nathanael Pharrel. Il avait contacté ton bureau plus tôt dans la semaine déclarant qu’il avait des tableaux qu’il souhaiterait mettre en vente. Tu avais fait ta petite enquête sur lui, bien sûr, tu ne souhaitais pas de mauvaise surprise avant de décider ou non si tu travaillerais pour lui, découvrant son histoire tragique et le poids de sa fortune. Cela avait piqué ta curiosité, pas l’histoire tragique en soi, tu n’es pas très people et tu n’aimes pas t’immiscer dans la vie des gens, non, c’était plutôt l’importance de son immense fortune. Avec une telle somme d’argent tu ne doutais pas un seul instant que les tableaux qu’il devait posséder –sans doute un héritage familial– seraient authentique et de valeurs inestimables. Passant en revue tes tenues, tu te fis vaguement la réflexion que tu pourrais tout aussi bien y aller avec un sac poubelle qu’il n’y verrait littéralement aucune différence. Sauf que ce n’était pas ton genre, tu traitais tous tes clients avec le même professionnalisme, qu’ils le remarquent ou non, tu m’étais un point d’honneur à être toujours tirée à quatre épingle de la tête au pied.

Ton choix finit par se porter par une robe à la coupe simple, bleu canard, une couleur qui se mariait parfaitement avec ta chevelure incandescente, un col évasé ni trop aguicheur ni trop sage mais découvrant la naissance de tes épaules, des manches trois quart. Côté longueur elle était à l’image du col, juste assez courte pour ne pas faire nonne, mais suffisamment longue pour ne pas passer pour une allumeuse, juste au-dessus du genou donc. Tu ajoutas une fine ceinture noire à la taille, et des escarpins assortis, sans oublier évidemment le pendentif en trèfles qui s’ouvrait, révélant à l’intérieur trois photos –une dans chaque feuille. Les deux premières étant une photo de chacun de tes parents et la dernière une photo de vous trois prise peu de temps avant ton départ. Tu ajoutas une touche de maquillage, ce qui se résuma à un trait de liner au-dessus, un léger trait de crayon en dessous, du mascara et un rouge à lèvre très léger couleur pêche sans évidemment oublier ta touche de parfum le tout dernier Muse de Thierry Mugler, un parfum doux et fleuri avec néanmoins une légère note d’épice. Et tu filas au bureau où tu arrivas bien avant le nouveau secrétaire que tu avais engagé après que la précédente ait décidé de partir parcourir le monde avec son globetrotter de petit ami. Le nouveau était un jeune étudiant en art qui avait achevé ses études il y a quelques semaines à présent, il était aussi passionné que toi et rigoureux. Si tu n’avais pas été de ses gens qui préféraient bosser en solo, tu en aurais peut-être fait ton apprenti… Néanmoins tu lui permettais parfois de t’assister quand les clients étaient tout ce qu’il y avait de plus légal, qu’il apprenne au moins deux ou trois petites choses. Mais pas aujourd’hui, ce n’était que l’entrevue de routine, voir ce que M. Pharrel avait à proposer, combien il en voulait, etc. Les choses habituelles, qu’il avait déjà vues plusieurs fois avec d’autres clients.

Toute la matinée elle enchaina les clients que ce soit par téléphone, rendez-vous, visioconférence aussi. Elle reçut même un appel d’un musée qui souhaitait un second avis d’expert sur une de leur future acquisition. Les heures défilèrent sans qu’elle ne se rende compte jusqu’à ce que Ashley –son secrétaire– ne vienne dans son bureau. « Liz… » fit-il d’une petite voix. « Tu m’avais demandé de te rappeler de partir manger si tu ne l’avais toujours pas fait à midi et demi… » continua-t-il tout aussi doucement. Il avait mis un peu de temps avant d’accepter de te tutoyer et de t’appeler par ton prénom, mais il n’avait que quelques années de moins que toi après tout, tu te sentais tellement vieille quand il te vouvoyait. « Ah oui ! Merci. » lui répondis-tu avec une sourire avenant et chaleureux. Tu rangeas rapidement les dossiers sur lesquels tu travaillais, des clients que tu devais voir plus tard dans la semaine, tu préférais toujours préparer tout à l’avance, pour être plus que prête lors des rendez-vous. « Tu veux manger quoi ce midi ? » t’enquis-tu alors que tu refermes la porte de ton bureau et qu’Ashley faisait mine de retourner s’installer au sien. « Qu… quoi ? » s’étrangle-t-il à moitié. « Ca fait des semaines que tu es là, et on n’a pas encore pris le temps de manger ensemble, ce midi tu manges avec moi. D’autant que je n’ai pas envie de manger toute seule. Et c’est un ordre ! Sinon je te vire. » plaisantes-tu en lui offrant un de tes plus beaux sourires, lui faisant monter le rouge aux joues. Tu as toujours su l’effet que tu avais sur les gens, t’amusant à en jouer. Tu l’entraines avec toi et vous partez manger.

Vous discutez un peu de tout et de rien, de l’avancement de ses projets pour plus tard, car vous en aviez déjà parlé à l’embauche mais ce poste serait provisoire, tu voulais qu’il s’en serve comme d’un promontoire pour son avenir, tu avais fait la même proposition à ta secrétaire précédente, et à celle d’avant aussi. Puis à treize heure trente vous retournez au bureau, tu dois revoir rapidement le dossier de ton client de quatorze heure trente, M. Pharrel. Il n’y a pas grand-chose pour l’instant, en dehors des recherches que tu as fait faire sur lui, mais tu préfères être parée.
C’est pile à l’heure qu’Ashley vient toqué à la porte avant de faire entrer ton client, comme à ton habitude tu te lèves et t’avances vers ton client. Tu t’apprêtes à lui tendre la main pour le saluer comme tu l’aurais fait en temps normal, mais retiens ton geste avant même que ta main ne se lève. « Bonjour M. Pharrel. » le salues-tu sobrement mais avec chaleur dans la voix comme tu sais si bien le faire sans te départir de ton professionnalisme. « Merci Ashley. » ajoutes-tu à l’attention de ton secrétaire qui avait déjà commencé à refermer la porte derrière lui, te rendant un sourire avant de s’éclipser totalement. « Je vais vous guider jusqu’au bureau si vous le voulez bien. » proposes-tu en tendant légèrement ton bras vers lui dans le cas où il accepterait ton aide. Tu savais que certains aveugles préféraient se débrouiller seul, quand d’autres vous engueulaient si vous aviez l’outrecuidance de ne pas proposer votre assistance. Ici c’était un compromis, il était libre de refuser ton offre poliment proposée.
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Dernière édition par Lisbeth Lefebvre le Jeu 22 Déc - 20:22, édité 1 fois

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MANET ULTIMA CAELONathanael E. Pharrel
Je suis à Chicago depuis le : 27/06/2016 et j'ai déjà payé : 103 factures et gagné : 503 gains. Il paraît que : Charlie Cox me ressemble beaucoup. On m'appelle : Rynight/Brandon et pour mon profil je remercie : greer (avatar), neon demon (signa) & artistes les de tumblr.

Je suis : célibatairement seul.
Sujet: Re: I wish you could see it ☽ Lizanael   Jeu 18 Aoû - 23:10

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We all have things we hold onto for ourselves, that we don't want anyone to know  Δ Karen Page

Déjà 6 heures et le réveil sonne... Ce bruit strident qui me fait jaunir les yeux en deux secondes. Qu'est ce que je peux haïr ce son, surtout après une nuit aussi courte. Ça doit faire quoi... Deux heures à peine que j'ai fermé les yeux et je suis déjà levé, dure dilemme d'une double vie comme la mienne. Mais il fallait que je sorte cette nuit, j'avais du boulot... Un autre boulot du moins. Le Nouvel Ordre lui n'attend pas que je me repose alors je n'ai pas le droit de jouer les fatigués. C'est bien trop important pour ça. Alors tant pis, je fermerais l’œil si possible entre deux rendez vous, après le repas qui sait ou ce soir si j'en trouve le moyen, ce qui m'étonnerait. Là il faut que je me lève et c'est en grimaçant que j'me redresse, une fois de plus couvert de marques en tout genre. La nuit a été longue et brutale mais ça en valait la peine. J'avais fait mon travail et repoussé les ténèbres, une fois de plus. Je devais me lever malgré tout, marchant calme jusqu'à ma douche, seul réel moment de répit où je me permettais de faire taire tout ces sons autour de moi. Sentir l'eau sur ma peau me calme, ça m'apaise profondément et ça fait un bien fou quand je sais que quelques heures plus tôt, tout les os de mon corps ont craqués et cassés dans cette douleur que j'ai tristement réussi à accepter, du moins en partie car ça fera toujours mal, toujours... Bref, il est temps d'y aller. J'enfilais mon costume comme toujours, mettant un peu de musique le temps de me préparer, un coup de parfum et je prenais ma canne direction le monde qui m'attendait là dehors.

À l'heure comme toujours, mon chauffeur attendait en bas, m'ouvrant la porte avant qu'on ne démarre en direction du QG de l'entreprise. Et déjà à cette heure ci le monde hurle. Dés l'aurore tout est déjà en éveil sauf mon pauvre cerveau qui ne demande qu'à s'éteindre. Un bon café et ça ira mieux. On faisait donc un arrêt habituel au Starbucks qui me connaissait très bien, préparant ma commande avant même que je n'arrive au comptoir pour que je remercie cette fille, toujours la même, d'un petit sourire poli. J'ai l'impression qu'elle m'aime bien mais ça s'arrêtera là. De retour en voiture, quelques minutes encore et j'arrivais à la Pharrel Entreprises, écoutant dés le pieds de l’ascenseur mon assistant qui se donnait un plaisir à citer l'énorme et horrible planning de la journée. À vrai dire, je ne l'écoutais qu'à moitié car je sais qu'il sera là pour me rappeler chaque rendez vous en temps voulu alors à quoi bon. À peine mon cul posé sur mon siège à la salle de conférences que je sens venir le mal de crâne à l'écoute de tout ces blabla budgétaire, transition, achats et ventes... En réalité j'avais déjà envie que le soir arrive que je puisse rentrer chez moi, ou pas. J'avais hérité de tout ça, c'était un honneur certes et j'en avais besoin pour pouvoir gérer le reste mais... Ça restait un monde dans lequel je n'aurais jamais plongé de mon plein gré si j'en avais eut le choix. Imposé, je faisais juste avec, par principes et nécessité.

Vont alors midi, la fin des rendez vous matinaux étant terminé il fallait mangé mais je n'avais pas faim. Je sentais encore le gout du sang en bouche, limite son odeur et ça me coupait l'appétit pour le coup. Mon assistant ne comprenant pas, il annulait alors le restaurant, me laissant seul dans mon bureau afin que je sois tranquille. Enfin un peu de repos... Tomber de sommeil fut inévitable, du moins jusqu'à ce qu'on frappe à ma porte. Oui, deux heures sont passées, il est déjà temps d'y aller. Une main dans les cheveux, un grand verre d'eau et c'était reparti. Le rendez vous de cet après midi était spécial, plutôt personnel à vrai dire. Si j'étais là, c'était pour revendre plusieurs œuvres d'art de mes défunts parents qui n'avaient plus leur place chez moi. Je suis aveugle alors je ne vois pas l'utilité de garder ce genre de choses si ce n'est pour entendre les gens autour de moi en parler sans que je n'y comprenne rien. Puis se sont des souvenirs devenus inutiles et superficiels, je dois m'en débarrasser. De ce qu'on m'avait rapporté, ce cabinet était le plus sérieux et prometteur pour les vendre au meilleur prix alors allons-y! J'entrais, montant calme, neutre jusqu'à ce que le secrétaire de Mlle Lefebvre ne me guide à la porte du bureau celle ci. Inspirant un grand coup, j'avais déjà l'odeur de son parfum me venant au nez, agréable, elle se levait, approchant pour m’accueillir poliment « Bonjour M. Pharrel. », hochant brièvement la tête un très léger sourire en coin, je lui répondais "Bonjour.", avant qu'elle ne remercie son secrétaire afin que celui ci ne reparte en fermant la porte derrière lui. Approchant un peu plus près, elle me tendait légèrement son bras pour me proposer « Je vais vous guider jusqu’au bureau si vous le voulez bien. », un nouveau sourire léger et j'acceptais "Volontiers merci." prenant son avant bras de ma main, l'a suivant en ajoutant "Vous m'avez été chaudement recommandé pour me débarrasser de quelques œuvres devenues un peu trop envahissantes." à mon gout du moins. Je venais alors m'asseoir sur le siège en face du bureau et d'elle qui prenait place à son tour.
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I don't like my mind right now, Stacking up problems that are so unnecessary. Wish that I could slow things down, I wanna let go but there's comfort in the panic. And I drive myself crazy, Thinking everything's about me? Yeah I drive myself crazy, Cause I can't escape the gravity. I'm holding on, Why is everything so heavy. Holding on, So much more than I can carry. I keep dragging around what's bringing me down, If I just let go, I'd be set free. Holding on, Why is everything so heavy.

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NEC PLURIBUS IMPARLisbeth Lefebvre
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Sujet: Re: I wish you could see it ☽ Lizanael   Ven 19 Aoû - 1:22

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Voyant que M. Pharrel accepte ton aide en prenant l’avant-bras que tu lui tendais, tu es ravie de constater que tu n’as pas fait un de faux pas. La première impression avec un client est toujours très importante, tu le sais. « Vous m'avez été chaudement recommandé pour me débarrasser de quelques œuvres devenues un peu trop envahissantes. » te confie-t-il alors que tu le guidais jusqu’au siège face à ton bureau. Si tu avais souri presque satisfaite de la bonne réputation que tu avais au début de sa phrase tu n’avais pu t’empêcher de pincer légèrement les lèvres en entendant le mot « débarrasser ». D’accord, tout le monde ne pouvait pas forcément apprécier l’art, mais tout de même. Peut-être que personne, n’avais pris le temps de lui faire aimer, et c’était dommage. Le fait qu’il ne les voit pas ne rendait pas les toiles moins belles ou moins vibrantes. Cela dit, tu ne savais pas encore les tableaux dont il s’agissait, tous les peintres ne t’émouvaient pas de la même manière, tu avais par exemple beaucoup de mal à apprécier les œuvres de Dali quant au contraire tu pouvais rester des heures à parler d’un Monet, au plus grand amusement de tes quelques amis proches. « Je suis enchantée qu’on vous ai conseillé de faire appel à moi, j’espère ne pas vous décevoir. » lui répondis-tu le plus poliment du monde en t’installant face à lui derrière ton bureau. « Je tâcherais de vous obtenir le meilleur prix pour vos œuvres. » lui assures-tu chaleureusement. « Mon secrétaire a dû vous donner la liste des documents à apporter, que je puisse déjà vous donner une estimation ? » lui demandes-tu d’un ton posé, professionnel, en connaissant parfaitement la réponse.
Tu étais là quand Ahsley a énuméré toute la liste de ce dont tu aurais besoin pour ce premier entretien. Règle n°1 ne jamais poser de question dont on n’ignore la réponse, car si vous êtes surpris par la réponse, vous perdez toute crédibilité. Tu sais donc que, si son assistant à fait son travail, il devrait avoir un portfolio contenant des photos des œuvres qu’il souhaite vendre avec des copies des documents prouvant leur provenance –ou pas, éventuellement, mais tu serais bien étonnée que M. Pharrel soit ce genre d’homme, tes recherches ne semblaient pas le décrire comme tel, et tu détesterais t’être trompée. « Pour ma part je vous ai fait imprimer une copie des clauses habituelles en braille. » poursuis-tu en tendant un dossier d’une petite dizaine de pages. Tu ne doutes pas qu’il aurait très bien pu le faire imprimer lui-même, après tout, ces clauses sont disponibles sur ton site internet, mais tu le fais aussi pour tes clients voyant, pour être sûr qu’ils sachent à l’avance ce à quoi ils peuvent s’attendre de ta part, pourquoi en aurais-tu fait autrement ici ? « Ce n’est évidemment que pour vous donner un ordre d’idées, notamment si vous voulez absolument vous « débarrasser » de vos toiles » dis-tu en buttant malgré toi sur le mot, vraiment, tu n’aimes pas ce verbe. « Nous nous engageons à verser un montant minimum au prix moyen auquel se sont vendus les œuvres du peintre, dès lors que vous nous les confiez, avec le reliquat dès que nous arrivons à les vendre. En revanche si vous voulez les conserver jusqu’à la vente effective vous aurez la somme complète à ce moment uniquement. » Tu sais que tu répètes plus ou moins ce qu’il y a dans le contrat que tu viens de lui tendre, mais c’est un discours bien huilé, toujours le même, avec tous les clients –le mot débarrasser en moins.

Bien que d’extérieur tu ne montres rien, à l’intérieur tu bouillonnes d’excitation, rongé par la curiosité qui te tirailles. Tu es plus qu’impatientes de découvrir les tableaux de sa famille, férue d’art que tu es. Peut-être que dans le lot, tu en garderas un, ou deux, tout dépendra des artistes. Tu pries pour qu’il y ait un impressionniste ou deux, ta période préférée. « Evidemment, si vous avez la moindre question, si vous désirez des éclaircissements sur certains points, je suis à votre écoute et également joignable à peu près à toute heure du jour et de la nuit au numéro du bureau. » ajoutes-tu, continuant à débiter ton discours habituel, sans rien laisser paraître, du moins à oreille humaine, car tu le sais –tu ignores comment tu peux faire la distinction mais tu le sais– ta voix est légèrement plus haute qu’à son habitude. Ce dont tu n’as idée c’est que ton interlocuteur en face n’est pas tout à fait humain et qu’il peut entendre les battements de ton cœur accéléré légèrement à l’expectative de découvrir les merveilles qu’il vient te céder. Tu aimes l’art, tu n’as jamais pu t’en cacher, et quiconque un peu observateur peu le remarquer quand tu regardes un tableau, même devant le tableau d’un peintre que tu n’aimes pas, même devant une toile qui te met mal à l’aise, tu as cet amour de l’art qui transparaît, ces émotions qui émanent de toi. Même la plus imperméable des personnes le remarquerait.
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Dernière édition par Lisbeth Lefebvre le Jeu 22 Déc - 20:24, édité 1 fois

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MANET ULTIMA CAELONathanael E. Pharrel
Je suis à Chicago depuis le : 27/06/2016 et j'ai déjà payé : 103 factures et gagné : 503 gains. Il paraît que : Charlie Cox me ressemble beaucoup. On m'appelle : Rynight/Brandon et pour mon profil je remercie : greer (avatar), neon demon (signa) & artistes les de tumblr.

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Sujet: Re: I wish you could see it ☽ Lizanael   Ven 19 Aoû - 2:55

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Elle semblait flattée et satisfaite mais je sentais un petit quelque chose qui n'allait pas en fond. Quoi? Je ne saurais pas dire puisque je n'y vois rien, juste je le sens c'est tout. Cependant elle ne laisse rien paraitre répondant « Je suis enchantée qu’on vous ai conseillé de faire appel à moi, j’espère ne pas vous décevoir. », je souriais en coin en m'installant "Je ne me fais pas de soucis là dessus." non, mon assistant avait l’œil et le bon, je sais qu'il ne confierait pas cette lourde tâche au premier venu, il l'avait sélectionné avec rigueur je ne m'inquiétais donc pas. S'installant en face de moi, elle reprit « Je tâcherais de vous obtenir le meilleur prix pour vos œuvres. Mon secrétaire a dû vous donner la liste des documents à apporter, que je puisse déjà vous donner une estimation ? », me léchant la lèvre inférieur je posais ma canne sur le côté contre le bureau, prenant dans la sacoche que j'ai apporté avec moi le dossier concerné "Oui tout est là." venant glisser celui ci doucement sur le bureau devant moi. Oui j'aime faire les choses bien. « Pour ma part je vous ai fait imprimer une copie des clauses habituelles en braille. », une légère moue, je souriais en coin "C'est agréable de votre part, tous ne prennent pas cette "peine"." réalité oblige. Certains oublient, d'autres savent que de toute manière j'ai moult sbires qui vont les lire à ma place, elle au moins fait les choses proprement, comme moi, un point commun plaisant dans les circonstances. Je sens qu'elle me tend les pages et je tends à mon tour la main pour le saisir après avoir légèrement tâté les feuilles. Posant le tout devant moi, je lèche à nouveau ma lèvre inférieur pour ensuite glisser mes doigts sur les pages, lisant tout en écoutant la suite « Ce n’est évidemment que pour vous donner un ordre d’idées, notamment si vous voulez absolument vous « débarrasser » de vos toiles », je comprenais alors d'où venait le léger malaise de tout à l'heure, le choix de mes mots. Je souriais en coin avant de souligner "Ce terme vous dérange n'est ce pas?" oui je veux savoir pourquoi même si je pense connaitre la réponse « Nous nous engageons à verser un montant minimum au prix moyen .... vous aurez la somme complète à ce moment uniquement. »,  je secouais légèrement la tête, serrant les dents un instant avant de répondre presque aussitôt "L'argent n'est pas un problème, je vous les confierais dés que sera signé." oui, je voulais régler ça assez vite à vrai dire, je préférais savoir ces œuvres chez elle que chez moi. Elles pourront tout aussi bien attendre d'être acheté là bas... Elle enchainait donc « Evidemment, si vous avez la moindre question, si vous désirez des éclaircissements sur certains points, je suis à votre écoute et également joignable à peu près à toute heure du jour et de la nuit au numéro du bureau. » je fronçais les sourcils en entendant ça "Vous ne dormez jamais?" souriant en coin car j'avais l'impression de m'entendre en réalité. Elle semblait en fait heureuse ou excitée à l'idée de faire cette transition, je l'entendais grâce à son souffle et son cœur qui s'emballait. À croire que l'art la passionne à ce point là, au moins je fais face à quelqu'un de sérieux de réellement intéressée par ce qu'elle fait. C'est agréable comme son. Me léchant encore la lèvre inférieur, je me redressais pour reposer la main sur le dossier que j'avais apporté, l'ouvrant pour le pousser devant elle "Voilà de quoi il s'agit. Je souhaite me séparer de deux portraits de Rembrandt authentiques datant du XVIIe siècle ainsi que le tableau Paysages Bords de Seine, un Renoir apparemment très bien estimé. Et il y a aussi hum... Un Pollock oui, qui d'après mon expert vaudrait plusieurs millions mais c'est encore à débattre." et je me redressais pour me remettre à ma place, appuyé des avants bras sur le bureau les mains croisées en attendant son avis et verdict quand à mon offre. Je ne sais pas ce que c'est que l'art pourtant j'aurais aimé le voir, jusqu'à présent je n'ai pu que le toucher au mieux et seul les sculptures sont à mes yeux vraiment parlantes, on ne trouve que de ça chez moi maintenant, le reste malheureusement je ne pourrais jamais en profiter alors je ne préfère rien garder.

© Gasmask



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Dernière édition par Nathanael E. Pharrel le Sam 20 Aoû - 0:57, édité 1 fois

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Sujet: Re: I wish you could see it ☽ Lizanael   Ven 19 Aoû - 17:14

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La présence de M. Pharrel dans ton bureau était une preuve que tu faisais bien ton travail, et que toutes ses années d'études et d'efforts à te créer ton petit réseau de contacts avait porté ses fruits. Ça et le fait que dans ce milieu vous n'étiez de toute façon pas nombreux et encore moins à être réellement doué dans votre domaine. Et ce nombre diminuait encore si l'on devait prendre en compte ce qui était vraiment intéressé par l'art et non là que pour l'argent qu'il y avait à se faire. À ce niveau vous étiez sans doute à peu près aussi nombreux que le nombre d'experts capable de distinguer tes copies des véritables œuvres, mais ça, c'était une autre histoire. Tu souris sans répondre quand il t'assure ne se faire aucun soucis quant à ta capacité à ne pas le décevoir.

Comme tu t'en doutais, il a apporté le nécessaire de son côté, il te fait glisser le dossier devant lui contenant les photos des œuvres et les documents dont tu auras besoin pour appuyer l'authentification. Tu meurs d'envie de t'en saisir, de feuilleter les pages et découvrir ses merveilles, mais ton professionnalisme est bien plus fort que ça et prend le dessus et tu lui tends le contrat que tu as fait imprimer en braille à son intention. « C'est agréable de votre part, tous ne prennent pas cette "peine". » te répond-il un sourire en coin. Tu comprends bien qu'il est touché par cette attention et qu'il n'en a pas l'habitude, tu n'en doutes pas, comme il l'a dit peu nombreux sont ceux qui se donneraient cette peine. Mais pour toi c'est une question de principe, chaque client doit être traité de la même manière, et tu veux que tous tes clients soient au courant de ce que tu proposes. « Si plus de gens se souciaient les uns des autres, sans doute le monde se porterait-il mieux. » Un argument que tu penses sincèrement lorsque tu lui réponds avec douceur. « Pour ma part je prend toujours à cœur les intérêts de mes clients, et pour ça il faut qu'ils puissent lire les termes des contrats. » poursuis-tu, toujours souriante, s'il ne peut pas le voir, cela s'entend dans ta voix. Peu de gens en sont conscients, mais un sourire s'entend toujours lorsque vous parlez. Si habituellement déjà tu es toujours d'une nature souriante, même quand ce n'est que commercial, ici tu fais d'autant plus l'effort de veiller à ce qu'il soit présent –bien que tu doives admettre que tu n'as pas vraiment à forcer, ton sourire apparaît naturellement lorsque tu lui réponds.

Reprenant le fil de ton discours bien rodé par tes quelques années d'expérience déjà, tu ne peux cependant pas t'empêcher de reprendre le terme qu'il avait employé au sujet des tableaux, buttant malgré toi dessus, et il ne manque pas de le remarquer, à ton plus grand regret. « Ce terme vous dérange n'est ce pas? » Tu te mordilles légèrement la lèvre, geste prouvant ton mal aise face à ce manque total de professionnalisme de ta part. Règle n°2 ne jamais laisser transparaître tes émotions. Mais ce qui est fait est fait, tu le sais. « Je vous prie de bien vouloir me pardonner cet écart de ma part, je ne suis pas là pour émettre un jugement sur ce que vous pensez de vos biens. » t'excuses-tu sincèrement, après tout c'est vrai, s'il pense que ce ne sont que de vieilles croûtes sans intérêt qui es-tu pour lui dire le contraire ? Pourtant... tu as senti dans sa voix qu'il n'était pas forcément vexé, mais plutôt... intrigué de connaître les raisons qui t'avais poussé à réagir ainsi. « Mais quand on est aussi passionnée que moi par son travail et surtout par l'art, il est toujours difficile d'entendre quelqu'un vous qu'il veut se débarrasser de peintures. » poursuis-tu sans te départir de ce ton posé, calme et professionnel, ni de ton sourire qui nimbe ta voix. Tu es presque touchée qu'il ait remarqué ton trouble face à cet horrible mot et s'intéresse de la raison. « Mais vous n'êtes sans doute pas venu ici pour m'entendre vous parlez durant des heures de mon amour sur l'art, sinon croyez-moi vous en avez pour le reste de l'après-midi. » conclus-tu en plaisantant légèrement avant de revenir sur le contrat dont tu étais en train de parler.

Tu lui parles rapidement de la manière dont tu fonctionnes en ce qui concerne la mise en vente des œuvres et les versements des sommes, tandis que tu le vois secouer la tête et sa mâchoire se serrer brièvement, si bien que tu n'es pas certaine de l'avoir vu avant qu'il ne te réponde que l'argent n'est pas un problème. Ça tu n'en doutes pas un seul instant, tu as fait tes recherches, tu sais qu'il est à l'abris du besoin. « Je vous les confierais dés que sera signé. » Tu te mords l'intérieur des joues pour t'empêcher de dire encore quelque chose, tu te doutes que la présence de ces tableaux ne doivent lui rappeler que de mauvais souvenirs dû à la disparition tragique de ses parents, mais tout de même. Son empressement est presque... insultant envers les œuvres, que tu n'as même pas encore pris le temps de feuilleter, prise dans ton discours automatique. Du coup, à la place, tu lui indiques que s'il a la moindre question il pourra te joindre à n'importe quelle heure. « Vous ne dormez jamais ? » s'enquit-il en fronçant les sourcils. Malgré toi, tu ne peux pas t'empêcher de rire légèrement, ton rire cristallin et léger que tes parents qualifient souvent comme un rire égal à celui des anges –bien que tu saches que tout ce n'est que des foutaises, ils n'ont jamais pu entendre un ange rire, quel peut donc être leur point de comparaison ? « J'ai des clients partout dans le monde, sur tous les fuseaux horaires, mais si, je dors, je ne suis pas Wonder Woman après tout. » plaisantes-tu, même si tu te dis que ce serait bien pratique de ne pas avoir besoin de dormir. « Mais mon téléphone lui ne dort jamais, et je l'ai toujours avec moi. » ajoutes-tu en haussant les épaules, un geste automatique qu'il ne peut pas voir réalises-tu ensuite. « J'ai le sommeil léger, et une facilité à me réveiller et me rendormir rapidement, et n'importe où, donc ne craignez jamais de me déranger. » lui assures-tu. Bon cela faisait un peu croire que tu n'avais aucune vie sociale en dehors, ce qui était faux du reste, mais ça il n'était pas obligé de le savoir. Pour être la meilleure il fallait toujours êtes sur le pont, évidemment, il t'arrivait d'être occupée ailleurs, dans d'autres draps notamment. Mais tu surveillais régulièrement ton téléphone et tes messages ne laissant rarement passé plus d'une heure avant de rappeler un client. Il s'en apercevrait bien assez tôt si jamais il était amené à t'appeler pour des questions éventuelles.

Lorsqu'il ouvre le dossier qu'il t'a apporté, avant de le pousser vers toi, tes gestes sont mesurés, calculés, tu refrènes ton envie et ton désir de presque lui arracher des mains. Tu te penches légèrement en avant, le feuilletant avec nonchalance, mais toujours avec ta plus grande rigueur professionnelle, comme tu le ferais avec n'importe lequel de tes clients du reste –les automatismes ont parfois du bon.
Bien malgré toi tes yeux s'écarquillent en constatant la variété et la qualité des peintures que possédaient la famille Pharrel. « Voilà de quoi il s'agit. Je souhaite me séparer de deux portraits de Rembrandt authentiques datant du XVIIe siècle ainsi que le tableau Paysages Bords de Seine, un Renoir apparemment très bien estimé. Et il y a aussi hum... Un Pollock oui, qui d'après mon expert vaudrait plusieurs millions mais c'est encore à débattre. » énumère-t-il en même temps que tu tournes les pages. Un Pollock... Pas ton peintre préféré, tu n'es pas très œuvres de la fin du XXème siècle, mais ses toiles s'arrachent toujours à des prix exorbitants... Ce ne sera pas le plus cher que tu aies eu entre les mains, tu te souviens d'un Picasso volé en Espagne qui valait bien plus que ça encore. Mais là n'est pas la question. « C'est... Incroyable... » murmures-tu, ton regarde complètement subjuguée par le Renoir. Paris, la France, pays de ton enfance, malgré toi, tu sens la nostalgie qui t'envahie, mais tu te ressaisis bien avant que les larmes n'aient le temps d'attendre tes yeux.

Tu te gifles intérieurement, ce n'est pas le moment de faire dans le sentimentalisme, on parle en centaine de millions de dollars ici. Tu te racles légèrement la gorge pour desserrer ce nœud qui s'y est installé. « Je pense que les estimations de votre expert sont assez justes, peut-être presque un peu basse pour le Pollock et bien que le Renoir ne fasse pâle figure face aux autres tableaux... » lui confirmas-tu sans pouvoir quitter des yeux le tableau en question, il remuait tout un tas de souvenir d'enfance qui te serrèrent le cœur. Bien sûr que tu étais heureuse et épanouie à Chicago, mais parfois, ton petit Cherbourg et tes parents te manquaient. Pour le coup, tu étais franchement ravie qu'il ne soit pas capable de te voir, tu devais avoir l'air bien cruche à contempler ainsi le tableau le plus petit et sans doute le moins cher du lot... Sotte que tu étais.

Tu finis néanmoins par relever la tête vers ton client alors que tu reprends le fil de la discussion. « Vous comprenez évidemment que je devrais faire venir un expert tierce pour un autre avis en plus de celui que je me ferais, ne serait-ce que pour vérifier l'authenticité du tableau et bien évidemment des documents, rien de personnel, mais je ferais bien mal mon travail si je ne faisais pas les vérifications d'usage. » le préviens-tu , une émotion toujours palpable dans la voix. C'est décidé, le Renoir, tu le garderas, pas question de le proposer à plusieurs acheteurs, tu t'arrangeras avec M. Pharell pour le prix qu'il en demandera, quitte à mettre plus que l'estimation que t'en donnera l'expert une fois l'authenticité prouvée. « J'ai l'habitude de contacter Chicago Art Experts, réputé pour leur sérieux et avec lesquels le musée de Chicago travaille souvent. Si cela vous convient je ferais appelle à eux. » lui proposes-tu, lui laissant le choix, s'il le souhaite, de choisir un autre cabinet d'experts.
De toute façon tu ne te fies qu'assez peu aux autres, ils sont généralement là pour rassurer tes clients, que tu n'essayes pas de les entourlouper, néanmoins tu ne fais toujours confiance qu'à ton propre œil d'expert et faussaire, après tout, tu es la plus qualifiée pour détecter le faux du vrai puisque tu en fais.

Tu fis un rapide calcul mental, en admettant que les tableaux étaient tous authentifiés, tout comme les documents –il ne manquerait plus que tu vendes un tableau volé... D'accord cela t'arrives mais c'est généralement toi qui les voles pour certains de tes clients peu regardant de l'origine des peintures, mais dans ces cas-là ce ne sont pas des clients que tu vois officiellement comme là. Et puis... tu imagines mal M. Pharell dans le style mafieux pourris... tu ne serais pas vraiment pourquoi, après tout certain de ces dits mafieux paraissent comme le parfait gentleman aux yeux de tous. Bref, là n'est pas la question, il est tant de revenir à tes moutons –si tu avais seulement conscience de qui était l'homme en face de toi, cette comparaison t'aurais sans doute fait rire. « En admettant que les experts authentifient et les tableaux et les documents cela nous donnerait une fourchette entre 90 millions et 120 millions de dollars pour ce que nous vous verserions avant la mise en vente. Comme stipulé dans le dossier que je vous ai remis, nous prenons dix pour cent sur chaque vente, déduit directement sur la plus valus de la vente, et dans le cas évidemment où la vente est à votre avantage, sinon, j'estime que nous avons fait mal notre travail et aucun pourcentage ne sera déduit. » débites-tu par habitude en sachant pertinemment que tout ce que tu lui dis, il pourra le lire dans le dossier, ou quelqu'un pourra lui lire sur le site. Tu inspires profondément et lentement, comme si tu t'apprêtais à lui demander quelque chose, ce qui était le cas, tu voulais lui parler du Renoir. Mais finalement tu te retins, relâchant doucement ta respiration. Il valait sans doute mieux attendre l'expertise. « Vous avez déjà des questions qui vous viennent à l'esprit ? » lui demandes-tu à la place.
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Dernière édition par Lisbeth Lefebvre le Jeu 22 Déc - 20:26, édité 2 fois

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Je suis à Chicago depuis le : 27/06/2016 et j'ai déjà payé : 103 factures et gagné : 503 gains. Il paraît que : Charlie Cox me ressemble beaucoup. On m'appelle : Rynight/Brandon et pour mon profil je remercie : greer (avatar), neon demon (signa) & artistes les de tumblr.

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Sujet: Re: I wish you could see it ☽ Lizanael   Sam 20 Aoû - 0:42

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Cette fille est une réelle passionnée c'est devenu chose sûre. Je sens dans son souffle et ses battements de cœur qu'elle est excitée à l'idée de faire cette transaction, elle veut voir ces tableaux, elle en meurt d'envie même mais elle reste professionnelle jusqu'au bout. En tout cas elle fait les choses bien et en détails, beaucoup ne prennent pas la peine d'imprimer en braille par exemple... Mais elle oui « Si plus de gens se souciaient les uns des autres, sans doute le monde se porterait-il mieux. », je souriais en entendant ça, penchant brièvement la tête sur le côté pour commenter "Sans doute oui..." j'étais tellement d'accord avec cette idée mais chaque jour, chaque nuit, je constatais le contraire... Ce monde était dure et mauvais et trop peu de gens se soucient de leurs semblables là est bien le problème, mon problème. Elle reprit en souriant et ça se sentait dans sa voix « Pour ma part je prend toujours à cœur les intérêts de mes clients, et pour ça il faut qu'ils puissent lire les termes des contrats. », et je souriais de nouveau à mon tour plus franchement "C'est de femme comme vous dont mon entreprise manque on dirait." et c'était pas tout à fait faux, parfois, Pharrel Entreprises manquait d'investissement pure, minutieux dans certains domaine et surtout de cœur. Je mettais autant de moi même pour sauver ce monde, ma passion à moi dirons nous. Bref, on revenait aux œuvres et surtout au terme que j'avais employé les concernant, ce terme qui lui semblait si dérangeant... Je voulais savoir pourquoi ou plutôt, je voulais l'entendre me le dire. Je sentais un léger malaise, je l'a sentais un peu gênée et pourtant il n'y avait pas de quoi « Je vous prie de bien vouloir me pardonner cet écart de ma part, je ne suis pas là pour émettre un jugement sur ce que vous pensez de vos biens. », je souriais à nouveau commentant "Il n'y a rien à pardonner. Vous aimez sincèrement l'art visiblement et moi je n'y connais malheureusement pas grand chose.", j'aurais aimé pourtant... Je suis certain que j'aurais adoré ça mais le destin en a décidé autrement. Elle reprit même pour souligner le fait que oui, elle aimait profondément l'art, même bien plus que je ne le pensais « Mais quand on est aussi passionnée que moi par son travail et surtout par l'art, il est toujours difficile d'entendre quelqu'un vous qu'il veut se débarrasser de peintures. », un nouveau sourire en coin et je baissais la tête un instant, mes doigts glissant sur le contrat devant moi "Bien c'est moi qui m'excuse alors, de vous avoir offensé." souriant un peu plus sur la fin de ma phrase car je ne prenais en rien mal ce qu'elle venait de me dire, elle était franche et j'aimais ça. Elle restait posée, calme, docile et souriante, elle dégageait malgré son impatience interne, une onde apaisante et plaisante je trouvais ça agréable... « Mais vous n'êtes sans doute pas venu ici pour m'entendre vous parlez durant des heures de mon amour sur l'art, sinon croyez-moi vous en avez pour le reste de l'après-midi. », je riais légèrement avant de me lécher la lèvre pour répondre "Peut-être bien que si? Je l'ai dis, je n'y connais absolument rien et à vrai dire... Personne n'a jamais vraiment pris le temps de m'expliquer ce que c'était, l'art. Je ne sais pas ce qu'est concrètement une peinture impressionniste, ni le mariage complexe et hasardeux d'un jeu subtile de formes et de couleurs. Je ne sais même pas à quoi correspondent vraiment les couleurs alors... Non, ça ne me dérangerait pas de l'entendre de la bouche de quelqu'un qui sait réellement ce que c'est et de comment en parler." car oui... Je suis aveugle de naissance, je n'ai pas eu la chance d'y voir un jour et je ne sais donc rien de tout ça. Je ne peux que m'imaginer ce que ça pourrait être. Mon bleu est sûrement bien différent du votre tout comme mes formes totalement autres. Mon monde à moi, n'a rien à voir avec celui dans lequel vous vivez tous et c'est de là que vient mon problème à comprendre tout ça. Mais à mon tour je m'étais un peu trop étalé et j'inspirais un grand coup pour ajouter "Mais plus tard peut-être? Devant un café." oui il fallait tout de même qu'on en finisse avec ce fichu contrat d'abord afin d'aller au bout de mon acte.

On en revenait donc aux closes et aux procédures. Pour moi qu'importe où dormaient les œuvres tant qu'elles s'en allaient de chez moi. Je ne veux pas les voir à tout prix disparaitre... Non. Je veux seulement qu'elles trouvent preneurs afin de me retirer un poids de ma mémoire. Sentir leur odeurs ne me rappel que trop d'horribles choses comme la nuit de mes 8 ans. Je le sens encore dans leur toiles, comme dans beaucoup de ce qui est resté de cette époque au manoir. J'ai pris soin à tout changé ou presque de ce moment. Je ne veux pas revivre ça éternellement à chaque fois que je ferme les yeux. Alors qu'importe l'argent, je préfère qu'elle les conserve plutôt que moi et je sens qu'encore une fois je touchais un point sensible en faisant comprendre ça. Désolé si elle croit que je veux dire au revoir à de vieilles choses, je ne peux tout simplement pas expliquer la vérité sous cet acte... Malheureusement c'est une histoire qui fait partie d'un bien plus gros secret que je dois garder avec regret. Je préfère donc faire un poil d'humour en parlant de ses nuits blanches ce qui ne manque pas de l'a faire rire un peu. Voilà qui est mieux. Je souriais à l'entendre rire... J'aime ce rire il est doux et communicatif c'est agréable. Elle me répond enfin « J'ai des clients partout dans le monde, sur tous les fuseaux horaires, mais si, je dors, je ne suis pas Wonder Woman après tout. », je riais un peu à mon tour "Ça je ne sais pas hein." ça m'arrangerait qu'elle le soit en réalité, je me sentirais moins seul. « Mais mon téléphone lui ne dort jamais, et je l'ai toujours avec moi. », un nouveau sourire en coin et je me contentais de hocher la tête d'une légère moue "Très bien alors j'en prends note." qui sait... Ça pourrait servir sait-on jamais, ou pas. « J'ai le sommeil léger, et une facilité à me réveiller et me rendormir rapidement, et n'importe où, donc ne craignez jamais de me déranger. », j'ai l'impression qu'elle parle de moi lorsqu'elle dit ça "Je connais ça oui..." puisque je fais exactement la même chose à un rythme sûrement plus... Soutenu. Je n'ai plus de vie à vrai dire et rien que d'y penser j'en bad un peu mais c'est moi qui l'ai choisi après tout, je ne me vois pas faire autrement en vérité.

Il était temps de passer aux choses sérieuses, à ce pourquoi j'étais venu, mes tableaux. Je lui glissais le dossier plus près afin qu'elle l'ouvre et que je lui présente ceux ci et rien que là, je sentais déjà son cœur s'emballer de nouveau et je souriais en coin à l'entente de ce battement enivrant. Un bref résumé et je l'a laissait juger d'elle même avec le dossier fourni et elle semblait éblouie au point d'en murmurer un incontrôlé « C'est... Incroyable... » quelque chose avait capté son regard, l'une des œuvres j'imagine et j'en étais satisfait. À croire que mes parents avaient bons gouts en matière d'art "Oui, j'ai entendu dire qu'ils valaient le coup d’œil." ajoutais-je avec une pointe d'humour noire. Puis enfin elle reprit ses esprits, retrouvant son rôle pour continuer « Je pense que les estimations de votre expert sont assez justes, peut-être presque un peu basse pour le Pollock et bien que le Renoir ne fasse pâle figure face aux autres tableaux... », une légère moue je ne commentais pas l'a laissant enchainer « Vous comprenez évidemment que je devrais faire venir un expert tierce pour un autre avis en plus de celui que je me ferais, ne serait-ce que pour vérifier l'authenticité du tableau et bien évidemment des documents, rien de personnel, mais je ferais bien mal mon travail si je ne faisais pas les vérifications d'usage. », une nouvelle moue et je hochais la tête sans hésitation pour répondre "Pas de problème je vous fait confiance." oui et pourtant je ne suis pas quelqu'un de très confiant en réalité mais son cœur parlait pour elle, je sais qu'elle est honnête et qu'elle ne me décevra pas. Elle précise alors « J'ai l'habitude de contacter Chicago Art Experts, réputé pour leur sérieux et avec lesquels le musée de Chicago travaille souvent. Si cela vous convient je ferais appelle à eux. » et je hochais de nouveau la tête, croisant mes doigts "Ça me convient parfaitement." je les connais aussi, je sais ce qu'ils valent alors je valide ce choix dés aujourd'hui. Elle sait a qui se fier c'est aussi un bon point. Elle passe alors au calcul du montant que pourraient me rapporter ces ventes et le verdict était intéressant. La fourchette tournait à plus de 90 millions de dollars et c'était déjà très bien. Je voulais certes m'en défaire mais certainement pas les refourguer au rabais au premier charlatant venu sinon je ne serais pas ici. Je restais un instant sans bouger avant de répondre "C'est tout à fait honnête. Pour moi tout semble parfait." un contrat propre et sans bavure. Mais là je sentais que quelque chose lui piquait l'intérêt, elle appréhendait, voulait me parler mais ça ne sortait pas. J'en arquais déjà un sourcil mais elle préférait me demander plus professionnellement « Vous avez déjà des questions qui vous viennent à l'esprit ? », me léchant la lèvre, je laissais passer quelques secondes avant de me lever "Non je n'ai pas de question, juste..." je touchais le dossier pour y prendre la photo du Renoir et la poser bien devant elle sur le dessus, je l'a reconnaissais à l'odeur "Je veux que vous retiriez celui ci des ventes, j'ai changé d'avis." retirant ma main, mon visage rivé vers le sien "Je tiens à vous l'offrir à vous." surprise? Non pas pour moi. Je sens que ce tableau a une valeur spéciale et unique à ses yeux, je l'ai senti quand elle a posée son regard sur cette photo et là encore je le sens. Elle l'aime profondément et pour ça, je décide de lui en faire cadeau.


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I don't like my mind right now, Stacking up problems that are so unnecessary. Wish that I could slow things down, I wanna let go but there's comfort in the panic. And I drive myself crazy, Thinking everything's about me? Yeah I drive myself crazy, Cause I can't escape the gravity. I'm holding on, Why is everything so heavy. Holding on, So much more than I can carry. I keep dragging around what's bringing me down, If I just let go, I'd be set free. Holding on, Why is everything so heavy.

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Sujet: Re: I wish you could see it ☽ Lizanael   Dim 21 Aoû - 0:08

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Tu avais grandi dans une famille où l’on t’avait inculqué l’importance de se soucier les uns des autres. Bien sûr, tu t’étais vite rendu compte que peu nombreux étaient les gens qui se préoccupaient du bonheur d’autrui, mais cela ne t’avait pas empêché de continuer à t’intéresser au monde qui t’entourait. Peu importait si tu finissais par demeurer la seule à te soucier, tu ne cesserais pas d’être ainsi. Et visiblement, M. Pharrel semblait partager ton avis. « C'est de femme comme vous dont mon entreprise manque on dirait. » déclare-t-il un sourire franc sur les lèvres. Tu ne peux t’empêcher sourire un peu plus toi aussi. « Dommage que j’aime trop mon travail pour en changer alors. » Tu sais bien que ce n’était pas une proposition d’embauche, juste un moyen d’appuyer le fait que le monde aurait besoin de plus de gens qui se soucient du bien des autres. Mais rire un peu n’a jamais fait de mal à personne, et, étrangement, tu sens que tu peux plaisanter avec lui, que tu n’as pas besoin de jouer les femmes d’affaires austères, que tu peux être toi-même professionnelle et détendue, tu n’as pas à choisir.

Pourtant, tu ne peux t’empêcher de te sentir fautive quand il remarque ton malaise face à son terme « débarrasser ». Raison pour laquelle tu t’excuses. « Il n'y a rien à pardonner. Vous aimez sincèrement l'art visiblement et moi je n'y connais malheureusement pas grand chose. » t’assure-t-il en souriant. Tu es soulagée et c’est ce qui te pousse à lui expliquer les raisons qui font que tu t’es légèrement braquée face à ce terme. « Bien c'est moi qui m'excuse alors, de vous avoir offensé. » s’excuse-t-il à son tour. Celle-là tu ne l’as pas vu venir. « Non, non vraiment ce n’est rien ! » t’exclames-tu, presque choquée de constater qu’il semble prendre à cœur ce que tu ressens alors que vous ne vous connaissez pas au fond. Tu ajoutes, en plaisantant une fois de plus, qu’il n’est sans doute pas là pour t’écouter déblatérer pendant des heures sur l’art, et une fois de plus, il te surprend par sa réponse. « Peut-être bien que si? Je l'ai dit, je n'y connais absolument rien et à vrai dire... » Ça tu l’avais remarqué, mais tu ne dis rien, le laissant poursuivre. « Personne n'a jamais vraiment pris le temps de m'expliquer ce que c'était, l'art. Je ne sais pas ce qu'est concrètement une peinture impressionniste, ni le mariage complexe et hasardeux d'un jeu subtile de formes et de couleurs. » Une fois de plus, tu t’en doutais, les amoureux de l’art, les véritables amoureux qui savent en parler ne sont pas si nombreux. Il y a bien trop de gens qui font mine de s’intéresser pour faire bien. « Je ne sais même pas à quoi correspondent vraiment les couleurs alors... Non, ça ne me dérangerait pas de l'entendre de la bouche de quelqu'un qui sait réellement ce que c'est et de comment en parler. » Là par contre… tes lèvres s’ouvrent en un « oh » silencieux. En faisant tes recherches sur lui tu n’y avais pas pensé sur le coup, et ça te frappe à l’instant, dire que l’herbe est verte, le ciel bleu, la nuit noire, etc. tout ça n’a pas de sens, pour lui les couleurs ne restent qu’une notion abstraite… tu es à la fois triste et en colère que personne n’ait jamais pris la peine de lui expliquer l’art d’une façon qu’il puisse appréhender. Prise dans ton indignation muette tu ne répliques même pas, tu ne sauras pas quoi dire dans tous les cas. « Mais plus tard peut-être? Devant un café. » finit-il par ajouter, ce qui a le mérite de te faire reprendre tes esprits. « Peut-être, si vous n’avez pas peur de m’entendre parler pendant des heures. » lui réponds-tu doucement, presque timidement. Au final, tu n’as  jamais vraiment parlé art avec tes clients, soit ils ne sont là que pour vendre leur bien, soit pour que tu leur en trouves, mais ils ne semblent jamais vraiment intéressés pour échanger sur toi à ce sujet. Peut-être te prennent-ils tous pour une simple courtière justement, qui ne se préoccupe que du bénéfice qu’elle fera… alors que c’est exactement la dernière chose dont tu te soucies. Alors oui, s’il n’est pas effrayé à l’idée de t’écouter t’extasier sur tes peintres préférés, sur leur technique, les couleurs et ce que tu éprouves devant une toile, oui, tu penses que ça te plairait vraiment d’en parler avec lui devant un café.

Mais pour l’heure il fallait rester concentré sur les affaires. Du moins essayer, car, étrangement, vous dériviez souvent. Cette fois-ci c’était sur ton sommeil, ou ton absence de sommeil, tout dépend de l’où on se place. Dans ta ligne de métier tu étais forcément amener à travailler avec des clients du monde entier, et c’est ce que tu lui expliquas pour justifier la raison pour laquelle tu pouvais quasiment être toujours joignable. Et visiblement, il semblait avoir le même style de sommeil que toi. Ce qui ne t’étonnais pas vraiment au fond, déjà toi, tu ne dormais pas beaucoup, alors lui, avec toutes les entreprises qu’il avait à gérer… Evidemment tu n’imaginais pas une seule seconde les raisons qui faisaient qu’il dormait si peu, le monde Obscure et sa guerre intestine t’étaient complètement étrangers, tu n’avais pas la moindre idée de ce qui se cachait devant tes yeux.

Arriva l’instant que tu attendais enfin, celui où tu découvrais les peintures. Tu ne pus retenir le « incroyable » qui s’échappa de tes lèvres. « Oui, j'ai entendu dire qu'ils valaient le coup d’œil. » commenta-t-il, te faisant te mordiller la lèvre de gêne de t’être, une fois de plus, exposée émotionnellement. Tu préféras néanmoins ne pas relever, de peur de faire une autre gaffe. À la place tu repris ton sérieux, laissant ton professionnalisme naturel prendre le relais. Exposant les prochaines démarches, les authentifications notamment, la prise de contact avec d’autres experts, etc. Ce à quoi il acquiesça, notamment pour ton choix du cabinet d’expert extérieur.
Un instant, tu faillis lui demander si cela ne le dérangeait pas de te vendre directement le Renoir au prix qui lui conviendrait, mais avant d’avoir pu prononcer ne serait-ce qu’un son tu t’étais ravisée, préférant savoir s’il avait la moindre question au sujet du contrat et de la vente. « Non je n'ai pas de question, juste... » finit-il par répondre après quelques secondes, se levant et venant prendre une photo dans le dossier. La photo du Renoir qui avait fait ressurgir en toi tant de souvenirs et d’émotions. Tu fronces les sourcils en le voyant la poser bien en évidence devant toi. « Je veux que vous retiriez celui ci des ventes, j'ai changé d'avis. » Malgré toi, ton cœur manque un battement. Tu aurais tellement voulu l’acheter, l’exposer dans ta chambre au milieu de tes cadres de photos de famille et… « Je tiens à vous l'offrir à vous. » ajoute-t-il visage résolument tourné vers le tien. Wait a minute… What ? Après s’être arrêté quelques secondes plus tôt, ton cœur décida à présent de se taper un petit sprint dans ta poitrine. « Comment av-… » avez-vous deviné avait-elle faillit lâcher, mais ce n’était pas la question. Peu importait qu’il soit medium, qu’il lise dans tes pensées ou que savais-tu encore. Il n’en était tout simplement pas question. « Non, je ne peux pas accepter un tel cadeau. » t’insurgeas-tu, alors que ton cœur, lui, te hurlait d’accepter, mais c’était mal connaître la ténacité de ta raison. « C’est beaucoup trop. » ajoutas-tu toujours complètement déboussolée par cette attention. Tu voulais ce tableau, ça ne faisait pas de doute, mais tu ne pouvais pas accepter qu’un client te fasse un cadeau d’une valeur d’environ cent mille dollars, plus ou moins. « Je comptais vous proposer de trouver un accord pour que je vous l’achète directement sans passer par une vente, mais… me l’offrir… non… je ne peux pas accepter… c’est… je… enfin… non. » tentas-tu de te justifier en balbutiant, perdant de plus en plus le contrôle de tes émotions, ton professionnalisme ayant décidé de partir momentanément en pause clope et café, comme ça, sans prévenir personne. « C’est vraiment très gentil, de votre part, je suis extrêmement touchée, mais c’est vraiment beaucoup trop. » réussis-tu à ajouter, tu ne veux pas qu’il pense que tu n’apprécies pas le geste, bien au contraire, mais tu ne comprends pas en réalité. Pourquoi ? Voilà ce qui te tracasse. Pourquoi te l’offrir soudainement ? Pourquoi toi ? Et puis… il y a cette question qui revient en boucle : comment a-t-il su ? Tu as failli lui demander, la question avait presque franchie tes lèvres, mais tu en avais retenu la fin, pourtant la réponse t’obsédait. Il ne te voyait pas, tu avais fait ton possible pour ne rien laisser paraître dans ta voix, alors… comment ?
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Sujet: Re: I wish you could see it ☽ Lizanael   Dim 21 Aoû - 1:30

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Elle est donc de ces gens qui se soucis d'autrui? Ils se font pourtant si rare, de plus en plus rare même... Trop rare. Elle est donc précieuse d'un sens, en mon sens. C'est pour des personnes comme elle que je me bats chaque jour depuis plus de 10 ans maintenant. 10 longues années de lutte acharnée et sans répits. Mais là je garde le ton léger, comparant cela à mon entreprise et mes employés ce qui ne manque pas de l'amuser et de participer à cette pointe d'humour « Dommage que j’aime trop mon travail pour en changer alors. », je souriais à nouveau d'une fausse moue "Non ce n'est pas dommage, vous êtes simplement à la place qui est la votre." oui, je crois qu'elle n'aurait rien à faire dans l'immobilier ou la technologie, je ne ressens pas ça chez elle, elle est donc bien mieux à vivre de sa passion, sa vrai passion. Puis on revient à mon mauvais choix de mot, preuve encore une fois qu'elle est bel et bien là parce qu'elle le voulait. Je m'excuse donc du léger pincement de cœur que je lui ai procuré, j'en ai même senti ses dents frotter c'est pour dire! Ça méritait un pardon honnête ce qui semblait la surprendre « Non, non vraiment ce n’est rien ! », chose à laquelle je ne répondais rien de plus qu'un simple sourire, levant brièvement la main pour montrer qu'il n'y avait pas le moindre mal en cela. Encore et toujours du respect et de la politesse rien de plus. Je m'expliquais un peu mieux sur le pourquoi du comment de ma... Maladresse si je puis dire. Mon manque de savoir en la matière aussi notamment et donc mon désintérêt non voulu pour sa passion à laquelle je n'ai pas accès par défaut d'avoir une vue. J'essaie... Avec mes mots de le dire à ma façon que oui, j'aurais aimé l'entendre dire. L'écouter me parler de ce qui l'a fait tant rêver serait un plaisir car je pourrais peut-être à travers ses yeux entrevoir ce que c'est, à quoi cela peut bien ressembler. Je sens à un nouveau une sorte de malaise dans sa respiration, son rythme cardiaque et sa tension. Peut-être avait-elle enfin compris, que je n'avais pas perdu la vue mais... Que je ne l'avais jamais eu en vérité. Il ne fallait pas que ça la gène car je n'aime pas mettre mal à l'aise les gens de part mon handicap qui n'en est plus vraiment un depuis le temps. Je ne voulais pas qu'elle s'en sente mal et je repris pour arranger cela "Mais il ne faut en aucun cas cela vous mette mal à l'aise bien sûr." oui sinon autant laisser tomber. Si m'apprendre à sa façon est un peu de trop, que ça froisse ses limites professionnelles ou que cela l'a dérange alors je n'en ferais rien, oublions ce café à la noix. C'est là que timidement, elle me répond enfin « Peut-être, si vous n’avez pas peur de m’entendre parler pendant des heures. » et là j'arquais un sourcil, un sourire en coin venant se dessiner sur mes lèvres pour que je hoche la tête un peu rassuré "Et bien vendu, je n'ai peur de rien." et ça c'était vrai... Ou du moins en grande partie. Je n'avais pas peur ou du moins plus peur depuis longtemps. Avec le temps et beaucoup de travail, j'avais appris à affronter et effacer mes peurs. Mais aujourd'hui c'était presque devenu un défaut qu'une qualité car la peur donne à l'instinct la force et les réflexes pour survivre... Moi je les perdais un peu plus chaque jour, jusqu'à ce que je commette l'imprudence de trop. Mais revenons en à elle car c'est bien d'elle dont il s'agit. J'aime à savoir qu'elle accepte ce deuxième rendez vous si l'on peut dire. Car je désire réellement l'entendre, je veux savoir et la revoir. Cette fille est très agréable et elle m'intrigue à la fois, j'ai besoin de l'a découvrir d'avantage me me faire une idée concrète de qui elle est vraiment.

J'essaie tellement de creuser discrètement qu'on dérive constamment de notre première conversation, de la réelle raison à ma présence ici et de cet échange, mes tableaux. À peine on reprenait qu'on partait à côté la minute suivante à parler sommeil cette fois ci. Comprenant ainsi qu'elle avait une vie bien mouvementé à sa manière elle aussi. À l'écoute de ses clients de jour comme de nuit, un peu comme moi même si mes clients étaient... Différents de nuit dirons nous. C'est un peu comique tournée de cette façon à mieux y penser. Réaliser que nos vies qui pourraient sembler similaires restaient très différentes. Mon éternel problème relationnel j'ai envie de dire. À ne pas avoir de temps pour les autres, à la longue ils ne prennent plus la peine d'en avoir pour moi. Mais j'ai appris à vivre avec, elle aussi visiblement mais à sa façon encore.

Trêve de blabla, il faut vraiment qu'on en vienne aux faits et enfin on prenait cette conversation au sérieux passants par les procédures à appliquer et aux prix que ces ventes me rapporteraient. Une belle somme au final mais qu'importe. À mes yeux l'argent n'avait pas de valeur, elle n'était qu'un moyen de faciliter les choses dans une vie, rien de plus. Je me plaisais à placer un poil d'humour en entendant son pouls s'emballer devant les photos mais aussi la petite phrase qu'elle ne pu s'empêcher de placer devant de telles œuvres. Un sourire en pensant à mes parents qui j'en suis certain, auraient aimé parler d'art avec cette femme. Elle ne répondait pourtant rien à mon petit commentaire, tâchant seulement de se reprendre ce que je sentais là aussi. On en venait alors aux conclusions tandis que je sentais encore une gêne en elle, un quelque chose qu'elle brûlait d'envie de dire mais qui ne sortait pas, se défilant à la place pour rester professionnelle jusqu'au bout. Je mettais alors la main dessus, rien que pour être sûr, sentant son regard me suivre dans mon geste, son souffle et son pouls également. C'était donc ça... Le Renoir. Il lui fait un effet tout particulier, bien au delà des autres. Un effet tel que je me décidais à faire une folie, le lui offrir sans les moindres frais. Sentir cette déception à l'écoute de mon retrait alors que la seconde d'avant elle était encore toute excitée, ça voulait tout dire. Elle le voulait pour elle. Alors oui, j'avais envie de lui offrir et avec plaisir. À l'annonce de ma décision elle se figeait, son cœur s'emballant d'un coup et je me retenais de sourire en coin à l'entente de cette musique effrénée. Je ne bougeais pas, restant à l'écouter dans ses moindres détails tout en gardant le plus grand sérieux du monde alors qu'elle n'en revenait pas « Comment av-… », comment j'ai fais? C'est pas plus mal qu'elle n'est pas demandée, je n'aime pas répondre à cette question d'ordinaire. Trop déboussolée elle préfère en revenir au tableau que je lui offrais « Non, je ne peux pas accepter un tel cadeau. », un léger sourire en coin venant se dessiner sur mon visage je me redressais, m'appuyant sur ma canne en me léchant la lèvre inférieur "Si bien sûr que vous le pouvez." l'entendre le refuser était la preuve que c'était elle qui devait le posséder « C’est beaucoup trop. », je ne bougeais toujours pas, toujours sérieux pour répliquer "Pas tant que ça non." ça dépend du point de vue, encore un jeu de mot. Mais elle ne lâchait rien, certes très émue par mon geste mais toujours accrochée à ses principes malgré qu'elle en soit désemparée « Je comptais vous proposer de trouver un accord pour que je vous l’achète directement sans passer par une vente, mais… me l’offrir… non… je ne peux pas accepter… c’est… je… enfin… non. », je secouais alors la tête négativement d'une petite moue "Non, j'ai dis que je ne voulais plus le vendre. C'est désormais un don, un don que je VOUS fait." oui à vous et vous seul, pas au musée d'à côté. C'est la première fois que je l'a sentais si hésitante et déconcertée, elle qui était la plus assurée des femmes à mon arrivée ici, là elle en perdait ses mots « C’est vraiment très gentil, de votre part, je suis extrêmement touchée, mais c’est vraiment beaucoup trop. », je souriais une nouvelle fois en coin, je penchant légèrement en avant décidé cette fois à la convaincre "Disons alors que c'est un don généreux que je fais à votre cabinet en remerciement de vos très bons services que j'ai qualifié de hautement satisfaisants.", léchant une nouvelle fois ma lèvre pour ajouter "Si cela passe mieux à vos oreilles bien évidemment." avant de me redresser pour finir sur un "Vous l'aimez je le sais. Et de toute manière je ne changerais plus d'avis c'est ainsi décidé." et je suis prêt à signer de ce pas pour conclure cet entretien validé.

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I don't like my mind right now, Stacking up problems that are so unnecessary. Wish that I could slow things down, I wanna let go but there's comfort in the panic. And I drive myself crazy, Thinking everything's about me? Yeah I drive myself crazy, Cause I can't escape the gravity. I'm holding on, Why is everything so heavy. Holding on, So much more than I can carry. I keep dragging around what's bringing me down, If I just let go, I'd be set free. Holding on, Why is everything so heavy.

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Sujet: Re: I wish you could see it ☽ Lizanael   Lun 22 Aoû - 10:41

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Tu sais que M. Pharrel ne te faisait pas une véritable offre d’embauche, mais ça t’amuse de jouer le jeu. Mais lui comme toi savez bien que tu ne t’y serais pas plût. Ce qu’il ne manque pas de noter. L’immobilier et la technologie ce n’est pas ton truc. Quoique… tu as été obligée de t’y intéresser un peu, ne serait-ce que pour être plus efficace dans tes cambriolages, mais c’est un autre sujet. Tu n’aurais sans doute pas pu y travailler, quand bien même si M. Pharrel avait été ton patron. Un patron qui aurait été très agréable à regarder. Cela dit tu n’étais pas sûre qu’il soit forcément facile à vivre au travail, après tout il avait des centaines, que dis-tu des milliers d’employés à sa charge, c’était forcément une pression et des responsabilités énormes. Tu étais bien contente de n’avoir que toi et ton secrétaire à gérer. C’était déjà bien suffisant. Tu ne penses pas que tu aurais eu les épaules pour ce genre de boulot. Sans doute aurais-tu revendu toutes les entreprises. Mais tu t’égarais dans tes propres pensées là.

Quand il s’était excusé de t’avoir offensée tu avais tâché de lui faire comprendre que ce n’était rien, balayant à ton tour ses excuses, comme il l’avait fait un peu plus tôt avec les tiennes. Au final il n’y avait rien à pardonner ni pour toi, ni pour lui. Il avait ensuite tâché de t’expliquer les raisons qui faisaient qu’il était très indifférent à l’art, allant jusqu’à dire qu’il aurait même apprécié t’entendre lui en parler. Malgré toi tu te sentis légèrement mal à l’aise en comprenant que ce n’était pas un réel désintérêt, mais plus que personne n’avait essayé de lui faire s’y intéresser et en même temps, tu étais touchée qu’il veuille que tu fasses cela pour lui. « Mais il ne faut en aucun cas cela vous mette mal à l'aise bien sûr. » te précisa-t-il, sans doute avait-il compris ton mal-être par ton silence. Sans doute aurait-il été plus sage de garder un lien purement professionnel, ce café pour lui expliquer l’art était clairement hors limite, mais tant pis, tu aimais beaucoup trop parler d’art. Aussi avais-tu accepté, timidement, le prévenant néanmoins que tu serais sans doute intarissable sur le sujet mais cela ne sembla pas le déranger. Il ne vous resterait donc plus qu’à convenir d’une date, mais vous verriez ça après avoir bouclé ce contrat, chaque chose en son temps.

Si conclure tes contrats était une habitude chez toi, tu devais bien admettre que M. Pharrel était de loin le client le plus simple que tu es eu jusqu’à présent, ou du moins l’un des plus simple. Il ne discutait quasiment aucun point, te faisait confiance pour faire ton travail correctement, pratiquement aucune question non plus. Bref un contrat net et sans bavure. Resterait la vente des tableaux par la suite, qui vous rapporterait ou non un beau petit pactole à lui comme à toi, surtout pour le Pollock, les Rembrandt aussi probablement, mais le Pollock était sans doute celui qui avait le plus de chance de crever les plafonds d’une enchère. Le Renoir était sans doute le pari le plus risqué pour une vente, mais dans tous les cas tu ne voulais pas le mettre en vente, il avait touché ton cœur, ton âme presque, en te rappelant tes souvenirs d’enfance. Tu ne pouvais pas le laisser filer. Et puis… M. Pharrel se leva, s’approchant du bureau pour te dire de retirer le tableau de la vente, d’abord dépitée tu fus plus que surprise quand il précisa qu’il souhaitait de l’offrir. Tu tentas de refuser, encore et encore, mais chaque fois il insistait. Tu finis même par préciser que tu aurais voulu lui faire une offre pour le tableau. « Non, j'ai dis que je ne voulais plus le vendre. C'est désormais un don, un don que je VOUS fais. » fut sa réponse, mais tu ne pouvais pas accepter un tel cadeau, c’était un don énorme de la part de quelqu’un qui ne te connaissait pas. « Disons alors que c'est un don généreux que je fais à votre cabinet en remerciement de vos très bons services que j'ai qualifié de hautement satisfaisants. Si cela passe mieux à vos oreilles bien évidemment. » poursuivait-il face à ton entêtement à refuser ce précieux cadeau. « Mais… » commenças-tu, dans le but de lui répondre que non, ça ne passait pas mieux, avant de soupirer, presque déjà vaincue. Cet homme était encore plus têtu qu’une mule, ou que toi. Et puis… une partie de toi-même voulait accepter ce présent, pour ce que le tableau représentait pour toi, et aussi un peu pour la personne qui l’offrait. Tu avais eu ce feeling à l’instant où il avait passé la porte, tu savais que tu allais apprécier travailler avec lui, et puis, plus la discussion avait avancé, plus tu en avais eu la certitude. « Vous l'aimez je le sais. Et de toute manière je ne changerais plus d'avis c'est ainsi décidé. » avait-il conclu. « J’ai l’impression que vous ne me laissez pas vraiment le choix en fait… » soupiras-tu avec amusement néanmoins. Tu pourrais sans doute argumenter pendant des heures encore, lui expliquer pourquoi tu ne peux pas accepter, pourquoi ça serait un précédent très mal vu –sans mauvais jeux de mots– par la profession. Mais au final, tu t’en fiches, d’une parce que tu n’es pas qu’une honnête courtière en objet d’art, et de deux parce que ce tableau représente tellement pour toi. « Vous n’avez pas la moindre idée de ce que ce tableau peut représenter pour moi… » ne peux-tu t’empêcher de murmurer. Ce que tu ignores évidemment, c’est que, d’une certaine manière, il le sait exactement. Il ne connait pas ton histoire, ton passé, mais sait ce que tu as ressenti en voyant cette photo, il a entendu ton souffle se faire plus court, ton cœur se serrer avec nostalgie, ta voix changer légèrement, plein de petits signes qui trahissaient tes émotions et sur lesquels tu n’avais pas le moindre contrôle. C’est facile de porter un masque sur son visage, de contrôler ce qui se voit, mais ici c’était tout le reste qu’il t’aurait fallu maîtriser, mais c’était au-delà de tes compétences. Mais tout ça, tu l’ignores. « J’accepte, si et seulement si vous me laissez vous inviter pour le café. » exiges-tu, ta voix laissant très clairement entendre que tu n’accepteras pas non comme une réponse. « Un tableau contre un café, je pense que ce n’est pas trop demandé. » ajoutes-tu avec malice. Tu seras intransigeante, tu as cédé pour la peinture, mais il est hors de question qu’il ne te laisse pas payer le café.
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MANET ULTIMA CAELONathanael E. Pharrel
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Sujet: Re: I wish you could see it ☽ Lizanael   Mer 24 Aoû - 2:04

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Cette femme m'intriguait, de par son tempérament, sa mentalité et ses émotions. Elle avait quelque chose de spécial ou du moins tout particulier. Il faut dire que je n'ai jamais croisé quelqu'un d'aussi passionné par l'art, voir de passionné tout court en vérité. Je ressentais tout à travers elle, à travers sa respiration, son pouls et l'intonation de sa voix. Passant du neutre à l'émotion en un instant à la vue d'une oeuvre ou face à certains sujets auxquels elle n'était pas préparée. Oui elle est de ses personnes qui aiment tout maitriser, tout calculer, tout prévoir dans les moindres détails. Méticuleuse jusqu'au bout des ongles, un peu comme moi mais toujours émotive malgré tout, là encore... Comme moi. Car oui, j'ai appris à me contrôler sur beaucoup de choses mais pas sur tout. Mon sang de loup fait que je n'arrive parfois pas à me maitriser et ça reste ma plus grande faiblesse car tout le reste, je le contrôle à merveille et j'en suis fier. Elle aussi j'en suis sûr, même si ce n'est pas une louve. Elle est quelque chose d'autre dans tout les cas et c'est ce qui me poussait en partie à aller plus loin, creuser un peu plus avec elle et essayer de la connaitre. Bon, même si elle me rendait curieux à son égard tout court de par sa personnalité mais là encore c'est un tout.

Après quelques dérives on en revenait donc à nos affaires pour conclure le contrat proprement. Je n'étais pas quelqu'un de difficile et ce même malgré les apparences. Elle était clair et correct dans sa façon de fonctionner et je faisais confiance à mon assistant qui l'avait soigneusement sélectionné elle et pas un autre alors je n'avais aucune raison de me montrer tatillon ou perplexe sur certains points. Juste le Renoir... Ce tableau qui semblant si spécial à ses yeux. Il était le seul à lui faire cet effet dans ma collection, un effet tout particulier. Sa poitrine s'enflammait pour lui. Elle l'aimait bien plus qu'à la normal, bien plus qu'en simple admiration non, elle l'aimait bien plus que ça. Je décidais donc à la dernière minute de changer mes plans, prenant la décision assez inattendu de le lui offrir simplement pour lui faire plaisir. Oui, un Renoir authentique en cadeau à une inconnue mais une inconnue passionnée d'art et amoureuses de belles peintures. Une inconnue qui avait le vrai gout de l'art. Surprise elle refusait pourtant, encore et encore que je lui face ce cadeau, estimant que c'était bien trop dans les circonstances. Et tout comme moi elle ne lâchait rien, aussi têtus l'un que l'autre visiblement mais moi sans doute un peu plus qu'elle cette fois ci. Je trichais donc un peu dans les termes ce qui continuait à la laisser perplexe mais déjà moins dans le négatif que la minute d'avant « Mais… » quand enfin elle déclarait forfait d'un soupire ce qui me fit sourire en coin « J’ai l’impression que vous ne me laissez pas vraiment le choix en fait… », je souriais satisfait, répondant d'une petite moue "Non c'est exact. J'aime assez mon côté convainquant en fait." oui avec mon regard de bébé chien perdu! Non je n'ajouterais pas ça se serait déplacé et tellement mauvais comme humour sachant ma situation. J'attendais toujours une vraie réponse de sa part, positive en fait, afin que je l'a laisse tranquille. Prenant appuie sur ma canne quand elle ajoutait « Vous n’avez pas la moindre idée de ce que ce tableau peut représenter pour moi… », avant que je ne face une nouvelle petite moue pour murmurer plus à moi même qu'autre chose "En réalité si, un petit peu quand même...", je touchais donc la bonne corde, j'atteignais enfin mon but quand elle acceptait ENFIN, du moins... À sa façon « J’accepte, si et seulement si vous me laissez vous inviter pour le café. », j'arquais alors un sourcil tandis qu'un sourire en coin se dessinait sur mon visage alors qu'elle enchainait « Un tableau contre un café, je pense que ce n’est pas trop demandé. », je souriais alors plus franchement en me redressant bien droit hochant un petit coup la tête pour répondre "Et bien adjugé vendu. Un Renoir contre un café ce sera." et je prenais mon contrat pour le mettre dans ma sacoche proprement en ajoutant avec humour "Vous êtes sacrément dure en affaires." fermant mon sac pour le mettre sur mon épaule.

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Sujet: Re: I wish you could see it ☽ Lizanael   Jeu 25 Aoû - 0:57

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Vous aviez fini par réussir à boucler ce premier entretien malgré toutes vos dérives. Ce n’était pourtant pas dans tes habitudes de te laisser distraire ainsi, mais il y avait quelque chose chez lui, un petit tu-ne-savais-trop-quoi qui faisait qu’il t’était plus agréable de parler avec lui, et donc te de laisser tomber ce masque professionnel que tu portais pourtant si bien. Cela dit ça n’était pas déplaisant, pour une fois, d’être un peu plus naturelle, d’aller au-delà de ce profil de femme d’affaire qui te collait à la peau. Tu savais que ça ne passerait pas forcément avec tous tes clients, certains n’apprécieraient sans doute pas une telle familiarité si l’on peut dire. D’un autre côté il était le premier à te proposer de vous retrouver autour d’un café pour discuter d’art, ceci expliquait sans doute cela.
Il te déroutait totalement en un sens, te surprenait un peu plus à chaque fois, c’était étrange de te sentir ainsi désarçonnée malgré les recherches que tu avais fait en amont. Cela faisait des années que tu avais appris à toujours avoir le contrôle, à avoir toujours un ou deux coups d’avance sur tout le monde, c’était devenu comme une seconde nature pour toi, mais avec lui… tu ne savais tout simplement pas à quoi t’en tenir. Tu l’avais cru pourtant, tu pensais t’être bien préparée, parée à toute éventualité, compartimentent tes émotions comme tu savais si bien le faire, et puis était arrivé le Renoir. Ce cadeau avait complètement mis à mal les murailles que tu avais pourtant pris soin de placer. Tu avais d’abord refusé tout net, ce n’était pas non plus dans tes habitudes d’accepter un tel cadeau d’un total inconnu. Mais, pour une fois, tu avais trouvé plus têtu que toi, bien plus têtu que toi. Ou alors était-il plus déterminé à te faire accepter que toi à le refuser, après tout, une part de ton cœur voulait ce tableau plus que tout. « Non c'est exact. J'aime assez mon côté convainquant en fait. » te répond-il quand dans un soupir tu conclus que tu ne sembles pas avoir le choix. Tu ne peux t’empêcher un sourire. Convainquant, il l’est certainement un peu, têtu, ça oui, sans l’ombre d’un doute.

Tu ne peux t’empêcher de contempler la photo du tableau, s’il savait simplement le cadeau qu’il est en train de te faire… « En réalité si, un petit peu quand même... » murmure-t-il bien que tu ne l’entendes pas, trop perdue dans tes souvenirs une fois de plus. Tu te revois gamine courant au bord du fleuve au milieu des roseaux, ton père après toi, te hurlant de faire attention, et malgré cela tu tombes à l’eau, il est catastrophé mais toi tu ris à gorge déployée alors que tu t’extirpes de là, trempée, mais plus que ravie. Alors non, il n’a pas idée de ce que ce tableau représente pour toi, pour toi c’est bien plus qu’une valeur monétaire, qu’un nombre sur un chèque, ce sont des sons, des odeurs, des images, des émotions, une partie de ton passé.
Tu as bien compris qu’il ne cèderait pas, pas plus que tu ne peux le faire, pourtant tu es enclines à ployer légèrement, une autre de tes qualités. Tu prends le tableau si le café, c’est toi qui le paye. Ce qu’il accepte sans hésiter avant de ranger son contrat dans sa sacoche. « Vous êtes sacrément dure en affaires. » ajoute-t-il en plaisantant. « C’est ce qui fait que je suis douée dans mon travail M. Pharrel, si je suis prête à ployer un peu, je ne cède jamais totalement. » réponds-tu avec malice. Ce que tu ne précises pas cela dit, c’est que tu ne ploies pas non plus devant tout le monde, parfois tu ne laisses aucune place à la négociation, c’est même assez souvent cela dit, tu as un don avec les gens, avec les mots, pour les pousser à toujours accepter tes termes. Aujourd’hui tu es tombé sur plus fort que toi. Ou peut-être as-tu été plus faible. Tu ne sais pas, et au fond tu t’en moques. « Ashley prendra contact avec votre assistant dès que j’aurais eu un retour de Chicago Art Experts, pour fixer un autre rendez-vous pour l’authentification des tableaux et des documents. » ajoutes-tu en essayant de recomposer ton masque professionnel, rangeant les photos dans le dossier qu’il t’a amené avant de lui tendre.
L’entretien touche à sa fin et M. Pharell a sans doute beaucoup à faire avec sa firme, toi tu dois passer au musée de Chicago, ils t’ont demandé de venir authentifier un Monet, tu n’as pas d’horaire prévu, mais plus vite tu t’en seras occupée plus vite ta journée sera terminée. « Je vous raccompagne jusqu’en bas ? Je dois sortir aussi de toute façon. » proposes-tu en finissant, rapidement, de ranger tes papiers. « Liz, tu dois passer au musée. » te rappelle timidement Ashley. « Je sais, c’est exactement là où je me rends actuellement. » lui souris-tu avec douceur. « Tu peux partir aussi si tu le souhaites, je ne repasserais probablement pas par le bureau ce soir, on se voit demain ? » ajoutes-tu avec ce sourire et cette douceur dans la voix qui te caractérise. Ta voix a toujours eu ce timbre particulier, comme s’il était empreint de toute la joie du monde. « Je ferme le bureau et je pars alors, à demain Liz. » te salut-il alors que vous vous dirigez vers les ascenseurs de l’immeuble.
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Sujet: Re: I wish you could see it ☽ Lizanael   Dim 4 Sep - 3:16

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Cet entretien était étrangement familier, à l'aise et même agréable. On était là pour affaires et pourtant on allait de dérives en dérives à parler d'opinions, d'art et même de vie privée. À croire qu'un petit quelque chose se passait là entre nous. Cette femme en tout cas à mes sens, avait tout pour plaire et séduire. Ça doit expliquer en partie son succès je pense. Moi je me sentais en bonne compagnie en tout cas et j'aimais parler avec elle. À voir ce que ça donnerait autour de ce fameux café auquel je l'invitais et qu'elle désirait m'offrir, encore un petit contrat signé entre nous à notre façon et ça me faisait sourire. Oui, je veux réellement qu'elle m'apprenne l'art à sa façon, l'art tel qu'elle le voit et le ressent. Je veux pouvoir le voir et le ressentir à travers ses yeux. On avait conclus nos petites affaires, je lui offrais mon Renoir, il était désormais temps de passer à la suite de nos affaires respectives mais avant de partir, je ne pouvais m'empêcher de faire un peu d'humour ce qui ne manquait pas de la faire sourire « C’est ce qui fait que je suis douée dans mon travail M. Pharrel, si je suis prête à ployer un peu, je ne cède jamais totalement. », je souriais à mon tour prêt à décoller "Là est toute la souplesse d'une négociation." petit jeu de mots oblige. Puis en sortant elle s'adressait à son secrétaire « Ashley prendra contact avec votre assistant dès que j’aurais eu un retour de Chicago Art Experts, pour fixer un autre rendez-vous pour l’authentification des tableaux et des documents. », reprenant un air bien sérieux, je hochais la tête "Bien, à très vite alors." oui car je sais déjà que ça ne prendra pas bien longtemps de part mon renom mais également parce que je sais qu'ils sont authentiques et que cette chère demoiselle fait du bon travail. Mais alors que je m’apprêtais à m'avancer vers l'ascenceur la canne devant, Miss Lefebvre me demanda « Je vous raccompagne jusqu’en bas ? Je dois sortir aussi de toute façon. », un léger sourire en coin et je hochais une nouvelle fois de la tête "Avec plaisir, ça m'évitera peut-être de me perdre d'ici le hall d'entrée." souriant sur la fin pour la pointe d'humour et surtout l'ironie de la phrase me connaissant. Son secrétaire se sentait pourtant obligé de lui rappeler « Liz, tu dois passer au musée. », attendant sagement, je me léchais la lèvre inférieur placé bien droit près de la porte en les écoutant « Je sais, c’est exactement là où je me rends actuellement. Tu peux partir aussi si tu le souhaites, je ne repasserais probablement pas par le bureau ce soir, on se voit demain ? », elle est le parfait équilibre entre la fermeté et la douceur, la minutie et la délicatesse. C'est chose sûre, cette femme a du charme. Je ne pouvais m'empêcher d'ajouter "Je peux l'accompagner jusqu'au musée pour être sûr qu'elle aussi ne se perde pas si vous voulez." souriant en coin sur la fin de ma phrase. Il décidait donc de fermer après nous « Je ferme le bureau et je pars alors, à demain Liz. », un salut de la tête et je passais devant lui venant attraper l'avant bras en douceur de Mlle Lefebvre pour prendre l’ascenseur. Une fois dans celui ci je demandais "Il est de votre famille?" car on pourrait le croire vu leur complicité. Une fois en bas, mon chauffeur était déjà là à m'attendre et je ne pouvais m'empêcher de reprendre "Pour nous en tenir à tout à l'heure, je peux vous emmener jusqu'au musée si vous le désirez. Je dois passer devant pour mon prochain rendez vous." demandant l'heure à mon chauffeur avant d'ajouter "Et si on se montre assez rapide tout les deux, peut-être qu'on pourrait prendre ce café ce soir après le boulot disons pour 16h? qu'en dites vous?" et si mon rendez vous fini plus tôt disons qu'il est possible que j'aille faire un tour au musée plus tôt que prévu. Qui sait, elle pourrait m'y donner un cours d’interprétation d’œuvre d'art au passage.

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I don't like my mind right now, Stacking up problems that are so unnecessary. Wish that I could slow things down, I wanna let go but there's comfort in the panic. And I drive myself crazy, Thinking everything's about me? Yeah I drive myself crazy, Cause I can't escape the gravity. I'm holding on, Why is everything so heavy. Holding on, So much more than I can carry. I keep dragging around what's bringing me down, If I just let go, I'd be set free. Holding on, Why is everything so heavy.

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Sujet: Re: I wish you could see it ☽ Lizanael   Sam 10 Sep - 15:29

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La première partie de l’affaire était conclue, évidemment pour passer à la suite il te faudrait l’authentification des tableaux et des papiers. Authentification dont tu aurais parfaitement pu te charger seule, mais tu aurais pris le risque de dévoiler ta deuxième activité et passion, aussi prenais-tu toujours soin de faire appel à des experts externes pour appuyer les vérifications. En attendant la suite des événements qui prendraient quelques jours –le cabinet te faisait toujours une fleur en accédant rapidement à tes requêtes– vous aviez abordé une autre négociation au sujet de ce café autour duquel vous deviez parler peintures. Si tu avais finis par te laisser faire pour le Renoir, tu avais décidé de trouver un compromis. Une négociation presque plus ardue que le contrat au final, même si, ici aussi, ça n’avait pas été si compliqué que ça.

En sortant, tu lui proposes de le raccompagner puisque de toute façon tu dois te rendre au musée. « Avec plaisir, ça m'évitera peut-être de me perdre d'ici le hall d'entrée. » Tu ne peux t’empêcher de sourire en secouant la tête à sa plaisanterie, tu ne doutes pas que, depuis le temps, il a appris à se débrouiller seul et qu’il ne risque clairement pas de se perdre. Alors que vous vous apprêtez à sortir Ashley ne manque pas de te rappeler pour ton rendez-vous avec le musée. Même si ce n’est pas pour tout de suite, tu sais déjà qu’il te manquera quand il partira, de tous tes secrétaires il est sans doute celui avec lequel tu t’entends le mieux, tu ne sais pas vraiment pourquoi. Peut-être que ton instinct sait ce que tu ignores, qu’il ressemble beaucoup au petit frère qui est né quelques années après ta disparition de ta véritable famille. La vie a parfois un drôle d’humour. Tu lui réponds que tu n’as pas oublié ajoutant qu’il peut même terminer là sa journée puisque tu ne repasseras pas. « Je peux l'accompagner jusqu'au musée pour être sûr qu'elle aussi ne se perde pas si vous voulez. » Pardon ? Tu as la bouche-bée, t’attirant un petit ricanement d’Ashley, à qui tu te permets de tirer la langue puisque M. Pharrel ne peut pas te voir. Trente ans et toujours une gamine parfois. Mais, à l’intention de M. Pharrel tu soupires bruyamment, comme si cette idée était la plus saugrenue que tu aies entendue de ta vie, pourtant, on peut aisément déceler le sourire qui s’y cache. Ton secrétaire impertinent te répond qu’il fermera donc tandis que M. Pharrel et toi vous dirigez vers les ascenseurs. Sa main sur ton bras devient déjà presque familière, comme si ce n’était pas la première fois que vous vous rencontriez. C’est un sentiment étrange bien qu’il ne soit pas entièrement dérangeant. « Il est de votre famille ? » te demande-t-il après que les portes de l’élévateur se soient refermées après vous. « Oh non, c’est juste que je n’aime pas tellement imposer une distance avec mes employés. C’est plus agréable de travailler dans une ambiance détendue et dans une atmosphère où l’on se sent bien. » expliques-tu en haussant les épaules. Tu as toujours été comme ça avec tous les secrétaires qui ont passé ton bureau, certains ont parfois été déroutés par ton amabilité et cette convivialité que tu inspirais au bureau. Mais presque tous ont fini par s’y faire, il n’y en a qu’une qui a préféré partir, ne réussissant pas à s’y faire.

Arrivés en bas tu remarquas sans mal celui qui devait être le chauffeur de ton client. Tu t’apprêtais à le saluer alors que vos chemins étaient amenés à se séparer, mais il te prit de court. « Pour nous en tenir à tout à l'heure, je peux vous emmener jusqu'au musée si vous le désirez. Je dois passer devant pour mon prochain rendez vous. » Tu ne le pensais pas sérieux tout à l’heure avec Ashley, évidemment ça te ferait économiser un Uber, même si tu avais de toute façon les moyens. « Et si on se montre assez rapide tout les deux, peut-être qu'on pourrait prendre ce café ce soir après le boulot disons pour 16h? qu'en dites vous? » Wait… What ? Tu ne pensais pas que ce serait si tôt, tu avais imaginé que ce serait peut-être après avoir fini ce contrat. Tu n’aimes pas mélanger travail et plaisir, encore moins dans une même journée. « Pourquoi pas ! » T’entends-tu pourtant répondre, un peu à ta propre surprise. Malgré tout il n’y a pas une once de regret en toi, tu penses totalement ce que tu viens de dire et tout votre échange plus tôt du reste. Tu calcules rapidement par rapport à l’heure que le chauffeur lui a donné quelques secondes plus tôt. Oui… ça devrait vraiment pouvoir se faire. « Je devrais avoir fini pour 16h. » Probablement plus tôt que ça, ton œil entraîné n’en a jamais pour très longtemps à expertiser une peinture, le plus long reste souvent parce que tu te perds dans les galeries du musée ou à parler œuvres avec les employés du musée…

Vous ne mettez pas longtemps à arriver au musée, tu le remercies bien sûr de t’avoir déposée, tandis que la voiture redémarre, tu files retrouver le directeur du musée. Comme tu t’y attendais, tu ne mets pas bien longtemps à expertiser le tableau qui, au plus grand bonheur du directeur, s’avère être un authentique Degas. Et bien évidemment, après cela vous restez un moment à discuter, flânant parmi les différentes galeries du musée. Il aime bien te demander ton avis sur l’agencement des salles et des tableaux, ce que tu lui donnes toujours avec un grand plaisir. Si d’habitude tu ne fais pas attention à l’heure, cette fois-ci ce n’est pas le cas, loin de là. Tu t’es même mis une alarme sur ton téléphone pour partir à temps pour ton second rendez-vous de la journée avec M. Pharrel même celui-ci n’aura rien de formel cette fois. Ce à quoi tu ne t’attendais pas c’est qu’un des employés viennent vous interrompre pour indiquer au directeur qu’un certain M. Pharrel prétend être avec Miss Lefebvre bien avant l’heure dite. Tu y vois là une opportunité à saisir, pouvoir lui parler d’art dans un des temples même. Sachant que le directeur est souvent incapable de te refuser quoique ce soit tu demandes si ça ne le dérange pas de le faire rentrer pour que vous flâniez ensemble dans les galeries, une en particulier, tu sais déjà de quel tableau tu veux lui parler. Comme tu t’y attendais, il acquiesce, retournant vaquer à ses occupations, il te laisse le soin d’aller chercher ton invité.

Arrivée à l’entrée, tu ne manques pas de le remarquer au milieu de la foule. « M. Pharrel, je ne vois que votre rendez-vous a pris moins de temps que prévu. » souris-tu en t’approchant de lui. « Si on en profitait pour votre premier leçon d’art ? » ajoutes-tu joyeusement, sans vraiment lui laisser le choix au fond puisque tu viens lui prendre la main, la posant sur ton bras, avant de l’entrainer avec toi dans le musée. Les gens dans les files aux guichets vous regardent entrer, peut-être parce que tu es sortie du musée pour en rerentrer presque immédiatement, ou peut-être parce qu’ils trouvent ça bizarre la présence d’un aveugle dans un musée d’art. Qu’importe, tu ne les remarques même pas, bien trop ravie de pouvoir partager ta passion à quelqu’un qui n’y connait rien mais qui pourtant semble vouloir s’y intéresser. Tu le guides avec aisance à travers les galeries, tu pourrais bien sûr lui parler de chacun des tableaux ici, pendant des heures s’il fallait, mais pour une première, tu te dis qu’il vaut mieux commencer petit. Alors tu as choisis la galerie 226a où se trouve une peinture en exhibition actuellement et que tu trouves magnifique par ce qu’elle te fait ressentir à chaque fois, et puis il s’y trouve quelques tableaux de Degas que tu aimes également. Tu aurais pu choisir la galerie 243 où se trouvent de nombreux tableaux de Monet, mais il vous aurait fallu plus qu’une fin d’après-midi pour ça. Tu n’as aucun mal à le guider à travers les halls, tu connais ce musée comme ta poche tant tu l’as arpenté, et malgré les nombreux badauds qui errent, vous ne mettez pas plus de quelques minutes pour atteindre la destination que tu t’es fixé.

Tu finis par t’arrêter devant un tableau de Jean-Louis Forain, La Funambule. Tu aimes ce tableau, cette touche de couleur qu’apporte la jeune femme au milieu de cette foule uniforme, terne. Tu te dis qu’elle te renvoie ta propre solitude au visage, tu es comme elle d’une certaine manière, seule au milieu d’une foule, tu te démarques, tu exécutes des prouesses incroyables, mais tu demeures tristement seule malgré tout. Tu finis par te rendre compte que tu es restée silencieuse sans doute un peu trop longtemps alors tu reprends la parole, présentant rapidement l’artiste français qui a peint l’œuvre devant laquelle tu as décidé de t’arrêter, avant de passer au tableau en lui-même. « Il représente une funambule exécutant son numéro en pleine nuit au-dessus de la foule. Son corset rouge se démarque au milieu du ciel noir et… » Tu t’interrompes secouant la tête. Tu as oublié qu’il est né aveugle, lui parler couleur ne lui dira rien. « Ça ne va pas beaucoup vous parler que je vous décrive les couleurs… » t’excuses-tu en soupirant. « Laissez-moi juste le temps de trouver comment faire ça… » souffles-tu en reportant ton attention sur le tableau, inspirant lentement et expirant de même, tu te laisses imprégnée par la peinture, par ce que tu ressens, et le déclic se fait. Tu dois te servir de tes autres sens pour décrire. « Imaginez un brouhaha, comme ici, avec la foule du musée, qui va et vient sans prêter attention à ce qu’il se passe autour. Et puis, il y a cette voix, elle détonne au milieu du bruit ambiant. Elle n’est pas forcément plus forte ou plus puissante, mais elle se distingue. Certains n’y prêtent pourtant pas attention, quand d’autres se tournent vers elle. Elle est seule, au-dessus de tous, dans un équilibre précaire, pourtant elle avance, ne se préoccupant de personne, ne se souciant pas des visages tournés vers elle, c’est à peine si elle remarque que le brouhaha diminue autour d’elle. Les gens l’observent, sans doute que quelques-uns espèrent, dans un esprit malsain, qu’elle tombera, d’autres admirent la prouesse. » Au fur et à mesure tu ne sais plus trop si tu parles du tableau ou de ta vie. Tu es complètement immergée dans cette peinture, tu es devenue la funambule, tu as presque la sensation du fil sous tes pieds. « Ce n’est pas forcément le plus bigarré, le plus travaillé, le plus renommé non plus des tableaux ici, mais je l’aime pour ce que je peux ressentir en le regardant. J’entends presque le spectacle qui se déroule sur la scène présente au fond de la peinture, la musique de l’époque qui doit s’élever, le brouhaha des conversations de cette foule où chaque personne se ressemble tant qu’ils se fondent pratiquement les uns aux autres. Et puis il y a cette femme, qui s’élève au-dessus de la foule, elle détonne, elle est impressionnante, elle a la tête haute, pourtant… on ressent presque viscéralement sa solitude face à cette foule qui n’a pas la moindre idée, qui ne voit qu’une artiste de rue au-dessus de leur tête. » continues-tu à expliquer avant de tourner vers ton élève d’un instant. « Désolée… je parle beaucoup… Mais je vous avais prévenu… » plaisantes-tu avec une moue en coin et haussant les épaules. Quand on te lance sur le sujet de l’art, surtout en te laissant carte blanche, tu deviens intarissable. Tu es également comme dans une bulle, un peu comme cette funambule. Tu ne remarques pas tous les regards des autres clients du musée tournés vers vous, pas plus que tu n’entends les chuchotis dont vous faites l’objet, autant toi et lui.
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Dernière édition par Lisbeth Lefebvre le Jeu 22 Déc - 20:36, édité 1 fois

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MANET ULTIMA CAELONathanael E. Pharrel
Je suis à Chicago depuis le : 27/06/2016 et j'ai déjà payé : 103 factures et gagné : 503 gains. Il paraît que : Charlie Cox me ressemble beaucoup. On m'appelle : Rynight/Brandon et pour mon profil je remercie : greer (avatar), neon demon (signa) & artistes les de tumblr.

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Sujet: Re: I wish you could see it ☽ Lizanael   Jeu 22 Sep - 23:09

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Voilà qui était conclu si l'on peut dire. Le contrat en lui même était simple mais la partie Renoir s'était avérée plus délicate mais pas insurmontable puisqu'elle avait finit par me céder sur la fin en échange d'un café. Simple mais efficace, voilà qui était adjugé vendu. Sentir dans son rythme cardiaque qu'elle était touchée et heureuse était pour moi le meilleure paiement qu'il soit car je savais qu'entre ces mains ce souvenir trouverait sa place, une belle place d'honneur quelque part chez elle, adoré par ses yeux un peu plus chaque jour. L'argent n'était ici pas mon but, seulement de les voir partir mais pas n'importe où.

Il était temps qu'à mon tour je m'en aille. Miss Lefebvre et moi même avions encore moult choses à faire et on était pas en avance. Dans le couloir, elle propose de m'accompagner jusqu'au hall et évidemment je profitais de cette proposition pour faire un brin d'humour car je ne voyais en aucun cas mon handicap pour ce qu'il était, un handicap. J'avais bien appris à aller au delà, à le percer et même l'utiliser à mon avantage au contraire. Bref, je sentais son sourire dans son souffle malgré qu'elle n'y réponde pas, son secrétaire lui rappelant une énième fois pour son rendez vous, chose sur laquelle je sautais à nouveau pour en rajouter une couche subtilement. Là je pique au bon endroit puisqu'elle se stop net alors que Ashley en ricane amusé. Mais là encore pas de réponse, je sens juste un bien être derrière son soupire bruyant, une sensation agréable et amusée émanant d'elle et ça me convient parfaitement. Je me contentais de sourire, accrochant ma main à son avant bras comme par un automatisme qui était là depuis longtemps, pour la suivre jusqu'à l'ascenseur où je me permet de jouer gentiment les curieux au sujet de sa relation avec son secrétaire. Elle me répond alors « Oh non, c’est juste que je n’aime pas tellement imposer une distance avec mes employés. C’est plus agréable de travailler dans une ambiance détendue et dans une atmosphère où l’on se sent bien. », je souriais en coin, hochant la tête d'une moue "Je vois, c'est un concept agréable." que je n'applique absolument pas. Oui je me montre parfois souriant et agréable avec mes employés mais je tiens toujours à garder cette distance avec eux. Pas parce que je ne veux pas les connaitre ou me montrer gentil, mais par sécurité tout simplement... Autant pour eux que pour moi. Je ne peux malheureusement pas me permettre de devenir trop intime ou proche de personnes que je côtoie trop souvent, se serait risquer beaucoup de choses et ma vie ne me le permet clairement pas. Je n'en dis donc pas plus, marchant jusqu'à ma voiture toujours au bras de cette belle femme. C'est là que je décide de remettre sur le tapis la proposition que je lui avais faite tout à l'heure avec humour au sujet de l'accompagner au musée. Oui, je comptais réellement l'y emmener du moins si elle le désirait et j'en rajoutais même une couche en proposant de même avancer notre café à cette fin d'après midi pour faire les choses en grand. Oui ou non? Claque ou pas? On allait bien voir mais déjà, elle semblait surprise et pourtant...  « Pourquoi pas ! », elle semblait avoir répondu sans même réfléchir, l'air de se surprendre elle même à agir de la sorte et ça me plaisait. Je souriais alors qu'elle ajoutait « Je devrais avoir fini pour 16h. », je hochais la tête répliquant "C'est parfait alors allons-y." ouvrant la portière pour l'inviter à monter la première avant de monter à mon tour et de démarrer direction le musée.

Il nous fallu peut de temps pour arriver à destination, déposant mademoiselle avant de redémarrer direction mon propre rendez vous professionnel. Celui ci fut plus cours que prévu puisque après un débat assez expédié je me suis rendu compte que ses activités étaient plus que louches et frauduleuses et son souffle, sa peau et son cœur ne pouvant pas me mentir, j'ai coupé court à ce rendez vous foireux d'un adieu froid qui signifiait clairement mon ressenti d'avoir perdu mon temps avec un mafieux, un de plus et n'étant pas une créature qui m'aurait permis un coup de maitre, je ne désirais pas jouer le jeu et donc pas aller plus loin. Oui, les seuls contrats illégaux que j'accepte de signer ne sont là que pour me permettre d'accéder au Nouvel Ordre et d'y frapper fort, rien de plus. La stratégie et on but premier avant tout, je ne perds jamais mon objectif, même en affaire dans ma vie "d'humain". Bref, voilà que j'étais en avance mais je ne voyais pas ça comme un problème au contraire, c'était une occasion de gouter à l'art pour la première fois. Un sourire et je remontais en voiture pour retourner au musée où je demandais à mon chauffeur de me laisser pour quelques heures.

Une fois dans le hall d'entrée, je me permettais directement de faire appel à l’accueil afin qu'on me trouve Mlle Lefebvre, sans perdre une minute un employé de l’accueil fonça pour revenir avec mademoiselle, reprenant sa place tandis que celle ci s'adressait à moi d'un sourire chaleureux « M. Pharell, je ne vois que votre rendez-vous a pris moins de temps que prévu. », je souriais posant ma canne droite devant mes pieds "Oui, c'était ce qu'on pourrait appeler une pomme pourrie, j'ai donc écourté l'affaire." j'aurais pu reconnaitre son parfum entre mille et de loin, tout comme le son de ses talons, la foulée de ses pas, son rythme cardiaque bien défini. Oui, je l'avais senti arriver avant même qu'elle ne me voit et ça m'interpelait beaucoup car ce n'était pas mon habitude de cibler avec autant d'importance à une inconnue. S'approchant elle me demandait joyeuse « Si on en profitait pour votre premier leçon d’art ? » prenant dans la foulée sans que je n'ai à lui tendre ma main pour m'entrainer avec elle. "C'est exactement ce que j'avais en tête." souriant je la suivais sans l'ombre d'une hésitation malgré que je sentais tout ce monde autour intrigué ou amusé voir moqueur de voir dans un tel lieu un aveugle. Mais je n'y prêtais pas d'avantage attention, je n'étais pas là pour eux et depuis le temps, ce genre de regard ne me touchait absolument plus.

Elle savait clairement où elle allait, je sentais dans son pas qu'elle connaissait ces lieux et s'y sentait à l'aise, comme chez elle et ça en rendait la "visite" moins stressante. Totalement confiant, je marchais à son rythme, captant malgré moi les sons tout autour, les gens parler, les discours, les odeurs, les sensations de chacun. C'était une ambiance bien particulière, une de celles que je découvrais en silence, attentif. C'était ma façon à moi de découvrir quelque chose que je ne connaissais pas et d'apprendre. C'était ma façon à moi d'y voir même si c'était d'une manière toute singulière. Et c'est quelques minutes plus tard qu'on arrivait enfin devant l'oeuvre qu'elle avait décidé de me décrire. La Funambule de JL Forain. Je sentais que face à ce tableau tout particulier, il se passait quelque chose en elle, quelque chose de spécial, de difficile à décrire. Une émotion comme un attachement, comme ci ce tableau parlait d'elle. Peut-être qu'elle s'y voyait? Se reconnaissait en lui? En ce qu'il voulait dire et c'est dans ce genre de moment que j'aimerais avoir des yeux pour mieux comprendre. Mais non. Elle resta silencieuse quelques secondes avant que je ne racle la gorge pour l'interpeler gentiment. Dans un premier temps elle me parlait du peintre en lui même, une façon de faire connaissance avec l'art en douceur à en savoir un peu plus à travers son auteur. Puis enfin, elle tente de me le décrire, de me l'expliquer « Il représente une funambule exécutant son numéro en pleine nuit au-dessus de la foule. Son corset rouge se démarque au milieu du ciel noir et… » sauf qu'elle s'arrêtait. Je me pinçais les lèvres d'une moue avant de sourire en sentant son malaise "Ce n'est pas évident je sais." j'essaie moi même de me mettre à sa place. Comment décrire quelque chose de totalement visuel à quelqu'un qui n'y a jamais rien vu de sa vie? Je n'étais donc pas très exigeant pour le coup, même un peu gêné peut-être en sentant les mouvements de sa tête. Elle reprit d'un soupire « Ça ne va pas beaucoup vous parler que je vous décrive les couleurs… », une nouvelle moue et je m'appuyais sur ma canne pour répliquer "Disons que j'en ai ma propre interprétation et j'ai bien peur que ça n'est à voir avec la réalité alors..." souriant sur la fin pour me montrer serein et encourageant. Oui, il ne faut pas se prendre la tête, pas pour moi. Elle pris alors une minute pour réfléchir « Laissez-moi juste le temps de trouver comment faire ça… », une moue, un geste de la main "Oui allez-y." et je reculais d'un pas pour lui laisser l'espace nécessaire afin qu'elle s’imprègne de l’œuvre sans la pression de m'avoir trop près d'elle. Puis enfin... Elle parlait et là l'image prenait forme. Elle se laissait aller, me racontant l'histoire de cette femme, réussissant à me décrire la scène qui se déroulait là avec clarté. C'était étrange de s'imaginer cela, de modeler une chose de la sorte et pourtant j'aimais ça. J'écoutais sérieux et attentif, pris dans ses mots, visualisant cette funambule sur son fil au dessus de tout ce monde. L'émotion qui en émanait, le sentiment que cela donnait. Je sentais derrière tout ça que ça touchait Mlle Lefebvre elle même, sentant à travers cette description qu'elle parlait d'elle même et ça n'en était que plus poignant. Puis soudain elle s'arrêtait d'une moue « Désolée… je parle beaucoup… Mais je vous avais prévenu… », je souriais alors, relevant le menton mon visage tourné vers elle "Non c'était très bien et agréable. J'ai découvert ici quelque chose de vraiment nouveau et ça me plait beaucoup." me léchant la lèvre inférieur je tournais le visage vers le tableau "Vous m'avez donné accès à des images et des émotions que j'avais sous le nez depuis des années sans pouvoir les voir. Je les sens, les touches mais là c'est tout autre chose. C'est très prenant comme interprétation." oui je ne sais pas vraiment comment expliquer ça mais ça me plaisait. Elle m'a permis de voir ce tableau à travers ses yeux et très clairement j'espère que ça arrivera encore. Je souriais "Cette funambule me ferait presque penser à vous." arquant un sourcil en penchant la tête vers elle.

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Sujet: Re: I wish you could see it ☽ Lizanael   Ven 14 Oct - 22:44

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Tu ne t’en es pas rendue compte mais tu es devenue une toute autre version de toi-même avec M. Pharell, tu n’avais pas été spécialement froide ou distante un peu plus tôt avec lui, mais tu avais été plus professionnelle, plus rigoureuse. Dès l’instant où tu en avais fini avec le directeur du musée et étais venu chercher le brun à l’entrée, tu avais été juste toi-même, la jeune femme enjouée, souriante et surtout une amoureuse passionnée par les peintures. C’était un changement discret dans ta voix, dans ton attitude, tu étais plus détendue, moins stricte, presque plus légère comme si le poids de ton professionnalisme pesait sur ta frêle silhouette. Cela se voyait également sur les traits de ton visage qui s’éclairaient presque littéralement quand tu n’étais plus Miss Lefebvre la courtière en art. Tu l’ignorais mais c’était en réalité ton sang faerie qui s’exprimait, libérant son éclat et son charme, ce qui ne manquait jamais de faire tourner les têtes sur ton passage, mais tu n’y avais jamais prêté attention. Un détail qui échappait, sans doute, à l’homme qui t’accompagnait en cet instant, à moins que ses sens plus développés dont tu ignorais tout ne lui mettent la puce (#leul) à l’oreille.

Vous n’aviez pas mis longtemps à trouver la salle où était exposé le tableau que tu avais choisi pour cette première leçon impromptue avec M. Pharell. Tu connaissais tellement bien le musée, ses coins et ses recoins, sachant toujours quelles salles étaient moins bondées pour vous permettre de circuler plus aisément, sans perdre de temps néanmoins. Tu aurais pu passer par les raccourcis staff aussi, mais tu n’étais pas certaine que le directeur apprécierait que tu y sois avec un visiteur. Tu lui demanderais la prochaine fois – si prochaine fois il y avait. Sans vraiment t’en rendre compte tu étais restée un instant silencieuse devant ce tableau qui te parlait tant tu te retrouvais dans la jeune femme représentée sur la toile. C’est l’homme d’affaire qui te ramena sur Terre en se raclant la gorge sans réel signe d’impatience, mais plus comme s’il avait compris que tu t’étais perdue dans la contemplation de la peinture.

Au départ tu patauges un peu, comment décrire des couleurs, des traits à quelqu’un qui n’a jamais vu ? « Disons que j'en ai ma propre interprétation et j'ai bien peur que ça n'est à voir avec la réalité alors... » Tu souris, il comprend la difficulté que tu rencontres, il est patient avec toi et tu sens qu’il est véritablement intéressé de découvrir la peinture au travers de tes yeux. Il finit même par te laisser un peu d’espace comme pour que tu puisses oublier sa présence –même si c’est bien inutile, tu ne sais pas pourquoi, mais tu es persuadée que même avec tous les efforts du monde cela te serait impossible. Enfin le déclic se fait et plus rien ne peut t’arrêter, tu te lances dans une description par ses autres sens, quelque chose de plus abstrait du coup mais peut-être aussi plus émotionnel. Peut-être un peu trop au fond, tu n’en as pas conscience, mais tu te dévoiles dans cette métaphore.

Tu finis par te rendre compte que tu monologues depuis un petit moment déjà, alors tu t’interromps et t’excuses, c’est plus fort que toi. On t’a reproché tant de fois de devenir un véritable moulin à parole quand il s’agit d’art que tu ne peux t’empêcher de demander pardon systématiquement, comme si c’était inscrit dans ton ADN. Mais il ne semble pas t’en tenir rigueur bien au contraire, te souriant. « Non c'était très bien et agréable. J'ai découvert ici quelque chose de vraiment nouveau et ça me plait beaucoup. » te répond-il avant de tourner son visage vers le tableau. Tu souris et tu rougis un peu, remerciant les Cieux qu’il ne puisse pas le voir, bien qu’une part de toi le regrette tout autant –irrationnel ? Sans doute. « Vous m'avez donné accès à des images et des émotions que j'avais sous le nez depuis des années sans pouvoir les voir. Je les sens, les touches mais là c'est tout autre chose. C'est très prenant comme interprétation. » Ton sourire s’agrandit, tu es touchée par ses mots et heureuse d’avoir pu lui faire découvrir un art que tu aimes autant et surtout qu’il l’ait apprécié. Un art qui lui sera, malheureusement, à jamais inaccessible sans la bonne personne pour lui faire voir à travers ses yeux comme tu viens de le faire. Tu pourrais sans doute passer tes journées à lui décrire tous les tableaux du musée s’il te le demandait autant pour ton amour de l’art et autant, au fond, parce que tu avais apprécié de lui prêter tes yeux en lui parlant de cette toile. Et tu étais prête à recommencer dès qu’il en exprimerait l’envie, et tant que vos emplois du temps respectifs le permettraient, même si le tien était facilement adaptable.

Ton regard s’est porté à nouveau sur la toile, comme aimanté par cette femme solitaire surplombant la foule. « Cette funambule me ferait presque penser à vous. » lâche-t-il en penchant sa tête vers toi. Tu te figes, es-tu réellement si transparente que ça ? En as-tu trop dit quand tu lui as décrit la toile ? Ou peut-être l’a-t-il entendu dans ta voix. Que faire ? Prétendre l’ignorance ? Non tu passerais probablement pour une cruche. Nier ? Non sans doute que nier te trahirait plus encore. Feindre l’étonnement était sans doute la meilleure solution non ? Mais cela serait sans doute un peu trop hypocrite, tu le sais, c’est de ta faute s’il l’a deviné. Tu soupires. En réalité, tu n’as pas la moindre envie de lui mentir, une part de toi avait même probablement envie qu’il te découvre pour que tu te sois ouverte autant. « Peut-être parce que c’est moi qui vous l’ai décrite et que… eh bien elle me fait un peu penser à moi. » admets-tu avec un semblant de tristesse dans la voix. Tu aimes ce tableau, cette femme forte qui y est représentée, mais cela te fait mal d’avouer qu’au fond, si tu n’es jamais vraiment seule, tu te sens souvent esseulée même au milieu d’une foule bruyante. Peut-être est-ce le fléau de ce siècle, avec tous ses réseaux sociaux qui sont censé nous rapprocher, nous connecter mais qui nous isolent plus qu’autre chose. « Je pense que pour réellement aimer une œuvre, il faut qu’elle nous parle, qu’on puisse s’imaginer entrer à l’intérieur du tableau, sans s’y retrouver hors propos. Mais ça reste mon opinion, tout le monde ne le partagerait pas forcément. » te sens tu obligée d’expliquer, sans doute un peu aussi pour détourner la conversation de ta ressemblance un peu trop flagrante avec la Funambule.
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Je suis à Chicago depuis le : 27/06/2016 et j'ai déjà payé : 103 factures et gagné : 503 gains. Il paraît que : Charlie Cox me ressemble beaucoup. On m'appelle : Rynight/Brandon et pour mon profil je remercie : greer (avatar), neon demon (signa) & artistes les de tumblr.

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Sujet: Re: I wish you could see it ☽ Lizanael   Mar 20 Déc - 0:39

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Elle a quelque chose de spécial mais étrangement, cela se dégage de manière toute particulière chez elle. Mon absence de vision pourrait être un défaut dans beaucoup de cas, mais pour ce genre de choses, cela me permet de voir ce que d'autres ne voient pas et chez mademoiselle Lefebvre, il y a bien cette touche en plus. Magique... Féérique? On dirait bien. C'était très discret à son cabinet mais ici je le sens bien et décuplé. Cette femme n'est pas humaine ou pas entièrement du moins. Il est encore trop tôt pour en juger mais il est clair qu'un brin de pouvoir émane d'elle je le sens et je le ressens. Elle est attirante avec excès et même sans ma vue je le sens et c'est un signe flagrant. Ce milieu la met à l'aise à ce point? Ici elle doit se sentir plus libre, chez elle, sereine, ce qui baisse ses barrières naturelles mais... Quelque chose cloche, du moins ce qu'elle dégage semble bridé ou... Ignoré? En a t-elle seulement conscience? Je n'en sais rien, si c'est le cas elle doit savoir qui je suis ou du moins le sentir et là je n'en ai pas l'impression. Affaire à suivre. En tout cas je me sens bien en sa présence, simple magie ou réel plaisir? Je dirais un peu des deux, déjà tout à l'heure il en était ainsi, elle m'inspire confiance.

Et pour cause, je la laisse m'immerger dans sa passion, me montrer son monde mais avec ses yeux, chose des plus agréables je tiens à le préciser. Jamais on ne m'avait livré telle image, décrit une scène de la sorte et moi qui n'ai ni forme ni couleurs à mettre sur un être ni une chose, c'était tout particulier mais fort plaisant à faire comme exercice. Puis sa façon de l'exprimer, d'en parler, de la décrire, cette femme marchant au dessus du vide, ça me captivait il faut l'avouer. Elle y met du sien, tâche de faire au mieux mais je sens son cœur parler plus fort qu'elle et au final ce n'est pas plus mal ainsi, sa description ne vit que d'avantage à travers sa propre interprétation du tableau. Elle l'aime ça se sent rien que dans ses mots mais il est tout particulier à ses yeux, là ça s'entend dans sa voix. Elle l'aime plus que beaucoup d'autres et c'est touchant d'en avoir le récit, il n'en est que plus fort. Je souris en la sentant sourire à son tour. Elle est flattée, contente d'avoir réussi ce défi et ça me plait. Surtout que je l'ai senti comme imprégnée de ce tableau, comme ci elle s'y reconnaissait. Parlait-elle d'elle même au fond? Comme une image que lui renverrait cette peinture. Je me risque à faire part de cette idée et là je la sens se figer sur place. Aurais-je toucher un point sensible? Ce petit point précis, la faille dans l'armure vous savez. Un soupire et elle répondait enfin « Peut-être parce que c’est moi qui vous l’ai décrite et que… eh bien elle me fait un peu penser à moi. », je souriais en coin, m'appuyant un peu plus sur ma canne en répondant "C'est bien l'impression que ça m'a donné." oui vraiment. C'est alors qu'elle reprit « Je pense que pour réellement aimer une œuvre, il faut qu’elle nous parle, qu’on puisse s’imaginer entrer à l’intérieur du tableau, sans s’y retrouver hors propos. Mais ça reste mon opinion, tout le monde ne le partagerait pas forcément. », je restais un instant fixe avant de hocher la tête d'une petite moue "Je suis assez d'accord, du moins je suppose." finissant en riant légèrement car je n'ai pas la chance d'y voir donc mes impressions ne sont que subjectives "Je dirais qu'avec mes sens restant c'est aussi ce que je pense. À quoi bon l'art sinon." c'est une expression d'émotions, de sentiments, de vécu. L’interprétation toute particulière d'une histoire, de quelque chose enfoui profondément en nous.

Je lui souriais quand je sentais mon portable vibrer dans ma poche "Excusez moi." je décrochais, parlant doucement "Oui... Maintenant? Très bien, je vois. J'arrive dans disons une demi heure." et je raccrochais. Redressant la tête, je me léchais la lèvre inférieur "Veuillez me pardonner mais je vais devoir avorter cet agréable rendez vous initiatique." souriant sur la fin pour ajouter "On me réclame ailleurs alors..." un sourire et je reprenais "Ce fut un moment très agréable et j'espère qu'on remettra ça, si vous le voulez bien." oui j'étais gourmand et j'en redemandais sans gêne, j'aime ce moment passé à ses côtés et j'ai déjà envie d'une autre séance mais seulement si elle accepte. Je lui tendais tout naturellement mon bras "Acceptez vous de me raccompagner à la sortie?" oui même si je suis apte à m'y rendre seul grâce à mes sens mais je joue le jeu de l'aveugle jusqu'au bout et ça me permet de passer encore quelques minutes en sa compagnie, autant en profiter. Je ne partirais d'ailleurs pas si il s'agissait d'un soucis banal et humain mais hélas c'est mon devoir d'Alpha qui m'appelait et face à cela je ne pouvais pas dire non. J'ai des responsabilités et je les assume jusqu'au bout et dans leur moindres détails.


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Sujet: Re: I wish you could see it ☽ Lizanael   Jeu 29 Déc - 1:14

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C’est étrange, avec cet homme tu te sens à l’aise, presque en sécurité, alors sans vraiment t’en rendre compte, tu te dévoiles, un peu trop sans doute tout en lui décrivant le tableau. Cependant si tu ne t’es pas aperçu des indices que tu laissais filtrer sur toi et la propre perception que tu avais de ta vie, M. Pharrel lui n’a rien loupé de cela et t’en fais même la remarque. Tu aurais pu nier bien sûr, faire l’innocente, mais tu n’en as pas eu envie, ton instinct te dictait que de toute façon il aurait probablement deviné si tu lui avais menti. Alors tu l’admets, tu te reconnais dans cette funambule solitaire sur son fil. Tu ne le dis pas en ces mots bien sûr, mais c’est ce que tu penses. Tu lui expliques ensuite qu’en ce qui te concerne pour apprécier un tableau il faut pouvoir s’y voir à l’intérieur. « Je suis assez d'accord, du moins je suppose. » te répond-il, tu lèves un regard étonné sur lui, peut-être le ressent-il d’une certaine façon puisqu’il poursuit : « Je dirais qu'avec mes sens restant c'est aussi ce que je pense. À quoi bon l'art sinon. » Tu souris, même s’il ne peut pas le voir, vous avez finalement beaucoup de choses en commun lui et toi. « Certains n’achètent des tableaux que pour faire « bien », sans rien y comprendre. » soupires-tu même si tu as toujours un sourire dans ta voix car tu sais que ce n’est pas le cas de ton client, ça tu l’as très vite compris.

L’homme d’affaire reçoit un coup de téléphone, il s’excuse auprès de toi pour prendre l’appel, s’il fait attention de parler doucement, il ne s’éloigne pas pour autant de toi. Tu fais l’effort de retourner dans ta contemplation du tableau, bloquant les sons autour de toi d’une certaine façon, pour ne pas écouter sa conversation. Cela dit son échange téléphonique est très bref, quelques secondes à peine.  « Veuillez me pardonner mais je vais devoir avorter cet agréable rendez vous initiatique. On me réclame ailleurs alors... Ce fut un moment très agréable et j'espère qu'on remettra ça, si vous le voulez bien. » s’excuse-t-il un sourire sincère aux lèvres, tu ne sais pas pourquoi, mais tu sais qu’il est sincère. Tu as pourtant l’habitude que toute personne ayant passé un peu de temps à t’écouter parler tableau s’enfuit en courant après, à moins évidemment d’être aussi amoureux de l’art que toi. Mais tu le sais, au plus profond de toi, qu’il a réellement apprécié, qu’il pense ce qu’il dit quand il te demande de le refaire une autre fois. « Il n’y a pas de soucis, vous êtes un homme très occupé, et ce sera avec un grand plaisir pour une autre fois. » lui réponds-tu avec un immense sourire et une joie non dissimulée. Toi aussi tu as apprécié lui faire découvrir la peinture avec tes yeux, tes mots, ta sensibilité. Tu t’es sentie bien à ses côtés, partageant une passion, une vision des choses sans que la personne à tes côtés ne soit lassé ou ennuyé par tes propos. Et puis… il y a quelque chose d’apaisant chez lui, comme une force tranquille, un côté dangereux aussi pourtant. Tout cela t’intrigue, tu dois bien te l’admettre.

Il te tend son bras, inversant quelque peu vos rôles puisque, depuis le début de cette journée, c’était toi qui avait tendance à le faire, avant de te demander si tu accepterais de le raccompagner hors du musée. « Bien sûr ! » lui réponds-tu en prenant son bras afin de le guider jusqu’à la sortie. Une fois dehors, tu laisses son chauffeur prendre le relais, lui disant de te recontacter pour arranger ce prochain rendez-vous initiatique, et que de toute façon tu le tiendrais au courant de l’avancement des démarches pour organiser la venue d’experts externes pour ses tableaux. Tu restes quelques instants à regarder la voiture s’infiltrer dans le trafic avant de prendre le chemin vers le métro pour rentrer chez toi. Métro, boulot, dodo ? Certainement pas pour toi, si tu rentres c’est pour te préparer avant de sortir de nouveau, quand on te voit travailler on ne le devinerait jamais, mais tu aimes la fête, être toujours entourée. Tu aimes te sentir en contact avec les autres, car, le temps d’une soirée, cela te permet d’oublier, ce que tu as avoué un peu plus tôt sans le vouloir à M. Pharrel, que tu es comme cette funambule : esseulée, même parmi la foule.
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Sujet: Re: I wish you could see it ☽ Lizanael   

 
I wish you could see it ☽ Lizanael
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